Gindou 2015
Brève
publié le dimanche 23 août 2015

Rencontres de Gindou 2015, 22-29 août 2015, 31e édition

Jeune Cinéma en ligne directe
Journal de Old Gringo (samedi 22 décembre 2015)

C’est ce soir, samedi 22 août 2015, que commencent les Rencontres de Gindou 2015, 31e édition, et cela jusqu’au 29 août 2015.

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Gindou a une histoire, c’est le plus ancien festival de la région Midi-Pyrénées :

Dans le langage "com" moderne, on parle de cinéma en "milieu rural".
Nous on préfère dire "à la campagne", comme autrefois.

Ça nous rappelle les manuels scolaires anciens qui traînaient encore dans les biblothèques de nos grands-parents, et toute une mythologie poétique qui n’a pas disparu de la mémoire collective, même pour les urbains et les fleurs de bitume que nous sommes devenus en majorité.
Rien que le mot nous évoque deux de nos films "panthéon" : Une partie de campagne, ça va de soi, avec Sylvia Bataille et Brunius, et Un dimanche à la campagne avec Sabine Azéma amoureuse.

Bref quand on va à Gindou, ça sent bon le foin dans nos têtes.

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Au programme de cette édition 2015 :

* Un hommage en forme de rétrospective à Paulo Branco, en sa présence.

Inutile de rappeler sa relation privilégiée au Portugal, et on pourra voir ou revoir ces films inoubliables de Pedro Costa, João Botelho, et João Cesar Monteiro. Mais aussi : Marie Vermillard, Laurence Ferreira Barbosa, Sharunas Bartas, et Raul Ruiz.

* Une Carte blanche à la Cinémathèque de Toulouse et au CNC sur le thème de la banlieue au cinéma (longs et courte métrages).

Nous, on reverrait bien La Ville bidon de Jacques Baratier (1976).


 

* Des Vagabondages cinématographiques (avec 80 films du monde entier récents, en avant-première ou inédits).
Par exemple, en avant-première Le bois dont les rêves sont faits de Claire Simon (2015).

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Ou encore Fou d’amour de Philippe Ramos (2015)

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* Des films de patrimoine, repérez-les sur le programme.
Tiens, on est bien sûr que tout le monde n’a pas vu Le jour se lève de Marcel Carné (1939), et surtout pas en version restaurée.


 

Et là, il faut saluer une très heureuse initiative : un "concours" de musiques de films muets.
Question très délicate que la musique - ou pas - pendant les muets.
On connaît le talent fou des pianistes ou des orchestres live qui accompagnent les muets du Cinema ritrovato à Bologne par exemple, ceux dont la musique n’est pas redondante ni illustrative, mais qui complète les images et les enrichit.
Mais aussi, que de fois, on préfère, devant sa télé, couper le son en regardant tel ou tel grand muet - on ne donnera pas de titres.

À Gindou, Serge Bromberg, le fondateur de Lobster Films, a proposé huit courts métrages muets issus de ses collections. 
En juin, un appel national à compositeurs a été lancé.
 Un jury, composé de Christophe Héral (compositeur), Gilles Pézerat (ingénieur du son et habilleur sonore) et Serge Bromberg, a élu quatre lauréats : Laurent Ghenin, Benoit Marissal, François "Fanch" Minous et Kalina Swiatnicka.
 Ils seront là, et les quatre compositions élues seront diffusées en début de soirée pendant les Rencontres.



Le festival de Gindou a préféré s’appeler les Rencontres de Gindou.
Alors, des rencontres, impossible de ne pas en faire : Il y a des "tchaches", les apéros-concerts, une expo sur l’histoire et les techniques du cinéma inspirée par le court métrage One Week de Buster Keaton, une librairie et des lectures pour les enfants, etc.

Et puis, en marge mais tout près, dans le village, il y a autre une exposition, Images Autrement, organisée par l’association Un train peut en cacher un autre. C’est dans une grange, pendant toute la durée du festival.
On pourra y découvrir le travail de Alain Bouville, Élisabeth Coupin, Dragomir, Paul Krinke, Pascale Kutner, Carmel Macintyre, François-Xavier Marange, Jacques Moiroud, Alexandra du Moulin (Peintures, gravures, photographies, sculptures, et autres "images inanimées.)

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Ce soir, donc, séance d’ouverture, au cinéma de verdure, à 21h30 à la tombée de la nuit, avec le chef d’œuvre de Raul Ruiz : Les Mystères de Lisbonne (2010), 1ère et 2e parties, d’après l’œuvre de Camilo Castelo Branco (1826-1890). (Prix Louis Delluc 2010).
Le film nous avait éblouis, et nous nous étions attachés à lui sans voir passer les 4 heures 26 minutes, comme il se doit pour un feuilleton.


 

Demain, dimanche, on commence tôt, dès 10h, au Louxor, avec Francisca de Manoel de Oliveira (1979).

Gindou Cinéma,
Le Bourg, 46250 Gindou (22-29 août 2015.

JC en ligne directe (août 2015)

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