L'actualité, ça ne se suit pas, ça se crée.
Il faut publier un texte sans se soucier de son rapport à l'actualité,
à la mode, au succès, à la notoriété.

Jean George Auriol

Journal de Ben Cash (mars 2017)

 

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* Ben Cash-édito * Janvier 2017 * Février 2017 * Mars 2017
 



 

MARS 2017

 



Mercredi 29 mars 2017

 

À Lyon, à l’Institut Lumière, dans le cadre de ses soirées Environnement, organisées depuis 2015, on reçoit Nicolas Hulot.

* À 20h00 : Le Syndrôme du Titanic de Nicolas Hulot (2009).


 

Institut Lumière, rue du Premier-Film, 69000 Lyon.


À Paris, au musée du Quai Branly, en collaboration avec le musée Picasso : Picasso primitif (28 mars-23 juilet 2017).

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Ils sont nombreux, au 20e siècle, les artistes qui ont découvert la magie première, proclamé leurs sources et dévoilé leurs collections de masques, "ayant dansé", ou pas : André Breton (1896-1966), Henri Matisse (1933-1954), André Derain (1880-1954), Georges Braque (1882-1963), etc.

Picasso (1881-1973), lui, collectionnait comme les autres en faisant semblant de rien, aurait nié toute influence, par exemple sur Les Demoiselles d’Avignon.
Il aurait même dit : "L’art nègre ? Connais pas."

On rêve à cette boutade, on se dit que son vrai sens dépend de quelques paramètres, à qui il l’a dite et quand, et de quelle façon il l’a répétée.

Un déni assumé et hautain ?

Une pirouette pour moquer la connotation de "primitif" qui y était attachée ?

Le retour d’un refoulé complexe, surgi d’une couche obscure de son passé ? Au lieu de boycotter l’Exposition coloniale de 1937 comme Breton et ses amis, il y avait exposé Guernica au Pavillon espagnol, où l’œuvre fut très mal reçue.

Ou peut-être ne voulait-il pas avoir l’air d’un pillard colonial de plus ?

Bonnes lectures :

* Jean Laude, La peinture française et "l’art nègre" (1905-1914). Contribution à l’étude des sources du fauvisme et du cubisme, Klincksieck, 1968 ; rééd. 2006.

Musée du Quai Branly, Galerie Jardin, 37 quai Branly, 75007 Paris.


Les sorties sur les grands écrans

* Pourvu qu’on m’aime de Carlo Zoratti (2013).

* Paris la blanche de Lidia Terki (2016).

* Félicité de Alain Gomis (2016).

* Pris de court de Emmanuelle Cuau (2016).

Les ressorties en versions restaurées

* Je la connaissais bien (Io la conoscevo bene) de Antonio Pietrangeli (1965).

Cf. Se souvenir de Pietrangeli.

* Utu de Geoff Murphy (1983).

* Valmont de Milos Forman (1989).



Mardi 28 mars 2017

 

À Paris, à l’Institut du Monde arabe, il faut aller voir, en majesté, un film présenté en avant-première à la Cinémathèque d’Alger en octobre 2015, et sorti en France en décembre 2016. (*)

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Ce soir :

* À 19h00 : L’Algérie du possible, la révolution d’Yves Mathieu de Viviane Candas (2015).

Le parcours d’Yves Mathieu, né à Annaba, anticolonialiste en Afrique Noire puis avocat du FLN, dont la vie fut rythmée par ses engagements dans une Algérie qu’on appelait alors le phare du "tiers monde".

Avec la participation de Mohamed Bedjaoui, Ahmed Ben Bella, Amar Bentoumi, Jean-Marie Boeglin, Nadia Braïk, Abderahmane Bouhade, Meziane Chérif, Henri Coupon, Jean-Marc Gregorio, Mohamed Harbi, Ali Haroun, Mourad Lamoudi, Denise Mendez, Annette Roger-Beaumanoir, Jacques Vergès.

Débat avec Jean-Claude Carrière, Benjamin Stora et la réalisatrice.

Cf. aussi :

* L’entretien avec Olivier Hadouchi.

* L’analyse du film.

Accès libre dans la limite des places disponibles.

N.B. 1 : À propos, en même temps :

* À 18 h 30 : Off Frame / Aka Revolution until Victory de Mohanad Yaqubi (2016).
Débat avec Olivier Hadouchi, en présence du réalisateur.

Une plongée dans les archives filmiques des luttes pour la Palestine (avec des images prises par les ressortissants du pays et de nombreux cinéastes du monde entier).
(Dans le cadre du Cinéma du Réel, au Forum des images, pour cause de grève à Beaubourg).

N.B. 2 : À l’IMA, l’exposition Pour un musée en Palestine est prolongée jusqu’au 23 avril 2017.

IMA, 1 rue des Fossés-Saint-Bernard, 75005 Paris.


À Toulouse, la Cinémathèque nous propose un "pur objet de cinéma" (et une remarquable coïncidence avec l’actualité) : Justice (28 mars-31 mai 2017).

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Digressions :

* On peut d’ailleurs généraliser, et dire "un pur spectacle".
Au théâtre, au TNS de Strasbourg, puis à l’Odéon, on se souvient du spectacle de Bernard Chartreux, Dominique Muller & Jean-Pierre Vincent, dans les décors de Nicki Riéti : Palais de justice (1981), qui fit grande impression.
Aucune image sur le Net, comme le temps passe et comme le théâtre est volatile.

* Merci au GRIMAJ, Groupe de recherches en analyse juridique de l’image, groupe expérimental et pluridisciplaire, fondé en octobre 2013 par Nathalie Goedert & Ninon Maillard, à qui nous avons emprunté la grandiose allégorie de Johann Théodore de Bry, Justitiae languor (1611) venue du Rijksmuseum d’Amsterdam.

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Donc, ce soir, à Toulouse :

* À 19h00 : Nous sommes tous des assassins de André Cayatte 1952).

* À 21h00 : La Nuit des juges (The Star Chamber) de Peter Hyams 1983).

Faites votre programme.

Cinémathèque de Toulouse, 69 rue du Taur, 31000 Toulouse.


À Nantes, pour accompagner l’exposition du Château, Aux origines du surréalisme. Cendres de nos rêves (11 février-28 mai 2017), ce soir, une conférence :

* À 18h30 : De Jacques Vaché à Hergé. Quelques troublantes coïncidences dessinées, par Luc Vigier.

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Entrée libre dans le mesure des places disponibles.

Tout autour de l’expo.

Médiathèque Jacques-Demy, salle Jules-Vallès, 24 quai de la Fosse, 44000 Nantes.


À Marseille, Vidéodrome2 persiste et signe "de la BD jusqu’au grand écran pour arriver à des flops incompréhensibles", avec SF : entre science prolétaire, révolution et joyeux carnage (28 mars-2 avril 2017, reprise du 25 au 30 avril 2017).

Ce soir :

* À 20h00 : Bunker palace hôtel de Enki Bilal (1989).

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Videodrome 2, 49 cours Julien, 13006 Marseille.


Et puis, c’est mardi, retour à Paris, où il y a tous nos ciné-clubs et assimilés :
 

* Le cinéma de midi de la BNF (un mardi par mois en entrée libre, de mars à juin).

Aujourd’hui, c’est Travaillés au corps, séance organisée avec la Société française d’anthropologie visuelle, en présence de Cécile Gouy-Gilbert et Laetitia Merli.

* À 12h30 : La taranta de Gianfranco Mingozzi (1962) ; Call for Grace de Laetitia Merli (2000).

Programme complet jusqu’en juin.

BNF, Petit auditorium, Hall Est, quai François-Mauriac, 75013 Paris.


Au Ciné-club de l’ENS, on rencontre Grimm et son conte.

* À 20h30 : La Jeune Fille sans mains de Sébastien Laudenbach (2016).
En présence du réalisateur.

Ciné-club de l’ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.


La soirée Premiers Pas, avec l’Agence du court métrage, où on découvre les premiers films ou les travaux parallèles de cinéastes dont les longs métrages sont aujourd’hui à l’affiche.

* À 20h00 : Le Feu, le sang, les étoiles de Caroline Deruas (2008) ; Joyeux Noël de Gilles Marchand (1993) ; Hizz Ya Wizz de Wissam Charaf (2004) ; Junior de Julia Ducournau (2011) ; Petite Lumière
de Alain Gomis (2002).

En présence des réalisateurs Caroline Deruas et Gilles Marchand.

MK2 Odéon, 7 rue Hautefeuille, 75006 Paris.



Lundi 27 mars 2017

 

À Pontarlier, le ciné-club Jacques-Becker nous a concocté son super Festival de cinéma d’animation 2017, 9e édition (27 mars-2 avril 2017). Créé en 2004, il était d’abord biennal, puis il est devenu annuel en 2014, et compétitif en 2015.

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Au programme 2017, un hommage à Émile Reynaud et deux invités d’honneur : Samuel Yal et Sébastien Laudenbach.

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Ça commence dès 9h15, ce matin, avec des séances scolaires.

Les enfants (et par conséquent les profs) commencent tôt leurs journées.
Normal, il faut leur apprendre tout de suite ce qu’est le temps social : que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, que le sommeil, c’est du temps perdu, et que la paresse est un péché capital. En gros, ce que les bourgeois avaient trouvé comme morale de tous ; pour masquer leurs rentiers et ce qui était la loi spécifique des ouvriers.

Plus tard dans la société occidentale, on a sophistiqué ce principe : la fatigue et la dépression, c’est autre chose que la paresse, le sommeil et les rêves sont nécessaires pour réinitialiser régulièrement le cerveau, etc.
Quant au "travail", le mot est désormais si manipulé dans tous les discours, glissant sans cesse du champ économique au champ moral chrétien, qu’il est périlleux de s’en emparer sous peine d’être châtié par les grands pervers du malentendu.
Et la pensée souterraine continue à nous traverser : le matin, règne le bien, la nuit, débarque le mal, ceux qui "sont du soir" sont forcément louches.
D’ailleurs, après le collapse, et quand on sera retourné à la bougie, ils vont voir ce qu’ils vont voir.

On dit ça, on dit rien, le droit au ronchonnement fait partie des droits humains.
C’est formidable, un festival qui a comme objectif l’éducation dans le bonheur, en entrée gratuite, c’est l’esprit ciné-club.

En attendant, aujourd’hui et tous les jours de la semaine Debout, les enfants !

* À 9h15 : Phantom Boy de Jean-Loup Felicioli & Alain
Gagnol
(2015).


 

* À 14h15 : Les Fantastiques Livres volants de Morris Lessmore (2014).


 

Et deux expositions, salle Toussaint-Louverture :

* L’Antre aux images, du collectif Barybal (Florentine Grelier, Violaine Lécuyer, Marie-Zoé Legendre et Samuel Yal), ouverte à tous à partir de 6 ans, tous les jours, avec coupure du déjeuner quand même.

* Émile Reynaud… & le pré-cinéma, de l’Associations des amis d’Émile Reynaud.

Les séances tous publics, le soir, après la journée de labeur (ou pas), c’est à partir de demain, mardi. Et c’est ce week-end du 1er avril 2017, que la fête sera complète.

* Avec la conférence illustrée de Sylvie Oudart-Saerens sur Émile Reynaud, son arrière grand-père, suivie d’un apéritif.


 

* Avec la présence de Samuel Yal dans l’exposition L’Antre au images, le 1er avril 2017.

* Avec les films en compétition suivis du palmarès.

Faites votre programme.

Ciné-Club Jacques Becker, 2 rue du Bastion, 25300 Pontarlier.
Théâtre Bernard Blier, rue de la Halle, 25300 Pontarlier.


À Paris, commence le Festival du Film Africain ADEAS (FFAA), 3e édition qui met à l’honneur des réalisateurs du continent africains et de sa diaspora (27-31 mars 2017).

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L’ADEAS est l’Association des étudiants africaisn de la Sorbonne.

Ce soir, deux films à 18h45, en présence de la réalisatrice Keira Maameri.

* Voiler la face de Ibitissem Guerda (2015).

* Nos plumes de Keira Maameri (2016).

Participation gratuite, réservation obligatoire.

Faites votre programme.

Sorbonne, amphi Michelet, 17 rue de la Sorbonne 75005 Paris.
Cinémathèque Paris III, salle 49, 13 rue de Santeuil, 75005 Paris.
Centre universitaires Malesherbes, 108 Boulevard Malesherbes, 75017 Paris.



Dimanche 26 mars 2017

 

Hier, à la Galerie Alberta-Pane on vernissait Gayle Chong Kwan : Anthropo-scene (25 mars-16 mai 2017).

Comment résister avec un titre pareil, qui nous renvoie à tous nos soucis ?

Gayle Chong Kwan se réfère explicitement au Prix Nobel Paul Crutzen (cf. la biblographie et quelques étapes expliquées).
La "société contre nature" produit des déchets impossibles à résorber, s’engage dans des perspectives en cul-de-sac, et engendre des problématiques en formes d’apories.

L’artiste en tire les conséquences avec ses installations. (*)
La nouvelle relation entre l’homme et la nature "complique" la relation entre l’artificiel et le naturel, brouille les réels et les imaginaires, comme les représentations du temps. Le "ici-et-maintenant" se métamorphose lentement en "époque", autant dire que la notion d’éternité à échelle humaine - se fait - se fera - de plus en plus perceptible.

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Il y a longtemps que Chong Kwan - dont l’œuvre part des idées, traverse le visible, et revient aux idées - dépasse toutes les myopies, pour se confronter à l’histoire, aux fouilles, aux ruines, aux multiples sédimentations de l’humanité, et donc aux couches de nos déchets désormais immortels. "Il est bon de regarder en arrière", dit-elle.

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Il était inévitable qu’elle s’immerge dans cette vision aussi matérialiste que métaphysique d’un monde courant vers un nouveau chaos, qui se différencie pourtant de la traditionnelle apocalypse, et qu’elle la travaille.

* En 2015, l’artiste avait déjà participé à une exposition collective au même titre, à Londres au Bloomberg Space, avec Marie Lelouche, Michelangelo Penso & João Vilhena.

Galerie Alberta-Pane, 47 rue de Montmorency, 75003 Paris.


Au Centre culturel coréen, a commencé l’exposition Kokdu, figurines funéraires de Corée (22 mars-26 avril 2017).

Le vivant naît, meurt et se recycle, les choses - le "travail mort" - demeurent.

Le vivant a besoin des choses, pour l’accompagner dans chacun de ses voyages et assurer la transmission.

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Centre culturel coréen, 2 avenue d’Iéna, 75016 Paris.



Samedi 25 mars 2017

 

Ce samedi, qui se trouve être la fête chrétienne de l’Annonciation, on s’attend à tout sous nos latitudes, nous autres en mal de bonnes nouvelles.

Cette Annonciation, on a tendance à l’imaginer classique, comme Fra Angelico.

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Mais, on peut aussi la décaler comme Sidney Harold Meteyard, qui aime tant nous faire frissonner en côtoyant les interdits. Par exemple, il lui arrive de faire carrément du bondage avec les anges, cherchez ça sur Internet, c’est superbe. Mais on s’égare.

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Pour se changer les idées, quelques suggestions.

C’est bien de commencer par regarder la réalité en face, il vaut mieux une peur qui rend courageux qu’une angoise qui mine. On aura ainsi, ensuite, le regard tout neuf, pour envisager le meilleur.

À peu près ce que dit Pablo Servigne, vous savez l’un des deux co-auteurs de notre livre-repère (*) : "L’effondrement n’est pas la fin mais le début de notre avenir !"

Il fait beau à Paris, et on peut aller chez les jeunes (ces générations qui vont affonter les erreurs et les saloperies que l’on sait), à la Cité U., où il se passe toujours quelque chose, en entrée libre et gratuite.

Aujourd’hui, le cadre c’est l’Université de la Paix, 3e édition (21-25 mars 2017).

Au programme, l’embarras du choix :

* À la Maison internationale, à 14h00 : Insider’s Views. Les nouvelles voies/voix de l’innovation.
Table ronde interactive avec le Dr.Charden Diyab et les résidents Islam Abdin, Kamel Ajji, Luqman Alinoor, Christina Barreto, Zacharia B. Dumont, Arthur Perini, Hanane Hadjloum.

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* Au Collège franco-britannique (qui fête son 80e anniversaire), depuis ce matin une exposition : Énergies renouvelables et développement pour la paix (25 mars-30 avril 2017).

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* À la Maison de l’Italie, à 11h00, un débat : Les leçons à tirer des guerres de l’eau pour un avenir de coopération et de paix.
Avec Gian Luca Benito, Luigi Guidobono Calvalchini & Alberto Toscano.

* À la Maison Henrich-Heine, à 20h00, du théâtre : MémOIre - ErINNERungen par la troupe Theater Nouvelle. Mise en scène de Johannes Pitschl, musique de Oliver Riedmüller.

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* À la Maison du Japon, à 18h00, Mémoire de Fukushima, pour "faire fleurir les actions" :
Avec aujourd’hui : le Kamishibai, Théâtre de dessins japonais ; un film d’animation : Munen (Remords) - Histoire des sapeurs-pompiers volontaires de Namie de Teppei Ikumasa ; et un débat, avec les témoignages d’habitants de Fukushima en présence de Yves Lenoir (Association Enfants de Tchernobyl Belarus).

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Et demain : un concert de solidarité pour la sinistrés du séisme du 11 mars 2011, avec l’association Tadaima.

Cf. aussi Filmographie Nucléaire.

* Pablo Servigne & Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes, Seuil, 2015.

Voir tous les événements à la Cité U.

Cité internationale universitaire de Paris, 17 boulevard Jourdan, 75014 Paris.


Salut les câblés !
La semaine télé de Jeune Cinéma du 25 au 31 mars 2017.


Et puis, on n’oublie pas que cette nuit, à 2h00 heure locale de Paris, il sera 3h00.
On nous vole une heure de vie, en nous promettant de nous la rendre à l’automne. Faut donc vivre jusque là.

Protégeons-nous de ce cambriologe avec effraction en distinguant soigneusement temps privé et temps public.

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Pas grand chose à ajouter à ce qu’on disait en 2015.



Vendredi 24 mars 2017

 

C’est aujourd’hui que commence le Cinéma du réel 2017, 39e édition à la BPI, à Beaubourg (24 mars-2 avril 2017).

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C’est dans les documentaires d’auteurs que s’est réfugié le cinéma politique. Et sans doute est-ce là qu’il s’épanouit le mieux et redouble l’efficacité de sa critique ou de son adhésion.

Et c’est au Cinéma du Réel que, depuis près de 40 ans, on trouve les images, les mots, les arguments les plus convaincants, qui "bousculent les esprits et renversent le regard, une création qui sonne irrémédiablement comme un engagement".

Au programme de ce Réel 2017 :

* Les quatre sections compétitives habituelles : compétition internationale (11 films) ; compétition française (11 films) ; compétition internationale Premiers films (10 films) ; compétition internationale Courts métrages (12 films).

* Un salut aux Rebelles de Los Angeles, Charles Burnett & Hailé Gerima, qui dialoguent.

* Un salut au rebelle de Bangkok, avec Ing K qui fera une Master Class.

* Des séances spéciales où on trouve tout quel plaisir (21 films).

* Une intégrale Andrea Tonacci (1944-2016).

* Les installations du centenaire de Jean Rouch (1917-2004), qui fut, avec Jean-Michel Arnold, un des patrons du Cinéma du Réel.

* L’installation Low-fi Chronicles : In Between de Christophe Berhault & Vincent Dieutre.

Ce soir, ouverture avec

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* À 20h30 : Atelier de conversation de Bernhard Braunstein (2017).

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Découvrez les bandes annonces des films présentés.

Faites votre programme.

Et prévoyez des rencontres avec les cinéastes, à toute heure du jour :

* Petits-déjeuners de 10h à 11h30, au café La Fusée (168, rue St-Martin, 75003 Paris).

* Cafétéria du festival, de 11h à 22h, avec Mojita et Bob (Forum -1 du Centre Pompidou)
.

* Les Afters, de 22h30 à 2h, du vendredi 24 au vendredi 31 mars à la Panfoulia (7 rue Ste-Croix de la Bretonnerie, 75004 Paris).

Cinéma du Réel, Bibliothèque publique d’information,
 19 rue Beaubourg, 75004 Paris.


À Nanterre aujourd’hui, et à Bagnolet demain, deux jours à fréquenter les héritiers des Situs, ça devrait nous remettre les idées en place.

Les Universités de Paris Ouest-Nanterre, Kent et Glasgow, le théâtre L’Échangeur et Nanterre-Amandiers accueillent des artistes et des chercheurs européens autour des formes actuelles d’appropriations et de prolongements des expériences situationnistes.

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Aujourd’hui :

* À partir de 14h00 : Situation / Détournement. L’Internationale Situationniste et la performance contemporaine.

Entrée libre sur réservation.

Tiens, ça nous fait penser au mur de l’Arsenal, à la Biennale de Venise 2015, mis en place par l’artiste Samson Kambalu, consacré aux archives vendues en 2013 à la Bibliothèque Beinecke de l’Université de Yale : Sanguinetti Break Out Area.

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Gianfranco "Chat & souris" Sanguinetti avait porté plainte.

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Bonne lecture :

* Fabien Danesi, Le Cinéma de Guy Debord ou la négativité à l’œuvre (1954-1992), Éditions Paris expérimental, Classiques de l’Avant-Garde, 2011.

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Théâtre Nanterre-Amandiers, Planétarium, 7 avenue Pablo-Picasso, 92000 Nanterre.
Théâtre de l’Échangeur, 59 avenue du Général-de-Gaulle, 93170 Bagnolet.


Denis Guénoun nous invite carrément au Panthéon, avec le Centre des monuments nationaux et la compagnie Artépo, et avec le soutien du Théâtre National de Chaillot et du Théâtre de Suresnes Jean-Vilar, pour écouter quelques grands textes plus que jamais nécessaires par les temps qui courent (trop souvent dans les caniveaux).

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* À 19h30 : Soulever la politique. Prologue.
Lecture de textes (Hugo, Jaurès, Malraux, Rosa Luxemburg), avec les comédiens Stanislas Roquette & Alvie Bitemo et les lumières de Geneviève Soubirou.

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Il faut penser à bien se couvrir : les grands espaces sacrés et les grands textes soulèvent l’âme mais plus on monte, plus il fait froid sur les hauteurs.

D’ailleurs - on sait, c’est inconvenant de le rappeler - y a sans doute que dans les Enfers qu’on a bien chaud, sauf qu’il faut y choisir soigneusement ses fréquentations.
Et sur Terre, un de ces quatre, mais c’est une autre histoire.

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Panthéon, place du Panthéon, 75005 Paris.


À propos de (grands) textes et de bouquins, le Salon du livre 2017, 37e édition s’ouvre aujourd’hui au commun des mortels (24-27 mars 2017).

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Invité d’honneur le Maroc.

Sur France Culture.

Salon du livre, 1 place de la Porte de Versailles, 75015 Paris.


Il n’y a plus de ciné-club à l’Institut finlandais, pour l’instant en tout cas, et on regrette.
Cet endroit délicieux propose d’autres plaisirs dont il faut profiter, une cafète, des concerts, des expos, de la littérature, et le savoir-vivre, sans oublier la super cafète (à deux entrées-sorties, ce qui est toujours bon à savoir).

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Mais hors ses murs, et à deux pas, au Reflet Médicis, un mini cycle de cinéma finlandais commence aujourd’hui (24-26 mars 2017).

Ce soir :

* À 20h00 : Little Wing (Tyttö nimelpa varpu) de Selma Vilhumen (2016).

Demain samedi 25 mars 2017 :

* À 20h00 : Départ soudain (Äkkilähtö) de Tina Lymi (2016).

Et surtout, dimanche 26 mars 2017, l’inoubliable documentaire-poème dont les premières images vous couperont le souffle :

* À 20h00 : Helsinki Forever (Helsinki, Ikuisesti) de Peter von Bagh (2008).

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Reflet Médicis, 3 rue Champollion, 75005 Paris.


Au musée Dapper, s’ouvre l’exposition du peintre, sculpteur, vidéaste et scénographe Soly Cissé, Les Mutants (24 mars-1er mai 2017).

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Tout savoir sur cet univers foisonnant.

Musée Dapper, 35 bis rue Paul-Valéry, 75016 Paris.



Jeudi 23 mars 2017

 

À Grenoble, le festival de cinéma ibérique et latino-américain, Ojoloco, 5e édition bat son plein (21 mars-2 avril 2017).

40 longs métrages ibériques et latino-américains représentant 14 pays et plus de 100 projections, compétition fictions, compétition documentaires, avant-premières, coups de cœur, rencontres, soirées, expositions, nuit blanche, etc.
Et Ojoloquito pour les petits.

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Ce soir, c’est à la Cinémathèque de Grenoble.

* À 20h00 : Central do Brasil de Walter Salles (1998). http://www.cinemathequedegrenoble.fr/programmation/central-do-brasil

Cinémathèque de Grenoble, 4 rue Hector-Berlioz, 38000 Grenoble.


À Athènes (et à Thessalonique), commence le Festival du film francophone de Grèce qui fête ses 18 ans (23-29 mars 2017).

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Quelle chance d’être en Grèce, en ce printemps, toute la semaine, soleil et douceur !
Et chaque soir, cinéma.

Ce soir, à Athènes, on a le choix :

* À 18h00 : Fleur de tonnerre de Stéphanie Pillonca- Kervern (2016) ; ou bien À jamais de Benoît Jacquot (2016).

* À 19h45 : L’Outsider de Christophe Barratier (2016).

* À 20H00 : Cessez-le-feu de Emmanuel Courcol (2016).

* À 22h00 : Ce sentiment de l’été de Mikhaël Hers (2015) ; ou bien Victoria de Justine Triet (2015).

Faites votre programme de la semaine.

Institut français de Grèce, 31 rue Sina, Athènes.
Astor Cinema, 28 rue Stadiou Athènes.
Danaos Cinema, 109 avenue Kifisias, Athènes.


Le jeudi, c’est le jour de Jupiter (enfin de Zeus) et le jour médian de la semaine, le jour du présent, qui n’est pas le dernier moment du passé mais le premier moment de l’avenir (comme le dit Serge Moscovici).

On se prépare à faire les galeries du week-end.

À Paris, une exposition vient d’ouvrir du peintre surréaliste Jean-Claude Silbermann, qu’il ne faut pas manquer (16 mars-22 avril 2017).

* Jean-Claude Silbermann. Sam Berlinn 2017.

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Galerie de France, 54 rue de la Verrerie, 75004 Paris.


À Londres, il ne faut pas non plus rater l’expo Roberto Matta (1911-2002), à la galerie R+V (3 mars-21 avril 2017).

* Roberto Matta : On the Edge of a Dream.

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Galerie Robilant+Voena, 38 Dover Street, 1st Floor London, W1S 4NL.


À Bruxelles, enfin, à la galerie Devillez, on découvrira deux artistes ensemble (18 mars-8 avril 2017).

* Surface et profondeur : les sculptures de Ulrich 
Sante et les peintures de Franca 
Ravet.

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Galerie Didier Devillez, 
53 rue Emmanuel-Van-Driessche, 
1050 Bruxelles.



Mercredi 22 mars 2017

 

Chez les Grands Voisins, la semaine est placée sous le signe des débats (21-26 mars 2017).

Ce soir, un grand classique :

* À 19h00 : Kuhle Wampe (Ventres glacés ou À qui appartient le monde ?) de Slatan Dudow (1932).


 

Ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul
, 82 avenue Denfert-Rochereau
, 75014 Paris.


À la Sorbonne, on célébre "le Maitron", ce formidable dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, immense et labyrinthique, dirigé par Jean Maitron (1910-1987), puis par Claude Pennetier (né en 1947).

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C’est Le printemps du Maitron.

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On est accueilli à partir de 13h 30 par le recteur de l’Académie de Paris, Gilles Pécout, et par le président de l’université de Paris I, Georges Haddad.
Et ça commence à 14h00.

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* 14h00 : Claude Pennetier, L’histoire intellectuelle de Jean Maitron et du Maitron.

* 14h30 : Pascale Goetschel, Hommes et femmes de théâtre dans le Maitron.

* 15h00 : Charles Heimberg, La figure de James Guillaume et la question de l’émancipation par les savoirs.

* 15h30 : Bernard Pudal, Les paradoxes du projet communiste : l’émancipation dans le Souffle d’Octobre 1917.

* 16h00 : Michelle Perrot, Un itinéraire d’historienne entre ouvriers, ouvrières, grèves... dans le sillage des entreprises éditoriales de Jean Maitron.

* 16h30 : André Burguière, Défense et illustration de la biographie : le Maitron.

* 17h00 : Marion Fontaine, D’un siècle à l’autre : comment penser les mutations des vies militantes et ouvrières.

* 17h30 : Boris Gobille, Xavier Vigna & Paul Boulland, Les acteurs de 1968, animé par Emmanuel Laurentin.

* 18h30 : Pause.

* 19h30 - 22h : Dialogue avec Patrick Boucheron, Ivan Jablonka & Edwy Plenel, animé par Julie Clarini.

Inscription obligatoire.

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Grand Amphi de la Sorbonne, 47 rue des Écoles, 75005 Paris.


À la Cinémathèque française, à Bercy, en partenariat avec le Festival international de films de femmes de Créteil et l’Institut Lumière, Une femme dans un monde d’hommes : Dorothy Arzner (22 mars-9 avril 2017).

Ce soir, ouverture avec

* À 20h00 : Le Phalène d’argent de Dorothy Arzner (1933 ).

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Faites votre programme.

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


Au Théâtre de l’Épée de Bois, à la Cartoucherie de Vincennes, on va se ressourcer auprès de la Compagnie théâtrale Chimène avec un conte philosophique qui nous parle à la fois de tolérance et de résistance (22 mars-9 avril 2017).

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* À 20h30 : Je suis Voltaire…
Texte et mise en scène de Laurence Février, scénographie de Brigitte Dujardin, lumières de Jean-Yves Courcoux.
Avec Moussa Kobzili, Véronique Gallet, Elena Canosa, Laurence Février, Catherine Le Hénan, Henri Gruvman.

Théâtre de l’Épée de bois, route du Champ-de-Manœuvre, 75012 Paris.


À Lyon, on ne rompt pas avec les bonnes habitudes et on va fidèlement assister aux Causerie du IIIe.
Pour cette 6e édition, on va "causer" économie du cinéma, qui est, comme on sait, par ailleurs une industrie.

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* À 18h30 : Évolution de Rhône-Alpes Cinéma.
Avec Grégory Faes et Marie Le Gac.

Rhône-Alpes Cinéma est un fonds de soutien au cinéma d’auteurs, créé il y a 25 ans par Roger Planchon et la Région Auvergne Rhône-Alpes, et installé dans le Pôle Pixel à Villeurbanne.

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Il a notamment à son actif deux succès récents et très atypiques : Fatima de Philippe Faucon (2015), César du meilleur flm en 2015, et Ma vie de courgette de Claude Barras & Céline Sciamma (2016), prix du public au Festival international du film d’animation d’Annecy en 2016, et César du meilleur film d’animation et de la meilleure adaptation en 2017.

Contact.

Mairie du IIIe, salle Brouillard, 18 rue François-Garcin, 69003 Lyon.


À Blois, Cinéfil nous invite à la Quinzaine du cinéma italien (22 mars-4 avril 2017).
Avec un hommage à Vittorio De Sica.

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Ça a l’air très bien.
Mais on n’a pas été capable de trouver le programme de cette soirée d’ouverture.

Faites votre programme.

Les Lobis, 12 avenue du Maréchal-Maunoury, 41000 Blois.


Les sorties sur les grands écrans

* Fiore de Claudio Giovannesi (2016).

* Sage-femme de Martin Provost (2016).

* Une vie ailleurs de Olivier Peyon (2016).

* Fixeur de Adrian Sitaru (2016).

La ressortie en version restaurée

* Le Lion en hiver de Anthony Harvey (1966).



Mardi 21 mars 2017

 

À Paris, on va au ciné-club de l’ENS, pour s’occuper des zombies, avec leur "créateur", George Romero.

* À 20h30 : Land of the Dead de George A. Romero (2005).

ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.


À Paris encore, à la Porte dorée, le Musée national de l’histoire de l’immigration s’engage, au cours de cette Semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l’antisémitisme, avec le Grand Festival, 2e édition (21-26 mars 2017).

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Au programme : concert, stand-up, spectacles, lectures, visites dansées, débats, cinéma, ateliers et forum citoyen.

Ce soir :

* À 21h00 : The Hop invite Mac Tyer, Casey, Jazzy Bazz, S.Pri Noir et Espiiem
Concert d’ouverture présenté par Dandyguel.

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Et demain, c’est cinéma :

* À 12h30 : Chocolat une histoire du rire de Judith Sibony (2016).
Rencontre avec la réalisatrice et avec Louis-Georges Tin.

* À 21h00 : La Permanence de Alice Diop (2016).

Faites votre programme du reste de la semaine.

Palais de la Porte dorée - Musée national de l’histoire de l’immigration, 293 avenue Daumesnil, 75012 Paris.


À Nantes, au Château, l’exposition Aux origines du surréalisme. Cendres de nos rêves connaît un très grand succès, ce qui réjouit ses commissaires (11 février-28 mai 2017).

Au programme de ce soir, un documentaire consacré à Jacques Vaché.

* À 20h30 : Jack de Nantes de Marianne Gosset (1984).

Et demain, mercredi 22 mars 2017 :

* À 20h30 : Le Briseur de chaines de Jacques Daniel-Norman (1941).

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Le Cinématographe, 12 bis rue des Carmélites, 44000 Nantes.



Lundi 20 mars 2017

 

Trisha Brown (1936-2017), la grande chorégraphe américaine, est morte samedi 18 mars 2017.

Stephen Petronio, Mikhail Baryshnikov, Laurie Anderson, Elizabeth Streb et Terry Winters lui rendent hommage dans le New York Times d’aujourd’hui,


 


Aujourd’hui commence le Festival international du film d’Aubagne, musique & cinéma (FIFA), 18e édition (20-25 mars 2017).

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C’est le seul festival en Europe consacré à la musique de film.
Il est organisé par l’association Alcimé "pour promouvoir les énergies créatrices autour du cinéma, de la musique et du son".

Le programme 2017 témoigne d’un goût très sûr. Il faut dire qu’on est de parti pris.

Quand un festival fait son ouverture avec Captain Fantastic de Matt Ross (2015), alors que Ben Cash est notre ange tutélaire de l’année 2017, quand figure, dans sa compétition, le film de Marine Place, Souffler plus fort que la mer, notre coup de cœur oublié de la sélection cannoise en 2015 et qui fit la couverture de Jeune Cinéma n°365 de mai 2015, quand notre cher Cinema ritrovato de Bologne y a carte blanche, comment voulez-vous qu’on ne fonde pas de satisfaction ?

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Aubagne, c’est aussi l’occasion de saluer notre collaborateur Daniel Guffroy, récemment disparu, qui couvrit le festival en 2014 et 2015.

Zoom sur le programme du FIFA 2017 :

* Une compétition longs métrages et une compétition courts métrages.

Pour mémoire : les grands prix du festival depuis 2003 (meilleur musique originale et meilleure création sonore).

* Cartes blanches 2017 : (Brno 16 International Short Movie Festival (République Tchèque) ; International Short Film Festival Oberhausen (Allemagne) ; Il Cinema Ritrovato (Bologne Italie).

* Une programmation musicale spécifique.

* Une Master class.

* Des invités, les honorables membres du jury long et du jury court ainsi que les réalisateurs des films sélectionnés.

* Regards croisés (à l’honneur, trois nouvelles écoles de cinéma).


 

Soirée d’ouverture

* À 20h00 : Captain Fantastic de Matt Ross (2016).

* À 23h30 : Concert avec Fuzzy Logic (entrée libre).

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Faites votre programme.

Et on note tout de suite, la Nuit du court, vendredi 24 mars 2017.

Cinéma Le Pagnol, cours Maréchal-Foch, 1340 Aubagne.
Espace des libertés, avenue Antide-Boyer, 13400 Aubagne.



Dimanche 19 mars 2017

 

Et voilà le palmarès du Festival international des films de femmes de Créteil (FIFF) 2017, 39e édition (10-19 mars 2017).

Notez tout de suite que, le samedi 1er avril 2017, seront repris :

* À 19h00 : A Night in Tokoriki de Roxana Stroe (2016), Prix public court métrage étranger), suivi de L’École de la vie de Maite Alberdi (2016), Prix du public documentaire.

* À 21h00 : Lipstick Under my Burkha de Alankrita Shrivastava (2016). Grand prix du jury fiction.


 

Grand Action, 5 rue des Écoles, 75005 Paris.


Toutes les rock stars ne meurent pas à 28 ans, heureusement, même pour la légende.

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Chuck Berry (1926-2017) aura eu la chance de voir son Saturne tourner trois fois dans son ciel, le temps de caresser sa Gibson comme il faut et de multiplier les standards.

Pour ses 60 ans, Taylor Hackford, lui avait fait son film : Hail ! Hail ! Rock ’n’ Roll (1986).

Il est mort hier, ce samedi 18 mars 2017.


 


Pour terminer dignement ce Printemps des poètes 2017, 19e édition et commencer demain le vrai printemps, la Maison de la poésie, l’Institut du Tout-Monde et l’association Sortir du colonialisme nous invitent à une riche soirée.

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* À 19h30 : Poétiques de résistance : Échopoétique / Écopolitique. Pour une décolonisation de la terre et des imaginaires.

Avec Marie-José Mondzain, Sylvain Georges, Michel Collot, Dénétem Touam Bona, Florence Alexis, le collectif James Baldwin, Olivia Elias…

Maison de la poésie, Passage Molière, 157 rue Saint-Martin 75003 Paris.


À Manhattan, on va voir les récentes acquisitions du MoMA.

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* Unfinished Conversations : New Work from the Collection (19 mars-30 juillet 2017)

MoMA, 11 W 53rd St, New York, NY 10019.



Samedi 18 mars 2017

 

Cueco (1929-2017) est mort lundi dernier, le 13 mars 2017.

On se souvient de lui, de ses Malassis, "coopérative de peintres toxiques" entre 1968 et 1981, de ses séries (Les baignoires, les tristes tropiques, Les hommes rouges…), de sa peinture et de son engagement dans le monde.

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La Bibliothèque François-Truffaut, dans le cadre du Mois du film expérimental, a des arguments pour tenter de nous détourner des manifs de ce samedi, des manifs non-corporatistes, des manifs de civilisation : une pour la VIe République, et une pour la liberté de mourir comme on en a envie.

* À 15h00 : La Nouvelle Babylone de Grigori Kozintsev & Leonid Trauberg (1929)
Séance présentée par Isabelle Marinone.


 

Entrée gratuite sur réservation.

Notez tout de suite le 25 mars 2017, avec Dziga Vertov.

Bibliothèque François-Truffaut, Forum des Halles, 4 rue du Cinéma, 75001 Paris.


Depuis hier, et jusqu’aux Présidentielles, chqaue week-end, chez Jolie môme à la Belle Étoile, Brecht nous rappelle quelques dures vérités qui ont la vie dure (17 mars-22 avril 2017).

* À 20h30 : L’Exception et la règle de Bertolt Brecht (1930).

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Il suffit de trois personnages cheminant dans le désert - ici le marchand, le coolie, le guide - pour développer trois grands maux de l’humanité en société, la haine de classe et la haine de race qui engendrent la non-justice.

Il est vrai que rien n’est plus difficile à cerner que cet artefact nommé "justice", notion morale et/ou juridique.
Serge Moscovici aurait même pu préciser qu’il est plus facile de légaliser que de légitimer.

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Le grand metteur en scène de théâtre Alain Ollivier (1938-2010) disait de cette pièce qu’elle était "une pièce matrice du théâtre, l’équation fondamentale de l’inspiration de Brecht".

Jolie Môme en fait un road movie didactique (comme le voulait Brecht, la pièce appartient à sa période didactique) parfaitement adapté à notre temps.

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Le vendredi et le samedi, c’est à 20h30.
Le dimanche c’est à 16h00, avec juste avant, à 15h15, une rencontre avant le spectacle. Demain dimanche 19 mars 2017, c’est Vanessa Codaccioni.

Programmez votre spectacle.

Compagnie Jolie Môme, Théâtre La Belle Étoile, 14 allée Saint-Just, 93210 Saint-Denis.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 18 au 24 mars 2017.



Vendredi 17 mars 2017

 

À Paris, l’Association française de recherche sur l’histoire du cinéma (AFRHC) nous offre l’occasion rare de voir les deux films majeurs mais maudits de Jean-Denis Bonan, et d’en débattre, en entrée libre.

* À 17h00 : Une saison chez les hommes (1967) et La Femme bourreau (1968).

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Institut national d’histoire de l’art (INHA), auditorium, 6 rue des Petits-Champs, 75002 Paris.


À Toulouse, toute la vile est investie par Cinélatino 2017, 29e édition (17-26 mars 2017).


 

Ça commence, ce week-end par la Colombie, et tout spécialement par Cali, une ville du Sud, où pour l’histoire du cinéma, tout a commencé dans ls années 70, avec le Groupe de Cali.

C’est Caliwood, hier, aujourd’hui, demain.

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Ateliers de cuisine, initiation à la salsa, ciné-brunch, contes et légendes, apéro-concert, etc. Entrée libre dans la cour de la Cinémathèque.

Au programme de Cinélatino 29e, deux sections principales, des sections de libertés, et des rencontres avec des tas d’invités vedettes.

* Compétition (12 longs métrages de fiction ; 7 documentaires ; 8 courts-métrages.

* Découvertes : Fictions ; Documentaires ; Courts métrages.

* Otra Murada : Rétrospective Julio Hernández Cordón.

* Séances spéciales.

* Tango.

* Les reprises.

* Panorama des associations.

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Soirée d’ouverture avec trois films.

* À 20h00 : Une vie ailleurs de Olivier Peyon (2017) au Gaumont Wilson.
En présence du réalisateur.

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* À 20h30 : X-Quinientos de Juan Andrés Arango (2016) à la Cinémathèque.
En présence du réalisateur.

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* À 21h00 : La idea de un lago de Milagros Mumenthaler (2017) à l’ABC.

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Faites votre programme.

Gaumont Wilson, 3 place du Président Thomas-Wilson, 31000 Toulouse.
Cinémathèque, 69 rue du Taur, 31000 Toulouse.
Cinéma ABC, 13 rue Saint-Bernard, 31000 Toulouse.


À Alès, commence Itinérances 35e édition (17-26 mars 2017).

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* Rétrospective : Visiteurs.
Cette année, dans la grande tradition de l’hospitalité, on célèbre les visiteurs, "ces gens de passage, ces voyageurs, attendus ou intrus, qui peut-être un instant, un jour, une année, viennent seulement bousculer le quotidien ou secouer les consciences".

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Avec une nuit entière à accueillir les visiteurs de l’espace, demain samedi 18 mars 2017, à partir de 22h45.

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* Hommages
Notamment à Édith Scob, à Olivier Gourmet, et à Esther Hoffenberg.

* Cartes blanches : à Bertrand Burgalat et à Thomas Cailley.

Et des tas d’invités.

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Soirée d’ouverture au Cratère avec 3 films.

* À 18h30 : Orpheline de Arnaud des Pallières (2016).

* À 21h15 : King of the Belgians de Peter Brosens & Jessica Woodworth (2016).

* À 22h45 : The Net de Kim Ki-duk (2016).

Ça commence vraiment ce soir, mais on a déjà ouvert la fête avec deux vernissages.

* Itinérances. Portraits des invités du Festival par Patrice Terraz à la galerie Le Lac gelé (10-26 mars 2017).

* Fragments d’une guerre dessinée. La guerre de 14-18 vue par la BD, au musée du Colombier (17 mars-18 juin 2017). En écho au documentaire de Vincent Marie, Là où poussent les coquelicots (2016).

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Autres expositions.

Faites votre programme.

Festival Cinéma d’Alès- Itinérances, Pôle culturel et scientifique, 155 faubourg de Rochebelle, 30100 Alès.
Cratère, square Pablo-Neruda, place Barbusse, 30100 Alès.


À Paris, à la Maison de la poésie, c’est sans doute complet, mais on vous l’annonce quand même, on ne sait jamais.

* À 20h00 : Hommage poétique et musical à Bob Dylan & Leonard Cohen.
Par Barbara Carlotti, Bertrand Belin, Arthur (Moriarty), Judah Warsky & Jean-Pierre Petit.

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Bonnes lectures :

* Bob Dylan, Chroniques, traduit de l’anglais par Jean-Luc Piningre, Folio, 2010.

* Leonard Cohen, Les Perdants magnifiques et Jeux de dames, traduit de l’anglais par Michel Doury, Christian Bourgois, 2002.

Maison de la poésie, Passage Molière, 157 rue Saint-Martin 75003 Paris.



Jeudi 16 mars 2017

 

La Fondation Maison des sciences de l’Homme rend hommage à Serge Moscovici (1925-2014), avec un colloque international (16 et 17 mars 2017).

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Comme fondateur de la psychologie sociale en France, comme éternel chercheur, il est une des figures majeures des sciences humaines et sociales du 20e siècle.

Comme homme, il fut aussi engagé dans son temps.
Par la force des choses et de l’époque, migrant de la Roumanie des pogroms et exilé à 20 ans à Paris.
Par la force de sa volonté et de son intelligence de précurseur, constructeur, dès 1972, de l’écologie politique.

Mélancolique et rêveur, ce grand intellectuel avait aussi une âme d’artiste.

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* À partir de 9h30 : Hommage à Serge Moscovici.

Avec, par ordre d’apparition, la participation de : Pierre Moscovici, Michel Wieviorka, Jean-Pierre Dozon, Pierre-Cyrille Hautcœur, Nikos Kalampalikis, Alain Touraine, Bertrand Badiou, Denise Jodelet, Maurice Olender, 
Gina Philogene, Laurence Tubiana, Dominique Bourg, Paola Castro, Pascal Dibie, 
Laurent Samuel, Thémis Apostolidis, Ewa Drozda Senkowska, Georges Gaskell, Jean-Pierre Pétard, 
Bernard Rimé, Saadi Lahlou, Ivana Markova, Charlan Nemeth, Stamos Papastamou, Annamaria De Rosa, Sandra Jovchelovitch, Dorra Ben Alaya, Brigido Vizeu Camargo, Martha De Alba, Ida Galli, Risa Permanadeli, Susana Seidmann, Serge Galam, Jorge Jesuino, Edgar Morin.

Bonnes lectures :

* Essai sur l’histoire humaine de la nature, Flammarion, 1968.

* L’Âge des foules. Traité historique de psychologie des masses, Fayard, 1981.

* La Société contre nature, Union générale d’éditions, 1972.

* La Machine à faire les dieux, Fayard, 1988.

* Chronique des années égarées, Stock,1997.

Cf. aussi le film de Michael Almereyda, Experimenter (2015).

Inscription obligatoire.

Maison de l’Amérique latine, 217 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris.


Le séminaire Conséquences, dans l’EHESS très occupée, nous invite à comprendre l’histoire du mouvement anti-TGV de la ligne Lyon-Turin et sur ses formes d’organisation singulières : No Tav.

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Depuis plus de 25 ans, une vallée entière mène une résistance autonome et populaire : le mouvement No Tav désormais profondément ancré en Val de Suse, au Nord de l’Italie.

Entrée gratuite.

* À 18h00 : La question No Tav ("Non au TGV"), mère de toutes le batailles en Italie.
Par et avec Stefano Dorigo.

EHESS, salle des Lombards, 19 rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris.


Le ciné- club de l’Aéro-club nous désigne "la série B de propagande dans tous ses états".

* À 20h00 : Sabotage à Damas (Action in Arabia) de Leonide Moguy (1943). Avec notre choucou George Sanders.

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Les séances de ce ciné-club pas comme les autres sont toujours précédées d’extraits de documents contextuels, de vidéos de divertissement, de cartoons et suivies d’un pot de l’amitié.

Il faut confirmer.

Aéro-Club de France, Salle du conseil au 1er étage , 6 rue Galilée, 75016 Paris.


Connaissez-vous la Maison rouge ?

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Le bruit court, depuis janvier 2017, qu’elle devrait fermer définitivement en 2018. Depuis 2004, on y a vu tant de merveilleux fous et leurs drôles de machines, ça nous rendait si heureux, qu’on ne veut pas le croire. Ce sont les aléas du mécénat, n’est pas Pinault qui veut.

Quoiqu’il arrive, cette année, elle est encore là, ouverte, jusqu’à l’automne 2018.

Et en ce printemps qui vient, une exposition fait bruit et fureur : L’esprit français, Contre-cultures 1969-1989, avec un catalogue co-édité avec La Découverte (24 février-21 mai 2017).

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À travers une soixantaine d’artistes et plus de 700 œuvres et documents, rassemblant à la fois journaux, tracts, affiches, extraits de films, de vidéos et d’émissions de télévision, une exposition selon notre cœur.

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On en profite pour assister à une des rencontres programmées, en entrée libre, en écho à l’exposition :

* À 19h00 : Entre création et subversion, l’invention féministe.
Rencontre avec Raymonde Arcier, Cathy Bernheim & Geneviève Fraisse.

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Maison rouge, 10 boulevard de la Bastille, 75012 Paris.


À Nantes, on vous rappelle l’exposition du Château, Aux origines du surréalisme. Cendres de nos rêves (11 février-28 mai 2017).

Aujourd’hui, il ne faut pas manquer :

* À 20h00 : Dans le sillage du météore désinvolte, pièce pour deux voix, grondements, souffles et fusées éclairantes, d’après les Lettres de guerre de Jacques Vaché, mise en scène de Philippe Pigeard.

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Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Bonne lecture :

* Jacques Vaché, Lettres de guerre, Mille et une nuits, 2001.

Château des ducs de Bretagne, 4 place Marc-Elder, 44000 Nantes.


C’est à 27 ans, à Menton, France, un 16 mars que Aubrey Beardsley (1872-1989), a quitté la vanité de notre monde.

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Lui et sa Salomé, ses innombrables "fins de siècle" et son extrême jeunesse, sont encore partout, autour de nous, sur nos rayonnages et dans nos imaginaires, voire dans nos luttes.

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Mercredi 15 mars 2017

 

Mauvais temps à Manhattan en 2017.

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Mauvais temps à Manhattan en 1937.

 

Au MoMA, le festival New Directors/New Films 2017, 46e édition présente le cinéma des cinéastes émergents du monde entier, en collaboration avec la Film Society of Lincoln Center (15-26 mars 2017).

Au cours des années passées, les New Yorkais y ont rencontré Pedro Almódovar, Chantal Akerman, Hou Hsiao-hsien, Christopher Nolan, Laura Poitras, Spike Lee, Kelly Reichardt...
En 2017, des films en provenance de Chine, du Népal, du Portugal, de Thaïlande, de Tunisie et de Turquie, de France, d’Allemagne, d’Italie, de Suède et des États-Unis.

Aujourd’hui :

* À 19h30 & à 21h30 : Patti Cake$ de Geremy Jasper (2017).

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Faites votre programme.

Walter Reade Theater at Lincoln Center, 10 Lincoln Center Plaza, New York, NY 10023.
The Roy and Niuta Titus Theaters at MoMA, 11 W 53rd St, New York, NY 10019.


Le festival L’Europe autour de l’Europe, 12e édition ouvre ses portes (15 mars-16 avril 2017).

30 pays européens, 100 films suivis de débats avec leurs auteurs, une vingtaine de lieux (spécialement le cinéma L’Entrepôt).
Des compétitions (fiction et documentaires) avec trois prix : le Prix Luna, le Pric Sauvage et le Prix Présent.

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Au programme, cette année :

* Le Portugal, avec une rétrospective Manoel de Oliveira, et une sélection de films allant du Novo Cinema portugais jusqu’à nos jours, de Paulo Rocha à Teresa Villaverde.

* Un invité d’honneur : Jean-Claude Carrière.

* La thématique Migrations, avec la Fondation Seydoux-Pathé.

Soirée d’ouverture à L’Entrepôt.

* À 20h00 : Fados (2007) de Carlos Saura (2007).
En présence de Maria de Medeiros.

Faites votre programme.

Cinéma L’Entrepôt, 7 rue Francis-de-Pressensé, 75014 Paris.


À Paris, le musée d’Orsay a inauguré son exposition Au-delà des étoiles. Le paysage mystique de Monet à Kandinsky (14 mars-25 juin 2017).

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Tous les artistes ont des rapports avec l’invisible, quelle que soit leur école, quel que soit leur temps, quel que soit leur art. C’est peut-être même leur définition principale. Dès lors qu’on fréquente l’invisible, on frôle le mystique, ne chipotons pas sur les mots.

Les commissaires d’exposition Guy Cogeval, Katharine Lochnan,
Isabelle Morin Loutrel & Beatrice Avanzi
nous suggèrent que c’est chez les peintres paysagistes que ces relations sont le plus visibles.

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Retenez déjà quelques dates, une conférence inaugurale, un concert, une "curieuse nocturne"...

Et tout particulièrement le cycle La nuit au cinéma (24 mars-8 avril 2017).

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Musée d’Orsay, 62 rue de Lille, 75007 Paris.


Le CNAM Arts et métiers nous propose lesConférences Étienne-Jules Marey qui rendent hommage au génial inventeur du "chronophotographe".

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En 2016-17, l’invité du CNAM est Benoît Peeters (19 octobre-10 mai 2017).
Il nous a déjà fait découvrir : Paris 1830 : un nouveau monde ; Töpffer et la naissance de la bande dessinée ; De la plaque Daguerre ; Les métamorphoses de Nadar ; Muybridge et Marey ; Le cheval et l’oiseau.

* À 18h30 : La révolution des images (1830-1914). La peinture à l’épreuve de la photographie.

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Prochains rendez-vous :

* Mercredi 19 avril 2017 : Lumière et Méliès : les deux naissances du cinématographe
* Mercredi 10 mai 2017 : Winsor McCay, de la bande dessinée au dessin animé.

Programe complet.

Entrée gratuite, réservation souhaitée mais non obligatoire.

Musée des Arts et Métiers, 60 rue Réaumur, 75003 Paris.


Le séminaire Conséquences est un ciné-club d’intervention politique.

Aujourd’hui, il nous invite à rencontrer Alessandro Stella qui fut membre de Potere Operaio, organisation fondée par Oreste Sclazone & Toni Negri en 1969, puis de Autonomia Operaia, et est aujourd’hui directeur de recherche en anthropologie historique au Centre de recherches historiques de l’EHESS.

À l’occasion de la sortie de son livre Années de rêves et de plomb. Des grèves à la lutte armée en Italie (1968-1980), Éd. Agone (2016).

* À 19h30 : Les Années de rêve et de plomb.

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Beaux-Arts, Amphithéâtre des Loges (au fond de la cour à gauche), 14 rue Bonaparte, 75006 Paris.


Les sorties sur les grands écrans

* L’Autre Côté de l’espoir (Toivon tuolla puolen) de Aki Kaurismäki (2016).

* Tombé du ciel de Wissam Charaf (2016).

* Grave de Julia Ducournau (2016).

* Chacun sa vie de Claude Lelouch (2016).

* The Lost City of Z de James Gray (2016).

* Botticelli Inferno de Ralph Loop (2026).

* Vénéneuses de Jean-Pierre Mocky (2016).

Les ressorties en versions restaurées

* Le Criminel (The Stranger) de Orson Welles (1946).

* La Ferme des animaux (Animal Farm) de John Halas & Joy Batchelor (1954).

* La Vengeance aux deux visages (One-Eyed Jacks) de Marlon Brando (1961).

* Il posto (L’Emploi) de Ermanno Olmi (1961).



Mardi 14 mars 2017

 

À la Gaité lyrique, les Rencontres internationales Paris/Berlin (Nouveau cinéma et art contemporain) ont commencé hier (13-19 mars 2017).
On a raté la party d’ouverture, à laquelle on était pourtant chaleureusement invité, comme tout le monde.

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Elles ont déjà une longue histoire, ces épatantes Rencontres.

Aujourd’hui, c’est à partir de 14h30, à l’auditorium, et en entrée libre.

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Faites votre programme.

Gaîté Lyrique, 3 bis rue Papin, 75003 Paris.


Le mardi, c’est ciné-clubs et apparentés.

À l’ENS, :

* À 20h30 : L’avventura de Michelangelo Antonioni (1960).

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Ciné-club de l’ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.


L’INALCO aussi fait son cinéma.

* À 18h30 : A Walnut Tree de Ammar Aziz (2015).
Prix Monde en regards du Festival International Jean-Rouch, 35e édition.
Discussion animée par Matteo de Chiara.

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Entrée libre et gratuite.

Institut national des langues et civilisations orientales, 65 rue des Grands-Moulins, 75013 Paris.


C’est la soirée mensuelle de Bref.

* À 20h00 : Autour du grand court métrage de Jean-Marc Moutout, Tout doit disparaître (1996)...

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... trois courts, en écho, 20 ans après.

* Au bruit des clochettes de Chabname Zariab (2016).

* Bon Voyage de Marc Raymond Wilkins (2016).

* Les Corps interdits de Jérémie Reichenbach (2016).

MK2 Quai de Seine, 14 quai de la Seine, 75019 Paris.


À Saint-Ouen-l’Aumône, l’Utopia 95 a une super programmation, à la fois pointue et pour tous les publics, ce qui est un tour de magie.

Il participe à la Semaine anti-coloniale et anti-raciste (4-20 mars 2017) dont on vous parlait dans le Journal de Ben Cash, le 23 février 2017.

* À 20h30 : L’Algérie du possible de Viviane Candas (2015).
Projection suivie d’une rencontre avec Gilles Manceron.

Bonnes lectures :

* Gilles Manceron, Marianne et les colonies. Une introduction à l’histoire coloniale de la France, La Découverte, 2003.

* Le blog de Gilles Manceron.

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Utopia 95, place de la Mairie, 95000 Saint-Ouen-l’Aumône.


La Société Louise-Michel célèbre David Rousset (1912-1997).
Trotskiste historique, il a connu les camps nazis, et les a dénoncés après la guerre, dans deux de ses livres les plus connus : L’Univers concentrationnaire (1946), prix Renaudot, et Les Jours de notre mort (1947).
On a trouvé ça très bien, les Nazis avaient perdu, Vae victis.

Mais quand il a entrepris de dénoncer également les autres systèmes concentrationnaires du monde, au début des années 50, et d’abord les camps staliniens, il s’est heurté aux forces vives, collectives et infiniment puissantes du déni et/ou du mensonge.

Grégory Cingal (1) a rassemblé les pièces au dossier de cet épisode d’une violence inouie : lettres, discours, articles et essais, introuvables ou inédits : David Rousset. La Fraternité de nos ruines : Écrits sur la violence concentrationnaire 1945-1970, Fayard, Paris, 2016.

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* À 19h00 : La Fraternité de nos ruines.
Présentation du livre par Pierre Rousset, son fils, animateur du site Europe solidaire sans frontières.

1. Grégory Cingal est un chercheur discret, mais d’une redoutable efficacité.
On lui doit aussi : Jacques-B. Brunius. Dans l’ombre où les regards se nouent. Écrits sur le cinéma, l’art, la politique (1926-1963), édition établie et présentée par Grégory Cingal avec la collaboration de Lucien Logette, Éditions du Sandre, Paris, 2016.
Cf. Journal de Huspuppy 2016 (5 juillet 2016).

Post Scriptum : la soirée a été enregistrée. L’écouter ou la réécouter.

Lieu-Dit, 6 rue Sorbier, 75020 Paris.


C’est le Patrick’s Day, nous rappelle le Centre culturel irlandais.

Ce jour et ses rituels sont d’origine religieuse - Saint Patrick, aux origines obscures, est le patron de l’Irlande et des ingénieurs - , même s’ils se laïcisent progressivement en se répandant dans le monde occidental, en une simple occasion de faire la fête.

Ce soir, on peut aller le fêter au ciné.

* À 19h00 : Patrick’s Day de Terry McMahon (2014).

Le titre du film, en ce jour catholique, a perdu sa sainteté.

On pense irrésistiblement à l’Internationale des lettriste des années 50, tendance Debord (pas tendance Isou), qui avait décidé de ne plus sanctifier quoi que ce soit et, notamment de supprimer les saints de tous les lieux de Paris, places, rues, avenues.
On se donnait RV à Michel (après changement à Strasbourg-Denis).
Leur adresse était rue de la Montagne Geneviève.

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Et, dimanche 19 mars 2017, on prévoit une journée festive irlandaise. Ce sera au CCI, cette fois, en entrée libre (mais réservation conseillée), à partir de 12h30, avec concerts, spectacles, maquillage, restauration irlandaise et crêpes. Dress Code : en vert.

Trois-Luxembourg, 67 rue Monsieur-le-Prince, 75006 Paris.



Lundi 13 mars 2017

 

Le numéro 33 de Quinzinzinzili (l’univers Messacquien) de l’hiver 2017 est paru, sous la grand ombre de Régis Messac.

Régis Messac est supposé connu, mais, de notre point de vue, pas assez.
Cf. notre Plaisir des amateurs n°24.

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En couverture :

* Victor Serge : L’Extermination des Juifs de Varsovie
(par notre ami Jean-Louis Touchant).

* La SF française à l’heure allemande (entre collaboration et résistance).

* B.R. Bruss, écrivain très discret.

* Pierre Benoît : Pierre Benoît, gens-de-lettres, L’Atlantide de Pabst et L’Atlantide de Feyder ; Antinéa à l’Académie.

Ce qui nous rappelle les aventures de nos Antinéas.

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Faut s’abonner.

Amis de Régis Messac, 71 rue de Tolbiac, 75013 Paris.



Dimanche 12 mars 2017

 

Quand un air vous trotte dans la tête, quand Joan Blondell et Etta Moten vous hantent, quand la guerre, la crise, la misère, l’injustice investissent la comédie musicale en une scène unique dans les annales, quand l’illusion de la scène et la blessure du réel se conjuguent, autant partager le tourment.
Communion du dimanche.

Remember My Forgotten Man, ballet final de Busby Berkeley, dans Chercheuses d’or de 1933 (Gold Diggers of 1933) de Mervyn LeRoy (1933).


 

Cf. La crise de 1929 au cinéma. Sur deux films "mineurs".



Samedi 11 mars 2017

 

Fukushima : C’était le 11 mars 2011, à 14h46 heure locale, il y a six ans.

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Au large de l’île de Honshū, la plus grande île de l’archipel du Japon : séisme de magnitude 9, tsunami sur 10 km à l’intérieur des terres et sur 600 km de côtes, nombreuses et fortes répliques pendant des semaines.
Vécus dans tout le Pacifique et suivis dans le monde entier.

Sur cette île, les plus grandes villes (Tokyo, Osaka, Kyoto, Hiroshima...) et même le Mont Fuji.
Et quelques centrales nucléaires (ce qui est quand même extraordinaire dans un pays de séismes).

Ce ne sont pas tant les tremblements de terre et le tsunami qui ont fait des victimes par milliers, mais les dégâts, niveau 7, de la centrale de Fukushima Daiichi.

Les intellectuels et les artistes du monde entier ont réagi : appels à la solidarité, mais aussi à la prise de conscience planétaire. Mais ils n’ont jamais eu de vrai pouvoir, quoiqu’ils en pensent.

Six ans après, la radioactivité continue à contaminer la mer et la terre. Les gigantesques travaux de décontamination entrepris font le spectacle mais sont inefficaces. Pour une idée de la suite, on peut d’ailleurs aller voir du côté de Tchernobyl, son histoire, ses sparadrap. Les sites de documentation ne manquent pas, et on l’évoque dans notre Chronique de l’Anthropocène (au 2 décembre 2016).

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Le gouvernement japonais (avec son acolyte, le lobby nucléaire) prétend qu’on est revenu à la normale et supprime les indemnités des évacués.
Il compte sur les JO de Tokyo en 2020 et sur la fameuse "croissance", la panacée des Terriens irresponsables pour enfumer les esprits. Qui sont fiers d’annoncer qu’on peut vivre avec la radioactivité, comme avec un des innombrables cancers désormais. Une vie, c’est si court de toute façon.

Alors, au Japon, il paraît qu’aujourd’hui, on se recueille.

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À Paris, en tout cas, on manifeste à République, à partir de 14h00, puis direction Beaubourg. Avec nos 58 réacteurs français pas très frais, une prochaine catastrophe nucléaire par chez nous, c’est pas de la science-fiction.

Ou si on ne veut pas sortir, on écoute France Culture.

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Cf. aussi Filmographie Nucléaire.


Un autre anniversaire : la révolte des vignerons de 1907 (Languedoc et pays catalan).

Ça commence à faire loin, mais ça sert à rappeler que, dans les campagnes aussi, la conscience est en éveil : les crises, ce n’est pas la fatalité, et ça s’analyse. Le Midi était rouge, en ce temps-là.

C’est donc le 11 mars 1907, que le signal de la révolte est donné par ceux d’Argeliers, dans le Minervois. Ça a duré des mois, avec un manif géante à Montpellier le 9 juin 1907, et à la mutinerie des soldats du 17e, le 18 juin 1907. "Fin de l’histoire" pas avant 1908, quand les émeutiers sont graciés, et solution à la suproduction chronique avec le pinard des poilus.
Les guerres, ça sert toujours à quelque chose, ça sert toujours quelques-uns.
Les guerres et les crises ont partie liée.

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CinéArchives nous offre

* La Révolte des gueux de Raymond Lamy, avec René Vautier pour les plans parisiens (1949).

C’est bien de réentendre quelques chants incontournables, dont celui de la fraternisation des soldats du 17e à Béziers, même si on en a encore le cœur serré d’entendre Montehus porter la parole de tous ceux qui croyaient vraiment à la République. 110 ans de plus, ça lui fait, à la République, et elle les accuse nettement sur son visage, dans ses rides et dans ses plis et replis.


 


Les anniversaires, d’accord, mais "la vie continue" comme on croit fin de dire aux gens en grand deuil (en tout cas pour l’instant).

À Créteil, au FiFF, une soirée bien remplie : Hommage à Nathalie Magnan et Autoportrait de Nathalie Richard.

* À 18h30 : Hommage à la cyber féministe Nathalie Magnan (1956-2016).

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Au programme : Il n’a pas de fumée sans feu (1996) ; Lesborama (1995) ; Internautes (1995) ; Un homme sur deux est une femme, Nathalie Magnan (1996).
En présence de Alain Burosse, Geneviève Fraisse, Élisabeth Lebovici, Jean-Marc Manach, Peggy Pierrot, Reine Prat, Paul B. Preciado, Bérénice Reynaud, Philippe Rivière, Geneviève Sellier.

* À 20h30 : Autoportrait de Nathalie Richard.
Au programme : La Confusion des genres de Ilan Duran Cohen (2000).

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FIFF, MAC Créteil, Place Salvador-Allende, 94000 Créteil.


Et puis, le samedi, ça peut être musées en famille.

À Branly, L’ethnologie va vous surprendre, 3e édition (11-12 mars 2017).

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Faites votre programme.

Musée du quai Branly-Jacques Chirac, 37 quai Branly, 75007 Paris.


Ou alors le Musée Dapper, avec du cinéma, un film poignant sur la condition des femmes en Éthiopie.

* À 14h30 : Difret de Zeresenay Berhane Mehari (2014).
Débat animé par Brice Ahounou.

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Une belle bande annonce.

Musée Dapper, 35 bis rue Paul-Valéry, 75016 Paris.


Salut les câblés !
La semaine télé de Jeune Cinéma du 11 au 17 mars 2017.



Vendredi 10 mars 2017

 

À Créteil, au Festival international de film de femmes 2017, 39e édition, comme d’habitude, que des stars, des reconnues et des futures (10-19 mars 2017).

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Programme en extension :

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Il y a, toujours, les compétitions (courts, longs fiction et longs docus), et la section parallèle : Après l’Environnement (Turbulences, en 2015) et la Musique (Itinérances Musicales, en 2016, le Festival consacre sa section parallèle de 2017 à la photographie : Liberté(s) de voir.

Nouveau : il y a, cette année, trois célébrations majeures, en partenariat, qui jouent les prolongations du FIFF, sa décentralisation, quelque chose comme une extension du domaine de la lutte :

* La pionnière Dorothy Azner, à la Cinémathèque française (22 mars-9 avril 2017).

Pour faire suite à The Bride Wore Red de Dorothy Azner (1937).
Précédée d’une table ronde Les Grandes classiques du cinéma (MAC, vendredi 17 mars 2017).

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* L’audacieuse Yannick Bellon aux Trois-Luxembourg (7-9 avril 2017).

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Pour faire suite à Quelque part quelqu’un de Yannick Bellon (1972).
Suivi d’une intervention de Éric LeRoy (MAC, samedi 18 mars 2017).

* La figure moderne du féminin Danielle Darrieux au Grand Action (29 avril-1er mai 2017).

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En attendant, la soirée d’ouverture, et tout le festival, c’est au MAC.

* À 20h30 : À mon âge, je me cache encore pour fumer de Rayhana Obermeyer (2016).
En présence de l’équipe du film.

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Faites votre programme.

FIFF, MAC Créteil, Place Salvador-Allende, 94000 Créteil.



Jeudi 9 mars 2017

 

Depuis septembre 2016, le cinéma Saint-André-des-Arts a inauguré une Tribune libre, chaque jeudi, avec des cycles thématiques et des débats.

* Les premiers jeudis du mois : Cycle argent et pouvoir
* Les deuxièmes jeudis du mois : Cycle Écologie
* Les troisièmes jeudis du mois : Ciné-club avec L’Avant-scène
* Les quatrièmes jeudis du mois : Cycle Éducation

Aujourd’hui, c’est le 2e jeudi du mois de mars, et c’est Écologie.

* À 20h30 : La Glace et le ciel de Luc Jacquet (2015).

Claude Lorius, parti en 1957 étudier les glaces de l’Antarctique, fut parmi les premiers à alerter sur le réchauffement climatique et ses conséquences désastreuses sur la planète.
Débat avec Didier Roche.


 

Faites les programmes de vos jeudis.

Pour s’informer et réfléchir par soi-même, on vous rappelle le super site Docuclimat, qui donne à voir généreusement pratiquement tous les documentaires sur le sujet, classés par catégories, ainsi que les liens utiles (météo, climat, et bibliographie).

Cinéma Saint-André-des-Arts, 30 rue Saint-André-des-Arts, 75006 Paris.


Au Centre culturel de Serbie, soirée littéraire autour d’un livre majeur, qui couple le surréalisme et le marxisme

* À 19h30 : Le surréalisme de Belgrade.

Présentation de l’ouvrage de Koca Popovic & Marko Ristic, Esquisse d’une Phénoménologie de l’Irrationnel (1931).

Le livre est paru en serbe en 1931, et est aujourd’hui publié en français dans la version originale de Marko Ristic (Éd Mimésis, 2016).

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Présentation par Branko Aleksic, Henri Béhar, Jean-Pierre Faye, Jelena Novakovic & Paolo Scopelliti.

Centre culturel de Serbie, 123 rue Saint-Martin, 75004 Paris.



Mercredi 8 mars 2017

 

Petit récapitulatif

Le 8 mars 1917 : La révolution de Février en Russie, à Petrograd, ce sont les femmes qui l’ont commencée. Elles défilaient paisiblement pour réclamer du pain et la paix.

Comment ça, c’est toujours elles qui foutent la merde entre les mecs ? Ensuite, elles les ont plutôt épaulés que divisés, leurs hommes.

Sinon, l’idée d’une Journée internationale des femmes, située désormais chaque "8 mars", elle date de 1910 et elle vient de l’Allemande Clara Zetkin (1857-1933) avec ses amies, Alexandra Kollontai (1872-1952) et Rosa Luxembourg (1871-1919), au cours de la IIe Conférence internationale des femmes socialistes, à Copenhague, pour favoriser leur droit de vote et leur droit au travail, bref leur intégration au monde réel en (état de) marche.

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Zetkin avait un journal, Die Gleichheit (L’Égalité) (1892-1923), qui a quand duré trente et un ans.

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Remarque : en Allemagne, les femmes ont obtenu le droit de vote en 1918, à la fin de la WWI.
En France, les mâles au pouvoir ont eu besoin d’une nouvelle guerre mondiale pour être plus sûrs, donc elle n’ont eu le droit de voter qu’en 1945.

Comment ça les suffragettes étaient ridicules (surtout sans homme) et il valait mieux ne pas leur donner le droit de vote, puisqu’elles auraient voté comme Mr le curé (et comme leurs époux) ?

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Ensuite, pour les femmes et leur voix au chapitre, comme dans la vie, il y a eu des hauts et des bas. "J’préfère les hauts", comme disait Arletty.

Et voyez, en France, y a encore du taff, en 2017.

Sans parler de l’énorme quantité de travail non-payé et non compté dans le PIB (par exemple celui de la reconstitution de la force de travail au foyer) sans lequel une société ne survivrait pas.
On a tous compris que c’était pas le moment de remettre sur le tapis la question du salaire plus ou moins maternel des épouses à la maison (ni même de la double journée de travai, même si ça s’éloigne légèrement du sujet).

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Et sans parler naturellement de tout le reste.

Alors pensez, dans les pays primitifs…

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Quelques rendez-vous, dehors et dedans, et pas seulement à Paris :

* À 13h00 : Happening devant Beaubourg.

* À 14h00 : Rassemblement place de la République, avec ateliers, lectures, discours.

* À 17h30 : Marche de République à Opéra.

* À 19h00 : Arrivée place de l’Opéra, avec interventions des associations et organisations.

* À partir de 19h30 : Marche de nuit de Belleville, inclusive et intersectionnelle, 4e édition.
Les femmes d’aujourd’hui (et d’hier) qui marchent aussi la nuit dans les rues, parce que les villes leur appartiennent autant qu’aux hommes, se retrouvent au métro Belleville.

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* Et, dans cinquante pays, un jour sans femme.

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* À Argelès-sur-Mer, les Amis de Cinémaginaire font leur fête annuelle Femmes et toiles (avant-premières, invités, exposition, buffets), et ça dure plus qu’une journée (8-12 mars 2017).

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* France Culture.

* La revue Hérodote qui aime les femmes du Moyen Âge.


Dans la foulée, un seul jour par an, faut en profiter.

Le Musée des Arts déco nous invite au Pavillon de Marsan pour admirer la nouvelle exposition Travaux de dames ? (8 mars-17 septembre 2017).

Tout est dans le point d’interrogation, qui donne le sens ironique voulu, dans un parcours chronologique et thématique de plus de 200 pièces de la fin du XIXe siècle à nos jours, issues exclusivement du fonds du musée.

Il ne s’agirait pas "d’œuvres", mais de "travaux", pas "d’inspiration" mais de "savoir-faire".
Faudrait pas confondre toile et bout de tissu, urgence de la création et passe-temps de bonne éducation.

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Hélène Henry, Sonia Delaunay, Elsa Schiaparelli, Eileen Gray, Charlotte Perriand, Niki de Saint-Phalle, Maïmé Arnodin, Denise Fayolle, Matali Crasset, Vera Szekely ne seraient pas des artistes, mais des artisanes.

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Que de fois, on a entendu ces messieurs dire gentiment d’une œuvre de femme : "C’est de la dentelle" sous-entendant "ça manque de force".

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Il est vrai que toutes les artistes, à défaut de faire dans la dentelle, ne font pas du Richard Serra.
Tous non plus.

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Les Arts Décoratifs, 107 rue de Rivoli, 75001 Paris.
Au Pavillon de Marsan, niveau 5 du Louvre.


Au MAHJ, les happy few ont verni hier une légende, celle du Golem, à travers un parcours mêlant peinture, dessin, photographie, théâtre, cinéma, littérature, bande dessinée et jeu vidéo (8 mars-16 juillet 2017).
À partir d’aujourd’hui, tout le monde peut la découvrir.

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Des golems, on en a plein la mémoire, et, du coup, on a envie de revoir au moins les trois grands classiques.

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* Celui de 1915 : Der Golem de Henrik Galeen & Paul Wegener.

* Celui de 1920 : Der Golem. Wie er in die Welt kam de Paul Wegener & Carl Boese.

* Celui de 1936 : Le Golem de Julien Duvivier.

Et voici l’occasion de compléter nos collections de souvenirs.

* À partir de 16h00 : Golem ! Avatars d’une légende d’argile.

Avec un beau catalogue, sous la direction de Ada Ackerman.

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Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, Hôtel de Saint-Aignan, 71 rue du Temple, 75003 Paris


Le ciné-club de Conséquences nous invite aux Beaux-Arts.

* À 18h30 : La Commune (Paris 1871) de Peter Watkins, première partie (2000).

Si vous êtes impatients de savoir comment ça finit, voici la seconde partie.

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Avant (ou après) avoir vu (ou revu) le film de Watkins, on vous suggère de voir les coulisses du tournage.

* L’horloge universelle - La résistance de Peter Watkins de Geoff Bowie (2001).

Ou son trailer.


 

École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, 14 rue Bonaparte, 75006 Paris.


Les sorties sur les grands écrans

* Paris pieds nus de Dominique Abel & Fiona Gordon (2015).

* La Confession de Nicolas Boukhrief (2015).

* Le Secret de la chambre noire de Kiyoshi Kurosawa (2016).

Les ressorties en versions restaurées

Deux Buster Keaton :

* Les Fiancées en folie (Seven Chances) de Buster Keaton (1925).

* The Railrodder de Gerald Potterton, avec Buster Keaton (1965).

Deux Borowczyk :

* Goto, l’île d’amour de Walerian Borowczyk (1968).

* Blanche de Walerian Borowczyk (1971).

Deux Sautet :

* Classe tous risques de Claude Sautet (1960).

* L’Arme à gauche de Claude Sautet (1965).



Mardi 7 mars 2017

 

À partir d’aujourd’hui, la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé nous propose un programme consacré à l’immigration. (7 -28 mars 2017).

L’immigration, le fait social, historique, et ses représentations, ce n’est pas nouveau.

Sans remonter aux invasions barbares (Les Huns, les Wisigoths, les Ostrogoths, les Romains, les Arabes et autres Vandales, tout ça), on se souvient tous de celles du 20e siècle, non pas des nomades plus ou moins guerriers, mais des sédentaires obligés de s’exiler, chassés par les guerres, les famines et les persécutions, les images de Ellis Island sont dans tous les imaginaires, même ceux des plus jeunes.

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À Seydoux, on peut voir, pendant 3 semaines, des films de fiction ou des documentaires rares, en 35 mm, empruntés à la Eye film Institute d’Amsterdam, au British film Institute de Londres, au Film archives Austria de Vienne, à la cinémathèque de Bologne, au musée du cinéma de Turin, à Gaumont-Pathé Archives et à Lobster Films.

N.B. : Offre préférentielle à destination des porteurs du Pass annuel du Musée de l’Histoire de l’Immigration.

Comme toujours, les films sont accompagnés au piano par les élèves de la classe d’improvisation de Jean-François Zygel, en partenariat avec le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris.

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Aujourd’hui :

* À 14h00 : Ellis Island (1920) ; Making an American Citizen de Alice Guy Blache (1912) ; An Italian Cruiser Visits San Fransico de Frank Capra (1921).

* À 16h00 : Ellis Island (1920) ; L’emigrante de Febo Mari (1915) ; The Anarchist’s Wife de William v. Raven (1914).

Faites votre programme.

Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, 73 avenue des Gobelins, 75013 Paris.


Au Ciné-club de l’ENS

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* À 20h30 : La Table tournante de Paul Grimault & Jacques Demy (1988).

Ciné-club de l’ENS, 45 rue d’Ulm, salle Dussane, 75005 Paris.


À Cinécaro

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* À 19h30 : Mourir à trente ans de Romain Goupil (1982).
Suivi d’un débat avec Romain Goupil et Jacques Kébadian.

Cinécaro, auditorium du Carreau du Temple, 2 rue Pérée, 75003 Paris.


On vous parlait de Valère Novarina l’artiste et l’écrivain, avec admiration, le 5 février 2017. Cf. Journal de Ben Cash de février 2017.

Le revoilà en philosophe chez Denis Guenoun dans le cadre du séminaire Philosophie et théologie, qu’il anime avec le pasteur Marc Pernot.

* À 20h00 : Pour en finir avec le sacré. (1)

Car s’il y a bien une domaine qui nous appartient à tous, et spécialement aux mécrants, c’est l’histoire des religions tout autant que l’examen et l’utilisation de leurs concepts et de leurs mots.

1. Valère Novarina, L’Envers de l’Esprit, P.O.L. 2009, pp. 101-125.

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Au sacré qui enclôt, trace un périmètre, délimite et renferme, fascine et immobilise, dissimule et tient ce qu’on appelle Dieu au secret, en refuse l’accès aux insoumis, aux athées, et aux impurs, le réserve aux Initiés, aux Fidèles et aux Croyants, s’oppose le saint qui s’ouvre devant nous et s’ouvre en nous, en tout lieu et en chacun, qui vient se donner, qui invite, demande d’approcher. Le sacré défend et enferme ; la
sainteté n’est propriété de personne, elle est le contraire d’une fermeture, elle s’offre, elle ouvre les mains.

Les vidéos et textes des séances précédentes sont en accès libre, dans la rubrique Écrits et réflexions.

Église protestante de l’Oratoire du Louvre, 4 rue de l’Oratoire, 75001 Paris.


À Strasbourg, au MAMCS, en cours, l’exposition Hétérotopies. Des avant-gardes dans l’art contemporain (10 décembre 2016-30 avril 2017).

En écho, ce soir :

* À 19h00 : My Winnipeg de Guy Maddin (2007).
Séance présentée par Bertrand Lamarche.

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Entrée libre dans la limite des places disponibles

Musée d’Art moderne et contemporain, 1 place Hans-Jean-Arp, 67000 Strasbourg.



Lundi 6 mars 2017

 

Le Forum des instituts culturels étrangers (FICEP) qui fête ses 15 ans d’existence cette année, présente sa Semaine des cinémas étrangers, 4e édition : Résiste (6-14 mars 2017).

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21 pays, 22 films, 12 salles de projection, avec des inédits et des avant-premières.

Ce soir lundi, on a le choix entrel’Instituto Cervantes, l’Institut culturel italien, le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris et le Goethe-Institut Paris.

Plus précisément :

* À 19h00 : Flamenco, flamenco de Carlos Saura (2010).

* À 19h30 : La macchinazione de David Grieco (2016). Le dernier film sur Pasolini, on l’a vu à Annecy, c’est terrible.

* À 19h30 : Democracy - im Rausch der Daten de David Bernet ( 2015).

* À 20h00 : Le Banquet des fraudeurs de Henri Storck (1951), en version restaurée.

Mais au cours de la semaine, on va pouvoir aussi aller au Portugal, en Catalogne, au Canada, en Chine en République tchèque, en Slovaquie, en Géorgie, en Turquie, au Luxembourg, en Estonie, en Lituanie, en Roumanie, au Danemark, en Autriche, en Serbie, en Grèce, à Chypre…

Et même en Pologne pour le 8 mars et la journée des femmes - c’est dire !


 

Faites votre programme.

FICEP - Forum des Instituts culturels étrangers à Paris, 5 rue des Irlandais, 75005 Paris.



Dimanche 5 mars 2017

 

C’est, aujourd’hui, l’anniversaire de Rosa Luxemburg (1871-1919), née juste comme une annonciation de la Commune de Paris.

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La revue Agone a édité un numéro spécial, le 59, en septembre 2016.

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Samedi 4 mars 2017

 

Jean Christophe Averty (1928-2017), le dernier grand satrape du Collège de Pataphysique est mort aujourd’hui.

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C’était aussi un grand homme de radio et de télévision.
Et nous voilà dépouillés de toute nos chandelles vertes. (1)


 

Notre ami Patrice Allain de Nantes nous envoie un joli souvenir de Jean-Christophe Averty qui lui avait écrit, il y a 20 ans. C’était au temps où il y avait encore des machine à écrire et où on corrigeait les fautes de frappe avec du blanc. Ou pas.

Vingt ans, c’est si court, c’est une vie.

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Il nous envoie aussi une coupure de presse de l’époque (Presse-Océan, 1995).

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D’ailleurs, il faut qu’on aille à Nantes, et cela, dans les plus brefs délais.
C’est là que tout s’est passé, tout se passe, tout se passera. Ou presque.

Une partie du grand tout nous y attend : l’exposition du Château des ducs de Bretagne : Cendres de nos rêves. Aux origines du surréalisme (11 février-28 mai 2917).

1. On constate une tendance très tendance. Les faits médiatiques étonnants ne sont plus autant "surréalistes" qu’autrefois, ce qui irritait tant, déjà, Pierre Naville de son vivant. Quelqu’un a dû leur dire que c’était très bête, limite "doux-amers", les clichés "en capacité" de frapper "les classes les plus défavorisées", " patriotes-z-et-les patriotes", avec "le soleil au rendez-vous", tout ça.

Alors maintenant, les situations sont "ubuesques".
Et là, à part le fait que ça va essaimer comme un épidémie de tics de langage et que les répétitions ça fatigue, c’est nettement plus juste.

Reprenons : C’est l’histoire d’un théatre de potache né en 1889, ridiculisant l’ivresse du pouvoir, qui, au 20e siècle, engendre quelques bâtards hautement pertinents, puis intégre l’institution suprême, la Comédie-française en 2009, pour devenir lieu-commun référentiel en 2017, 18 ans plus tard.
C’est réconfortant que l’absurde aussi puisse avoir un destin.

Donc, ça se passe en Pologne, c’est-à-dire nulle part…

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À Montreuil, à l’Atelier de cinéma expérimental (ETNA), ce soir, l’Assemblée Visuelle mensuelle.

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À 20H30, programme :

* Hope de Dan Anderson (2017).

* The Joy of Leisure de Dan Anderson ( 2004).




* Les films du Good Old Film Festival (Tours, 22-29 octobre 2016).

* Transe humaine de Sébastien Cassen (2016).

* 

Le Désarroi de Raphaël Harié (2016).

* Le Pire et le meilleur de Laure Perroud (2016).

* Destinée partagée de Quentin Woloch (2016).

* Why Do We Fall de Les Compères Production ( 2016).

Et les bonus habituels : les films de l’Atelier 16 mm, le classique du mois et les imprévus du mois.

Participation libre et/ou de quoi partager à boire et à manger.

L’Etna, 71, rue Robespierre, 93100 Montreuil.


Dans notre bibliographie Anthropocène, qui s’enrichit, on vous vante un livre-alerte, un petit manuel qui nous dit la vérité, nous fait flipper, mais, du coup, nous pousse à réagir et à prévoir, qui nous booste :

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En voici une critique par Michel-Pierre Colin sur son blog.

En voici une présentation par le site Docuclimat. : De l’effondrement à venir, des injustices climatiques, de la disparition du vivant, du mouvement en transition et des résistances.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 4 au 10 mars 2017.



Vendredi 3 mars 2017

 

Happy Birthday, "Max from the other side of the world" !

What about Twin Peaks by David Lynch celebrating your 7th birthday ?

With love.

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À la FMSH la chaire Global Souths de Françoise Vergès, du Collège d’études mondiales, étudie les différentes formes de colonisation.

Elle nous propose Travailler sur le fil : Image, son, texte, une rétrospective des films de la réalisatrice Trinh T. Minh-ha, qui est aussi écrivaine, théoricienne du féminisme, artiste et professeure aux départements de Gender and Women’s Studies et Rhetoric à l’université de Berkeley (3-11 mars 2017).

Chaque film est suivi d’un débat avec le public.
Les projections ont lieu soit au France, soit à la Fondation Gulbenkian.

Ce soir, à la FMSH, bâtiment Le France.

* À 17h30 : Night Passage de Trinh T. Minh-ha, (2016).
Présentation et débat avec Françoise Vergès.

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Bonne lecture :

* Trinh T. Minh-Ha, Women, Native, Other : Writing Postcoloniality and Feminism (1989).

Faites votre programme.

Entrée libre, réservation obligatoire.

FMSH, Le France, salle 3, 190 avenue de France, 75013 Paris.
Fondation Calouste-Gulbenkian, 39 boulevard de la Tour-Maubourg, 75007 Paris.



Jeudi 2 mars 2017

 

À Lyon, à l’Institut Lumière, après celle de Mikio Naruse, la rétrospective Dino Risi (1916-2008) a commencé (28 février-25 avril 2017).

Mais la soirée d’ouverture, c’est ce soir.

* À 18h45 : Le Fanfaron (Il sorpasso) (1962).
Présentation par Fabrice Calzettoni.

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Notez tout de suite la soirée spéciale du 14 mars 2017 avec conférence à 19h00 et film à 20h30.

Faites votre programme.

Institut Lumière, rue du Premier-film, 69000 Lyon.


Le Monde diplomatique de mars 2017 est paru.

Feuilletez-le.

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À Ouagadougou, plus que deux jours au Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) 25e édition (25 février-4 mars 2017).

Toutes les infos sur Africultures.

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Mercredi 1er mars 2017

 

À Beaubourg, à la Bibliothèque publique d’information, dans le cadre de Paroles interdites, un film et une rencontre dans la ville.

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* À 19h00 : Writing On The City de Keywan Karimi (2015).
Rencontre avec François d’Artemare, Thoma Vuille alias M.Chat, animée par Bamchade Pourvali.

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Centre Pompidou, BPI, 19 rue Beaubourg, 75004 Paris.


À la Cinémathèque, commence Toute la mémoire du monde, 5e édition (1er-5 mars 2017), avec Joe Dante comme parrain et Wes Anderson comme invité d’honneur.


 

C’est aussi aujourd’hui que commence la rétrospective Joe Dante (1er mars-1er avril 2017).

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


À New York, au MoMA on s’occupe du Mexique avec admiration et respect : Entre crépuscule et aube, Julio Bracho et l’âge d’or du cinéma mexicain (1er-9 mars 2017).

Aujourd’hui :

* À 16h00 : Distinto amanecer (Another Dawn) de Julio Bracho (1943).

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* À 19h00 : Rosenda de Julio Bracho (1948).

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Faites votre programme.

À propos, vous connaissez Las Patronas ?

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MoMA, 11 W 53rd St, New York, NY 10019.


Le séminaire hebdomadaire Conséquences, après l’ENS, s’est installé aux Beaux-Arts.

Exceptionnellement, aujourd’hui, il aura lieu à l’Université de Paris 8, à Saint-Denis, dans le cadre de la lutte des lycées et des facs contre les violences policières.

Cette semaine, il aborde un sujet mal cerné théoriquement : la domination raciale. Formulations lacunaires, dénégations, aveuglements émaillent les théories, y compris marxiennes.

* À 19h00 : Facteur de classe dans l’antiracisme, facteur de race dans la lutte des classes.
Un banquet est prévu à la fin de la séance.

À propos, Africultures nous annonce la prochaine ouverture du Bal Nègre à Paris : quel usage du mot “nègre” en France ?

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Université de Paris 8, bâtiment A, salle A070, Saint-Denis.


Les sorties sur les grands écrans

* À ceux qui nous ont offensés de Adam Smith (2016).

* Paula de Christian Schwochow (2016).

* Tramontane de Vatche Boulghourjian (2016).

* Patients de Grand Corps Malade & Mehdi Idir (2016).

* Personal Affairs de Maha Haj (2016).

Les ressorties en versions restaurées

* Le Diabolique Docteur Mabuse (Die 1000 Augen des Dr. Mabuse) de Fritz Lang (1960).

* Priscilla, folle du désert (The Adventures of Priscilla, Queen of the Desert) de Stephan Elliott (1994).



FÉVRIER 2017

 



Mardi 28 février 2017

 

C’est le 28 février 1921, que s’est concrétisée la révolte des marins de Kronstadt (en face de Petrograd). Ils avaient un beau bateau, le Petropavlovsk, qui datait de 1911, et c’est là que ça a commencé.

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La guerre civile était terminée, la révolution avait commencé à se dévoyer, et eux, les marins, ils en étaient restés aux idées du début (genre liberté de parole, d’association, de réunion, élections libres des soviets etc.). Alors, là, ils en appellaient à une 3e révolution, après 1905 et 1917, la troisième serait la bonne.

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Cette "commune" va durer deux semaines, être écrasée par Lev Davidovitch himself, patron de l’Armée rouge (des milliers de morts), et Vladimir Ilitch, qui comprenait tout, proposera la NEP, assouplissement économique.

C’était parti vers ce qu’on connaît, le capitalisme d’État, qui a mis quand même pas mal de temps pour s’effondrer et après pas mal de dégâts, une petite séquence de quelques années dans la longue histoire du monde.

Dans l’ici et maintenant qui étaient le leur, ils avaient tous fait de leur mieux, non ?

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Les humains n’apprennent rien de leur histoire.
C’est pas une raison pour pas se souvenir de leurs mouvements divers.


Par ailleurs, sous nos latitudes et de nos jours, c’est Mardi-Gras.
Carnavals partout, Venise, Rio, Dunkerque... qui voudraient faire croire qu’ils sont des fêtes, alors qu’ils sont des ersatz de révolutions, des défouloirs tristes, des soupapes.

Sauf, parfois, dans les grandes traditions.
On ne pense plus qu’à Albert "Big Chief" Lambreaux, dans Treme.


 


Au ciné-club de l’ENS,

* À 20h30 : L’Arche russe (Rousski kovtcheg) de Alexandre Sokhourov (2002).

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ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.


À New York, l’Alliance française nous invite, tout un mois, à une célébration : Agnes Varda, Life as Art. (28 février-21 mars 2017).

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Avec une expo (2 mars-15 avril 2017).

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Ce soir :

* À 19h30 : Artist Talk & Video. Agnès Varda : Visual Artist.
Rencontre avec elle (suivie par une rincette vins et bières) au Florence Gould Hall, 55 East 59th Street, New York, NY 10022.

Il y aura aussi une autre rencontre au Lincoln Center, mardi 10 mars 2017.

Institut français de l’Alliance française, 22 East 60th Street, New York, NY 10022.



Lundi 27 février 2017

 

Bon anniversaire à Liz Taylor (1932-2011), 85 ans au compteur, mais quand on règne au firmament, on ne vieillit jamais.

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La Cinémathèque française et le Prix Jean-Vigo rend hommage à notre amie Luce Vigo (1931-2017).

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À 19h30 :

* Luce, à propos de Jean Vigo de Leïla Férault-Levy (2016).

* Nice ‒ à propos de Jean Vigo de Manoel de Oliveira (1983).

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Cf. Les collaborations de Luce Vigo à Jeune Cinéma (et aussi à Bref, Cinéma, Images et Son).

La Cinémathèque française - Musée du Cinéma
, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


La Belle Équipe propose deux entretiens inédits avec Jean Vigo (en 1933 et 1934) avec des extraits de presse et des photos inconnues de chez Henri Storck.

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Bonne lecture :

* Pierre Lherminier, Jean Vigo, un cinéma singulier, Seghers (1967) ; Ramsay (2007).

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Dimanche 26 février 2017

 

Depuis sa naissance en 1964, Jeune Cinéma, a toujours été une revue engagée, sur le "front culturel", pour "l’éducation populaire", etc., des terrains de lutte ayant tous de longues histoires et de fortes connotations.

Les révolutions étaient trahies ? On est trahi parce qu’on est trahissable.
Fallait faire autrement.

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Le peuple se trompait ? Jeune Cinéma riait avec Brecht, il fallait juste changer de peuple.
JC continuait son bonhomme de chemin, dans "le refus de parvenir" (on y reviendra), continuait à y croire, comme ceux d’avant, la plupart du temps contre le courant.

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Pour la justice sociale, la décolonisation, la liberté, la solidarité voire la fraternité, la paix dans le monde, un tas de valeurs généreuses issues d’une généalogie occidentale métissée, le christianisme, la république, le socialisme, que le cinéma a toujours superbement propagées.

Pour autant, la revue n’a jamais été "militante" à proprement parler, jamais de consigne de vote, évidemment. Les "cultures", pensées en temps long, se méfient des bricolages politiciens du minuscule court terme et des calculs égoïstes.

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À cinquante-trois ans bientôt, Jeune Cinéma en a forcément vu un peu de toutes les couleurs.
Mais c’était dans cette "belle époque", en France précisément, sans guerre et avec des horizons, où les mini-périodes se succédaient de façon fluide ou avec des à-coups joyeux.

Les années politiques avant et après 68, leurs voyageurs, et leurs pittoresques écologistes "sauvages" des années 70.

La dream team du trader et de la cover girl des années 80.

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La chute du capitalisme d’État qui avait fait illusion.

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Tout cela faisait les Unes des volailles qui font l’opinion.
Tout compte fait, chaque décennie, après les horreurs du premier 20e siècle qui s’estompaient, tout cela ressemblait plus à une alternance tranquille qu’à des événements historiques déchirants.

(Hitler connais pas, nous disait déjà Bertrand Blier en 1963.

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Internet puis le 21e siècle sont arrivés, tout doucement sans faire de bruit, et le capitalisme tout court est devenu la norme sans alternative. On n’avait jamais tant parlé de "démocratie", et seuls ceux qui avaient fait du grec pensaient "oligarchie" ou "ploutocratie", "théocratie", n’en parlons même pas. Il fallait faire des enfants, en tout cas plus que les Barbares à nos portes, on en faisait, avec toutes "les choses" qu’on leur laisserait, ils ne pourraient pas se plaindre.
Des gros types, diplômés extrêmement contents d’eux-mêmes et plus ou moins élus pouvaient se moquer des lanceurs d’alerte qu’étaient les écologistes, qui eux-mêmes, de toute façon, avaient perdu tout sens de l’orientation.

Quelques indignés firent les comptes (l’avant-garde des 99% de la population mondiale), à Zuccotti Park ou à la Puerta del Sol, héritiers naturels de Marx et de quelques hippies hallucinés sans l’aide de Coca-Cola, folklore de traîne-savates et de poètes. Quelques petits coups de lacrymos et il n’y paraîtrait plus.

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Au point que le mot même de "capitalisme" s’était décomplexé, et ne désignait plus celui qui le prononçait comme un dangereux Bolchevik avec couteau entre les dents. Ceci n’est pas un archaïsme humoristique : aujourd’hui, dans nos campagnes, on a encore peur des Bolcheviks et on le dit à la télé.

Les marxistes s’étaient repliés dans le domaine irréprochable et sans danger de la Recherche. Marx, le génial analyste du capitalisme, demeurait pertinent, mais avait été dévitalisé comme une dent. Il ne mordrait plus jamais.

Les petits jeunes énervés, délinquants et/ou "radicalisés" (le mot est très vieux), étaient devenus depuis longtemps des "casseurs". Pour calmer leurs adrénalines de jeunesse, on hésitait entre encadrement et manipulation : prison, service militaire.
Ou mieux : rien. Cette violence si compréhensible - comme tout le reste -, c’était récupérable comme argument spécial télé, et les casses (comme les guerres) ça faisait marcher le commerce. Tout bénéf.

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La vie continuait, comme toujours, on pensait comme les dindes : Noël, c’est une fête sympa, non ?

Et puis, il y eut une accélération, comme le lait sur le feu qui met du temps à bouillonner, mais déborde en une seconde.

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Quand le site de Jeune Cinéma a commencé, en 2014, c’était sous les auspices de Ma’ Joad, et de son syndicaliste de fils. Et les ouragans étaient naturels, ceux de la condition humaine

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En 2015, sur les révolutions, on avait pris le regard affectueux mais désabusé et ironique du vieux journaliste Old Gringo.

En 2016, on regarda soudain la Nature avec les yeux de la petite Hushpuppy qui s’étonnait de ses bienfaits et de ses menaces.

En 2017, devant la la catastrophe inévitable, on se mit à envisager d’imiter Ben Cash, prenant le maquis pour préserver sa famille.

On n’est encore qu’au début de cette année du Coq de métal.
Vers le milieu de l’année, on aura déjà consommé les ressources planétaires de l’année entière et on vivra à crédit, nous dit l’ONG canadienne Global Footprint Network.
"On" ?
Quelques-uns plus que tous les autres.
Que ces quelques-uns se rassurent, ils ne perdent rien pour attendre en résistant un peu plus longtemps que les milliards d’autres.

Le chaos terrestre est total, même (toutes) les jungles sont désorganisées.

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Les vieilles catégories de pensée sont obsolètes. Les lanceurs d’alertes, les géologues matérialistes comme les utopistes ont les jetons. Nous sommes désespérés. Le lait a commencé à bouillir, personne ne sait éteindre le feu. All is lost.

Et puis, non.
C’est pas ce qu’on nous a appris.
Il est sans doute déjà trop tard, mais on ne baisse pas les bras et on commence tout de suite à résister. Et il n’est plus seulement question de dollars.

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Les idées, prenons-les dans les livres, les classiques identifiés (certains reviennent à Rousseau) et les nouveaux à découvrir.

Dans les vieux pots, les soupes sont pleines d’ingrédients et de recettes recyclables.

Les livres neufs, ils commencent à pulluler et à se rassembler par delà les dissensions. "Ça" s’appellerait l’Anthropocène ou le Capitalocène ? La question est rhétorique : de toute façon, ici et maintenant, pour tout le monde, la machinerie qui nous mène à notre perte est identifiée.

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Les idées, prenons les dans les programmes de ces humains de bonne volonté qui préfèrent prendre de la hauteur et voir loin, et essayer de planifier la survie de l’espèce s’il est encore temps. Les nains avides de sièges (plutôt que de rester "debout"), en admettant même qu’ils les obtiennent, ne survivront pas beaucoup plus longtemps que nous, même avec leurs avantages annexes.

Changeons notre vision du monde, changeons de paradigme.

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Ça ne s’appelerait plus Révolution, ça pourrait s’appeler Cycle de Fondation, comme Isaac Asimov le proposait dans les années 40 (du 20e siècle), mais ce serait sur ici, notre Terre, et maintenant, immédiatement.

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Et puis, après avoir un peu lu, jetons les livres et sortons dans la rue, comme le suggérait Shuji Terayama en 1971.

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Les occasions ne vont pas manquer, au cours de ces deux mois à venir.
Que nous obtenions le pouvoir, pour tenter de réussir, ou pas, le travail sera fait et nous serons prêts : dans notre nouveau monde, point de déchet ultime.

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"Soyons réalistes, faisons l’impossible". Même le Che est recyclable.

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Pietrangeli, Antonio (1919-1968)

Sur deux films majeurs
publié le mercredi 29 mars 2017

Se souvenir de Antonio Pietrangeli

À propos de :

* Du soleil dans les yeux (Il sole negli occhi, 1953)
* Je la connaissais bien (Io la conosceve bene, 1965)

par Philippe Roger
Jeune Cinéma n° 377, décembre 2016

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Sage-femme (2016)

de Martin Provost
publié le mercredi 22 mars 2017

par Nicole Gabriel
Jeune Cinéma n° 378-379, février 2017

Sélection de la Berlinale 2017

Sortie le mercredi 21 mars 2017

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Fiore (2016)

de Claudio Giovannesi
publié le mercredi 22 mars 2017

par Jean-Max Méjean
Jeune Cinéma n° 374, été 2016

Sélection de la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes 2016.

Sortie le mercredi 21 mars 2017

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Insoumission vs Résistance

18 mars 1871-18 mars 2017
publié le mardi 21 mars 2017

par Sol O’Brien
Jeune Cinéma en ligne directe

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Autre Côté de l’espoir (l’) (2016)

de Aki Kaurismäki
publié le mercredi 15 mars 2017

par Gisèle Breteau Skira
Jeune Cinéma en ligne directe

Ours d’argent au Festival de Berlin 2017

Sortie le mercredi 15 mars 2017

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Tombé du ciel (2016)

de Wissam Charaf
publié le mercredi 15 mars 2017

par Jean-Max Méjean
Jeune Cinéma en ligne directe

Sortie le mercredi 15 mars 2017

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Grave (2016)

de Julia Ducournau
publié le mardi 14 mars 2017

par Jean-Max Méjean
Jeune Cinéma n° 374, été 2016

Sortie le mercredi 15 mars 2017

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Filmographie Nucléaire

20e-21e siècle
publié le lundi 13 mars 2017

Cette filmographie n’a pas la prétention d’être exhaustive et le pourcentage de "nucléaire" dans chaque film est variable (sujet principal, ou toile de fond comme par exemple les films post-apocalyptiques).

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Elle mêle délibérément les documentaires et les fictions...

La crise de 1929 au cinéma

Sur deux films "mineurs"
publié le jeudi 9 mars 2017

par René Prédal
Jeune Cinéma n°329-330, printemps 2010

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Sur deux films mineurs :
* American Madness (La Ruée) de Frank Capra (1932).
* Red Ensign (Le Pavillon rouge) de Michael Powell (1933).

Paris pieds nus (2015)

de Dominique Abel & Fiona Gordon
publié le mardi 7 mars 2017

par Gisèle Breteau Skira
Jeune Cinéma n° 378-379, février 2017

Sortie le mercredi 8 mars 2017

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Deux mots de technique (avant effacement)

publié le samedi 4 mars 2017

par Bernard Chardère
Jeune Cinéma n°315-316, printemps 2008

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Tramontane (2016)

de Vatche Boulghourjian
publié le mercredi 1er mars 2017

par Gisèle Breteau Skira
Jeune Cinéma n° 378-379, février 2017

Sortie le mercredi 1er mars 2017

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Paula (2016)

de Christian Schwochow
publié le mercredi 1er mars 2017

par Gisèle Breteau Skira
Jeune Cinéma n° 378-379, février 2017

Sortie le mercredi 1er mars 2017

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Borowczyk, Walerian (1923-2006) (e)

Entretien avec Daniel Bird (février 2017)
publié le samedi 25 février 2017

Rencontre entre Daniel Bird (1) et Nicolas Villodre
Jeune Cinéma en ligne directe

À l’occasion de la rétrospective Borowczyk à Beaubourg (24 février-19 mars 2017) et de la sortie du coffret DVD chez Carlotta (2).

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De sas en sas (2016)

de Rachida Brakni
publié le mardi 21 février 2017

par Bernard Nave
Jeune Cinéma n° 378-379, février 2017

Sortie le mercredi 22 février 2017

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Fleurs bleues (les) (2016)

de Andrzej Wajda
publié le mardi 21 février 2017

par Gisèle Breteau Skira
Jeune Cinéma n° 378-379, février 2017

Sortie le mercredi 22 février 2017

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Sac la mort (2015)

de Emmanuel Parraud
publié le dimanche 19 février 2017

par Nicole Gabriel
Jeune Cinéma en ligne directe

Sortie le mercredi 15 février 2017

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Pour Théo, clap 1ère (18 février 2017)

Pour le plaisir des amateurs en ligne 40
publié le samedi 18 février 2017

Un viol est un viol
Jeune Cinéma en ligne directe (février 2017

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Rencontres du cinéma taïwanais, 3e édition

Paris, 9-10 février 2017
publié le vendredi 17 février 2017

Au programme des Rencontres du cinéma taïwanais 2017, 3e édition 12 courts métrages inédits en France, en présence de leurs auteurs, proposés par le Centre culturel de Taïwan à Paris et Kaohsiung Film Archive (Paris, 9-10 février 2017).

par Nicole Gabriel
Jeune Cinéma en ligne directe

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Histoire d’une mère (l’) (2016)

de Sandrine Veysset
publié le mardi 14 février 2017

par Nicole Gabriel
Jeune Cinéma n° 378-379, février 2017

Sortie le mercredi 15 février 2017

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Loving (2016)

de Jeff Nichols
publié le mardi 14 février 2017

par Gérard Camy
Jeune Cinéma n° 374, été 2016

Sélection officielle du Festival de Cannes 2016

Sortie le mercredi 15 février 2017

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Vigo, Jean (1905-1934)

Une vie, une œuvre
publié le lundi 13 février 2017

par Luce Vigo
Jeune Cinéma n°5 de février 1965

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Chardère, Alice (1931-2016)

Une vie, une œuvre
publié le lundi 13 février 2017

par Luce Vigo (*)
Jeune Cinéma numéro hors série spécial Alice Chardère, décembre 2016.

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Brothers of the Night (2016)

de Patric Chiha
publié le mercredi 8 février 2017

par Nicole Gabriel
Jeune Cinéma n° 379-380, février 2017

Sélection de la 66e Berlinale 2016

Sortie le mercredi 8 février 2017

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American Honey (2016)

de Andrea Arnold
publié le mercredi 8 février 2017

par Patrick Saffar
Jeune Cinéma n° 374, été 2016

Prix du jury sélection officielle au festival de Cannes 2016

Sortie le mercredi 8 février 2017

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Nous nous marierons (2016)

de Dan Uzan
publié le mercredi 8 février 2017

par Jean-Max Méjean
Jeune Cinéma en ligne directe

Sortie le mercredi 8 février 2017

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Love Streams (1984)

de John Cassavetes
publié le mercredi 1er février 2017

par Bernard Nave
Jeune Cinéma n°165, mars 1985

Sélection du Festival de Berlin 1984

Sorties les mercredis 9 janvier 1985 et 1er février 2017.

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Fits (the) (2015)

de Anna-Rose Holmer
publié le dimanche 29 janvier 2017

par Nicole Gabriel
Jeune Cinéma en ligne directe

Sélection des festivals de Venise 2015 et Sundance 2016.

Sortie le mercredi 11 janvier 2017

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Confessioni (le) (2015)

de Roberto Andò
publié le mercredi 25 janvier 2017

Le renouveau du cinéma politique italien ?

par Anne Vignaux-Laurent
Jeune Cinéma en ligne directe

Sortie le mercredi 25 janvier 2017

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Lumière ! L’aventure commence (2016)

de Thierry Frémaux
publié le mercredi 25 janvier 2017

Lettre ouverte de Bertrand Tavernier

Lyon, le 24 janvier 2017

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