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Semaine télé du 29 août au 4 septembre 2015
Salut les câblés !
publié le samedi 29 août 2015

Samedi 29 août 2015

20.40 : Max et les ferrailleurs de Claude Sautet (1971), OCS Géants
Tous les films de Sautet n’ont pas vieilli au même rythme et certains ont pâti de l’épreuve du temps. Pas celui-ci, qui n’était pas le plus prestigieux ni le plus admiré, mais qui reste un grand film, avec une image de la banlieue, datée mais quasi patrimoniale aujourd’hui.

20.45 : Saint Ange de Pascal Laugier (2004), Frisson
Dès son premier film, Laugier a choisi le thriller d’épouvante ; il n’a pas ensuite toujours échappé aux pièges du gore (Martyrs). Mais ici, ça fonctionne, grâce à une Virginie Ledoyen bien en place.

20.55 : Maigret et l’écluse n° 1 d’Olivier Schatzky (1994), D8
Simenon a toujours réussi ses descriptions désespérantes du plat pays et Schatzky, voué désormais aux téléfilms mais on dont se souvient de son excellent Fortune Express (1990) les reproduit très bien. Outre Cremer, il y a Jean Yanne.

22.40 : Cat Ballou d’Elliot Silverstein (1965), Classic
L’auteur n’est pas vraiment un auteur - mais on aimerait revoir The Happening qui nous fit découvrir Faye Dunaway avant qu’elle soit Bonnie. Il a pourtant su donner un cadre au cabotinage de Lee Marvin, très étonnant, et au numéro de Jane Fonda en hors-la-loi justicière.

00.45 : La Femme aux revolvers d’Allan Dwan (1952), TCM
Attention, ne pas confondre ce Montana Belle (en VO), avec Jane Russell, avec La Belle du Montana (Belle Le Grand), avec Vera Ralston, tourné l’année précédente par le même Dwan. Mais l’un et l’autre sont plaisants, et celui-ci a pour scénariste Horace McCoy, ce qui n’est pas rien.

Dimanche 30 août 2015

20.55 : Maigret voit rouge de Gilles Grangier (1963), D8
Grangier, si mal considéré à son époque, a pourtant bien su rendre les ambiances de Simenon, tant celle de Paris, comme ici, que celle de La Rochelle dans Le Sang à la tête.

22.15 : Je suis Ingrid de Stig Bjorkman (2014), Arte
Très bon documentaire sur la Bergman, avec plein d’images rares ou inédites.

22.25 : Le Vandale de William Wyler & Howard Hawks (1936), TCM
On peut se passer de La Terre des pharaons de Hawks, programmé à 20.40, bien qu’on ait toujours essayé de le faire passer pour un chef-d’œuvre absolu. On peut se rabattre sur ce beau film moins connu, dont la double signature permet de l’attribuer à l’un ou à l’autre de ses auteurs, selon son goût. Pour revoir Frances Farmer, petite filmo mais destin à part (voir Jessica Lange dans le film de Graeme Clifford, 1982).

00.00 : Rachel et l’étranger de Norman Foster (1948), TCM
Joli western, scénarisé par Waldo Salt et Howard Fast, futurs victimes de McCarthy, avec William Holden, Robert Mitchum et Loretta Young, moins brillante que dix ans plus tôt mais toujours juste. Il faudra songer à revenir sur Norman Foster.

00.20 : Tourments de Jacques Daniel-Norman (1953), France 3
Dommage que ce cinéaste ait dû terminer sa carrière en yes-man de Tino Rossi (Son dernier Noël et celui-ci), car il avait signé quelques films intéressants dans les années 30 et 40. On le regardera tout de même, à cause de Blanchette Brunoy, et en souvenir de 120, rue de la Gare, première (et bonne) adaptation de Léo Malet au cinéma.

Lundi 31 août 2015

20.45 : Mama d’Andrès Muschietti (2013), Frisson
Pas vu, mais il y a Jessica Chastain.

20.45 : Hannah Arendt de Margarethe von Trotta (2012), Club
La réalisation n’est pas décoiffante, mais le sujet s’y prêtait mal. Et la cinéaste fait le travail, bien aidée par Barbara Sukowa.

22.35 : Le Vent de Souleymane Cissé (1982), Club
Si on interroge Google sur "Cissé", c’est Djibril, le footballeur, qui apparaît, signe des temps… Même si on a été un peu déçu par son récent Oka (encore inédit), il faut voir et revoir les grands films de Souleymane, trop peu nombreux, Yeelen ou Waati. Et celui-ci évidemment.

22.40 : Alibi meurtrier de Jerry Hopper (1954), Arte
Que se passe-t-il sur Arte ? La chaîne programme des westerns de série B, sans alibi artistique ? Profitons-en, d’autant qu’il y a Gloria Grahame et Sterling Hayden, alors à leurs sommets.

00.05 : Passion sous les tropiques de Rudolph Maté (1953), TCM
Aventures standard mais très agréables, Maté ayant toujours fort bien assuré. Rappelons-nous Mort à l’arrivée ou Midi, Gare centrale. Mitchum et Palance s’en donnent à cœur joie.

Mardi 1er septembre 2015

20.40 : Le Pigeon de Mario Monicelli (1958), OCS Géants
On n’avait encore pas conseillé le film de Monicelli parce qu’il n’avait pas été programmé depuis un an ! Tout le monde l’a vu, et alors ?

20.45 : Mon âme par toi guérie de François Dupeyron (2013), Club
On ne l’a pas vu, mais le trajet de Dupeyron est très personnel, depuis Drôle d’endroit pour une rencontre. Et il y a plein d’acteurs que l’on aime bien, Grégory Gadebois, Darroussin et Céline Sallette.

20.50 : Les Risques du métier d’André Cayatte (1967), Chérie 25
Le film était à l’époque la providence des "Dossiers de l’écran" et autres séances à débat. Comment a-t-il vieilli, alors que le sujet (de fausses accusations de pédophilie contre un instituteur) demeure actuel ?

21.00 : L’Histoire officielle de Luis Puenzo (1984), Sundance Channel
Peut-être le premier film sur les desaparacidos argentins et les adoptions illégales. Puenzo avait parfaitement posé le problème à l’époque. Trente après, le sujet demeure actuel.

22.15 : Alvarez Kelly d’Edward Dmytryk (1966), Classic
Le dernier film intéressant de Dmytryk, avant les catastrophes de Shalako et de Barbe-Bleue. Ça n’égale pas ses anciens, La Lance brisée ou L’Homme aux colts d’or, mais ça demeure très honorable.

22.20 : Gone de Mattlas Olson & Henrik J.P. Akesson (2011), OCS Choc
Inconnu au bataillon, mais l’école suédoise du polar est fertile en découvertes.

Mercredi 2 septembre 2015

20.40 : Alabama Monroe de Felix Van Groeningen (2012), OCS City
On ne peut pas dire qu’on aime beaucoup La Merditude des choses, premier film du cinéaste. On ne demande qu’à être convaincu qu’on se trouve devant un auteur de qualité.

20.45 : Mère et fils de Calin Peter Netzer (2013), Club
Sorti en janvier 2014, le film n’a pas pu profiter de la dynamique créée par l’Ours d’or reçu à Berlin presque un an plus tôt. Séance de rattrapage, donc. C’est signé "école roumaine", c’est-à-dire que le cinéaste n’a pas peur des plans séquence. Mais c’est très fort, comme souvent.

20.45 : Tous peuvent me tuer d’Henri Decoin (1957), Classic
Du polar français des années 50, à savoir sombre, étouffant, comme la Série Noire du temps. Et derrière Anouk Aimée, un générique richissime, plein de vedettes B, François Périer, Francis Blanche, Peter Van Eyck, Dario Moreno, Pierre Mondy, et de débutants doués, Brialy, Marielle, Charles Gérard.

22.30 : Le Mans de Lee H. Katzin (1971), TCM
Dans le sous-genre "course automobile", c’est un des plus réussis. En tout cas, plus que Ligne rouge 7000 ou Grand Prix, mais moins impressionnant que Indianapolis Speedway de Lloyd Bacon, avec ses véhicules de 1939. Steve McQueen, en fondu de la vitesse, est convaincant - et pour cause.

Jeudi 3 septembre 2015

20.40 : Sur le chemin de l’école de Pascal Plisson (2013), OCS Max
Le succès surprise de l’année 2013 ; chacun y a été de son émotion devant les efforts de pauvres enfants de pays lointains contraints de rallier chaque jour leur école située à des kilomètres de leur maison. Difficile de résister.

20.40 : Le Cas du docteur Laurent de Jean-Paul Le Chanois (1956), Histoire
Bon, d’accord, c’est Le Chanois. Mais il n’a pas fait que des films bien français, La Belle que voilà ou Monsieur. Il avait des convictions bien ancrées et quand il ne se laissait pas déborder, ça donnait L’École buissonnière (qui reste important) et ce Cas, premier film de fiction sur l’accouchement sans douleur - et les ligues morales ne l’ont pas épargné. Gabin y est très bon, comme d’habitude.

20.45 : Landes de François-Xavier Vives (2013), Émotion
Curieux projet, pour une première œuvre que de la situer aussi loin dans le temps (1920) et dans l’espace (la forêt des Landes). Ambitieux, également, ce portrait de femme forte, amenée à prendre en charge une exploitation forestière. Si l’ensemble manque un peu de surprise une fois posée la situation initiale, le film est plastiquement très beau. Marie Gillain trouve le rôle qui lui manquait depuis quelque temps.

20.45 : C’étaient des hommes de Fred Zinnemann (1950), Classic
Ce n’est pas parce que c’est le premier film de Brando qu’il faut le voir. C’est parce qu’il s’agit d’un grand beau film sur la reconstruction humaine après le conflit mondial, plus puissant (car plus ramassé) que Les Plus Belles Années de notre vie de Wyler.

22.55 : Heimat d’Edgar Reitz (1981), Arte
La suite de la saison 1, épisode 3 à 7, de 1935 à 1943. Toujours aussi extraordinaire et indispensable.

23.20 : Les Garçons de Rollin de Claude Ventura (2014), France 3
Le livre de Bertrand Matot, La Guerre des cancres (2010), est une très belle recréation des conditions du futur lycée Jacques Decour sous l’Occupation - pas étonnant que Modiano l’ait préfacé. On n’a pas vu le film de Claude Ventura, bon documentariste par ailleurs, mais il suffirait qu’il ait respecté le livre pour réussir son coup.

Vendredi 4 septembre 2015

20.40 : Je sais où je vais de Michael Powell & Emeric Pressburger (1945), OCS Géants
Une production des Archers moins connue que les autres grands titres, Colonel Blimp ou Une question de vie ou de mort. "Petit" film, tout à fait attachant : les Shetland, Wendy Hiller et surtout Roger Livesey.

20.40 : La Maison Russie de Fred Schepisi (1990), TCM
Le mur venait de tomber, l’espionnage était encore un genre très pratiqué et les scénaristes adoraient John Le Carré pour ses descriptions non-héroïques et ses agents comme tout le monde. Schepisi est un cinéaste intéressant (Six degrés de séparation, L’Amour en équation) ; de toutes façons, comment résister aux amlours de Sean Connery et Michelle Pfeiffer ?

22.40 : Le Lion et le vent de John Milius (1975), TCM
Puisque la soirée est dédiée à Sean Connery, on peut poursuivre avec profit. Le début du siècle (le XXe), le Maroc, le Berbère (Sean) et l’Américaine (Candice Bergen), le sable chaud, etc.

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