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Semaine télé du 26 septembre au 2 octobre 2015
Salut les câblés !
publié le samedi 26 septembre 2015

Samedi 26 septembre 2015

20.40 : Cent jours à Palerme de Giuseppe Ferrara (1983), OCS Géants
Le combat du général dalla Chiesa contre la mafia palermitaine. On connaît mal l’œuvre de ce cinéaste, excepté son autre film, également politique, sur l’affaire Moro. On a le souvenir d’un Lino Ventura extraordinaire - mais quand ne le fut-il pas ?

20.45 : Les Destinées sentimentales d’Olivier Assayas (2000), Émotion
Quelle drôle d’idée que d’adapter Jacques Chardonne, c’est-à-dire ce qui se fait de pire en littérature poussiéreuse et chichiteuse (voir sa correspondance nombrilique avec Paul Morand, récemment parue) ! Du coup, il ne reste pas grand-chose de ce que l’on aime chez Assayas, dans cette saga provinciale pas mal empesée. Mais pour Emmanuelle Béart, qui assure.

20.45 : Baal de Volker Schlöndorff (1970), Classic
Après quarante-cinq années d’oubliettes, ce téléfilm d’après la pièce de Brecht est ressorti il y a peu. Bonne raison d’aller découvrir tous ces acteurs débutants, Fassbinder, Schygulla, v. Trotta.

22.10 : Hanna Schygulla, quel que soit le songe d’Anne Imbert (2011), Classic
Documentaire sur la carrière de l’actrice, à partir d’un poème de Jean-Calude Carrière. Pas vu, mais on ne demande qu’à voir.

22.30 : Pour qui sonne le glas de Sam Wood (1943), TCM
Quand la grosse cavalerie hollywoodienne s’attaque à la guerre d’Espagne, une fois le conflit terminé. Sur le sujet, on préfère Blocus de William Dieterle, autrement plus gonflé. Mais, bon, il y a Cooper et Bergman avec des cheveux courts, et il reste quelques traces d’Hemingway.

Dimanche 27 septembre 2015

20.40 : La Colline des hommes perdus de Sidney Lumet (1965), TCM
Entre deux James Bond, Sean Connery a fait cette escapade devant la caméra de Lumet. La guerre en Lybie, un camp disciplinaire, le sadisme des gardes-chiourme : extraordinaire en 1965, le film n’a pas pris une ride et produit toujours autant d’effet.

20.45 : Margin Call de J.C. Chandor (2011), Numéro 23
On ne cessera pas de recommander cette première œuvre d’un cinéaste qui n’a pas fini de nous étonner.

20.45 : My Beautiful Laundrette de Stephen Frears (1985), Club
Curieux : ce film n’a jamais été programmé depuis un an. À redécouvrir - ah, la belle époque où chaque nouveau Frears nous transportait…

22.40 : Family Business de Sidney Lumet (1989), TCM
Puisque c’est une soirée Lumet-Connery, profitons-en, jusqu’au bout, avec cette comédie où trois générations de braqueurs se rassemblent. Dustin Hoffman, certes, mais surtout Matthew Broderick, que l’on découvrait vraiment alors.

00.25 : Chotard et Cie de Jean Renoir (1932), France 3
On est fidèle aux choix de Patrick Brion pour son "Cinéma de minuit". Mais ce film de Renoir ne nous a jamais fait planer très haut. On y jettera de nouveau un œil tout de même, pour Charpin, bien sûr, et pour Jeanne Boitel.

Lundi 28 septembre 2015

20.40 : Le Dernier Nabab d’Elia Kazan (1976), Paramount Channel
Disons que l’on aime plus pour le souvenir de Fitzgerald que pour le travail de Kazan. Les fans du cinéaste trouveront le film superbe, on peut demeurer mesuré dans son admiration. Grâce à De Niro, le film passe tout de même.

20.50 : Grosse fatigue de Michel Blanc (1994), Chérie 25
De toute la bande du Splendid, c’est sans doute Blanc qui s’est révélé l’auteur le plus personnel. Il a parfois plus d’ambition que de réussite, mais c’est souvent intrigant, comme ce film tout en jeux de miroirs, prix cannois du scénario, à juste titre.

23.05 : La danza de la realidad d’Alejandro Jodorowski (2013), Club
Sept films en 45 ans, on ne peut pas dire que Jodo nous ait beaucoup envahis. Mais il a fait tant d’autres choses… Après nous en avoir mis plein les yeux (rappelons-nous La Montagne sacrée ou Santa Sangre), il revient, plus tranquillement, sur son enfance chilienne. Avec pas mal d’éclairs tout de même.

Mardi 29 septembre 2015

20.40 : L’Orchidée blanche d’André De Toth (1947), OCS Géants
Ainsi, le quatrième borgne d’Hollywood n’a pas fait que des westerns ou des polars, mais aussi des mélos - au moins un, celui-ci. On ne connaît pas, on va donc se régaler, même si, a priori, le couple David Niven-Barbara Stanwyck ne nous emballe pas trop.

20.45 : Les Granges brûlées de Jean Chapot (1973), Paris 1ère
C’est de la qualité française, avec un bon scénario, de bons acteurs et une mise en espace tout à fait réussie. Delon était encore supportable (mais tout juste) et Signoret déjà impériale. Il faudrait certainement revenir sur Jean Chapot.

20.55 : Human de Yann Arthus-Bertrand (2015), France 2
Ayant eu le (douloureux) privilège de voir le film dans sa première version de 180 minutes, on ne sait pas ce qui reste dans cette version de 135. On peut simplement dire que la première constituait un sommet dans la complaisance poisseuse et dégoulinante, avec tous ces beaux visages burinés par la souffrance et cette misère si pittoresque. Sans oublier la musique. Avec trois quarts d’heure en moins, ce ne peut donc pas être pire. La soirée entière est consacrée à "l’événement". Joli coup de marketing, à vomir.

22.30 : Runaway Train d’Andrei Kontchalovsky (1986), Paramount Channel
Ce n’est plus vraiment la délicatesse du Premier Maître ou de Maria’s Lovers, mais quel plaisir ! Deux heures sans respirer, avec peu de choses : deux évadés, un train fou. Superbe.

22.35 : L’Institutrice de Nadav Lapid (2014), Club
Une des découvertes de Cannes 2014. Son premier film, Le Policier était déjà remarquable. Donc, belle continuité.

Mercredi 30 septembre 2015

20.40 : Les Bagnards de Botany Bay de John Farrow (1953), Paramount Channel
Petit film d’aventures - le peuplement initial de l’Australie par des prisonniers - fort agréable, comme les autres titres de Farrow. Même si, face au grand James Mason, Alan Ladd a du mal à tenir le coup.

20.40 : Nid de guêpes de Florent-Emilio Siri (2001), OCS Choc
Très bon thriller d’un cinéaste qui excelle dans le genre : on lui pardonne Cloclo, en souvenir d’Otages et de L’Ennemi intime, film méconnu sur la guerre d’Algérie.

20.40 : Bronco Billy de Clint Eastwood (1980), OCS Géants
C’est peut-être dans ses films les moins "genrés" (westerns, polars, guerre) qu’Eastwood touche le plus juste : Breezy, Honkytonk Man, Bird et ici, cette histoire d’un directeur de cirque à la ramasse.

20.45 : Le Médecin de famille de Lucia Puenzo (2013), Club
La fille de Luis trace un chemin personnel et passionnant : après son "XXY", ce Wakolda (titre original) est très réussi. La Patagonie, toujours impressionnante, une pension de famille, un médecin au passé inquiétant, tout fonctionne.

00.20 : Le Joueur de flûte de Jacques Demy (1971), OCS Géants
On garde une sympathie fort grande pour ce "petit" Demy, moins ambitieux et spectaculaire que ses autres films, mais très attachant. Et puis, c’est le seul où Donovan, chanteur hélas sur la voie de l’oubli, tient le premier rôle.

Jeudi 1er octobre 2015

20.40 : Je crois que je l’aime de Pierre Jolivet (2006), Numéro 23
Jolivet est un des cinéastes français dont la filmographie est parmi les plus cohérentes et les plus pertinentes. Depuis "Strictement personnel", il nous a rarement déçu, réussissant à faire vibrer ses personnages au rythme d’une petite musique bien personnelle, toujours servie par des comédiens choisis, Lindon (comme ici), Bonnaire, Kiberlain, Courau, etc.

20.40 : Comme un torrent de Vincente Minnelli (1958), TCM
Assurément un des plus beaux mélos jamais tournés par Hollywood. Ou comment arriver à transfigurer un roman costaud mais banal de James Jones. Il faut reconnaître que Minnelli, à la manœuvre, n’était pas un manchot, que Sinatra et Dino Martin sont parfaits et que Shirley MacLaine tient là son plus beau personnage.

20.40 : Le Destin fabuleux de Désiré Clary de Sacha Guitry (1941), Histoire
Dans ses nanars du jeudi, la chaîne Histoire tape un peu plus haut. Ce n’est pas un des grands Guitry, Geneviève de Séreville est sans doute la moins bonne des épouses-actrices du Maître, Jean-Louis Barrault en fait des tonnes, comme d’habitude, mais, curieusement, le film passe bien, à cause de la fascination de Sacha pour Napoléon.

22.10 : Gas-oil de Gilles Grangier (1955), OCS Géants
On l’a déjà écrit, mais on le répète : c’est un des grands Gabin méconnus de la décennie.

22.45 : La Guerre d’Hollywood 1939-1945 de Michel Viotte (2013), Classic
Première des trois parties d’un documentaire qu’on espère aussi passionnant que son sujet. Car il a à dire et à montrer.

Vendredi 2 octobre 2015

20.35 : La Forteresse cachée d’Alkira Kurosawa (1958), OCS Géants
Un Kurosawa de grande cuvée ; tous ses films des années 50, de Rashomon aux Salauds dorment en paix, sont, de toute façon, des chefs-d’œuvre (comme beaucoup de la décennie précédente et de celle qui a suivi). Toshiro Mifune est égal à lui-même.

20.40 : L’Évadé d’Alcatraz de Don Siegel (1979), TCM
Un Siegel de choix, comme à chaque fois qu’il filme les prisons (voir Les Révoltés de la cellule 11, 1954). Il y a Clint, certes, mais aussi Patrick McGoohan, qui n’a pas joué que dans Le Prisonnier.

22.30 : À chaque aube, je meurs de William Keighley (1939), TCM
On a déjà dit (en octobre dernier) le bien que l’on pensait de cette adaptation du grand roman de Jerome Odlum. La soirée sur la chaîne est sur le thème des prisons, c’est bien. Savourons le plaisir de voir, après Eastwood, James Cagney s’agiter derrière les barreaux qui le retiennent injustement.

22.45 : Démons de Marcial Di Fonzo Bo (2014), Arte
Pas vu ce téléfilm, adaptation d’une pièce de Lars Noren. Mais la personnalité de son signataire, comédien impressionnant, et les acteurs réunis (Romain Duris, Anaïs Demoustier, Marina Foïs) valent la peine qu’on passe un moment sur Arte.

23.50 : La Fille dangereuse de Guido Brignone (1952), Classic
Une rareté que l’on se réjouit de découvrir, puisque c’est le seul film de Gabin d’après-guerre qui nous ait jusqu’à présent échappé. On n’est pas fanatique du réalisateur, mais retrouver Silvana Pampanini va nous émouvoir, c’est sûr.

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