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Semaine télé du 7 au 13 novembre 2015
Salut les câblés !
publié le vendredi 6 novembre 2015

Samedi 7 novembre 2015

20.40 : Mister Majestyk de Richard Fleischer (1974), TCM
Un "petit" Fleischer, mais fort agréable tout de même, pas tant grâce à Charles Bronson, le moustachu du jour sur la chaîne, qu’au scénario d’Elmore Leonard (paru beaucoup plus tard, en 1989, dans la Série Noire).

20.40 : Le Secret de Robert Enrico (1974), OCS Géants
Même commentaire que pour le précédent : c’est un "petit" Enrico, sauvé par Noiret et surtout l’excellent scénario de l’excellent Francis Ryck, d’après son excellent roman (Série Noire encore), Le Compagnon indésirable.

20.45 : Polyester de John Waters (1981), Club
Qui aurait pu imaginer, il y a quarante ans et plus, au temps de Pink Flamingos, que l’auteur serait un jour suffisamment considéré pour qu’on lui offre une soirée entière sur une chaîne de répertoire ? Les temps changent, tant mieux. À l’époque, Polyester était présenté en odorama - il convenait de gratter une carte distribuée à l’entrée en suivant les indications de l’écran et une odeur accompagnait les images. Bof… Après la mort de Divine, son acteur/trice fidèle, Waters a dû se rabattre sur des "vrais" comédiens. C’était parfois drôle (Serial Mother), parfois moins (Cecil B. Demented).

20.45 : Cow-boy de Delmer Daves (1957), Classic
La belle époque pour Daves, qui signe ses meilleurs westerns, L’Homme de nulle part et celui-ci. Pour l’apprécier encore plus, lire la chronique DVD du n° 368 de Jeune Cinéma, p. 45.

22.10 : Hairspray de John Waters (1988), Club
Encore avec Divine - son ultime film.

23.40 : Pecker de John Waters (1998), Club
Plus de Divine, mais Cristina Ricci - honnêtement, on gagne au change.

Dimanche 8 novembre 2015

20.40 : Panic Room de David Fincher (2001), OCS Max
Jodie Foster, ex-enfant vedette, et sa fille, Kirsten Stewart, future enfant vedette, dans un huis clos solide - Fincher connaît son métier. Même si on devine que les victimes vont s’en sortir, on demeure suspendu jusqu’au bout.

20.45 : Le Petit Baigneur de Robert Dhéry (1968), Famiz
Soyons indulgent, car il n’y a pas grand-chose d’excitant sur les autres chaînes de Ciné+. Et puis, 47 ans après, il y a prescription, de Funès va finir par nous faire rire.

20.50 : Dans ses yeux de Juan José Campanella (2009), France 4
Un excellent vrai-faux film noir, qui a décroché un Oscar, à la grande surprise des gens qui ne l’avaient pas vu. Scénario à tiroirs, qui ouvre, comme tous les grands films argentins, sur des abysses politiques. Ricardo Darin est extraordinaire, comme d’habitude, et Soledad Villamil est une grande découverte.

22.35 : Bombon le chien de Carlos Sorin (2005), Numéro 23
Le film est annoncé en VF et c’est bien dommage, car il est digne des autres œuvres de Sorin. Le chien est parfait, même sans sous-titres.

23.20 : Rêves d’or de Diego Quemada-Diez (2013), OCS City
Un des plus forts "films de migrants", puisque c’est désormais un genre, que l’on ait vus. Pas des Mexicains, mais des ados guatémaltèques (+ un Indien Tzotzil, enfermé dans sa langue) en route vers le cauchemar climatisé US.

00.15 : Dommage que tu sois une canaille d’Alessandro Blasetti (1954), France 3
Une comédie avec Sophia Loren et de Sica. Blasetti a beaucoup tourné, sous tous les régimes et pas toujours avec précaution. Mais Quatre pas dans les nuages précède le néoréalisme et cette comédie-là annonce la grande époque. Pas de grande conscience politique chez lui, mais une belle efficacité.

Lundi 9 novembre 2015

20.45 : Philomena de Stephen Frears (2013), Club
L’auteur a récemment alterné les performances faiblardes (Lady Vegas, The Program) et les réussites, comme ce drame, porté à bout de bras par Judi Dench, capable de nous faire tout avaler.

20.45 : 14-18 de Jean Aurel (1963), Classic
Vu à sa sortie, le film nous avait laissé un grand souvenir. Mais il s’agissait du premier vrai film de montage sur la Grande Guerre, avec des documents alors peu connus. On en a vu bien d’autres depuis, mais pourquoi ne pas y jeter un œil ?

21.00 : Pascali’s Island de James Dearden (1988), Sundance Channel
D’après le roman de Barry Unsworth, qui sonne comme un roman d’Eric Ambler - 1913, une île grecque, un espion turc, un archéologue british. Avec une distribution alléchante, Ben Kingsley, Charles Dance, Helen Mirren, que du beau monde.

22.35 : La Diablesse aux mille visages de Cheng Chang-Ho (1969), Arte
On ne connaît ni le film ni l’auteur, mais une production Shaw Brothers des années 60, ça ne peut pas se rater.

22.55 : Quelque part dans le temps de Jeannot Szwarc (1980), TCM
Szwarc a signé des choses peu fréquentables (La Vengeance d’une blonde, ouch), mais ce Somewhere in Time est un très joli film de science-fiction, variante "voyage dans le temps", dans lequel Christopher Reeve prouve qu’il n’était pas seulement Superman.

23.55 : Tartuffe de F.W. Murnau (1926), Arte
Arte nous gâte ce soir. Un Murnau tardif, son avant-dernier avant Hollywood, pas si fréquent que ça. Emil Jannings, Werner Krauss, Lil Dagover, tous les grands noms du muet allemand sont là.

01.20 : Le passé se venge de Robert Florey (1949), OCS Géants
Pourquoi la chaîne veut-elle nous punir en passant à une heure aussi indue un film aussi rare de ce petit-maître de la série B ? John Payne, Ellen Drew, Sonny Tufts ! À enregistrer.

Mardi 10 novembre 2015

20.40 : Le Bus en folie de James Frawley (1976), Paramount Channel
On a gardé un souvenir rigolard de ce film en roue libre, escapade d’un autocar d’avant-garde, fonctionnant à l’atome. C’est tout ce que l’on a vu de son auteur, mais c’est déjà suffisant pour ne pas oublier son nom. Et c’est là que l’on a découvert Stockard Channing, un peu avant Grease et bien avant À la Maison Blanche.

20.45 : Quarante tueurs de Samuel Fuller (1957), Classic
Sans être fanatique de l’auteur, parfois magnifique, parfois ras du plancher, on peut reconnaître que ce Forty Guns a bien vieilli. Il y a des coquetteries visuelles, mais la grande Barbara Stanwyck y tient un de ses plus beaux rôles des années 50, le dernier film où tout tourne autour d’elle.

22.55 : Scream 4 de Wes Craven (2011), Premier
On s’est un peu perdu dans les suites : l’a-t-on vu ce n° 4 ou confond-on avec le n° 3 ? De toutes façons, comme c’est signé Wes Craven, on peut y aller en confiance, même si, en 2011, il n’avait plus tout à fait la patte de La colline a des yeux ou des Griffes de la nuit.

23.00 : Qui vive de Marianne Tardieu (2014), Club
Un premier film français, donc à regarder avec attention. Le scénario ne va pas révolutionner notre vision de la banlieue, mais il est écrit avec justesse et modestie. On va devoir s’habituer à Adèle Exarchopoulos, alors allons-y - en attendant Les Anarchistes, où elle est un peu plus convaincante.

Mercredi 11 novembre 2015

20.45 : Hunger Games : l’embrasement de Francis Lawrence (2013), Premier
Si on a aimé le premier - pourquoi pas ? -, on aimera le deuxième ; on allait écrire le second, mais il y en a deux autres depuis (le dernier dans une semaine). Le Figaro-Culture (ça existe, ce n’est pas un oxymore) titre : Jennifer Lawrence fait ses adieux à Hunger Games : ce n’est pas un scoop, puisque la tétralogie est achevée.

20.45 : Chaînes conjugales de Joseph L. Mankiewicz (1949), Classic
Un des chefs-d’œuvre du cinéaste. On l’a vu au moins cinq fois, en se posant toujours la question : mais avec quel mari va s’enfuir Addie Ross ? Suspense garanti.

22.00 : Mère et fils de Calin Peter Netzer (2013), Club
Ours d’or à Berlin, ce qui n’est pas forcément synonyme de grand film. Mais si l’on est en phase avec le cinéma roumain, qui ne se résume pas à Cristian Mungiu, on trouvera bien de l’intérêt à ce film - sur un sujet déjà abordé par Nuri Bilge Ceylan (Les Trois Singes) et Damian Szifron dans un des sketchs des Nouveaux sauvages.

22.15 : Superman 2 de Richard Lester (1980), Famiz
Entre nous, c’est celui que l’on préfère, surtout lorsque Christopher Reeve saisit la planète et la fait tourner à l’envers pour inverser le temps et sauver sa fiancée Margot Kidder. Ça, c’est du cinoche !

22.40 : Le Cochon de Gaza de Sylvain Estibal (2011), France 4
Une coproduction belgo-franco-allemande tournée à Malte. La bizarrerie du titre répond à celle du film, parfaitement tordu : comment le sperme d’un porc vietnamien pêché par un Palestinien va féconder les truies israéliennes, malgré les barrières frontalières. Et c’est tordant - mais si !

00.00 : Big House de George Hill (1930), TCM
Le premier grand film de prison révoltée, réalisé par le père de George Roy Hill. Avec Wallace Beery et Chester Morris. On souhaiterait voir la version française tournée en même temps par Paul Fejos, avec Charles Boyer en meneur !

Jeudi 12 novembre 2015

20.45 : L’Arme à gauche de Claude Sautet (1965), Classic
Le moins célébré des films de Sautet et pourtant le plus fidèle à ses modèles américains - le fait d’avoir pris Leo Gordon, un des "villains" les plus solides du temps, en est une preuve. Plus que celle des histoires intimistes qui ont suivi, c’est sans doute la période que l’on préfère.

22.15 : Rue Cases-Nègres d’Euzhan Palcy (1982), Numéro 23
Une réussite, César du premier film ; la cinéaste a beaucoup tourné depuis, sans retrouver le chemin du public et c’est certainement dommage.

22.30 : Les Trois Crimes de West Memphis d’Atom Egoyan (2013), OCS Max
La production croyait si peu dans le film que celui-ci n’est sorti ici qu’en DVD. Raison de plus pour vérifier si The Devil’s Knot méritait ce peu de considération, même si Egoyan a pas mal piétiné ces derniers temps. Et Colin Firth est un acteur suffisamment intéressant pour qu’on le suive de près.

22.45 : Frontière chinoise de John Ford (1966), TCM
L’ultime film de Ford et peut-être un de ses plus beaux, renversant, comme dans Cheyenne Autumn, toutes les idées reçues sur son univers. Ces sept femmes, cernées dans leur mission au cœur de la Chine des années 30 par des brigands mongols, font partie des personnages les moins oubliables de l’auteur - il savait donc filmer autre chose que des uniformes…

Vendredi 13 novembre 2015

20.40 : Les Forfaits du marquis de Sade de Freddie Francis (1965), Paramount Channel
Le divin marquis n’a que peu à faire ici : le titre est celui donné par le câble. Le film s’intitulait jadis Le Crâne maléfique, traduction explicite du The Skull original. Peter Cushing n’est qu’un collectionneur qui acquiert un crâne qui est censé être celui de Sade. Il survient d’étranges événements, mais c’est normal puisque c’est Robert Bloch qui a écrit le scénario. Comme Christopher Lee est également de la partie, profitons-en.

20.40 : U de Grégoire Solotareff & Serge Elissalde (2006), OCS Max
Comme disaient les Monty Python : "Et maintenant, quelque chose de complètement différent"… L’histoire de cette licorne et de cette ado aurait pu verser dans la guimauve souvent pénible des films d’animation (cf. Le Petit Prince). Rien de tel. Et le graphisme de Solotareff est aussi prenant que dans ses livres.

20.45 : Now Is Good d’Ol Parker (2012), Émotion
Pas vu, puisque le film est resté inédit ici. Réalisateur inconnu, acteurs pas connus (Kaya Scodelario) ou un peu (Dakota Fanning), on demande à voir.

20.45 : La classe ouvrière va au paradis d’Elio Petri (1971), Classic
Qui ne l’a pas vu ? Qui n’a pas envie de le revoir ? Qui a remplacé Gian Maria Volontè ?

21.00 : Pumping Iron de George Butler & Robert Flore (1977), Sundance Channel
L’apparition de Schwarzenegger dans Stay Hungry de Bob Rafelson était un grand moment. Le succès du film justifie qu’un documentaire ait été tourné immédiatement sur celui qui avait été plusieurs fois Mr Olympia. On ne savait pas alors ce qu’il adviendrait de cette montagne de chair sculptée et qu’il y avait un cerveau politique à l’intérieur. Mais le docu était passionnant. Quarante ans plus tard, c’est une pièce de musée.

22.05 : Tonnerre Apache de Joseph M. Newman (1961), TCM
Certes, il y a à 20.40, sur la même chaîne Le Jugement des flèches de Fuller. Mais le cabotinage de Rod Steiger nous fatigue, tandis que celui de Richard Boone nous ravit, comme l’opposition entre sa gueule de baroudeur et celle du bellâtre George Hamilton. Et Newman n’est pas un tâcheron, mais un artisan souvent inspiré.

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