L'actualité, ça ne se suit pas, ça se crée : publier un texte sans se soucier de son rapport à l'actualité,
à la mode,au succès, à la notoriété.
Jean George Auriol.

Journal de Hushpuppy (juillet 2016)

JPEG - 256.2 ko

 

* Hushpuppy-édito * Janvier 2016 * Février 2016 * Mars 2016 * Avril 2016 * Mai 2016 * Juin 2016 * Juillet 2016



JUILLET 2016

 



Samedi 23 juillet 2016

 

Salut les câblés !
La semaine télé de Jeune Cinéma du 23 au 29 juillet 2016.



Vendredi 22 juillet 2016

 


 

Alice Chardère-Yotnahparian (29 juillet 1931-22 juillet 2016). ©Jeune Cinéma.


Mercredi 20 juillet 2016

 

Attention, avant de sortir à Paris, vérifiez.

Après l’attentat de Nice, des évènements estivaux ont été annulés à Paris, faute de "garanties satisfaisantes de sécurité", vient d’annoncer la préfecture de police.
Par exemple, le festival de cinéma de plein air en juillet et août dans les parcs et jardins de Paris.


À Londres, aujourd’hui, à 13h00, chez Chiswick, a lieu la vente aux enchères (2e partie) de la collection surréaliste de John Lyle, libraire et collectionneur averti (beaux livres imprimés et manuscrits, 325 lots).

Parmi ces lots, nous découvrons avec plaisir, que Jeune Cinéma fait partie des miscellanées Benjamin Péret, quel honneur !

JPEG - 47.5 ko

 

JPEG - 78.9 ko

 

John Lyle était l’ami de Jacques Brunius et il avait gardé toute sa bibliothèque.

À ce propos, nous rappelons la parution de l’ouvrage incontournable, les écrits de Brunius, dont nous vous parlions le mardi 5 juillet 2016, dans ce même Journal.

* Jacques-B. Brunius, Dans l’ombre où les regards se nouent. Écrits sur le cinéma, l’art, la politique (1926-1963). Éditions établie et présentée par Grégory Cingal avec la collaboration de Lucien Logette, Éditions du Sandre, Paris, 2016.

JPEG - 372.7 ko

 


Le 20 juillet 1969, c’est un dimanche. Il est 20h17 (en temps universel).
Neil Armstrong, qui vient d’alunir avec Apollo XI, annonce : "Houston, ici la base de la Tranquillité. L’Aigle a atterri".

Triomphe des États-Unis sur toute la Terre.
L’INA nous raconte ça.

JPEG - 447.5 ko

 

Et puis, il y a les complotistes.
Et c’est une autre affaire, dont Open Culture nous raconte quelques péripéties.

Pendant ce temps, la guerre du Vietnam (# 1955-1975) bat son plein. L’Offensive du Têt a eu lieu le 30 janvier 1968.
Le massacre de My Lai (16 mars 1968) est l’apogée de l’opération-génocide Wheeler / Wallowa, selon Noam Chomsky.
Il sonne comme une sinistre réplique du massacre de Sand Creek (29 novembre 1864).
Car non, les temps ne changent pas.

JPEG - 364.8 ko

 

Au début, on ne sait pas.
Plus tard, il y a des procès qui ne châtient et ne soulagent personne.
Les témoins commencent à disparaître. Les émotions sèchent.
On oublie vite les causes quand les conséquences s’éloignent.
Le binôme cause-conséquence, élément de base de toute rationalité, finit lui-même par devenir décoratif et rhétorique.

On en arrive aux temps modernes, chacun son tour d’aller au bal.

On fait quelques films qui ne sont pas vus...

* Interviews with My Lai Veterans de Joseph Strick (1970).

* La Moisson de My Lai (Harvest of My Lai) de Marcel Ophüls (1970).
Qui le mettra en ligne sur Internet ?

* My Lai de Barak Goodman (2010) (saison 22, épisode 6 de la série télévisuelle American Experience, créée par Henry Hampton & Stephen Fitzmeyer (depuis 1988).

... sauf peut-être...

* Soldier Blue de Ralph Nelson (1970).


À Paris, au Carreau du temple, dans le cadre du festival Paris Quartiers d’été 2016, dernières salves de l’année de la Corée (20-24 juillet 2016).

JPEG - 73 ko

 

Faites votre programme et vos réservations.

Le Carreau du Temple, 4 rue Eugène Spuller, 75003 Paris.


Les sorties sur les grands écrans

* Colonia de Florian Gallenberger (2015).

* Man on High Heels de Jin Jang (2015).

* Le Bon Gros Géant de Steven Spielberg (2016).

Les ressorties

* Little Big Man de Arthur Penn (1970).

* Fargo de Ethan & Joel Coen (1996).

* L’Été de Kikujiro de Takeshi Kitano (1999).

La sortie de Captain Fantastic de Matt Ross (2016) a été repoussée au 12 octobre 2016.
En l’attendant, on peut s’occuper du dit Anthropocène. (cf. aussi le Journal de Hushpuppy de lundi 18 juillet 2016)



Mardi 19 juillet 2016

 

À Paris, la "saison", comme on dit, est terminée.
Mais tout le monde n’est pas sous les pavés.
Eh non, ce n’est pas si terrible de ne pas "partir en vacances" avec tout le monde. Les vacances, c’est un état d’esprit et du corps, par un lieu obligatoire.

Profitons de "la ville" tant qu’elle triomphe encore, avec mille choses à faire et à découvrir (dont beaucoup gratuites), avec beaucoup moins de monde dans les rues et les transports et des rencontres à chaque coin de rue.

Paris Quartiers d’été, 27e édition (14 juillet-7 août 2016). C’est partout dans Paris.

JPEG - 254.1 ko

 

C’est la dernière année de Patrice Martinet.


 

Faites votre programme.

Festival Paris Quartier d’été, 
10, boulevard de Bonne-Nouvelle, 75010 Paris.



Lundi 18 juillet 2016

 

Il y a 80 ans, commençait la guerre d’Espagne (18 juillet 1936-1er avril 1939).

C’est le moment de revoir les films de Henri Cartier-Bresson.

L’Espagne vivra (1938), par exemple.

On pleure encore sur les horreurs du 20e siècle.


L’Espagne Vivra par TVideoblog3
 

Préparons-nous à celles du 21e siècle.

JPEG - 320.4 ko

 


Aux infos quotidiennes : Business as usual.

JPEG - 290.2 ko

 

Mais, en 2016, plus personne ne tente de ridiculiser les craintes écologistes. Coup d’œil sur la Mer d’Aral en 1989 et en 2013.

JPEG - 134.5 ko

 

Les changements climatiques, puis sociaux et humains sont inéluctables, et irréversibles. Ils ont déjà commencé.

JPEG - 79.3 ko

 

Longtemps, il s’est agi de "maîtriser" la Nature.
Aujourd’hui, il serait prudent de (re)penser, un peu plus avant, la dialectique maître-esclave.

JPEG - 373.2 ko

 

Le concept de cet Anthropocène, qui succéderait, dans l’échelle des Temps, à l’Holocène du Quaternaire où vit actuellement l’espèce humaine, n’est pas (encore) validé scientifiquement dans le monde de la géologie et de ses diverses spécialités. (1)
Il a été examiné au cours du 34e Congrès international de géologie de Brisbane (5-10 août 2012) sans qu’une décision soit prise.
Le 35e Congrès se tiendra au Cap, du 27 août au 4 septembre 2016.

Le mot et la notion "Anthropocène" existent depuis longtemps, popularisés à partir de 2000 par le Prix Nobel de chimie 1995, Paul Josef Crutzen (né en 1933). Ils sont de plus en plus utilisés et discutés sur les terrains des écologies politiques et sociales ainsi que de l’anthropologie traditionnelle (où on trouve les vieilles recettes sages de la survie).
Ce qui autorise ceux qui refusent de céder au catastrophisme à élargir le champ de la réflexion avec la relecture de certains utopistes, comme Murray Bookchin (1921-2006).

JPEG - 439.6 ko

 

La datation du début de "l’Anthropocène" est variable selon ses penseurs.

Mais son accélération (exponentielle) fait consensus : elle date du milieu du 20e siècle.

La prévision du moment de l’effondrement à venir est (encore) impossible, même si les signes avant-coureurs se précipitent.

JPEG - 451.4 ko

 

Pour éviter la panique et la mélancolie inhérentes à toute "révolution" (le terme ayant changé de connotation historique et rejoignant celle du vocabulaire képlérien), les béotiens que nous sommes peuvent se réfugier dans l’abstraction linguistique.

L’Anthopocène, ce serait un nouveau temps géologique.
Il s’agit donc, si on veut comprendre ce qui nous arrive, déjà, par exemple, de bien faire la différence entre les ères, les périodes, les époques, les étage, etc.

Bonnes lectures :

Voici, pour les vacances, une première esquisse de bibliographie.

1. L’Union internationale des sciences géologiques (UISG) a mis en place une commission : la Commission stratigraphique internationale (ICS) qui s’occupe de cette question.



Samedi 16 juillet 2016

 

Salut les câblés !
La semaine télé de Jeune Cinéma du 16 au 22 juillet 2016.



Vendredi 15 juillet 2016

 

"À trois heures de l’après-midi, tout le monde élégant se retrouve sur la Promenade des Anglais, une charmante avenue fort large, bordée de palmiers, de fleurs et d’arbustes tropicaux, limitée d’un côté par la mer, de l’autre par des hôtels et des villas derrière lesquels s’étendent les vergers d’oranges et les collines. Beaucoup de nations sont représentées, on y parle de nombreuses langues, on y porte des costumes très divers et par une journée ensoleillée, le spectacle est aussi gai et coloré qu’un carnaval. Des Anglais hautains, des Français animés, des Allemands massifs, de beaux Espagnols, de vilains Russes, des Juifs humbles, des Américains insouciants, tous roulent carrosse, se promènent ou occupent les bancs en échangeant les nouvelles, en critiquant la dernière personnalité arrivée, Ristori ou Dickens, Victor-Emmanuel ou la reine des Îles Sandwich."

Louisa May Alcott, Les Quatre Filles du Docteur March (Little Women) (1868), in Christian Artaud & Éric L. Paul, La Côte d’azur des écrivains, Édisud, 1999.

C’était au temps où l’on s’avisa de construire le malchanceux Palais de la Jetée (1889-1944), imité de celui de Brighton, avec sa vocation aux plaisirs, avec son faux départ en 1883 et finalement avec son destin agité, détourné, réquisitionné, fermé, détruit.

JPEG - 359.8 ko

 

JPEG - 377.3 ko

 

À Nice, les feux d’artifice de la fête nationale sur la Baie des Anges sont splendides. La Promenade des Anglais, bordée d’hôtels de grand luxe, ce soir-là spécialement, appartient à tout le monde. Et pas seulement à Jean Lorrain ou Marie Bashkirtseff et leurs amis choisis, cette haute société parisienne des villas, qui autrefois y passait l’hiver et fuyait dès les premières chaleurs.

Le 14 juillet, c’est le "Bastille Day" pour le monde entier.

JPEG - 153 ko

 

Dix heures et demie du soir en été, l’heure où tout devient possible.

Ce 14 juillet 2016, à cette heure-là, à la fin du feu d’artifice, un camion 19 tonnes, conduit par un humain, a foncé dans la foule joyeuse. Carnage pendant 2 km.

La vision politicienne des guerres et des attentats, elle est relativement facile, confortable même intellectuellement, quel que soit le point de vue. C’est facile de désigner les responsabilités de ceux qui essayent et/ou feignent de contrôler la situation. On a les outils historiques nécessaires pour un encadrement rationnel, des explications, des débats, des supposés remèdes. Et même - c’est terrible - on peut finir par s’habituer et vivre avec.

Mais, hélas, vu en surplomb, ce chaos ressemble bigrement et de plus en plus à une fin de civilisation, avec ses inévitables mouvements sociaux erratiques, et, nichée en son cœur, comme un cancer métastasé, une puissante pulsion de mort qui s’épanouit, désormais absurde, "in-signifiante".

Nous pensons à Sigmund Freud et son intuition de 1920 (Au delà du principe de plaisir) qu’il peaufine (Malaise dans la culture), juste avant le Mardi noir du krach, le 29 octobre 1929.

Nous pensons à Bernard Maris, alias Oncle Bernard, qui, avec Gilles Dostaler, rassemblait Keynes et Freud dans un fécond dialogue, avant d’y passer le 7 janvier 2015.

JPEG - 92.3 ko

 



Mercredi 13 juillet 2016

 

Autrefois, on chantait pas seulement sous la douche, mais en public, dans les rues, à la maison, partout.

On dansait aussi, partout, dans les rues, les parcs, les restaurants, chaque fois que possible. On le sait par les souvenirs des anciens, on le voit dans les films et sur les photos de Brassaï ou Doisneau.


 

Plus tard, on avait laissé les machines chanter pour nous, et, au lieu de s’activer dans les surboums, on planait dans les soirées.

On dirait que ça revient, au moins dans les rues, et en tout cas chez les pompiers, les 14 juillet.

JPEG - 182.4 ko

 

* Tous les bals populaires à Paris, ce soir (et/ou demain), avec de quoi manger et de quoi boire.

* À partir de 21h00 : Les bals des pompiers. Treize casernes nous ouvrent leurs portes.

* À partir de 17h00 : Bal de l’UEC, place des Abbesses, 75018 Paris
Avec Réseau Tigré, Spinja, Selecta Dilo & Friends, Feezy Hussle, Jywell, Kimberley, Redisgood.

* À partir de 18h00 : Bal du PCF, place des Grandes Rigoles, 75020 Paris.
Avec Sofa Express, Elembo, et un DJ.

* À partir de 18h00 : Bal du PCF, place de Moro-Giafferi 75014 Paris.
Avec DJ Monkey Green.

* À partir de 19h00 : Bal des migrants, place Stalingrad 75019 Paris.


C’est ce soir que commence le Cinéma en plein air à La Villette, 26e édition, avec comme thème Dress Code (13 juillet-21 août 2016).


 

Attention aux horaires "dégressifs". Débuts de projection :

* du 13 au 17 juillet 2016 à 22h30
* du 20 au 24 juillet 2016 à 22h15
* du 27 au 7 août 2016 à 22h00
* du 10 au 14 août 2016 à 21h45
* du 17 au 21 août 2016 à 21h30

Faites votre programme.

Cinéma en plein air, Terrasse du Parc, 75019 Paris.


Les sorties sur les grands écrans

* L’Olivier de Iciar Bollain (2016).

* Colonia de Florian Gallenberger (2015).

* Florence Foster Jenkins de Stephen Frears (2016).

Les ressorties classiques

* Vacances à Venise (Summertime) de David Lean (1955).

* La Grande Vadrouille de Gérad Oury (1966).

* Les Poings dans les poches (I pugni in tasca) de Marco Bellocchio (1965).



Mardi 12 juillet 2016

 

Face à un avenir fortement aléatoire, de douces consolations du passé :

À Nantes, on n’oublie pas le communard Jean Baptiste Clément (1836-1903), qui a fêté ses 270 ans le 31 mai 2016 et n’a pas écrit que Le Temps des cerises  :


On n’oublie pas non plus que cette année, en février, Dada a eu cent ans.


 

Voilà un peu de matériel pour fêter ça dignement.


Dernière séance de la saison au Cinéclub CinéCaro

* À 19h30 : Dans le sillon du juge sans robe de Mika Gianotti (2005).
En présence de Mika Gianotti et de Anne Galland, chef op.


 

Et rendez-vous à la rentrée, le mardi 27 septembre 2016.

Auditorium du Carreau du Temple, 2 rue Pérée, 75003 Paris.


À Marseille, c’est aujourd’hui que commence le Festival International de Cinéma de Marseille (FID), 27e édition (12-18 juillet 2016).

Pour ceux qui aiment les chiffres : 130 films, 150 invités, 25 00 spectateurs.
Mais c’est surtout bien autre chose, un glorieux passé et un rendez-vous devenu incontournable : un festival qui ne cesse de s’épanouir depuis 27 ans.

JPEG - 273.5 ko

 

Faites votre programme.

Repérez vos lieux.

Rebondissez sur France Culture.

FIDMarseille, Festival International de Cinéma, 14 allée Léon-Gambetta,
13001 Marseille.



Lundi 11 juillet 2016

 

Euro 2016, prolongations.
Ce matin, pour les médias, ce n’est pas le Portugal qui a gagné, mais la France qui a perdu.
Nuance et hiérarchie.
Le si instinctif des larges masses Vae Victis ?
NIMBY (not in my backyard).

Et si encore ça relevait du "perdant magnifique".
Mais c’est bien plutôt le repli identitaire, face à la compète dominante.

Le sport, plutôt que la guerre, comme lien vers l’Internationale...
Ah les Terriens ne sont pas pas rendus, qui ne parviennent pas à articuler le proche et le lointain, tous deux également dignes de soins, d’attention et d’amour.


À Lunéville, au Château, Didier Francfort consacre l’atelier d’été de l’Institut d’histoire culturelle européenne (IHCE) et du CERCLE aux choses.
Plus exactement aux "Objets", une approche interdisciplinaire (11-13 juillet 2016). Entrée libre.

JPEG - 405.4 ko

 

Et cette idée nous ravit, nous qui sommes fascinés par les amours perverses entre les mots et les choses, nichées au cœur des corps et des systèmes.

Nous qui avons découvert l’âme des objets inanimés dans notre adolescence avec Lamartine, puis leur mana avec Marcel Mauss.

Nous qui avons commencé à découvrir la société de consommation avec Les Choses de Georges Pérec (1965), et la réification avec Le Système des objets de Jean Baudrillard (1968).

Nous qui continuons à naviguer sans boussole (Marx et les Situs sont loin) entre valeur d’usage et valeur d’échange, et cette foutue valeur sentimentale, qui nous empêche de bazarder nos souvenirs et ceux de nos ancêtres.

Nous qui nous dépatouillons, dans la plus extrêmes solitude, abandonnés par nos doudous, avec l’objet (petit) a, enchaînés à Papa Lacan et sans solution (Freud est loin).

Heureusement qu’il y a Boris & Gudule, qui restent proches, eux.


 

Donc à Lunéville, ces trois jours passionnants commencent ce matin à 10h00 avec l’introduction de Didier Francfort : Les sciences humaines et sociales face aux objets.

Faites votre programme.

Et voyez aussi "l’objet" du jour, dont le premier est La machine à explorer le temps.

Suivent la personne et la merde, les couvertures, le voile, l’oboe, la lanterne rouge, les armes, la muraille, le globe, le robot, la télévision, l’entrecôte, le contrat, le couscous, le verre, le miroir, etc. jusqu’à la tourniquette à faire la vinaigrette.

En tout, 125 "objets" qui forment nos éco-systèmes physiques et mentaux, qui nous phagocytent et nous envahissent sans qu’on y prête attention.
Il est nécessaire, pourtant, qu’en retour, on les examine, on les manipule, on les séduise, on les détourne.

À Lunéville, c’est l’heure de la réification joyeuse, juste retour des choses.

Château des Lumières de Lunéville, Place de la 2ème Division de Cavalerie, 54300 Lunéville.


À Lyon, Les Inattendus proposent les Toiles d’été pendant l’été, en plein air et entrée libre, dans les quartiers de la Guillotière et de Gerland.

Ce soir, on voit un Burt Lancaster éblouissant et plus que jamais métaphysique.

* À 22h00 : The Swimmer de Frank Perry (1968).
Mais vérifiez l’heure.

Faites votre programme d’été à Lyon.

Ce soir : Place Bahadourian, 69003 Lyon.



Dimanche 10 juillet 2016

 

Euro 2016 : Ce soir, en finale, la France a perdu 1-0 face au Portugal.

Alors, c’est la faute à la journée de récup en moins, au malheureux poteau qui se trouvait là bêtement, aux papillons de nuit, au genou de Ronaldo, à Voltaire et Rousseau qui se sont probablement plantés tous comptes faits, etc.

Quelle vulgarité quand même, ce chauvinisme, exhibé ou à peine dissimulé des commentateurs, quel manque d’élégance !

Et qu’est-ce qu’il est bien, Rui Patricio !

Merci Charles Tatum !

JPEG - 26.6 ko

 


Jacques Rouffio (1928-2016) est mort vendredi 8 juillet 2016.

Nous avions beaucoup aimé son premier film, L’Horizon (1967), et son générique de luxe, technique comme casting. C’était un des premiers films à évoquer l’envers de 14-18, avec les révoltes de 1917.

JPEG - 77.1 ko

 

Cinquante ans après, c’était pas encore possible d’en parler, toujours incorrect, pas convenable, pas à la mode. Il restait encore trop de poilus, abîmés ou pas, que ça aurait pu faire souffrir : des héros inutiles ? des sacrifices pour rien ? des camarades courageux autrement ?
Rouffio, qui avait été l’assistant de ces grands réalisateurs, Delannoy (1908-2008), Verneuil (1920-2002) et Franju (1912-1987), - qualité française comme croyait les insulter l’insolente génération montante d’alors - , avait 40 ans.
Ce fut un échec, et il mit dix ans à s’en remettre.

Après quoi, il put, dans la seconde partie de sa vie, avec des co-scénaristes de haut niveau comme Georges Conchon, Jean-Loup Dabadie, Claire Denis, Gilles Perrault, faire des films à son goût, qui finit par correspondre à celui du public.

Personne, bien sûr, n’a oublié La Passante du sans-souci (1982), à cause de l’émotion et de Romy la très populaire.


 



Samedi 9 juillet 2016

 

"A qui construit des châteaux en Espagne, des tentes à la République, du bocage nantais aux rues de Mayotte, du Chili au Rojava…"

À Paris, place de la République, depuis hier et jusqu’à demain, on fête les cent jours de Nuit debout, cet événement extraordinaire, qui a commencé sous le déluge et a perduré par tous les temps, et sur tous les tons (8-10 juillet 2016).

Notre bonne vieille République de base est plus haut et plus haute que Wall Street.

JPEG - 48.5 ko

 

JPEG - 85.3 ko

 

JPEG - 139.2 ko

 


JPEG - 102.5 ko

 

Nous méditons sur la mort violente, le mardi 5 juillet 2016, de Alton Sterling, 37 ans, qui vendait des CD sur le parking d’un supermarché, à Baton rouge, Louisiana.
Il était armé comme tout le monde mais il était noir. Achevé au sol.

"Contrôle de routine, les flics se sentent menacés".

Nous nous souvenons du meurtre de Michael Brown , 18 ans, non armé, à Ferguson, Missouri, le 9 août 2014, dont le meurtrier n’a jamais été condamné.
Ou de celui de Antono Martin, 18 ans, armé, le 23 décembre 2014, à Berkeley, Missouri.
Et de quelques autres, au long des mois.

Nous contemplons les lynchages, nous surveillons les manifs d’indignés, nous assistons aux émeutes. Puis les lynchages recommencent.

Nous méditons sur le destin tragique du menuisier-maçon Micah Xavier Johnson, 25 ans, de Mesquite, banlieue de Dallas, Texas, vétéran d’Afghanistan, soldat perdu qui croyait que la vendetta était une solution, alors que par définition elle est sans fin.
Et qui a raté son coup, puisqu’on ne parle que de "la tuerie de Dallas", vendredi 8 juillet 2016, de lui, le sniper super équipé, et de ses cinq flics blancs abattus.

Et plus du tout des origines de ce massacre, et de sa "cause".

Qu’elles soient des raisons, des causes directes ou des prétextes n’importe plus, hélas.


Salut les câblés ! est de retour, avec son embarras du choix.
La semaine télé de Jeune cinéma du 9 au 15 juillet 2016.

Mais Hitch le fantasque a dû avantageusement nous remplacer, avec ses super coffrets DVD Elephant Films.

JPEG - 95.5 ko

 

JPEG - 81.9 ko

 


Depuis le 5 juillet (et jusqu’au 10 juillet 2016), La Villette "s’est mise aux couleurs de l’Euro".
C’est Foot foraine, une fête avec exposition, jeux vidéo, Café des Sports, "tournois conviviaux sur terrains décalés", ateliers jeune public, tout ça.


 

Dans ce cadre, à la veille de la finale, le collectif d’artistes de Hambourg A Wall is a Screen (né en 2003) en collaboration avec le Goethe Institut nous propose, ce soir, une petite randonnée nocturne dans le parc de La Villette qu’il transforme en salle de cinéma pour des courts métrages.

* À 22h00 : A Wall is a Screen ; Entrée libre.

JPEG - 300.8 ko

 

JPEG - 329.5 ko

 

C’est comme une avant-première du Cinéma en plein air qui commence mercredi 13 juillet 2016.

Parc de la Villette, 211 avenue Jean Jaurès, 75019 Paris.



Vendredi 8 juillet 2016

 

À Avignon, le théâtre flirte avec le cinéma, leur attirance réciproque n’est pas nouvelle.
On sait depuis toujours, aussi, qu’on peut faire théâtre de tout, généralement, autrefois, on citait l’annuaire du téléphone.

Un scénario de film est un choix moins périlleux.
Ivo Van Hove a choisi celui du film Les Damnés, écrit par Luchino Visconti, Nicola Badalucco et Enrico Medioli, pour La caduta degli dei, aka Göttedämmerung (1969).
En français : Les Damnés, pourquoi pas, l’imagination de la machinerie économique du cinéma nous a toujours éblouis. En tout état de cause, tout le monde sait qu’il y en a au moins un autre : Les Damnés (The Damned) de Joseph Losey (1963).

Dans Jeune Cinéma n°45 de mars 1970, Luchino Visconti parlait de son film.

* À 22h00 : Les Damnés, mise en scène de Ivo van Hove. (6-16 juillet 2016).
Avec la troupe de la Comédie-Française.

Cour d’honneur du Palais des Papes.



Jeudi 7 juillet 2016

 

Ce soir, dans notre cinéclub le plus secret et le plus intime, celui de l’Aéro-Club de France, en projection privée.

* À 20h00 : Croisières sidérales de André Zwobada (1941).

Avec en bonus, des extraits vidéo de divertissement et actualités de 1942.

Pas de contribution financière et pot de l’amitié.
Mais il faut prévenir de votre participation, en confirmant celle-ci auprès de :

* Jean-Louis Merle (06 08 55 20 37).
* L’Aéro-Club de France (01 47 23 72 72).

Pour ceux qui ne pourront pas y être et entendre tout ce qu’il y a à dire de ce premier film de science-fiction français du parlant, très réjouissant, avec un dialogue de Pierre Bost, réalisé avec des bouts de ficelle (normal en 1941), les Russes nous le proposent en ligne et en français.


 

Aéro-Club de France, 6 rue Galilée, 75016 Paris.



Mercredi 6 juillet 2016

 

On vous parle depuis un moment de l’association Cinémas indépendants parisiens née en 1992 et de ses activités multiples pour les enfants.

28 salles à Paris, toutes aussi sympas les unes que les autres..

L’association propose L’Enfance de l’art, tout l’été (29 juin-7 septembre 2016).

Faites votre programme.

Aujourd’hui, on choisit celui de La Clef :

* À 14h15  : Fatty se déchaîne de Roscoe "Fatty" Arbuckle avec Roscoe "Fatty" Arbuckle, Buster Keaton, Al St. John.

En trois parties :

* Fatty garçon boucher (The Butcher Boy) (1917).

* Fatty à la clinique (Good Night, Nurse !) (1918).

* Fatty amoureux (Love) (1919).


 

La Clef, 34 rue Daubenton, 75005 Paris.


À Marseille, Vidédrome 2 accueille Images Contre Nature (ICN),16ème édition, festival international de vidéo expérimentale (6-10 juillet 2016). Entrée à prix libre.

Tous les détails, faites votre programme.

Avec Mekas en ouverture.

JPEG - 490.4 ko

 

* À 16h00 : Programme animé (jeune public / tout public), 10 films.

* À 21h00 : Tribute to Mekas par P’Silo & Videodrome 2 & In Between de Jonas Mekas (1978).

Vidéodrome 2, 49 cours Julien, 13006 Marseille.


À Avignon, c’est aujourd’hui que commence le Festival, le plus grand festival de théâtre du monde, qui fête ses 70 ans (6-24 juillet 2016).

JPEG - 97.8 ko

 

JPEG - 572.2 ko

 

JPEG - 528.3 ko

 

Il ne rajeunit pas, il se métamorphose, il se bonifie, riche des sédimentations de sa mémoire magnifique.

Riche même de ses remous.

JPEG - 107.3 ko

 

JPEG - 396.5 ko

 

JPEG - 506.2 ko

 

Programme.

Histoire.

Festival d’Avignon, Cloître St-Louis, 
20 rue du portail Boquier, 84000 Avignon.


Les sorties de la semaine sur les grands écrans.

* Irréprochable de Sébastien Marnier (2015).
N.B. On adore Marina Foïs, et cela depuis longtemps.

* The Strangers de Na Hong-jin (2016).

* Lea de Marco Tullio Giordana (2015).

Les ressorties incontournables.

* Maculin féminin de Jean-Luc Godard (1966).

* Un mariage (A Wedding) de Robert Altman (1978).

* La Planète des vampires de Mario Bava (1965).



Mardi 5 juillet 2016

 

À Paris, ce soir, on parle du gentleman Jacques B. Brunius (1906-1967), à la librairie du Panthéon.

* À 18h30 : Rencontre avec Grégory Cingal et Lucien Logette.
Autour de la publication des écrits de Brunius dans un ouvrage au titre énigmatique : Dans l’ombre où les regards se nouent. Jacques-B. Brunius (Éditions du Sandre, 2016).

JPEG - 372.7 ko

 

Brunius semble méconnu, parce qu’il est mal connu.
En réalité, la plupart d’entre nous possède son propre Brunius dans sa mémoire.

Qui a oublié sa bonne bouille et sa marinière sur le tournage de Une partie de campagne de Jean Renoir (1936) ?

JPEG - 111.4 ko

 

JPEG - 260.9 ko

 

Qui a oublié ses sarcasmes et son évident plaisir de jouer les salauds ?

JPEG - 57.4 ko

 

Sur le béret français (et pas bolchevik) plutôt que la casquette (qu’est pour les ouvriers) dans L’Affaire est dans le sac de Pierre Prévert (1932).


 

Ou sur les besoins des actionnaires et la nécessité des licenciements, dans La vie est à nous de Jean Renoir (1936).


 

On connaît moins le Brunius croqué par Maurice Henry.

JPEG - 87.8 ko

 

L’homme aux multiples centres d’intérêt, aux innombrables activités et à la longue liste de pseudos. L’assistant de Buñuel sur L’Âge d’or, (1930), le surréaliste, le journaliste de la BBC, le spécialiste de Lewis Carroll, le poète, l’artiste.

JPEG - 126.9 ko

 

JPEG - 197.9 ko

 

JPEG - 28.5 ko

 

Grégory Cingal et Lucien Logette vous raconteront tout ça ce soir.

N.B. le DVD chez Doriane Films et les Films de l’Équinoxe : Jacques Bernard Brunius. Un cinéaste surréaliste.
Avec un livre illustré de 36 pages et des bonus dont Le Palais Idéal de Ado Kyrou (1958) sur un texte de Ferdinand Cheval.

JPEG - 93 ko

 

Cinélittérature, Librairie du Panthéon, 15 rue Victor Cousin, 75005 Paris.


À Grenoble, ce soir, la Cinémathèque nous invite à bien commencer l’été en plein air.

C’est Film cour en plein air, 39e édition qui commence (5-10 juillet 2016).

JPEG - 98.9 ko

 

Faites votre programme.

Cinémathèque de Grenoble, 4 rue Hector Berlioz, 38000 Grenoble.



Lundi 4 juillet 2016

 

Abbas Kiarostami (1940-2016) est mort aujourd’hui, juste à la fin du temps des cerises. Cancer bien sûr. C’est une hécatombe autour de nous.
Kiarostami.

Il faisait des films depuis 1970.
Jeune cinéma l’a découvert en juillet 1992, dans son numéro 216. C’était pour Et la vie continue (1991), au festival de Cannes 1992.

JPEG - 138.6 ko

 

Des articles pour ses films, de nombreux entretiens avec Heike Hurst, le point de son œuvre en 2008, avec René Prédal… Jeune Cinéma n’a cessé de le suivre ensuite.

Nous repensons à son tout dernier film, il y a 4 ans, Like Someone in Love, en compétition au festival de Cannes 2016, "comme du champagne".
Qui savait que ce serait le dernier ?


Christian Petr (1951-2016) est mort hier, dimanche 3 juillet 2016.
"Les médecins tentaient de faire face à plusieurs cancers, survenus chez lui simultanément, de manière brutale".
Tous les amis de Roger Vailland ont pris le deuil. Nous aussi.

JPEG - 84.8 ko

 


On en a un peu marre d’annoncer les morts et on préfèrerait annoncer les naissances comme Gabriel.

JPEG - 141.6 ko

 

Mais pas le moindre ange dans le monde de Jeune Cinéma, hélas.

À part ceux de Wenders et de Benjamin, qui ont vieilli et perdu de leur inspiration.

JPEG - 32.8 ko

 

JPEG - 151.1 ko

 

Et le nôtre perso, un peu cassé, tout petit et sans influence ni pouvoir.

JPEG - 696 ko

 


Accablés, consternés.
À chaque nouvelle information, économique, politique, sociale, nous voyons notre civilisation techno-industrielle hyper connectée vaciller.

Le Grand Soir, finalement, ce sera sans doute, pour nous les vivants, son collapse.

Lecteurs des anthropocénistes, ces lanceurs d’alertes réalistes éloignés de toute vision apocalyptique, nous ne faisons que suivre Paul Valéry. Les civilisations sont mortelles, c’est pas nouveau.
Ils nous consolent en nous enjoignant de regarder la réalité en face au lieu de la dénier. Et nous sommes heureux d’apprendre que le capital le plus précieux sera le capital social : nos amis.

JPEG - 418 ko

 

Où se réfugier ? Dans la communauté de nos amis ? Comment se préparer ? Sûrement pas en remplissant les baignoires d’essence.

Nos grands-parents étaient économes et gardaient tout, "pour si y avait la guerre".

Les jeunes d’aujourd’hui seraient étonnés de savoir quelques uns de leurs secrets, nés de leur expérience du siècle dernier (14-18 ou 39-45), et qu’on n’a pas forcément voulu écouter.
Par exemple ce qui manque le plus en temps de guerre et de restrictions : ça peut être juste des récipients pour récupérer l’huile à laquelle on a droit (inutile de la stocker, elle rancit vite).
Autre exemple : stocker des pâtes ou du riz semble raisonnable, mais c’est qu’on ne pense pas aux charançons.

Nos grand-parents avaient acquis une certaine pensée du troc, et elle sera bien utile quand ils vont fermer les distributeurs de monnaie et qu’on n’aura plus accès à nos économies. Personne n’a de raison d’en rire : ça arrive tout le temps, souvenez-vous de la Grèce ou de l’Argentine. Et les survivants de Detroit le disent très bien à Florent Tillon : "Ils ont fabriqué des voitures. Mais les voitures, ça ne se mange pas".

Anyday Now, anyway.


 

Ah que la vie a été belle quand on accélérait, quand l’horizon était progrès, quand on dépensait sans compter ou qu’on revendiquait de le faire.

JPEG - 193.6 ko

 

Ici et maintenant, pour se distraire et commencer le mieux possible cet été 2016, temps de déclin, on peut choisir l’art et le rire, qui nous seront d’un grand secours.

Par exemple avec les Monty Python de cette belle époque-là.


 



Dimanche 3 juillet 2016

 

Week-end meurtrier.

Vendredi 1er juillet 2016 : le poète Yves Bonnefoy (1923-2016) est mort.

Samedi 2 juillet 2016 : l’homme politique Michel Rocard (1930-2016) est mort et le Prix Nobel de la Paix Élie Wiesel (1928-2016) est mort.

Dimanche 3 juillet 2016 : le cinéaste Michael Cimino (1939-2016) est mort.

Ainsi va toute chair.

JPEG - 552.6 ko

 

D’ailleurs, ce matin, au moins 75 morts dans un attentat à Bagdad revendiqué par Daech.

JPEG - 37.1 ko

 

Ainsi va le monde.


Arriverderci Cineteca di Bologna !

JPEG - 764.6 ko

 



Samedi 2 juillet 2016

 

Ce soir, à Bologne, sur la piaza Maggiore, dans la nuit chaude, au pied de San Petronio, c’est le dernière séance du cinema ritrovato.

Tandis que Kris Kristofferson entonne son petit country paresseux, Help Me Make it Through the Night et que commence Fat City, s’élèvent les hurlements des supporters italiens devant les télés de la ville. Aux dernières nouvelles : l’Allemagne bat l’Italie aux tirs au but (1-1, 6-5) et se qualifie en demi-finale.


À Bologne, le programme de toute la journée.

Pour la dernière journée du festival 2016, on va honorer Peter von Bagh (1943-2014) qui nous a quittés beaucoup trop tôt.

* À 17H30 : Peter von Bagh de Tapio Piirainen (2016).
Présentaion de Anna von Bagh avec Tapio Piirainen et Liselott Forsman.

Piazza Maggiore

* À 21h45 : Fat City de John Huston (1972).


 

Piazzetta Pasolini

* À 22h15 : Gran finale. Il Cinema Ritrovato compie trent’anni
Un programme raffiné ccompagné au piano par Daniele Furlati.
Réservation obligatoire.


Salut les câblés !

Et à la semaine prochaine !

JPEG - 300.6 ko

 



Vendredi 1er juillet 2016

 

À Bologne tout le programme de venerdi.

* À 12h00 : Distribution des prix du DVD et du Blu-ray, 13e édition. Auditorium.

Le jury :
Président : Paolo Mereghetti.
Lorenzo Codelli, Alexander Horwath, Lucien Logette, Mark McElhatten, Jonathan Rosenbaum. Mark McElhatten, absent de Bologne cette année, est toujours membre actif du jury.

Suspense.
En attendant le communiqué officiel, voyez les finalistes.

JPEG - 59.6 ko

 

Et voici le palmarès.


* À 14h30 : A Woman of the World de Mal StClair (1925), avec Pola Negri. Salle Mastroianni.

* À 15h30 : Muriel ou le Temps d’un retour de Alain Resnais (1963). Cinéma Arlecchino.

* À 18h15 : Le Double Amour de Jean Epstein (1925). Salle Mastroianni.

Piazza Maggiore

* À 21H45 : Quai des orfèvres de Henri-Georges Clouzot (1947).


À La Rochelle, c’est ce soir que commence le Festival international du film, 44e édition (1er-10 juillet 2016).

Un vaste programme, comme d’habitude, un incontournable.


 

Faites votre programme.

Et complétez avec France Culture.

Les lieux du festival.


À Toulouse, les projections en plein air de la Cinémathèque commencent ce soir (1er juillet-20 août 2016).

500 places par séance et, durant sept semaines, une quarantaine de grands films de l’histoire du cinéma. On en profite pour vous rappeler que, désormais, c’est Robert Guediguian, le patron.

Ce soir

* À 22h30 : Le Sortilège du scorpion de jade (The Curse of the Jade Scorpion) de Woody Allen (2001).

Les jours raccourcissent, depuis un moment déjà, hélas.
Alors, en faisant votre programme, faites attention : à partir du mardi 19 juillet, ce sera à 22h00.

Cinémathèque, 69 rue du Taur, 31000 Toulouse.



JUIN 2016

 



Jeudi 30 juin 2016

 

À Paris, à la librairie du Panthéon, Marc Benda nous invite avec Jean-Pierre Mocky.

* À 18h30 : Rencontre avec Jean-Pierre Mocky
Dédicace et commentaires de son livre :
Laurent Benyayer, Philippe Sichler & Jean-Pierre Mocky, Un œuvre en solo (Mocky Delicious Products, 2015).

JPEG - 18 ko

 

Ça fait 74 ans qu’il fait du cinéma, Mocky, si on compte sa première apparition de très beau jeune premier dans Les Visiteurs du soir de Carné, en 1942.

Ça fait 48 ans qu’il a trouvé sa place (avec des hauts et des bas) et qu’on le reconnaît (bien ou mal), en gros, depuis 1968, avec sa première rétrospective à la Cinémathèque, et le film qui a suivi : Solo en 1970).

Ça fait 83 ans qu’il est indépendant, Mocky, indécrottable romantique et systématique sarcastique. Ce qui ne l’a pas empêché de faire tourner - en les détournant plus ou moins sournoisement - les plus grands acteurs : Bourvil, Fernandel, Michel Serrault, Noël Roquevert, Michel Simon, Jeanne Moreau ou Catherine Deneuve, et plein d’autres.

Il avait déjà écrit ses mémoires : M. le Mocky (Denoël, 2001).
Et souvent parlé de lui : Cette fois je flingue (Éd. Florent Massot, 2006) ; Mocky s’affiche (Éd. Christian Pirot, 2007) ; Pensées, répliques et anecdotes (Le Cherche Midi, 2009).

JPEG - 198.6 ko

 

En cette année d’anniversaire du Brady qui fête ses 60 ans (et qu’il a dirigé de 1994 à 2011), le temps est venu pour lui de raconter ce mélange détonnant : sa vie, son œuvre, ses rôles, ses innombrables métiers, ses vrais amis et ses mauvaises fréquentations, ses bons et ses faux coups, ses figurations et ses défigurations, ses apogées et ses déclins, et la connerie humaine en général. Avec plein de photos.
Et on se régale.
Car chez Mocky, la provocation (à quoi ? à sortir de la fange peut-être) est une affaire de morale.

Cinélittérature, Libraire du Panthéon, 15 rue Victor Cousin, 75005 Paris.


À Bologne

Programme complet de giovedi.

Ce soir, Piazza Maggiore

* À 21h45 : L’Albero degli Zoccoli de Ermanno Olmi (1978).

Ou alors, plutôt la délicieuse Piazzetta Pasolini.

JPEG - 738.8 ko

 

JPEG - 665.8 ko

 

* À 22h15 : Cœur fidèle de Jean Epstein (1923).
Accompagnement au piano de Gabriel Thibaudeau.


 


Et de nouveau à Paris.

C’est aujourd’hui que commence le Festival du film merveilleux et imaginaire, 7e édition (30 juin-2 juillet 2016). Entrée libre.


 

Faites votre programme.

Theâtre Douze, 6 avenue Maurice-Ravel, 75012 Paris.



Mercredi 29 juin 2016

 

À Bologne, hier mardi 28 juin 2016, on n’était pas aussi heureux que d’habitude.

D’abord, à la Cineteca, c’était presque l’émeute, l’après-midi.
Des queues jamais vues pour les deux salles Mastroianni (films muets) et Scorsese (films parlant). Les habitués, pas préparés, n’ont pas pu trouver de place. Un quart d’heure avant le début des films, tout était plein y compris, par terre, dans les travées.
Et dans le délicieux et frais petit hall de toujours, succédant au silence apaisant, un brouhaha épuisant.

Alors pourquoi ça, et pourquoi hier ?

Des films pas plus extraordinaires que d’habitude, un jour de semaine comme un autre, pas de grande star internationale... Personne ne sait si c’était spécial à ce mardi-là (et pourquoi) ou si c’était le premier jour d’un changement qualitatif du Ritrovato, pour ses trente ans.
À la Cineteca, on nous rassure en nous disant que c’est pour cela qu’on ouvre une cinquième salle.
Dans la ville, on dit qu’il y a plus de touristes cette année.

Mais n’en déplaise à Durkheim, on sait encore si peu de choses sur les mouvements sociaux, et on continue à évacuer la question démographique pourtant centrale, comme le déplorait déjà Pierre Naville, dans sa deuxième vie post-surréaliste.

Et notre cher festival, s’il devient aussi dur à vivre que Cannes ou Lyon-Lumière dans une permanente lutte pour une place et des attentes sans fin, on sent qu’il pourrait être défiguré.

Consolation avec une bonne lecture :

* Pablo Servigne et Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes. Postface de Yves Cochet (Seuil, 2015).

Merci Gilles !

JPEG - 418 ko

 

Deuxième déception, hier mardi 28 juin 2016 : The Band Wagon sur la piazza Maggiore.

C’était la copie 35 mm venant de la collection personnelle de Scorsese, présentée par un Ian Christie émerveillé de cette chance.
Nous y sommes allés en rêvant de mieux distinguer les arbres de Central Park et les éléments fondamentaux des scènes surréalistes de l’antichambre du cabaret.

Tintin.

La version présentée était la même que celle qu’on trouve en ligne, un peu terne et plutôt floue sur les détails (cf. Journal de Hushpuppy, hier, mardi.
Et pour ce qui concerne la table de dissection, on a dû se rabattre sur celle de l’Archiginnasio sans parapluie ni machine à coudre. Les temps de disette commenceraient-ils ?

JPEG - 555.3 ko

 

Peut-être aussi qu’on a pris de mauvaises habitudes avec les restaurations, les 4 K, et autres moderneries.
Quoiqu’il en soit, nous aurons peut-être plus de chance aujourd’hui, et prudemment, nous arriversons plus tôt.

Programme général de ce mercredi.

Notre choix :

* À 16h15 : Telle est la vie (So ist das Leben) de Carl Junghans (1929).
Un hommage à Valeska Gert, présenté par Volker Schlöndorff. Salle Mastroainni.

* À 18h00 : La Maternelle de Marie Epstein & Jean-Benoît Lévy (1933). Salle Mastroianni.

Pour ceux qui ne sont pas à Bologne, le film est en ligne.

Et pour notre plaisir, Marie Epstein la gracieuse.

JPEG - 189.6 ko

 

Ce soir, Piazza Maggiore, à 21h45, un cinéconcert avec l’Orchestre du Teatro Comunale di Bologna dirigé par Timothy Brock qui devrait faire consensus.

* The High Sign de Buster Keaton (1921).

* Cops de Buster Keaton (1922).

* The Kid de Charles Chaplin (1921).


À Paris, on monte dans le Nord, à la SACD, dans un quartier encore tout plein d’immeubles romantiques pré-hausmaniens, pour aller voir le dernière œuvre de Manuela Morgaine : Another World (sélection officielle du Hong Kong Arthouse Film Festival 2016, Summer edition).

Manuela Morgaine s’occupait des cieux (et de ses colères) et de la Terre (et de ses sédimentations humaines). Longuement, avec Foudre.
À présent, elle s’occupe des eaux.

Sur les eaux, il y a des cygnes, des nénuphars, des péniches tranquilles.
Il y a aussi des naufrages, des noyades, des déluges.
La mer, c’est là que tout commence, et, peut-être, finit.

JPEG - 14.8 ko

 

JPEG - 433.8 ko

 

Ce petit essai choral fait partie d’une série intitulée No More Words, initiée par la performance À main levée, donnée le 22 mai 2016 au Musée Picasso.

Ce soir, deux séances en avant-première et en entrée libre.

* À 20h00 et à 20h30 : Another World. Ceux qui arrivent par la mer.

Suivi d’un verre avec les auteurs : Manuela Morgaine, Lucile Latour, Philippe Langlois (Envers Compagnie).

Maison des auteurs de la SACD, 7 rue Ballu, 75009 Paris.


À Paris, rêve d’évasion.

JPEG - 299.6 ko

 

La jolie citadelle de Saint-Martin de Ré, édifiée par Vauban en 1681, a surtrout servi de prison : insoumis, révolutionnaires, communards, résistants ont bénéficié de son accueil. Elle fut aussi le départ de milliers de malheureux vers le bagne jusqu’en 1938.

Aujourd’hui encore, elle abrite pour de très longues peines, plus de 400 détenus que jalousent les bourgeois friqués de l’île envieux d’une résidence aussi prestigieuse.


 

Sur une proposition du festival international du film de La Rochelle, Jean Rubak et Amélie Compain y ont tourné six films de fiction de 2009 à 2014, des comédies sans ambition documentaire, ce qui ne veut pas dire sans engagement. Ils parlent tous d’évasion.

* À 20h00 : Par ici la sortie de Jean Rubak & Amélie Compain (2014).
Interprété par un groupe de prisonniers détenus à la Maison centrale de Saint-Martin de Ré.

Merde à Vauban !

Espace Louise-Michel, 42 ter rue des Cascades, 75020 Paris.


À Paris, toujours.

Si vous aviez vos habitudes avec La Quinzaine littéraire de Maurice Nadeau, depuis 1966, vous avez dû avoir quelques désillusions en 2015.
Vous savez forcément que La Quinzaine, la vraie, est devenue numérique, en ligne, et s’appelle, pour l’instant, En attendant Nadeau.

On a parfois le sentiment qu’Internet nous rapproche, mais c’est tout le contraire : le papier qu’on touche, qu’on froisse, qu’on laisse, qu’on reprend, et qui vous salit plus ou moins les mains, c’est ça la vraie proximité et le bon rythme et as les flux tendus qu’on survole.

Pour renouer avec l’équipe de La Quinzaine, la vraie, rencontrer en vrai les auteurs et leurs récits, c’est ce soir, à la Maison de la poésie.

* À 19h00 : Comment dire le monde à travers les livres ?

Avec Michèle Audin, Jacques Darras, Hélène Gaudy, Catherine Millot, Dominique Pestre, Michel Vinaver.

Avec des lectures par Jacques Bonnaffé.

Et avec toute l’équipe du journal.

Maison de la Poésie, 157 rue Saint-Martin, 75003 Paris.


À la Cinémathèque de Bercy : Rétrospective Wes Craven (29 juin-31 juillet 2016)

Cinémathèque de Bercy, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


À Nantes, la belle ville des gens bien nés, la rebelle So film Summercamp, le festival de toutes 
les cinéphilies en est à sa 2e édition (29 juin-3 juillet 2016).

Des avant-premières, des cartes blanches, la master class de John McTiernan, des séances en plein air, des séances spéciales, le Summerlab cinéma de genre, des événements à la cool, des apéros, des afters, etc., c’est l’été, c’est décalé.

Des invités parmi les plus fréquentables qui soient : Benoît Delépine, Albert Dupontel, 
Jean-Pierre Mocky, Pierre Salvadori, 
Gilbert Melki, Melvil Poupaud, Jean-Pierre Léaud, Rachida Brakni, Noël Godin, par exemple, et plein d’autres.

Faites votre programme.

Et revoyez celui de l’an dernier, la 1ère édition, en 2015.

Concorde, 79 boulevard de l’Égalité, 44000 Nantes.
Katorza, 3 rue Corneille, 44000 Nantes.
Gaumont Nantes, place du Commerce, 44000 Nantes.


Partout en France, sur les grands écrans :

Les ressorties en versions restaurées

Pour nous, l’événement, c’est surtout la réapparition de Monte Hellman.

* Macadam à deux voies de Monte Hellman (1971).

* Le Décalogue de Krzysztof Kieslowski (1988).

Pour en savoir plus sur Le Décalogue, RV sur France Culture.]

Et puis, les nouveautés :

* La Tortue rouge de Michael Dudok de Wit (2016).

* L’Effet aquatique de Solveig Anspach (2016).
Ce film posthume a obtenu le le Prix SACD de la Quinzaine des Réalisateurs 2016.
Solveig Anspach (1960-2015).

* Casablancas, l’homme qui aimait les femmes de Hubert Woroniecki (2015).

* Voleur d’histoires de Frédéric Andrei (2015).



Mardi 28 juin 2016

 

Bud Spencer (1929-2016) alias Carlo Pedersoli, alias le Bambino de Trinita, est mort hier, lundi 27 juin 2016.

Finis les spaghettis, finie la Budweiser.
Il est allé rejoindre Spencer Tracy (1900-1967), son héros, au paradis de nos stars.
Terence Hill, alias Mario Girotti, alias Trinita, a perdu son alter ego et il est triste : "Sono sconvolto, ho perso l’amico più caro".


 



Maurice G. Dantec (1959-2016) est mort samedi 25 juin 2016.

Quel intense dépaysement, en 1993, que La Sirène rouge et 813 le reconnaît immédiatement.

JPEG - 262 ko

 

On le suivait, on allait voir les films venus de lui :

* La Sirène rouge de Olvier Megaton (2002).

* Babylone A.D. de Mathieu Kassovitz (2008).

Enfant illégitime de Hunter S. Thompson et de Philip K. Dick, le petit Français gonzo, parano donc visionnaire, s’était installé, en 1998, dans la douce Montreal.

Le mélange cyberpunk agité et paix canadienne avait donné une étrange tendance réac bien tassée - étouffe-chrétien même.

Alors on l’avait oublié. Dommage.

Mal allumé, il a disjoncté, prématurément mais conformément, d’une crise cardiaque.


À Bologne, le programme complet de ce mardi.

Focus sur :

* À 14h30 : Flesh and the Devil de Clarence Brown (1926).
Avec Gabriel Thibaudeau au piano.

En entier on line.

Une petite idée dès à présent :


 

Ce soir, sur la Piazza Maggiore

* À 21h45 : The Band Wagon (Tous en scène) de Vincente Minnelli (1953).

On l’a vu 75 fois. Mais pas dans ces conditions-là.

Allez, on s’en remet quelques scènes, pour patienter.

Dancing in the dark


 

Le polar noir.


 

Avec une fixette sur la séquence surréaliste.

JPEG - 154.5 ko

 



Lundi 27 juin 2016

 

Nicole Courcel (1930-2016) est morte samedi dernier, le 25 juin 2016.

C’est avec Rendez-vous de juillet de Jacques Becker (1949), son trosième film, qu’elle s’est vraiment fait connaître.
Bologne 2016 rend hommage à Jacques Becker.


 

Elle a tourné ensuite avec tous les réalisateurs estampillés qualité française - sans guillemets ironiques - et assimilés : Henri Decoin, Jean Delannoy, Marcel Carné, Jean-Paul Le Chanois, Sacha Guitry, Jean Devaivre, Jean Dréville, André Cayatte, Claude Lelouch, Claude Pinoteau, etc. et aussi avec Paul Vecchiali ou Agnès Varda.
Nous nous souvenons plus particulièrement de La Sorcière de André Michel avec Marina Vlady (1966).

Puis, à partir des années 70, Nicole Courcel a beaucoup tourné pour la télévision, notamment dans des séries, préfigurant le profil de nos célébrités modernes.


À Bologne, voilà tout le programme d’aujourd’hui lundi.

Il faut bien choisir.

* À 11h00 : King of Jazz de John Murray Anderson (1930). Cinéma Jolly.

JPEG - 508.5 ko

 

* À 18h30 : Rendez-vous de juillet de Jacques Becker (1949), pour un dernier coucou à la Courcel. Cinéma Jolly.

JPEG - 261.6 ko

 

Le reste du temps, salle Mastroianni.

Ce soir, Piazza Maggiore :

* À 21h45 : Valmont de Miloš Forman (1989).


L’année du Singe à Bologne :

C’est un crève-cœur : cette année 2016, le dos de San Petronio est invisible.

On sait bien qu’il faut faire quelques réfections de temps en temps, et la façade de San Petronio a été masquée par des échafaudages pendant plusieurs années, avant de réapparaître toute belle toute propre en 2015.
Mais le dos tout couturé de San Petronio est un tel chef d’œuvre, une ouverture sur le rêve si prégnante, que toute atteinte qui lui est faite ressemble à un coup de poignard dans le dos.

JPEG - 591.6 ko

 

JPEG - 574 ko

 

On préfère les échafaudages brut de décoffrage - le travail des humains - aux pathétiques publicités - ce nuage parasite et toxique.
On leur préfère même les murs rouges tagués et graffés, partout dans la ville, qu’on a renoncé à effacer : on retrouve les mêmes d’une année sur l’autre.
C’est dire combien la pub est insupportable.

JPEG - 646.2 ko

 

Une des solutions adoptées à Venise pour les palais, et parfois à Paris, c’est la façade en trompe-l’œil pendant les travaux, avec un sponsor discret, en bas à droite.
Mais l’élégance, par les temps qui courent, elle se fait de plus en plus rare.



Dimanche 26 juin 2016

 

Ralph Edmund Stanley (1927-2016) est mort le 23 juin 2016.

On sera pas les seuls à vous rappeler The Man of Constant Sorrow.

* Par Bobby, en 1963.


 

* Par The Soggy Bottom Boys (Les Culs trempés) dans O’Brother des frères Coen (2000), avec un petit faible pour John Turturo.


 


À Bologne.

* À 12 h00 : La leçon de cinéma de Bertrand Tavernier à propos de son Voyage à travers le cinéma français, entreprise géante dont on n’a vu que la première partie à Cannes. Auditorium.

* À 14h30 : Shooting Stars de Anthony Asquith (1927). Salle Mastroianni.
Une merveille.

JPEG - 106.3 ko

 

JPEG - 27.1 ko

 

ou

* À 14h30 : Who’s Crazy de Thomas White & Allan Zion, ce dernier étant régulièrement oublié dans les annonces (1965). Salle Scorsese.
Pour ne pas rater Ornette Coleman et le Living Theatre.

JPEG - 219.6 ko

 

JPEG - 243 ko

 

JPEG - 160.6 ko

 

JPEG - 194.1 ko

 

* À 17h30 : Vingarne de Mauritz Stiller (1916). Salle Mastroianni.

JPEG - 104.8 ko

 

Et le soir, on reste dehors, il ne devrait pas y avoir d’orage.

Sur la piazza Maggiore :

* À 21h45 : One-Eyed Jacks (La Vengeance aux deux visages) de Marlon Brando (1961).

Brando en réalisateur, il n’est pas mal non plus.

JPEG - 136.3 ko

 

Sur la piazzeta Pasolini :

* À 22h15 : Stella Dallas de Henry King (1925).


À Paris, on est bien aussi puisque c’est la fête du cinéma.

JPEG - 396.6 ko

 



Samedi 25 juin 2016

 

À Bologne, la Cineteca di Bologna, une des plus importantes cinémathèques européennes, accueille depuis jeudi dernier, la prestigieuse International Federation of Film Archives (FIAF), pour son 72e congrès (23-28 juin 2016). La dernière fois, c’était en 1994.

Née en 1938, la FIAF a une longue histoire.

C’est aujourd’hui que commence Il cinema ritrovato 2016, 30e édition, le festival que nous offre, chaque année, la cinémathèque de Bologne (25 juin-2 juillet 2016), et qui, en 2016, s’entrelace avec la FIAF.

JPEG - 184.4 ko

 

Bologne, en ce début d’été, semble être le centre du monde. Le festival Il cinema ritrovato fête son 30 anniversaire, et, comme l’univers, il semble être en expansion.

Un programme d’enfer, personne ne peut tout voir, on doit choisir, et c’est toujours douloureux. Cinq salles, des projections depuis le matin. 500 films, un voyage dans 120 ans de cinéma, 19 sections, avec des invités prestigieux, stars et chercheurs, et des spectateurs de toutes sortes, cinéphiles patentés et grands amateurs.
À la fin du jour, la grande projection populaire est ouverte à tous, sur la piazza Maggiore.

On a retrouvé un programme d’il y a 19 ans.

JPEG - 508.5 ko

 

En 1997, c’était tranquille, le programme tenait sur une page.
57 longs métrages dans deux salles de cinéma, le cinéma Lumière et le cinéma Fulgor, et dans quelques autres lieux de la ville, avec une seule soirée sur la piazza Maggiore. Les temps changent, personne sur Terre - ou presque - ne l’ignore plus.

Aujourd’hui, on choisit de rester à la Cineteca, salle Mastroianni (et Auditorium).

JPEG - 125.3 ko

 

* À 14h30 : Programme Lumière.
Une expo Lumière, petite sœur de celle créée au Grand Palais à Paris en 2015 par Thierry Frémaux & Jacques Gerber est proposée pendant de longs mois (25 juin 2016-22 janvier 2017), dans un nouveau lieu : sottopasso di Piazza Re Enzo.

* À 15h30 : Bily Raj de Carl Lamac (1924).

ou

* À 16h00 : Bertrand Tavernier présente son Voyage à travers le cinéma français, 1ère partie (Auditorium).

* À 18h30 : Peau de pêche de J. Benoit-Lévy & Marie Epstein (1929).

Faites votre programme.

Ne vous perdez pas : les lieux du festival.

Cineteca di Bologna, cinéma Lumière (salle Mastroianni et salle Scorsese, via Azzo Gardino, Bologna.


À Paris, au Forum des Halles, on révise le Cinema novo de belle mémoire.

* À 15h00 : Antonio das mortes de Glauber Rocha (1969).

Forum des Halles, 2 rue du Cinéma, 75001 Paris.


À Nice, le Mamac met Ernest Pignon-Ernest à l’honneur avec une rétrospective : Les traces d’un parcours (25 juin 2016-8 janvier 2017).
Commissaire de l’exposition : Rébecca François.

JPEG - 298.7 ko

 

JPEG - 304.5 ko

 

Avec un riche catalogue : Ernest Pignon-Ernest. De traits en empreintes (coffret contenant un livret, des reproductions d’œuvres, des cartes postales, des fac-similés) (Éd. Gallimard-Mamac).

E.P.E. sera également à l’Église abbatiale de Saint-Pons (25 juin au 2 octobre 2016), avec ses Extases, en entrée libre.

JPEG - 383.3 ko

 

JPEG - 356.8 ko

 

Musée d’art moderne et d’art contemporain (Mamac), place Yves-Klein, 06000 Nice.
Église abbatiale de Saint-Pons, Vallée de Saint-Pons, 13420 Gémenos.

Bonnes lectures :

* André Velter, Jean Rouaud, Marie-José Mondzain, Ernest Pignon-Ernest (Bärtschi-Salomon éditions, 
2007)

* Ernest Pignon-Ernest & André Velter, Pour l’amour de l’amour. Figures de l’extase (Éd. Gallimard, 2008).


Salut les câblés !

JPEG - 279.6 ko

 

L’intégrale Alfred Hitchcock présente (The Alfred Hitchcok Hour), saison 1, vol 1 et 2, 32 épisodes, est paru en un coffret de deux DVD chez Elephant Films.
Chaudement recommandé.


Little Big Man (1970)

de Arthur Penn
publié le mardi 19 juillet 2016

par Luce Vigo-Sand
Jeune Cinéma n°55, mai 1971

Sorties les mercredis 31 mars 1971 et 20 juillet 2016

JPEG - 233.9 ko

 

Colonia (2015)

de Florian Gallenberger
publié le mardi 19 juillet 2016

par Jean-Max Méjean
Jeune Cinéma en ligne directe

Sortie le mercredi 20 juillet 2016

JPEG - 128.1 ko

 

Bibliographie Anthropocène

publié le lundi 18 juillet 2016

Pour une initiation à L’Anthropocène, voici une première esquisse de bibliographie, savants et vulgarisateurs-passeurs confondus.

JPEG - 698.2 ko

 

Filmographie : se reporter aux filmographies Science-Fiction.

JPEG - 268.5 ko

 

Olivier (l’) (2016)

de Iciar Bollain
publié le mercredi 13 juillet 2016

par Claudine Castel
Jeune Cinéma en ligne directe

Sortie le mercredi 13 juillet 2016

JPEG - 597.6 ko

 

L’objet, mode d’emploi*

Des mots et des choses
publié le mardi 12 juillet 2016

par Lucien Logette
Jeune Cinéma en ligne directe

Merci à Jacques Carelman (1929-2012).

JPEG - 171.2 ko

 

Bologne 2016 : DVD Awards

Jury et palmarès
publié le lundi 11 juillet 2016

Il Cinema ritrovato, Bologne, 25 juin-2 juillet 2016
 

DVD Awards 2016, XIIIe édition, vendredi 1er juillet 2016.
 

JPEG - 422 ko

 

Visconti, Luchino (e)

Entretien avec Stefano Roncoroni (1970)*
publié le vendredi 8 juillet 2016

Rencontre avec Luchino Visconti (1906-1976)
à propos de Les Damnés (1969)

Jeune Cinéma n°45, mars 1970

JPEG - 335.4 ko

 

Un mariage (1978)

de Robert Altman
publié le mercredi 6 juillet 2016

par Bernard Nave
Jeune Cinéma n°115, décembre 1978-janvier 1979

Sorties les mercredis 22 novembre 1978 et 6 juillet 2026

JPEG - 43.9 ko

 

Strangers (the) (2016)

de Na Hong-jin
publié le mercredi 6 juillet 2016

par Laetitia Kulyk
Jeune Cinéma n° 374, été 2016

Sélection officielle hors compétition du festival de Cannes 2016

Sortie le mercredi 6 juillet 2016

JPEG - 123.2 ko

 

Masculin féminin (1966)

de Jean-Luc Godard
publié le mercredi 6 juillet 2016

par Paul Otchakovsky-Laurens
Jeune Cinéma n°15, mai 1966

Sélection du festival de Berlin 1966

Sorties les mercredis 22 mars 1966 et 6 juillet 2016.

JPEG - 251.9 ko

 

Kiarostami, Abbas (e)

Entretien avec Heike Hurst (2012)
publié le mardi 5 juillet 2016

Rencontre avec Abbas Kiarostami (1940-2016)

À propos de Like Someone in Love (2012)
Sélection officielle en compétition, festival de Cannes 2012

Jeune Cinéma n° 347-348 de septembre 2012.

JPEG - 288.5 ko

 

Tortue rouge (la) (2016)

de Michael Dudok de Wit
publié le mercredi 29 juin 2016

par Bernard Nave
Jeune Cinéma n°374, été 2016

Sélection Un certain regard, festival de Cannes officiel 2016

Sortie le mercredi 29 juin 2016

JPEG - 220 ko

 

Hellman, Monte

Un cinéaste retrouvé
publié le mardi 28 juin 2016

par Bernard Nave
Jeune Cinéma n°287, janvier-février 2004

à propos de la rétrospective Hellman (né en 1932), au Méliès de Montreuil en 2003

JPEG - 337.9 ko

 

Hellman, Monte (e)

Entretien avec Lucien Logette et Bernard Nave (2003)
publié le lundi 27 juin 2016

Rencontre avec Monte Hellman (né en 1932)
À l’occasion de la rétrospective Hellman au Méliès de Montreuil

Jeune Cinéma n°287, janvier-février 2004

JPEG - 401.5 ko

 

Love and Friendship (2015)

de Whit Stillman
publié le mardi 21 juin 2016

par Jean-Max Méjean
Jeune Cinéma en ligne directe

Sortie le mercredi 22 juin 2016

JPEG - 272.3 ko

 

Innocents charmeurs (les) (1959)

de Andrzej Wajda
publié le lundi 20 juin 2016

par Jerzy Skolimowski
Jeune Cinéma n°1, septembre-octobre 1964

Sortie à Paris "au début de cette saison".

JPEG - 231.1 ko

 

Lip, l’imagination au pouvoir (les) (2007)

de Christian Rouaud
publié le vendredi 17 juin 2016

Quand les Lip ont pris la colère

par Lucien Logette
Jeune Cinéma en ligne directe (*)

Sortie le mercredi 31 mars 2007

JPEG - 81.7 ko

 

Idéal (l’) (2016)

de Frédéric Beigbeder
publié le mardi 14 juin 2016

par Sol O’Brien
Jeune Cinéma en ligne directe

Sortie le mercredi 15 juin 2016

JPEG - 66.1 ko

 

Feuilles d’automne...

... ou Autant en a emporté le vent.
publié le jeudi 9 juin 2016

par Marcel Martin
Jeune Cinéma n°294, janvier-février 2005

JPEG - 176.7 ko

 

La position de critique (pour ne pas dire le métier), quel que soit le domaine, demande trois "qualités" : la curiosité, la faculté d’étonnement et la bonne distance.
Marcel Martin (1926-2016) en est témoin.

Celui qu’on attendait (2016)

de Serge Avédikian
publié le mardi 7 juin 2016

par Jean-Max Méjean
Jeune Cinéma n° 374, été 2016

Sortie le mercredi 8 juin 2016

JPEG - 173.1 ko

 

Neon Demon (the) (2016)

de Nicolas Winding Refn
publié le mardi 7 juin 2016

par Nicole Gabriel
Jeune Cinéma n° 374, été 2016

Sélection officielle compétition au festival de Cannes 2016

Sortie le mercredi 8 juin 2016

JPEG - 139.7 ko

 

Ouragan (2016)

de Cyril Barbançon, Andy Byatt & Jacqueline Farmer
publié le mardi 7 juin 2016

par Jean-Max Méjean
Jeune Cinéma en ligne directe

Sortie le mercredi 8 juin 2016

JPEG - 159.3 ko

 

Illégitime (2015)

de Adrian Sitaru
publié le mardi 7 juin 2016

par Jean-Max Méjean
Jeune Cinéma n° 373, mai 2016

Sélection du Forum au festival de Berlin 2015.
Prix CICAE

Sortie le mercredi 8 juin 2016

JPEG - 156 ko

 

Diamant noir (2015)

de Arthur Harari
publié le mardi 7 juin 2016

par Marceau Aidan,
Jeune Cinéma n° 373, mai 2016

Sélection du festival International du Film policier de Beaune 2016
(Prix du Jury)
Festival international des scénaristes de Valence 2016

Sortie le mercredi 8 juin 2016

JPEG - 200.6 ko

 

Ma Ma (2015)

de Julio Medem
publié le mardi 7 juin 2016

par Jean-Max Méjean
Jeune Cinéma en ligne directe

Sortie le mercredi 8 juin 2016

JPEG - 136.4 ko

 

Stalker (1979)

de Andreï Tarkovski
publié le mardi 7 juin 2016

par René Prédal
Jeune Cinéma n°128, juillet-août 1980

Sélection officielle du festival de Cannes 1980

Sorties les mercredis 13 mai 1980 et 8 juin 2016

JPEG - 37.3 ko

 

La vie est à nous (1936)

de Jean Renoir
publié le lundi 6 juin 2016

par Lucien Logette
Jeune Cinéma en ligne directe

Projeté sans visa de censure dans les cinémas de quartier et les meetings, durant la campagne électorale à partir du 7 avril 1936 et jusqu’au 2e tour des élections (3 mai 1936).

Sorties les mercredis 12 novembre 1969 et 8 juin 2016.

JPEG - 41.5 ko

 

Tragha, Adnane (e)

Entretien avec Nicole Gabriel (2016)
publié le dimanche 5 juin 2016

Rencontre avec Adnane Tragha

À propos de 600 euros (2016)
Sortie le mercredi 8 juin 2016

Jeune Cinéma n°373 mai 2016

JPEG - 135.6 ko

 

Une Anglaise romantique (1975)

de Joseph Losey
publié le mercredi 1er juin 2016

par René Prédal
Jeune Cinéma n°88, juillet-août 1975.

Sorties les mercredis 11 juin 1975 et 1er juin 2016.

JPEG - 142 ko

 

Samson & Delilah (2009)

de Warwick Thornton
publié le mardi 31 mai 2016

par Anne Vignaux-Laurent
Jeune Cinéma n°324-325, été 2009

Sélection Un certain regard du festival de Cannes 2009
Caméra d’or au festival de Cannes 2009

Festival du cinéma aborigène 2016, 1ère édition.

Sortie le mercredi 16 mai 2009.

JPEG - 159.6 ko

 

Revue Jeune Cinéma - Contacts