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Semaine télé du 5 au 11 septembre 2015
Salut les câblés !
publié le vendredi 4 septembre 2015

Samedi 5 septembre 2015

20.40 : L’Odyssée du sous-marin Nerka de Robert Wise (1958), TCM
Rien de plus limité dans l’intérêt que les films de sous-marins ; au moins, on sait toujours où on est et comment ça va finir. Mais ici, il y a la rencontre, l’unique, de Clark Gable et de Burt Lancaster.

20.40 : Les Moissons du printemps de Richard Benjamin (1984), Paramount Channel
L’année 42, les derniers instants avant de partir au combat, la nostalgie, etc. Classique, mais efficace. On y apprécie la jeunesse d’acteurs pleins de promesses et qui les ont tenues, Sean Penn, Nicolas Cage et Elisabeth McGovern.

20.40 : Les Beaux Jours de Marion Vernoux (2013), OCS Max
Le troisième âge, longtemps tabou côté sexualité, est devenu un sujet commun. Pourquoi pas ? La maturité triomphante de Fanny Ardant nous convainc plus que ses rôles d’il y a trente ans. Et c’est toujours un régal de voir Patrick Chesnais.

20.40 : Le Juge Fayard dit "le shérif" d’Yves Boisset (1977), OCS Géants
À l’époque, c’était du costaud, polar politique à l’américaine, le temps des romanciers neufs, Manchette, Vallet, Prudon, Villard. On dégustait ça avec plaisir, au cœur de ces années Giscard qui semblaient si pénibles mais qui, vues d’ici, sont presque ensoleillées.

22.15 : The Blob d’Irwin S. Yeaworth Jr (1958), Classic
Gentil petit film d’épouvante à la mode du temps - une matière extra-terrestre qui prolifère et avale tout ce qui se présente. Les effets spéciaux étaient encore artisanaux et le blob gélatineux vraiment répugnant. Premier film pour Steve McQueen, déjà vedette de séries télé.

22.45 : Le Territoire des morts de George A. Romero (2005), Frisson
Plus de surprise désormais avec Romero, mais toujours un savoir-faire impressionnant. Parmi les survivants, quelques visages connus, Asia Argento, Dennis Hopper et Simon Baker, futur Mentalist.

Dimanche 6 septembre 2015

20.45 : Le Mouton enragé de Michel Deville (1973), Arte
C’est un des films les moins souvent programmés de Deville, malgré Romy Schneider. Le roman de Roger Blondel (B.R. Bruss pour les romans de SF) était très réussi et le cinéaste l’a bien transcrit. Encore un festival d’acteurs choisis, Trintignant, Cassel, Birkin.

20.45 : Snowpiercer : le transperceneige de Bong Joon-ho (2013), Frisson
Pendant presque un an, vers 1982, la bd de Lob et Rochette fut un des bijoux de la revue À suivre, que l’on attendait chaque mois avec inquiétude : où allait s’achever la course éperdue à travers la planète glacée de ce train aveugle ? Était-ce adaptable au cinéma ? Eh oui, et Bong l’a fait sans rien trahir.

20.45 : Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ de Jean Yanne (1982), Club
On ne l’a pas revu, mais ce qui nous paraissait le comble de la facilité et de la vulgarité doit être devenu une bluette, comparée à tout ce qui nous est passé depuis devant les yeux. Jean Yanne était tout de même un sacré personnage.

22.25 : Match Point de Woody Allen (2005), Émotion
Depuis dix ans, Woody a tourné dix films, mais aucun qui égale celui-ci, dans l’ironie, la précision de la peinture sociale et l’habileté de la manière. Plutôt que de voir bientôt L’Homme irrationnel, bien petit Allen, savourons ce match de tennis métaphorique (avec son superbe plan final).

00.20 : Le Bonheur de Marcel L’Herbier (1936), France 3
Le réalisateur a été extrait du purgatoire, de l’enfer même, dans lequel la Nouvelle Vague l’avait relégué. Méfions-nous cependant de la réhabilitation aveugle : la période parlante de L’Herbier n’est pas qu’un chemin de roses. Mais le film de ce soir - merci, Patrick Brion - est une bonne cuvée ; s’il n’y avait pas l’horripilante Gaby Morlay, elle serait même très bonne, grâce à Charles Boyer et à Michel Simon, bien sûr.

Lundi 7 septembre 2015

20.45 : La colline a des yeux d’Alexandre Aja (2006), Frisson
Ce n’est qu’un remake du film de Wes Craven (disparu le 1er septembre 2015), mais qui vaut l’original. Aja est vraiment notre meilleur réalisateur de thriller, même s’il travaille ailleurs. Comme quoi, tel père, tel fils est un proverbe trompeur.

20.45 : Tout le monde n’a pas eu la chance… de Jean-Jacques Zilbermann (1993), Famiz
La recréation d’un milieu populaire des années 50, entre gaullisme et communisme, est très juste. On sent qu’il y a du vécu là-dessous. Ah, Josiane Balasko et les chœurs de l’Armée rouge…

20.55 : La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara (1956), Arte
Certes, chacun l’a vu, tout ou parties. Mais ça reste un des meilleurs films de son auteur et un des plus justes instantanés de la société parisienne sous l’Occupation.

22.15 : Nashville Lady de Michael Apted (1980), Arte
Chanteuse de country oubliée, Loretta Lynn méritait cette biographie tout à fait plaisante. Mais qu’est devenue Sissy Spacek ?

22.55 : Margot va au mariage de Noah Baumbach (2007), Paramount Channel
Il n’y a pas Greta Gerwig, comme dans Frances Ha, mais il y a Nicole Kidman et Jennifer Jason-Leigh. Ce que fait Baumbach n’est jamais indifférent.

01.05 : Swedenhielms de Gustaf Molander (1935), TCM
Un film suédois sur TCM ! Il faut vraiment qu’il s’agisse d’un des premiers titres d’Ingrid Bergman - le premier avec Molander. Espérons que TCM nous montrera les sept autres.

Mardi 8 septembre 2015

20.40 : Un jour de Lone Scherfig (2011), Teva
Son Italian for Beginners était un des rares numéros (le n° 12) de Dogma 95 qui soit convaincant et drôle. Depuis, An Education et ce film-ci n’ont fait que confirmer son talent. Il y a un ton tout à fait personnel, dans cette histoire d’amour étirée sur vingt ans. On n’est pas très certain d’apprécier Anne Hathaway, mais on s’y fera.

20.40 : Top secret de Jim Abrahams, Jerry & David Zucker (1984), Paramount Channel
Peut-être le plus réussi des films du trio, en tout cas le plus délirant. L’univers de la RDA revu par ZAZ, c’est quelque chose. On a le grande plaisir de revoir Omar Sharif.

22.40 : Au Bonheur des ogres de Nicolas Bary (2013), Premier
On l’attendait au virage, Nicolas Bary. Oser se frotter au roman de Pennac qui a lancé la saga des Malaussène ! Il s’en est pas mal sorti, même si Raphaël Personnaz est peut-être un peu léger et si Bérénice Bejo en fait toujours un peu trop. L’ambiance du grand magasin et celle du nid familial où prospèrent les demis-frères et sœurs de Benjamin sont bien celles du romancier.

23.15 : Metropolitan de Whit Stillman (1990), OCS City
Le premier film du cinéaste. Petit milieu urbain - Manhattan, en plus -, avec ses micro-drames et les macro-problèmes qu’ils déterminent. On avait le sentiment qu’un auteur était né. Sentiment juste, mais on aurait espéré plus que trois autres titres en vingt-cinq ans.

Mercredi 9 septembre 2015

20.40 : Predator de John McTiernan (1987), OCS Géants
L’archétype du film de guerre, sous-genre "perdus dans la jungle hostile". Le talent de McTiernan (ce n’est pourtant que son deuxième film) est tel qu’il fait croire à son histoire et tire tout ce qui peut être tiré de Schwarzenegger.

20.45 : Duch de Rithy Panh (2011), Club
Magnifique documentaire, comme tous ceux que Panh a réalisé sur le drame cambodgien. Ici, sur l’ancien responsable de la prison M13 et du Centre S21, déjà abordé par l’auteur. Ce témoignage du bourreau principal est éprouvant. On apprend la sortie prochaine (enfin) de L’Image manquante, autre formidable film de Panh.

21.00 : Glengarry Glen Ross de James Foley (1992), Sundance Channel
Le réalisateur semble avoir disparu des écrans. C’est dommage, car il avait fait dans les années 80 et 90 quelques films intéressants. Dont celui-ci, avec sa charette d’acteurs fameux - Al Pacino, Jack Lemmon, Alec Baldwin, Ed Harris, Kevin Spacey, qui dit mieux ?

22.40 : The Restless Breed d’Allan Dwan (1957), OCS Géants
L’antépénultième film de l’auteur (son 404e !), inédit ici, en salles et en DVD. Petit western, certes, mais il y une belle galerie de seconds couteaux, Jay C. Flippen, Leo Gordon, Jim Davis - et surtout Anne Bancroft.

Jeudi 10 septembre 2015

20.40 : Il est minuit, docteur Schweitzer d’André Haguet (1952), Histoire
Le personnage du bon toubib blanc était alors une légende et son dispensaire de Lambaréné apaisait la bonne conscience générale. Un rôle en or pour Pierre Fresnay, toujours frémissant de spiritualité contenue. N’oublions jamais le poème de Boris Vian : "Qu’il soit minuit, qu’il soit midi / Vous me faites chier, docteur Schweitzer…"

20.45 : Vol 93 de Paul Greengrass (2006), Numéro 23
On persiste à considérer l’auteur comme un des plus intéressants-réalisateurs de ces trente dernières années. Unité de lieu, de temps et d’action : sa reconstitution d’un des aspects du 11 septembre enfonce tout ce que l’on a vu ailleurs.

20.45 : Le Passé d’Asghar Farhadi (2013), Club
Son installation forcée en France n’empêche pas Farhadi de tenir les promesses de À propos d’Elly et Une séparation. Avec quelques minutes de moins, cela aurait pu être un très grand film, au lieu d’être seulement un grand film.

20.45 : Jules César de Joseph L. Mankiewicz (1953), Classic
Ce n’est peut-être pas le film de JLM que l’on préfère, mais le numéro d’acteurs entre Brando, James Mason, John Gielgud et Louis Calhern, c’est tout de même quelque chose. On peut rester sur la chaîne puisque la soirée est consacrée à Marlon.

22.40 : Marlon Brando, un acteur nommé désir de Philippe Kohly (2014), Classic
Le titre de ce documentaire est à vomir, mais comment ne pas le regarder ?

22.50 : Heimat, une chronique allemande d’Edgar Reitz (1981), Arte
Les épisodes 5, 6 et 7, qui nous mènent de 1944 à 1947. Sale période…

00.10 : Candy de Christian Marquand (1968), Classic
C’est un produit d’époque. Il nous avait fait crouler de rire en son temps, même si ce n’était pas voulu par son auteur. La distribution, autour de l’oubliée Ewa Aulin, est un sommet de kitsch : Brando, mais aussi Burton (Richard), Coburn (James), Aznavour (Charles), Huston (John), Starr (Ringo), Martinelli (Elsa) et même Sugar Ray Robinson, ex-champion du monde de boxe. À déguster.

00.25 : Visage de femme de Gustaf Molander (1938), TCM
L’avant-dernier film suédois d’Ingrid B., avant que Hollywood ne la capture. On connaît la suite, mais pas encore tous les débuts.

Vendredi 11 septembre 2015

20.40 : World Trade Center d’Oliver Stone (2006), Paramount Channel
Difficile d’échapper à la célébration. Mais plutôt que ce lourd machin stonien, on aurait préféré le collectif 11’9""01- September 11, qui comportait de bien bonnes choses. Et pourquoi ne pas célébrer le souvenir de la mort de Salvador Allende, un même 11 septembre ?

20.40 : Colonel Blimp de Michael Powell & Emeric Pressburger (1943), OCS Géants
Le chef-d’œuvre du tandem. Tourner en 1943 un film qui présente un colonel anglais comme une baderne et un officier allemand comme un défenseur de la raison, il fallait oser. 160 minutes admirables d’intelligence, d’humour anglais ("with the tongue in the cheek") et de beautés visuelles (la séquence d’ouverture est inoubliable).

20.45 : Chungking Express de Wong Kar-wai (1994), Club
Comme c’était bien Wong, avant qu’il ne devienne la coqueluche des festivals : les cinq films tournés entre 1988 et 1995, de As Tears Go By aux Anges déchus, et particulièrement celui-ci, étaient assez puissants pour nous faire oublier In the Mood for Love, cette caricature.

20.45 : À cheval sur le tigre de Luigi Comencini (1961), Classic
Question : pourquoi ce film remarquable a-t-il mis quinze ans à sortir en France ? Il est vrai que Comencini était alors surtout connu comme auteur de la série Pain, amour et…. Manfredi est, comme d’habitude, extraordinaire, et Gian Maria Volontè, pas encore célèbre, déjà extraordinaire, lui aussi.

22.55 : Le Gang Anderson de Sidney Lumet (1971), TCM
Encore un grand Lumet - mais on n’en connaît pas de petit. TCM offre un hommage à Sean Connery, surtout constitué de bribes. À quand une rétrospective complète ?

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