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Semaine télé du 22 au 28 août 2015
Salut les câblés !
publié le vendredi 21 août 2015

Samedi 22 août 2015

20.40 : C’est arrivé à Naples de Melville Shavelson (1960), TCM
Shavelson n’est pas un auteur, certes. Il n’empêche que les deux comédies qu’il a réalisées avec Sophia Loren, celle-ci (avec Clark Gable) et "La Péniche du bonheur" (1958, avec Cary Grant) sont tout à fait fréquentables.

20.40 : L’Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet de Jean-Pierre Jeunet (2013), OCS Max
Ce dernier film de JPJ a été une catastrophe commerciale. En réalité, même sans la 3-D, l’ensemble est sympathique, plein d’invention et de fantaisie. Le conte de fées moderne n’est pas si aisé à réussir. Laissons-nous aller.

20.40 : La Mort de Mario Ricci de Claude Goretta (1983), OCS Géants
Deux raisons de revoir ce film : Gian Maria Volonté, prix d’interprétation à Cannes, et Magali Noël, disparue cet été. Et puis parce que c’est un film de Goretta, un peu oublié aujourd’hui, et que rien de ce qu’il a signé (ses Maigret pour la TV compris) n’est indifférent.

20.45 : Othello d’Orson Welles (1952), Classic
Sans avoir forcément le respect des classiques, cette version de Shakespeare, tournée de bric et de broc, au fil des voyages de Welles, est superbe.

22.15 : Contes cruels de la jeunesse de Nagisa Oshima (1960), Classic
On goûte particulièrement les films d’Oshima du début, ceux des années 60, en pleine fraîcheur, lorsqu’il n’était pas encore considéré comme un cinéaste important. Entre ce deuxième titre et son dix-huitième, Une petite sœur pour l’été (1972), rien à jeter.

22.40 : George Harrison : Living in the Material World de Martin Scorsese (2011), Arte
Osons le dire : Scorsese n’est jamais meilleur que dans ses documentaires musicaux : Dylan (No Direction Home), The Rolling Stones (Shine a Light) et le blues du Sud (Feeling Like Goin’ Home). Ces 220 minutes sur un sujet passionnant, sont autrement plaisantes qu’une bonne partie de ses films de fiction.

00.25 : French Line de Lloyd Bacon (1953), TCM
Encore un réalisateur peu prisé - pourtant beaucoup de longs métrages intéressants (toute sa période à la Warner) parmi les 99 qu’il a tournés. Celui-ci (son avant-dernier) fut condamné par le Vatican, the Legion of Decence, le Cartel d’action morale, etc. De quoi nous allécher. Il faut reconnaître que Jane Russell en 3-D, ce devait être impressionnant. On se contentera de la version plate.

Dimanche 23 août 2015

20.40 : Robocop de Paul Verhoeven (1987), TCM
On n’a jamais encore recommandé ce film de Verhoeven, sous prétexte qu’il était trop connu. Mais la soirée câblée est si calme qu’on peut revoir ce chef-d’œuvre avec profit.

20.45 : Quand vient la peur d’Élisabeth Rappeneau (2010), 13e Rue
Un téléfilm en deux parties, un polar provincial (en Poitou) de 190 minutes qui tiennent la distance. Avec Sophie Quinton, toujours remarquable.

00.00 : Une femme se rebelle de Mark Sandrich (1936), TCM
Du cinéaste on ne connaît que ses films avec Astaire et Rogers, parmi les meilleurs (L’Entreprenant M. Petrov, par exemple). Celui-ci est encore une découverte RKO, avec Katharine Hepburn et Herbert Marshall, que du solide.

00.15 : Noix de coco de Jean Boyer (1938), France 3
Il n’y avait pas que Decoin pour réussir des comédies à la française dans les années 30. Il y avait Jean Boyer. Prends la route, Un mauvais garçon ou La Chaleur du sein demeurent des petites perles, pas assez souvent sorties de leur boîte. Ici, on a droit à Raimu et Michel Simon. À Marie Bell également, mais on fera avec.

Lundi 24 août 2015

20.45 : Les Autres d’Alejandro Amenabar (2001), Frisson
L’intitulé de la chaîne est parfait pour ce troisième film d’Amenabar, sept Goyas (les César espagnols), qui ne perd rien de sa puissance inquiétante à chaque vision.

20.45 : Laisse aller, c’est une valse de Georges Lautner (1971), Famiz
À force de n’idolâtrer que Les Tontons flingueurs, on a presque oublié les autres Lautner, souvent meilleurs, comme La Valise ou celui-ci, dans lequel Jean Yanne est parfait.

20.50 : Les Aventuriers de Robert Enrico (1966), France 3
Juste pour revoir Joanna Shimkus.

22.20 : Repérages de Michel Soutter (1977), OCS Géants
Les films de Soutter deviennent trop rares, et c’est bien dommage. Il faudrait revoir James ou pas ou Les Arpenteurs. Ici, une belle méditation sur le théâtre et une interprétation de rêve - Trintignant + Delphine Seyrig et Léa Massari.

22.35 : Le Vertige des possibles de Vivianne Perelmuter (2012), Club
C’est un premier film, qu’on peut regarder comme tel : un essai, pas mal littéraire, mais pourquoi pas ?

00.35 : Le Premier Américain à Tokyo de Gordon Douglas (1945), TCM
Tourné à chaud, avant même la reddition du Japon. Une histoire pas mal abracadabrante d’espion US infiltré à Tokyo après sa tranformation chirurgicale en Japonais. À savourer avec le recul nécessaire.

Mardi 25 août 2015

20.40 : O’ Brother de Joel & Ethan Coen (2000), TCM
Bon, ça ne vaut pas Fargo ou Miller"s Crossing, mais quel plaisir ! Un coup de chapeau à Robert Johnson, une interprétation grandiose de Man Of Constant Sorrow et une bande sonore inépuisable.

20.45 : Pas de pitié pour les salopards de Giorgio Stegani (1968), Classic
Pas vu, et ce qu’on connaît du réalisateur est peu concluant. Mais Lee Van Cleef, promu vedette depuis Leone, est toujours intéressant, et Lionel Stander dans un western, ça nous interpelle.

20.50 : Jumanji de Joe Johnston (1996), 6ter
Avouons une grande sympathie pour ce film, surtout parce que le livre original de Chris Van Allsburg est magnifique - comme tous ses ouvrages (Les Mystères d’Harris Burdick ou Boréal-Express sont des chefs-d’œuvre) - et que le réalisateur a bien joué le jeu.

21.00 : Sarah Palin : You Betcha ! de Nick Broomfield (2011), Sundance Channel
Un documentaire sur l’ex-candidate anti-Obama, conservatrice allumée de la grande espèce. Au moins, autour d’elle, il y a l’Alaska.

00.30 : Zombies on Broadway de Gordon Douglas (1945), TCM
Alimentaire, évidemment, mais Douglas s’en sort correctement.

Mercredi 26 août 2015

20.40 : Capitaine Phillips de Paul Greengrass (2013), OCS Max
Le dernier film en date de cet étonnant bonhomme, aussi bon scénariste que cinéaste. Avec Catherine Keener, que l’on ne perd pas de l’œil depuis bientôt trente ans.

20.45 : Scorpio de Michael Winner (1972), Classic
On n’est pas toujours emballé par les films de Winner, surtout par sa série justicière avec Charles Bronson. Mais avant, il avait tourné un bon film avec Brando (Le Corrupteur) et ce Scorpio, dans lequel Delon et Lancaster s’en donnaient à cœur joie.

20.50 : Heimat 1 : chronique d’un rêve d’Edgar Reitz (2013), Arte
On trangresse notre loi de ne jamais recommander deux fois un film. Mais cette quatrième partie de la série Heimat peut et doit être revue à plusieurs reprises. La suite (Heimat 2 : l’exode) à 22.35.

22.10 : Nouvelle Donne de Joachim Trier (2008), OCS City
Après Oslo, 31 août (déjà conseillé) sur la même chaîne à 20.40, ce premier film de Trier, où l’on pouvait déjà percevoir ses qualités, un peu mises en sommeil dans son dernier Louder Than Bombs, mais on en reparlera.

00.15 : La Femme sur la plage de Jean Renoir (1947), TCM
L’ultime film de Renoir aux USA. Prière de ne pas croire aveuglément la politique des auteurs : on défie quiconque d’identifier ici un film du maître s’il n’y avait pas son nom au générique. Mais c’est plaisant, car les acteurs sont costauds : Robert Ryan et Charles Bickford d’un côté, Joan Bennett de l’autre.

Jeudi 27 août 2015

20.40 : Secrets de famille de Niall Johnson (2005), Teva
Comédie noire british pas morte - "une Mary Poppins en négatif" a-t-il été écrit à l’époque. Rowan Atkinson-Mr Bean nous fait rire, eh oui, et Maggie Smith, donc ! Et même Kristin Scott-Thomas !

20.40 : Marqué au fer de Rudolph Maté (1950), Paramount Channel
Maté a signé une série de bons petits westerns classiques, celui-ci étant un des meilleurs - et Alan Ladd "n’est pas très loin, à 50 mètres, il loge une balle dans un croûton de pain", comme chantait Vian.

20.45 : Les Yeux noirs de Nikita Mikhalkov (1987), Club
Tchékhovien, comme tout ce que réalisait alors l’auteur. Presque trop, mais Mastroianni est tellement bien, comme Marthe Keller (à retrouver bientôt dans Amnesia de Barbet Schroeder).

20.45 : Le Dieu éléphant de Satyajit Ray (1978), Classic
Honte sur nous qui n’avons jamais vu ce film. Présence obligatoire.

20.50 : Amen de Costa-Gavras (2001), Chérie 25
D’après l’histoire de Kurt Gerstein, héros du Vicaire de Rolf Hochhuth et de L’Espion de Dieu, de Pierre Joffroy. Recréation très juste, grâce à Matthieu Kassovitz, toujours bon acteur.

22.50 : Heimat, une chronique allemande d’Edgar Reitz (1981), Arte
Enfin, l’intégrale ! Les deux premiers épisodes de la saison 1, qui nous mènent de 1919 à 1933. La suite le 3 septembre 2015. On en a jusqu’à l’automne et au-delà !

00.00 : If You Knew Susie de Gordon Douglas (1948), TCM
Trois Douglas dans la semaine, merci RKO ! Le scénario est assez drôle - une bourgade dont tous les habitants ont des ancêtres installés là depuis deux siècles. Sauf deux dont Eddie Cantor, qui en profite pour chanter le tube qui donne son titre au film.

Vendredi 28 août 2015

20.40 : Si j’étais un espion de Bertrand Blier (1967), OCS Géants
Si on se souvient bien, le film s’intitulait jadis Breakdown, plus juste que celui utilisé désormais. Blier faisait ses gammes (premier film de fiction), avec son père, Suzanne Flon et Bruno Cremer - pas mal pour un début.

20.45 : Little Miss Sunshine de Jonathan Dayton & Valerie Faris (2006), Émotion
Le film a connu un succès étonnant à sa sortie. Le méritait-il vraiment ? Réponse ce soir.

20.40 : Le Lion en hiver d’Anthony Harvey (1969), TCM
Qu’est devenu Harvey ? Il est l’auteur de quelques films remarquables, tels Le Métro fantôme (1966), le mystérieux Le Rivage oublié (1971) et cette reconstitution historique où on ne l’attendait pas, mais dont il s’acquitte parfaitement. Retrouver Katharine Hepburn, trente ans après ses films RKO, est bien émouvant.

00.35 : Monsieur Sherlock et madame Holmes de Stephen Roberts (1935), TCM
Le titre original (Star of Midnight) est moins racoleur, car l’argument ne semble pas inspiré de Conan Doyle. Encore un inédit chez nous, malgré William Powell et Ginger Rogers, ce qui n’était pourtant pas rien en 1935.

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