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Semaine télé du 10 au 16 octobre 2015
Salut les câblés !
publié le samedi 10 octobre 2015

Samedi 10 octobre 2015

20.40 : Heat de Michael Mann (1995), TCM
On aime ou on n’aime pas les films de M.M. Si on aime, on dira que c’est sans doute son plus réussi. Si on n’aime pas, on est forcé d’admettre que c’est de la belle ouvrage et que Pacino + De Niro + Kilmer + Voight, ça occupe joliment l’écran.

20.40 : Gone Baby Gone de Ben Affleck (2007), OCS Choc
Honnêtement, on préfère Dennis Lehane transposé par Affleck que par Scorsese. C’est presque aussi bien que "Mystic River" d’Eastwood, c’est dire.

20.45 : Hellboy II, les légions d’or maudites de Guillermo del Toro (2008, Syfy
Soirée del Toro sur la chaîne, profitons-en, car il s’agit d’un des meilleurs (sinon le meilleur) spécialistes actuels du genre. Eu égard à la réussite des deux Hellboy (le premier en 2004), on s’interroge : pourquoi la série s’est-elle arrêtée en si bon chemin ?

20.45 : Riens du tout de Cédric Klapisch (1992), Club
Les débuts de l’auteur dans le long. Le film avait paru très intéressant à l’époque - un magasin, des salariés, un directeur moderne, le sujet était encore neuf, au moins dans le cinéma français. Après deux décennies, qu’en reste-t-il ?

22.15 : Les Quatre Filles du docteur March de Gillian Armstrong (1994), Famiz
On peut trouver l’histoire imaginée par L.M. Alcott sirupeuse et gnan-gnan, ses adaptations ont toujours été réussies et ont permis de découvrir de futures grandes actrices - Katharine Hepburn chez Cukor (1933), Elizabeth Taylor chez Le Roy (1949), Winona Ryder cette fois-ci. Aucune suprise dans cette version, mais elle est fort plaisante (et il y a Gabriel Byrne !).

22.15 : La Vengeance de l’Aigle noir de Riccardo Freda (1951), Classic
Pour les amateurs du second rayon. Un film de Freda, surtout aussi ancien, on n’en voit pas souvent sur le câble. Mais le premier épisode, L’Aigle noir (1946), déjà avec Rossano Brazzi, c’est pour quand ?

22.40 : Le Labyrinthe de Pan de Guillermo del Toro (2006), Syfy
On avait découvert le cinéaste avec L’Épine du diable en 2001, déjà un grand moment. Ce labyrinthe, entre deux Hellboy, s’insère parfaitement dans sa filmographie exemplaire, en attendant Crimson Peak.

Dimanche 11 octobre 2015

20.45 : Sleepy Hollow de Tim Burton (1999), Club
Un des derniers grands films de l’auteur, avant ses ratages récents, Alice, Sweeney Todd et l’accablant Big Eyes. Il faut reconnaître que la nouvelle de Wishington Irving se prêtait bien aux délires formels de T.B., et le choix de la toujours étrange Christina Ricci est une belle idée.

20.45 : Les Randonneurs de Philippe Harel (1997), Famiz
La soirée étant particulièrement faible en découvertes, on peut se rabattre sur ce grand succès du samedi soir du siècle dernier, d’ailleurs tout à fait fréquentable, à l’image des autres titres de l’auteur.

20.50 : Capitaine Mystère de Douglas Sirk (1955), Action
C’est grand dommage que le film passe en VF, mais on le voit si peu souvent. On peut couper le son et se contenter de Rock Hudson galopant dans les paysages irlandais du 19e siècle. Sirk n’a pas fait que dans le mélo.

00.25 : L’Esclave blanche de Marc Sorkin (1939), France 3
Encore une rareté sortie de l’oubli par Patrick Brion. Déjà le choc des cultures (une Française confrontée aux coutumes turques). Signé par l’inconnu Marc Sorkin, mais supervisé par Pabst, dont il était le monteur et l’assistant. Avec un générique haut-de-gamme, Alekan à la photo, Jaubert à la musique, Andrejew aux décors. On supportera Viviane Romance pour le plaisir de retrouver Mila Parély.

01.10 : Nuages sur l’Europe de Tim Whelan & Arthur Woods Jr. (1939), TCM
Pour voir cette rareté avec Laurence Olivier, un des premiers films de l’effort de guerre britannique, on peut veiller tard - ou le découvrir dans l’excellente édition DVD d’Elephant Films sous son titre original de Q-Planes.

Lundi 12 octobre 2015

20.40 : Pépé le Moko de Julien Duvivier (1936), OCS Géants
Si on ne l’a pas revu depuis longtemps, on peut s’en reprendre une goulée, car c’est un chef-d’œuvre. Oui, la qualité française, les destins perdus, l’exotisme colonial des années 30, tout ça. Mais la Casbah, plus vraie que la vraie, la mort de Gabin, et toute la bande d’acteurs du temps, et Fréhel chantant Où est-il donc ? en plan unique, c’est du grand cinéma.

20.45 : La Totale de Claude Zidi (1991), Famiz
Franchouillard, sans doute, mais bien plus réussi que son remake True Lies, pourtant signé James Cameron. Thierry Lhermitte mieux que Schwarzy, Miou-Miou mieux que Jamie Lee Curtis, tout peut arriver.

20.45 : Prisonniers de Satan de Lewis Milestone (1944), Classic
La chaîne se spécialise dans les films de Milestone des années 40 : après L’Étoile du Nord, voici The Purple Heart, avec de nouveau Dana Andrews. À quand A Walk in the Sun (1945), encore plus costaud ?

21.00 : Outbound de B. George Apetri (2010), Sundance Channel
Sundance se lance dans le film roumain inconnu ? Tant mieux. On ne sait rien de la chose, donc elle mérite un détour.

00.10 : Friends and Lovers de Victor Schertzinger (1931), TCM
Encore Laurence Olivier, dans sa deuxième apparition sur un écran, déjà beau comme un astre. Schertzinger a tourné tout et n’importe quoi, des nanars et des films étonnants (Redskin, 1928). Celui-ci est dans la bonne moyenne.

Mardi 13 octobre 2015

20.45 : Les Aventuriers du désert de John Sturges (1949), Classic
Un des premiers films de Sturges, western tout à fait agréable, Randolph Scott n’étant pas encore figé par l’arthrose. Et puis il y a une belle galerie de seconds rôles, Edgar Buchanan, John Ireland, Arthur Kennedy.

20.50 : Capitaine Conan de Bertrand Tavernier (1996), Chérie 25
En un an, nous n’avons recommandé que trois films de Tavernier. Le câble serait-il si réticent à programmer les œuvres du plus américain de nos cinéastes nationaux ? Dans la catégorie "films de guerre à la française", pas souvent réussis depuis Les Croix de bois, voici un bel exemple de ce que B.T. est capable de faire - la séquence de l’attaque sur les bords de la rivière n’est pas indigne de Fuller ou de Milestone.

21.00 : Il futuro d’Alicia Scherson (2013), Sundance Channel
Pas vu, mais ce qu’on connaît de la jeune Chilienne (Play, par exemple) autorise à conseiller d’aller y voir de plus près.

22.30 : We Steal Secrets d’Alex Gibney (2013), Club
Pas vu non plus, mais le sous-titre de ce documentaire, "la vérité sur wikileaks", donne envie d’en connaître plus. 125 minutes, ce devrait être suffisant pour tout savoir sur Julien Assange.

Mercredi 14 octobre 2015

20.40 : L’Artiste et son modèle de Fernando Trueba (2013), OCS City
Un beau scénario sur l’art, la création, l’épuisement et le renouveau. Jean Rochefort, toujours impeccable, y joue un sculpteur régénéré par l’intrusion d’une jeune réfugiée (nous sommes en 1943). Un noir & blanc de derrière les fagots, pas de musique (enfin !) et Claudia Cardinale en prime (mais surtout Aida Folch).

20.45 : Gravity d’Alfonso Cuaron (2013), Premier
À voir et revoir, ne serait-ce que pour comparer cette version plate à la version 3-D sortie il y a deux ans. Et pour Sandra Bullock, enfin dans le rôle qu’elle mérite depuis des lustres.

20.45 : Les Belles Années de miss Brodie de Ronald Neame (1968), Classic
En sortant de la projection, à l’époque, on avait noté le nom de l’actrice principale, éblouissante, en se disant qu’on la reverrait peut-être. Bonne pioche. Entre son petit rôle dans Le Mangeur de citrouille, en 1964 (nous n’avions d’yeux que pour Anne Bancroft) et la comtesse douairière de Grantham dans Dowton Abbey, Maggie Smith a fait un sacré chemin, une voie quasi royale même. Ronald Neame, trop mésestimé, a très bien transposé le roman de Muriel Spark.

20.50 : La Désintégration de Philippe Faucon (2011), Arte
Grâce à Fatima, tout le monde découvre l’auteur, et c’est tant mieux, tant son travail est remarquable depuis longtemps. La preuve : Jeune Cinéma lui avait consacré une étude et un entretien dès février 1998 (n° 248). Le film, le premier à s’être intéressé à la djihadisation de jeunes de banlieue, n’avait pas éveillé beaucoup d’échos sur le moment, il est temps de se rattraper.

00.40 : Le Cabotin de Tony Richardson (1960), TCM
Sir Laurence Olivier again. Un rôle en or dans cette adaptation de la pièce de John Osborne, filmée par le presque débutant qu’était alors Richardson, à l’aube d’une décennie magnifique. Et derrière Olivier, une flopée d’acteurs qui allaient décoller, Albert Finney, Alan Bates, Shirley Ann Field.

Jeudi 15 octobre 2015

20.40 : Training Day d’Antoine Fuqua (2001), OCS Max
Un "buddy movie" classique, 24 heures de la vie de deux flics californiens, un stagiaire et un ancien. Pas de surprise, mais une efficacité que Fuqua a prouvée ailleurs (Les Larmes du soleil).

20.45 : La Croix de Lorraine de Tay Garnett (1943), Classic
Classic place sa semaine sous le signe des films guerriers des années 40. Savourons ce film de Garnett, un cinéaste que l’on aime bien (Voyage sans retour, quel chef-d’œuvre) - le seul film "sérieux" de Gene Kelly de toute la décennie, et il s’en tire bien.

20.45 : Souvenirs perdus de Christian-Jaque (1950), Histoire
Quatre objets qui racontent chacun leur histoire en quatre sketchs. Que du beau monde côté scénario, Henri Jeanson, Pierre Véry, Jacques et Pierre Prévert. Et tous les acteurs français du temps devant la caméra, des plus célèbres aux débutants. Un régal pour amateurs.

20.50 : The Yards de James Gray (2000), Chérie 25
Le deuxième opus d’un cinéaste peu prolifique (cinq films en vingt ans). Certainement son meilleur film - et pourtant, les autres, Little Odessa ou Two Lovers ne sont pas de la roupie de sansonnet. Mais ici, tout est en place, et la noirceur sans égale.

20.55 : Braveheart de Mel Gibson (1995), W9
Certes, Gibson a mauvaise réputation chez les branchés. Mais il ne rate jamais ce qu’il tente (cf. Apocalypto). Ici, son évocation de William Wallace, héros national écossais, et sa reconstitution de la bataille de Stirling sont superbes, même sur un écran d’un mètre et quelque carré.

23.45 : Le Loup des Malveneur de Guillaume Radot (1943), Polar
Ce n’est pas parce que le film passe très régulièrement dans les programmes nocturnes de la chaîne qu’il faut négliger de le signaler. C’est un des bons exemples du courant fantastique qui a parcouru le cinéma français pendant l’Occupation. Revoir Pierre Renoir, Madeleine Sologne et Louis Salou est toujours réconfortant.

Vendredi 16 octobre 2015

20.40 : Je ne regrette rien de ma jeunesse d’Akira Kurosawa (1946), OCS Géants
Un Kurosawa peu connu, que l’on pourra découvrir en même temps, avec pas mal d’autres, aussi peu célèbres, au Festival Lumière de Lyon parallèlement.

20.45 : Grand Central de Rebecca Zlotowski (2013), Émotion
Confirmation de la naissance d’une cinéaste, après Belle-Épine, déjà notable. Un sujet jamais abordé - le travail dans une centrale nucléaire, une histoire d’amour crédible et forte, des rapports inter-personnages très bien tracés. Des acteurs choisis parfaits, Gourmet et Tahar Rahim, bien sûr, mais aussi Denis Ménochet et Johan Libéreau. Et Léa Seydoux, en prime.

22.40 : L’Enfant d’en haut d’Ursula Meier (2012), OCS City
Le dernier film en date d’une cinéaste suisse (pourquoi pas ?) d’avenir, qui avait signé quelques courts de qualité (Des heures sans sommeil, 1998), avant un intéressant Home et celui-ci, très intrigant, qui a permis de découvrir un acteur également d’avenir, Kacey Mottet Klein (et il y a aussi Léa Seydoux, comme partout).

23.30 : Vingt mille ans sous les verrous de Michael Curtiz (1932), TCM
Non, le film n’est pas aussi long que le titre l’indique. Remarquable produit de l’usine Curtiz, ces années où il tournait six ou sept films consécutifs, dont pas un seul n’était à jeter. Les presque débuts de Spencer Tracy (huit titres en 1932), les presque débuts de Bette Davis (dix films cette année-là). Et Curtiz va au bout de son histoire, désespérante mais sans pathos.

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