L'actualité, ça ne se suit pas, ça se crée.
Il faut publier un texte sans se soucier de son rapport à l'actualité,
à la mode, au succès, à la notoriété.

Jean George Auriol

Journal de Louise Wimmer (septembre 2018)

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* Louise Wimmer-édito 2018 * Janvier 2018 * Février 2018 * Mars 2018 * Avril 2018 * Mai 2018 * Juin 2018 * Juillet 2018 * Août 2018 * Septembre 2018
 



 

SEPTEMBRE 2018

 



Lundi 24 septembre 2018

 

À Biarritz, commence le Festival Amérique latine 2018, 27e édition (24-30 septembre 2018).


 

Le pays invité cette année, c’est l’Uruguay.
Avec une exposition au Casino municipal : Muestra de Fotografía Contemporánea de Uruguay.
Œuvres de Matilde Campodónico, Magela Ferrero, Roberto Fernández Ibáñez y Álvaro Zinno.

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En compétition, des longs métrages, des courts métrages et des documentaires.

Hors compétition, un Hommage à Hugo Santiago.

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Ce soir, à 18h00, inauguration du village et de l’exposition, suivie de la cérémonie d’ouverture :

* À 19h30 : Compañeros de Álvaro Brechner (2018).


 

Faites votre programme.

Gare du Midi et Cinéma Le Royal, avenue du Maréchal-Foch, 64200 Biarritz.
Casino municipal, Grande Plage, 64200 Biarritz.


À Paris, à la Cinémathèque, c’est la soirée trimestrielle Premier Pas, proposée par la revue Bref et par L’Agence du court métrage.

Leurs longs métrages sont à l’affiche, on découve leurs courts métrages, ce soir à 21h00, salle Jean-Epstein, en présence de Julien Guetta, Jean-Bernard Marlin et Guillaume Senez :

* Le Vacant de Julien Guetta (2007).


 

* U.H.T. de Guillaume Senez (2012).

U.H.T. - trailer from Guillaume Senez on Vimeo.

 

* La Peau dure de Jean-Bernard Marlin & Benoit Rambourg (2007).


 

* La Fugue de Jean-Bernard Marlin (2013).


 

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


À Brooklyn, à la BAM Cinematek : Wayne Wang’s Chinatowns. (24-27 septembre 2018).

Wayne Wang, né à Hong Kong en 1949, est devenu l’un des premiers réalisateurs à introduire une perspective sino-américaine dans le cinéma grand public, avec son film Chan Is Missing (1982).

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Ce soir :

* À 19h00 : A Dim Sum : Little Bit of Heart de Wayne Wang (1985).

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* À 21h00 : Eat a Bowl of Tea de Wayne Wang (1989).


 

Faites votre programme.

BAM Rose Cinemas, Peter Jay Sharp Building, 30 Lafayette Ave, Brooklyn, NY 11217.



Dimanche 23 septembre 2018

 

Ce matin, à 1h54 temps universel, soit 3h54 heure de Paris : l’Équinoxe.
Avec humilité, et avec l’Observatoire de Paris, on fait le point de la position de l’humanité sur la planète Terre.

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Salut et fraternité aux Aztèques et aux Mayas qui, eux aussi, avaient une vision du monde, avant de disparaître.

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Visite à Ingo Günther, et plus particulièrement à son travail World Processor, depuis 1988.

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À Toulouse, dans la ville et dans la région, c’est le Printemps de septembre, né en 1991 et biennal depuis 2014. En 2018 : Fracas et Frêles Bruits (21 septembre-21 octobre 2018).

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Pendant tout un mois, à travers une vingtaine de représentations singulières de 136 artistes, c’est une vision générale de notre monde, de son bruit et de sa fureur, qui nous est proposée gratuitement.
C’est un grand cadeau pour nous autres, accablés d’informations brutes et hyper-réalistes, indécis et incrédules devant le déluge d’images informes et chaotiques, anesthésiés, le plus souvent, par l’excès.
C’est comme une boîte à outil de décryptages, qui nous rend notre dignité d’êtres humains sensibles et intelligents, nous faisant jaillir de la condition de bétail à élections.

Certains œuvres sont inédites, créées pour cette occasion, comme Le Frêle bruit de la révolution de Alexander Kluge, au Goethe Institut de Toulouse.

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Kluge dont on a pu voir hier :

* Nouvelles de l’antiquité idéologique : Marx -Eisenstein-Le Capital (Nachrichten aus der ideologischen Antike - Marx/Eisenstein/Das Kapital) de Alexander Kluge (2008).


 

Ou comme l’exposition collective I’ll Be Your Mirror à la Brasserie des Beaux-Arts.

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D’autres nous reviennent en mémoire, comme In Pursuit of Venus (Infected) de Lisa Reihana, créée à la Biennale de Venise 2017 (Pavillon de Nouvelle Zélande), au Théâtre Garonne.
On avait été très impressionné par l’œuvre et on vous racontait tout à son sujet.

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Faites votre programme.

Sur France Culture.

Printemps de septembre, 2 quai de la Daurade, 31000 Toulouse.


À Paris, au Musée Cernuschi, les collections vietnamiennes s’enrichissent avec des œuvres de l’École de Thủ Dầu Một (1901, les créations céramiques de l’École de Biên Hòa (1903) et l’apprentissage du dessin et de la gravure à l’École de Gia Định (1913) : Vietnam (4 juillet-4 novembre 2018).

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Musée Cernuschi, 7 avenue Vélasquez, 75008 Paris.



Samedi 22 septembre 2018

 

À Paris, à la BPI, le programme Génération documentaire. 40 ans de cinéma aux Films d’Ici se poursuit (7 septembre-21 décembre 2018).

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* À 20h00 : Une maison à Prague de Stan Neumann (1998).
En sa présence.


 

Faites votre programme.

Centre Pompidou, Cinéma 1 ou 2, entrée principale, rue Saint-Martin, 75004 Paris.


Au Théâtre de la Bastille, une soirée Bergman en entrée libre avec réservation.

* À 19h00 : Persona de Ingmar Bergman (1966).
Avec Isabelle Rèbre et Frank Vercruyssen.


 

Théâtre de la Bastille, 76 rue de la Roquette, 75011 Paris.


À New York, le MoMA présente Xu Bing’s Dragonfly Eyes (21-27 septembre 2018).

On connaît les grandioses installations de Xu Bing, dont ses deux grands phœnix à l’Arsenale à la Biennale de Venise 2015.

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En 2017, Xu Bing a réalisé son premier long métrage en utilisant des images de surveillance provenant d’Internet pour construire une fiction dans la Chine moderne.

* À 16h00 : Dragonfly Eyes de Xu Bing (2017).
En sa présence avec le professeur Zhang Zhen.


 

MoMA, 11 W 53rd St, New York, NY 10019.


À Paris, quelques expos pour le week end.

* À la Galerie Barbier & Mathon : Enki Bilal. Graphite in progress, vol.2 (21 septembre-3 novembre 2018).

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Galerie Barbier & Mathon, 10 rue Choron, 75009 Paris.


À Espace Art absolument
 : Judit Reigl. Corps–Écritures (14 septembre-13 octobre 2018).

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Espace Art Absolument, 11 rue Louise Weiss, 75013 Paris.


À la Galerie Octopus : la Betty Boob de Julie Rocheleau.

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Galerie Octopus, 80 rue des Gravilliers, 75003 Paris.


Au Musée du Luxembourg : Alphonse Mucha (12 septembre-27 janvier 2018).


 

Musée du Luxembourg, 19 rue de Vaugirard, 75006 Paris.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 22 au 28 septembre 2018.



Vendredi 21 septembre 2018

 

Bon anniversaire à Bernard Chardère, qui fête aujourd’hui ses 88 printemps dans sa bonne ville de Lyon.

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On se débouche une petite bouteille de Viognier, à sa santé, en attendant d’en partager une autre avec lui, bientôt, à l’occasion du Festival Lumière 2018 (13-21 octobre 2018).

C’est l’occasion de lire ses dernières humeurs, toujours aussi (politiquement) incorrectes.

On va examiner de près son point de vue, et l’alternative "je vois-je réagis" ou bien "je vois-je discute", en allant lire le blog de Bertrand Tavernier.


À Saint-Sébastien, commence le Festival Internacional de Cine de San Sebastián (SSIFF), Donostia Zinemaldia, 66e édition (21-29 septembre 2018).

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San Sebastián comme si on y était.

Ce soir, ouverture au Palais Kursaal avec :

* El amor menos pensado de Juan Vera (2018).


 

Faites votre programme.

Tabakalera. Centro Internacional de cultura contemporánea, plaza de las Cigarreras, 1, 2ª planta, 20012 Donostia, San Sebastián.


À New York, au Metrograph, un petit cycle Dario Argento comme on les aime (21-28 septembre 2018).

Aujourd’hui :

* À 12h30 : Four Flies on Gray Velvet (4 mosche di velluto grigio) de Dario Argento (1971).


 

* À 14h45 : Inferno de Dario Argento (1980).

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* À 21h15 : Opera de Dario Argento (1987).

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Metrograph, No.7 Ludlow Street, New York NY 10002.


À Genève, le Festival Alternatiba Leman 2018, 4e édition, a commencé avec un cycle de conférences (17-22 septembre 2018).

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Ce soir :

* À 18h30 : Notre environnement est-il malade ?.
Introduction par Esther Alder et Chiara Barberis.
Table ronde avec Lisa Mazzone, Barbara Pfenniger, Anne Simone-Parent, Nicolas Walder.

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Ce samedi 22 septembre 2018, à partir de 10h00, ce sera la fête - tant qu’il est encore temps - au Parc des Bastions, avec 120 organisations, associations ou entreprises actives qui considèreront la consommation responsable, l’agriculture de proximité, la mobilité douce, l’éco-habitat, la finance durable ou encore les alternatives numériques.

Faites votre programme.

Alternatiba Léman, Maison des Associations, 15 rue des Savoises, 1205 Genève.


À Paris, commence la Semaine des cultures étrangères 2018, 17e édition, 30 centres cuturels et 40 événements avec un thème moderne : Digital et réalité virtuelle (21-30 septembre 2018).

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Faites votre programme.

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Jeudi 20 septembre 2018

 

À Montelimar, dans toute la ville, le festival De l’écrit à l’écran. Cinéma et littérature, 7e édition, a commencé hier (19-25 septembre 2018).


 

En ouverture, Un Peuple et son Roi de Pierre Schoeller (2017), qu’on peut revoir aujourd’hui, à 13h15.

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Au programme, un hommage à Jean Rochefort.

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Et, dans ce cadre, notamment :

* Vendredi 21 septembre 2018 à 18h45, une rencontre avec Bertrand Tavernier, (qui présentera également deux séances spéciales le 23 et 24 septembre 2018 à 14h30).

* Dimanche 23 septembre 2018 à 11h00, une rencontre avec Patrice Leconte.

Des films toute la journée, et tout spécialement, aujourd’hui :

* À 17h00 : À bord de l’Aquarius au large des côtes libyennes de Raphael Krafft (2018).

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* À 20h30 : Àga de Milko Lazarof (2018).


 

Faites votre programme.

Village du festival, parvis de l’Auditorium, 26200 Montelimar.


À Paris, commence le festival ATTAC, : Images mouvementées 2018, 16e édition : En finir avec la loi du plus fort (20 septembre-4 octobre 2018).


 

Ce soir :

* À 20h00 : Usines Universités Union (1976).
Documentaire collectif sur l’état d’esprit animant les Beaux-Arts en 1968.

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Précédé de :

* La 6e face du Pentagone de Chris Marker & François Reichenbach (1968).


 

* L’Art délicat de la matraque de Jean-Gabriel Périot (2009).

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Suivi d’un débat animé par Nicolas Roméas : 1968 : L’imagination au pouvoir ! ; 2018 : Mobilisation au placard ?
Avec Sophie Béroud et Danielle Tartakowsky.

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Faites votre programme.

Cinéma Les 5 Caumartin, 101 rue St Lazare, 75009 Paris.
Cinéma Les 7 Parnassiens, 98 boulevard du Montparnasse, 75014 Paris.


À Paris, le Saint-André des arts propose Tribune libre, comme chaque jeudi de ce dernier trimestre 2018.

Aujourd’hui, Résistance.

* À 20h30 : THX 1138 de George Lucas (1971).
Séance suivie d’un échange avec Raja Chatila.


 

Saint-André des Arts, 30 rue Saint-André des Arts, 75006 Paris.



Mercredi 19 septembre 2018

 

Marceline Loridan-Ivens (1928-2018) est morte hier soir, mardi 18 septembre 2018.

Quand Edgar Morin et Jean Rouch lui demandaient : "Comment vis-tu ?"


 

On n’a pas encore d’information, mais il est probable qu’elle ira rejoindre son Joris dans le jardin de Montparnasse, où ils seront bien, tous les deux.

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Sur France Culture.

Bonne lecture :

* Marceline Loridan-Ivens & Judith Perignon, Et tu n’es pas revenu, Paris, Grasset, 2015.

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À Paris, la Cinémathèque fête le Centenaire Ingmar Bergman (19 septembre-11 novembre 2018).

Ce soir :

* À 20h00 : Le Silence (Tystnaden) de Ingmar Bergman (1963).


 

Faites votre programme.

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


À Paris, au Centre culturel irlandais (CCI) commence le Festival du polar irlandais, 1ère édition : Noire Emeraude (19-22 septembre 2018).

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Avec Alex Barclay, Benjamin Black (John Banville), Sam Bungey & Jennifer Forde, Declan Burke, Jane Casey, Declan Hughes, Eoin McNamee, Liz Nugent, Niamh O’Connor, Jo Spain.

Ce soir :

* À 19h30 : John Banville, alias Benjamin Black, en conversation avec Clíona Ní Ríordáin.

* Vers 21h00 : Love/Hate, série créée par Stuart Carolan (2010-2014) en version VOSTFR.


 

Faites votre programme.

Réservation recommandée.

Centre culturel irlandais, 5 rue des Irlandais, 75005 Paris.


À Paris, à l’IMA, un hommage au grand poète palestinien : Les exils de Mahmoud Darwich (19-23 septembre 2018).

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Ce soir :

* À 20h00 : Mahmoud Darwich. Et la terre, comme la langue… de Simone Bitton (1998).
Précédé par Le Discours de Tolède (2016).

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Faites votre programme.

Institut du monde arabe, auditorium (niveau -2),1 rue des Fossés-Saint-Bernard, Place Mohammed-V, 75005 Paris.


À Paris, la Société Louise-Michel reprend ses rencontres.

Ce soir :

* À 19h00 : Radio Lorraine Cœur d’acier avec Ingrid Hayes.

Bonne lecture :

* Ingrid Hayes, Radio Lorraine Cœur d’acier (1979-1980). Les voix de la crise, Paris, Presses de Sciences Po, 2018.

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Lieu-dit, 6 rue Sorbier, 75020 Paris.


À Paris, au MAM : Ron Amir. Quelque part dans le désert (14 septembre-2 décembre 2018).

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À travers des photographies et des vidéos, Ron Amir - qui s’implique toujours dans la vie des communautés, généralement marginales, qu’il photographie - décrit les conditions de vie de réfugiés venus du Soudan et d’Érythrée, retenus dans le centre de détention de Holot, situé dans le désert du Néguev en Israël, entre 2014 et 2016.
Ce centre a été fermé en novembre 2017.

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Musée d’art moderne de la Ville de Paris, 11 avenue du Président-Wilson, 75016 Paris.


Les sorties sur les grands écrans

* Avant l’aurore de Nathan Nicholovitch (2015).

* Volubilis de Faouzi Bensaïdi (2017).

* Les Frères Sisters de Jacques Audiard (2018).

* Climax de Gaspar Noé (2018).

* Jour de Paye ! Vers un revenu universel (Free Lunch Society : Komm Komm Grundeinkommen) de Christian Tod (2017).

* Plongeons ! 6 courts étrages de Clément Cogitore, Loïc Barché, Tomer Eshed, Gabriel Harel & Nicolas Pleskof, Andrew Ellmaker, Axel Danielson & Maximilien van Aertryck (2014-2018).

* Leave no Trace de Debra Granik (2018).

Les ressorties en versions restaurées

* Rue des cascades de Maurice Delbez (1964).

* L’Année dernière à Marienbad de Alain Resnais (1961).

* La Religieuse (Suzanne Simonin, la religieuse de Diderot) de Jacques Rivette (1966).



Mardi 18 septembre 2018

 

Bon anniversaire Greta Garbo (1905-1990), 113 ans aujourd’hui.

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À Paris, après Ostende, on rend hommage au maitre et pionnier du cinéma d’animation belge, Raoul Servais, 90 printemps ce 1er mai 2018.
avec la Fondation Raoul-Servais.

À Ostende, le Mu.ZEE (la dernière demeure de l’anarchiste James Ensor et du symboliste Léon Spilliaert) a ouvert une aile consacrée à Raoul Servais, ce 1er juillet 2018.

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Et la Galerie Papillon, toujours à Ostende, expose (et vend) des cellulo’s coloriés originaux du film Taxandria (1994), des illustrations au crayon et au fusain de son roman L’Éternel présent, et des dessins originaux (2-30 septembre 2018).

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Ce soir à Paris, au Centre Wallonie-Bruxelles (CWB) :

* À 20h00 : Servais de Rudy Pinceel (2018).


 

Projection suivie d’une rencontre avec Raoul Servais autour de son premier roman illustré L’Éternel Présent.

Et demain, mercredi 19 septembre 2018, au Forum des images

* À 19h00 : Classe de cinéma de Raoul Servais, avec Chromophobia (1965), qui a obtenu le Lion de San Marco, à la Mostra de Venise 1966, une merveille politique où les gentils triomphent des méchants à la fin.


 

Et aussi Goldframe (1969), Harpya (1979) et Papillons de nuit (1998).

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* À 21h00 : Taxandria de Raoul Servais, avec François Schuiten, Alain Robbe-Grillet & Frank Daniel (1994).


 

Bonne lecture :

* Raoul Servais, L’Éternel Présent. Conte philosophique, Tourcoing, Éditions Invenit, 2018.

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CWB, 46 rue Quincampoix, 75004 Paris.
Forum des images, Forum des Halles, 2 rue du Cinéma, 75001 Paris.


À Bruxelles, à la Cinematek, commence un Cycle Weimar Berlin (16 septembre-16 novembre 2018).

Ce soir :

* À 20h00 : La Rue (Die strasse) de Karl Grune (1923).


 

Cinematek, 9 rue Baron-Horta, 1000 Bruxelles.


À Paris, au ciné-club de l’ENS :

* À 20h30 : The Ladykillers (Tueurs de dames) de Alexander Mackendrick (1955).


 

ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.



Lundi 17 septembre 2018

 

Le lundi, c’est LundiMatin.

Aujourd’hui, entre autre, un entretien avec Ginette Lavigne à propos de :

* Les Fantômes de Mai 68 de Jean-Louis Comolli, Jacques Kebadian et Ginette Lavigne (2018).

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À Bruxelles, à la Cinematek, commence un Cycle Val Lewton (17 septembre-14 octobre 2018).

Ce soir :

* À 19h00 : The Fallen.
Une méditation sur Val Lewton, producteur et scénariste russo-américain du cinéma d’horreur.
Conférence de Alexander Nemerov.

* À 21h00 : La Féline (Cat People) de Jacques Tourneur (1942).


 

Cinematek, 9 rue Baron-Horta, 1000 Bruxelles.


À Paris, à la Maison de l’Amérique latine, le Colectivo argentino por la Memoria enfonce le clou sur la question de la torture comme méthode politique.

Elle n’a jamais cessé d’être d’actualité dans le monde, mais elle se trouve particulièrement visible, après la reconnaissance, par le gouvernement français, de sa responsabilité dans la mort du si jeune mathématicien Maurice Audin (1932-1957). Pierre Vidal-Naquet (1930-2006), Laurent Schwartz (1915-2002), et quelques autres, qui s’étaient tant battus pour la vérité, doivent être un peu satisfaits.

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Aparté : C’est l’occasion d’aller faire connaissance avec les blogs de sa fille Michèle Audin, sur des sujets qui nous sont chers, comme la Commune de Paris ou l’Oulipo.

Pour en revenir à la torture officielle, l’armée française fut impliquée dans les dictatures latino-américaines, qui enseigna à ses homologues argentins (1976-1982), pour l’opération Condor notamment, les bonnes vieilles méthodes qui avaient fait leurs preuves en Algérie (1954-1962).

Aujourd’hui :

* À 19h00 : Les Escadrons de la mort. L’École française de Marie-Monique Robin (2003).
En sa présence.

Rencontre avec le général Bignone from M2R Films on Vimeo.

 

Maison de l’Amérique latine, 217 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris.


À Paris, à la BPI, on travaille cette langue universelle qui, bien plus pertinente que l’espéranto, dépasse la malédiction de Babel : la langue des signes.

* À 19h00 : Signer de Nurith Aviv (2018).
Débat animé par Olivier Schetrit.


 

Centre Pompidou, Niveau -1, rue St-Martin sur la piazza, 75004 Paris.


À Venise, à la Biennale d’architecture, 16e édition (4 juin-30 septembre 2018) débarquent Les Grands Voisins, en chair et en os, avec quelques autres Français. (17-21 septembre 2018).

Ce sont les Lieux Infinis au Pavillon français des Giardini.

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Et dans cet autre lieu, extraordinaire, une vieille caserne au Lido : Esperienza Pepe.

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Pavillon français, Giardini et Esperienza Pepe, Lido, Venise.


À Paris, à la Librairie Monte en l’air on échappe à l’idéologie dominante qui enchaîne, et on essaye de comprendre un pan d’histoire française. Tenter de se faire sa propre idée, au lieu d’évacuer les faits vus à travers le prisme d’idées importées, c’est toujours un pas vers la libération.

Ce soir :

* À 19h00 : Dix ans d’Action Directe.
Rencontre avec Jann-Marc Rouillan et Aurélien Dubuisson.

Bonnes lectures :

* Jann-Marc Rouillan, Dix ans d’Action directe. Un témoignage, 1977-1987, Paris, Agone, 2018.

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* Aurélien Dubuisson, Action directe, les premières années. Genèse d’un groupe armé (1977-1982), Paris, Libertalia, 2018.

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Librairie Galerie Le Monte-en-l’air, 71 rue de Ménilmontant / 2, rue de la Mare, 75020 Paris.



Dimanche 16 septembre 2018

 

À Paris, au Marché du livre, une rencontre littéraire pas comme les autres, avec quelque chose à fêter : La Quinzaine littéraire à qui la Justice a rendu justice.

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* À 15h00 : De Maurice Nadeau à En attendant Nadeau, une aventure du livre.
Animée par Yann Potin, avec Tiphaine Samoyault, Pierre Benetti, Norbert Czarny, Marie Étienne, Dominique Goy-Blanquet, Steven Sampson.

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L’occasion de fréquenter plus souvent le site officiel.

Marché du livre, 104 rue Brancion, 75015 Paris.


À Paris, à la Maison Victor-Hugo, les caricatures du grand homme : Hugo à la une (13 septembre 2018-6 janvier 2019).

Poète, dramaturge, romancier, dessinateur et politique, Victor Hugo (1802-1885) avait tous les talents, et un souffle hors du commun. Il fut donc vénéré et haï.
Il a donc été abondamment caricaturé par d’illustres dessinateurs, souvent en Une des journaux.

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Il y apparaît généralement comme un peu boursouflé et tout pénétré de son importance.
Ce qui évoque inévitablement la réponse de Gide, à la question "Quel est le plus grand poète français ? Victor Hugo, hélas !"

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Maison de Victor Hugo, 6 place des Vosges, 75004 Paris.


À Paris, dans le cadre de la Semaine des cultures étrangères du FICEP dont le thème est, en 2018, Digital et réalité virtuelle (21-30 septembre 2018), au Centre culturel irlandais (CCI), en entrée libre : Surveillé·e·s (14 septembre-16 décembre 2018).

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Depuis le début du 20e siècle, on surveille.
Avec les innovations technologiques, c’est de plus en plus facile.

On voit ça avec les photographes Karl Burke, Willie Doherty, Roseanne Lynch et Donovan Wylie, les peintres Colin Martin et Ian Wieczorek, le sculpteur Lorcan McGeough, les vidéastes Declan Clarke et Allan Hughes, et les artistes multimédia Alan Butler, Caroline Campbell & Nina McGowan, Teresa Dillon, Benjamin Gaulon, John Gerrard, Irina Gheorghe et Jim Ricks.

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Centre culturel irlandais, 5 rue des Irlandais, 75005 Paris.



Samedi 15 septembre 2018

 


 


À Londres, à la Tate Modern,
c’est l’origine du temps, sur laquelle les scientifiques n’en finissent pas de plancher, qui se révèle... circulaire : Christian Marclay : The Clock (15 septembre 2018-20 janvier 2019).

On est très heureux de voir que ce chef d’œuvre, dont on vous a souvent parlé, créé en 2011 à la Biennale de Venise (Lion d’or), et présenté, un moment, en 2014, à Beaubourg à Paris, continue son chemin, pour épater le monde entier.

Avec, certains jours, des séances complètes de 24 heures.


 

Tate Modern, Bankside, London SE1 9TG.


À Beauvais, et dans toute la région, commencent les Photaumnales 2018, 15e édition, organisées par Diaphane, le pôle photographique de la région Hauts de France : Où loge la mémoire (15 septembre-31 décembre 2018).

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L’année 2018 est toute emplie de commémorations.
Où loge la mémoire confronte la photographie (27 photographes) au temps, donc à l’histoire qu’elle raconte.
Cette année, les Photaumnales offrent des cartes blanches à des partenaires d’Italie, de Lituanie, de Gaspésie au Québec et de Belgique.
Les exposition sont en accès gratuit, et il y a des ateliers d’éducation à l’image, des stages et des visites scolaires, un colloque, des conférences.

Tous les photographes.

Ça commence aujourd’hui, mais, ensuite, les vernissages se succèdent tout au long des trois mois à venir.

* À 11h00 : Contre de Arnaud Chambon.
Vernissage à l’Espace Séraphine-Louis à Clermont-de-l’Oise.
Après 5 mois au sein de l’hôpital psychiatrique de Clermont.

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* À 15h00 : Inauguration officielle de l’édition 2018 en présence des photographes invités.

Faites votre programme.

Le Quadrilatère, 22 rue Saint-Pierre, 60057 Beauvais.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 15 au 21 septembre 2018.



Vendredi 14 septembre 2018

 

À Paris, à La Courneuve, c’est LE week end de l’automne, la Fête de l’Huma, 83e édition, qui commence aujourd’hui, dès midi, avec cette année des prévisions météo parfaites (14-16 septembre 2018).

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Au programme, comme toujours : des débats, des concerts, des spectacles, des expositions, du sport, de la gastronomie, etc.
On ne pourra pas tout faire.
On va privilégier quelques rencontres et quelques lieux.
Et pour le reste, ce sera une jolie dérive avec ses heureux hasards.

* le Village du livre.
 

3000 m2 de débats et de rencontres avec des auteurs et des maisons d’édition, et des trouvailles à faire, à tous les stands.

Jeune Cinéma y est, et, tout particulièrement, le numéro spécial Andrée Tournès (en voie d’épuisement), qui, à travers une de ses fondatrices, raconte un itinéraire particulier, dans la lignée du grand dessein de la "Décentralisation", dont les nouvelles générations n’ont pas la moindre idée, c’est dommage.

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On ira visiter Les Mutins de Pangée. qui viennent de sortir en DVD, un film inédit en France : Noam Chomsky. Requiem pour le rêve américain de Peter Hutchison, Kelly Nyks &t Jared P. Scott (2015), un film à l’origine d’un livre, Requiem For The American Dream, traduit en français et paru chez Flammarion en 2017.

Requiem pour le rêve américain (Extrait) from lesmutins.org on Vimeo.

 

On ira aussi saluer Le Monde Diplo, à son stand, et ses/nos amis.

On ira enfin, samedi à 14h00, écouter Costa Gavras et sa carte blanche, avec Jérôme Skalski.

* La Petite Scène.
 

Samedi, à 13h30 : Une fois n’est pas coutume et jamais le dimanche, on ira à la messe. Celle des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence (Couvent de Paris) pour qui on a de l’affection. Le reste du temps, elles seront à l’Espace Prévention.

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* Le Chapiteau des arts vivants.
 

Samedi, à 21h30 : Futsal mains propres par la Compagnie Jolie Môme.

* L’espace Humacumba.
On ne se refait pas, on ira au ciné : il y a des raretés.
 

Tous les jours à 17h20 : Hommage à Jacques Higelin.

* Vendredi, à 14h00 : En guerre de Stéphane Brizé (2018).
Cf. aussi la critique de Jeune Cinéma.

* Vendredi, à 17h00 : Acharnement. Poursuivis pour l’exemple de Mourad Laffitte (2017).
En sa présence.


 

* Vendredi, à 18h30 : Carton rouge de Nicolas Guillaume (2016).
Court métrage rare : la cohabitation, en juin 2016, au cœur de l’État d’urgence, de l’Euro masculin de football et des mobilisations contre la loi travail (depuis plus de 4 mois).
Précédé par Mai 68, en direct de Cannes (INA, 1968).

* Vendredi, à 19h00 : Mélancolie ouvrière de Gérard Mordillat (2018), d’après l’ouvrage de Michelle Perrot (2012).


 

* Vendredi, à 20h00 (et samedi, à 19h00) : Jack Ralite, Rouge tendre de Yves Jeuland (2018).
Jack Ralite sur le site de Jeune Cinéma.

* Samedi, à 10h00 : L’Héroïque Lande. La frontière brûle de Nicolas Klotz & Elisabeth Perceval (2017).
Cf. aussi la critique de Jeune Cinéma.


 

* Samedi, à 14h00 : Libre de Michel Toesca (2018).

* Samedi, à 16h50 : Jungle de Loup Blaster & NUMéROBé (2017).
Précédé d’une discussion avec Loup Blaster, Cédric Herrou, Nicolas Klotz, Elizabeth Perceval, Michel Toesca, animé par Cécile Rousseau.

* Samedi, à 17h20 : Jean Ziegler, l’optimisme de la volonté de Nicolas Wadimoff (2017).

* Samedi, à 19h20 : Le Procès de Mandela et les autres de Nicolas Champeaux & Gilles Porte (2018).

* Dimanche, à 10h00 : L’Algérie vue du ciel de Yann Arthus-Bertrand & Yazid Tizi (2015).


 

* Dimanche, à 10h35 : Nom de code Alex de Alexandra Rollet (2014).
Débat avec Jean-Michel André, Anette Moysset, Philippe Rollet, animé par Anita Baudouin & Alexandra Rollet.

* Dimanche, à 11h45 : Des figues en avril de Nadir Dendoune (2018).

* Dimanche, à 13h00 : Coby de Christian Sonderegger (2017).
Cf. aussi la critique de Jeune Cinéma.

* Dimanche, à 14h40 : Derrière les fronts. Résistance et résilience en Palestine de Alexandra Dols (2016).


 

* Dimanche, à 16h55 : Répare l’injustice. Les mineurs grévistes de 1948, ciné-entretien de Thomas Lacoste (2017).
Occasion de (re)voir un documentaire de 1948.

* Tentation constante, il y a la Grande scène, avec que du bon.

Avec, notamment, samedi, à 18h30, pas le plus jeune, mais un des plus durable : Bernard Lavilliers.


 

Faites votre programme.

Contact. Infos pratiques.

Fête de l’Humanité, Parc départemental Georges-Valbon, 93000 La Courneuve.


À Paris, à la Cinémathèque, dans le cadre de Fenêtres sur les collections, un film et une conférence.

* À 20h30 : Découvrir Marcello Pagliero.
Conférence de Jean A. Gili.

* Un homme marche dans la ville de Marcel Pagliero (1950).
D’après le roman Un homme marche dans la ville de Jean Jausion.


 

Bonne lecture :

* Jean A. Gili, Marcello Pagliero, l’Italien de Saint-Germain des Prés, Paris, ARFHC, 2018.

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Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


À New York, le MoMA se préoccupe de l’Iran : The Eye of Iran : Cinematographer
Mahmoud Kalari
(14-30 septembre 2018).

Ce soir :

* À 19h000 : Gabbeh de Mohsen Makhmalbaf (1996).


 

Faites votre programme.

Museum of Modern Art, 11 West 53 Street, New York, NY 10019.


À NYC, Metrograph célèbre les 40 ans de la Société Icarus Films. (14-30 septembre 2018).

Des œuvres dissidentes et peu visitées mais cruciales, de Chantal Akerman ou Chris Marker à Jean Rouch et Shohei Imamura, en passant par Raoul Peck, Wang Bing, Pierre Carles, Daniel Schmid, Peter Watkins, Marcel Ophuls, etc.

* À 13h00 : Nostalgia For the Light (Nostalgia de la luz) de Patricio Guzman (2010).
Cf. l’analyse de Jeune Cinéma.


 

Faites votre programme.

Metrograph, No.7 Ludlow Street, New York NY 10002.


À Bruxelles, la Cinematek offre une Rétrospective Mizoguchi (14 septembre-13 octobre 2018).

Aujourd’hui :

* À 19h00 : Les Contes de la lune vague après la pluie (Ugetsu Monogatari) de Kenji Mizoguchi (1953).


 

Cinematek, 9 rue Baron-Horta, 1000 Bruxelles.



Jeudi 13 septembre 2018

 

D’abord, une grande victoire "pour les forces démocratiques", comme disait l’autre : La Quinzaine littéraire de Maurice Nadeau, née en 1966 a gagné son procès, et Mme de Pas, qui avait fait main basse sur la vieille revue, à la fois historique et légendaire, a été condamnée "pour contrefaçon".
Justice est faite.

Revoir cette affaire, que Jeune Cinéma évoquait dans le Journal de Old Gringo, en date du jeudi 15 octobre 2015.

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Le site officiel actuel : En attendant Nadeau.

Le temps du premier deuil est passé, trois ans, Maurice Nadeau (1911-2013), Anne Sarraute (1930-2008), et Pierre Pachet (1937-2016) reposent enfin en paix.

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Dimanche prochain, le 16 septembre 2018, on va tous au Marché du livre, Porte Brancion, pour féliciter les fidèles de l’équipe.

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À Toulouse, à la Cinémathèque : Les films qu’il faut avoir vus (13 septembre-3 octobre 2018).

On est toujours très amusé par ce titre réitéré au long des années.
L’injonction "Il faut" (Pourquoi donc et pour qui donc ?).
Et le passé, "avoir vu", pas "voir" (Le souvenir et la référence, par le plaisir).
Comment dire sans froisser personne ?
Malgré la présence de Jean Narboni, Mireille Brangé et Alain Joubert, on dirait une phrase de Madame Verdurin dans un salon de province.

Ce soir :

* À 21h00 : Crépuscule de gloire (The Last Command) de Josef von Sternberg (1928).
Cinéconcert avec Frédéric Bézian au piano.


 

Faites votre programme pour briller convenablement.

Cinémathèque, 69 rue du Taur, 31000 Toulouse.


À NYC, au MoMA, Godard, qui, comme Bergman cette année, est partout, pas pour les mêmes raisons (13-19 septembre 2018).

* À 18h30 : Sympathy for the Devil (One Plus One) de Jean-Luc Godard (1968).
Version restaurée numérique 4K présentée Tony Richmond.


 

Dans sa version originale du film, One Plus One, Godard a intentionnellement omis l’enregistrement final en studio de la chanson - une indication, pour certains, que le travail de la "révolution populaire" restait inachevé.
Le producteur Ian Quarrier a insisté pour remettre la chanson complète et a rebaptisé le film Sympathy for the Devil.

MoMA, 11 West 53 Street, New York, NY 10019.


À Strasbourg, comme le centenaire de l’Armistice approche, le Musée alsacien rappelle ce que, le plus souvent, on préfère cacher, à savoir que la guerre ne fait pas que des blessés et des morts, mais qu’elle rend fou : Cauchemars du passé. Douleur et démences dans les tranchées (13 septembre-14 octobre 2018).

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Œuvres et objets d’époque, interventions d’artistes contemporains pour rappeler l’univers tragique des Poilus, de part et d’autre des lignes de front.
Avec un catalogue.

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On note tout de suite deux rendez-vous :

* Le samedi 15 septembre 2018, à 20h45, cinéma : Johnny s’en va-t-en guerre (Johnny Got His Gun) de Dalton Trumbo (1971).


 

* Le mardi 18 septembre 2018, à 20h00 et à 22h30, spectacle puis visite immersive : Grüselnacht.

Musée alsacien, 23-25 quai Saint-Nicolas, 67000 Strasbourg.


À Strasbourg, on reste un moment, puisque demain commence le Festival européen du film fantastique (FEFFS), 11e édition (14-23 septembre 2018).

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* Invité d’honneur : John Landis..

* Rétrospective Chromosome XX.

* La compétition.

* La compétition Crossover.

* La compétition Animation.

* Les Midnight Movies.

* Les séances spéciales.

Demain soir, soirée d’ouverture :

* À 19h45 : La Nonne (The Nun) de Corin Hardy (2018).


 

Les Films du Spectre, 9 rue du Vieil Hôpital, 67000 Strasbourg.


À Paris, le Saint-André des arts propose Tribune libre, chaque jeudi des cycles thématiques pour y voir plus clair.

Ce soir :

* À 20h30 : Vino Veritas de Pascal Obadia (2016).
En sa présence.


 

Faites votre programme.

Saint-André des arts, 30 rue Saint-André des Arts, 75006 Paris.


À Paris, au Musée des arts et métiers, Benoît Peeters propose un nouveau cycle de conférences gratuites, chaque deuxième jeudi du mois : Les métamorphoses de la cuisine (13 septembre 2018-13 juin 2019).

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Aujourd’hui :

* À 18h30 : L’invention de la gastronomie. De Brillat-Savarin à Alexandre Dumas.

Réservation nécessaire.

Bonne lecture :

* Benoît Peeters & Aurélia Aurita, Comme un chef, Paris, Casterman, 2018.

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Cnam, amphi Abbé-Grégoire, 292 rue Saint-Martin, 75003 Paris.



Mercredi 12 septembre 2018

 

À Oldenburg, en Basse Saxe, commence le Internationale Filmfest Oldenburg (IFFO), 25e édition (12-16 septembre 2018).


 

Le festival est considéré comme "le Sundance européen" selon Variety.

Les projections ont lieu dans cinq cinémas de la ville, et il est le seul festival au monde à considérer la prison comme une de ces salles : le JVA, (Justizvollzugsanstalt Oldenburg), et c’est cool. L’objectif n’est pas seulement d’offrir une expérience culturelle aux prisonniers, mais aussi de permettre aux gens de l’extérieur d’avoir une connaissance de la routine de la vie carcérale : "Quand ils sortiront de prison, on sera tous voisins". On précise qu’à ce jour aucune tentative d’évasion n’a été constatée.

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Au programme de ce cru 2018 :

* Une Rétrospective Bruce Robinson.

* Un tribut à Keith Carradine.

* Des premières mondiales.

Dont la pièce maîtresse est King of Beasts de Tomer Almagor & Nadav Harel (2018).
C’est la première fois de l’histoire du festival qu’un documentaire est en compétition officielle.


 

Avec, notamment, quelques films français :

* M. et Mme Adelman de Nicolas Bedos (2017).

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* Désolé Angel de Christophe Honoré (2018).

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* La Promesse de l’aube de Éric Barbier (2017), pour le gala de clôture.
Cf. aussi la critique de Jeune Cinéma en ligne directe.

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Soirée d’ouverture au Kongresshalle :

* À 19h00 : Unforgiven (Neproshchennyy) de Sarik Andreasyan (2018).


 

Faites votre programme.

Internationale Filmfest Oldenburg (IFFO), bau_werk Halle, Pferdemarkt 8, 26122 Oldenburg.


À Paris, à la BPI à Beaubourg, : Génération documentaire (7 septembre-21 décembre 2018).

Ce soir :

* À 20h00 : Et la vie de Denis Gheerbrant (1991).
En présence de Richard Copans.


 

Centre Pompidou, Cinéma 2, place Georges-Pompidou, 75004 Paris.


À Paris, à Beaubourg : Rétrospective Franz West (12 septembre 2018-10 décembre 2018).


 

Centre Pompidou, place Georges-Pompidou, 75004 Paris.


À Paris, au Centre culture coréen : Kim Solbi (12 septembre au 15 novembre 2018).


 

* À 18h00 : Crossing Point. Vernissage.

Centre culturel coréen, 2 avenue d’Iéna, 75016 Paris.


Les sorties sur les grands écrans

* Thunder Road de Jim Cummings (2016).

* Première année de Thomas Lilti (2018).

* Ma fille de Naidra Ayadi (2018).

* Mademoiselle de Joncquières de Emmanuel Mouret (2018).

* Le Temps des forêts de François-Xavier Drouet (2018).

La ressortie en version restaurée

* Une Heure près de toi (One Hour with You) de Ernst Lubitsch et George Cukor (1932).

Certains de l’équipe de Jeune Cinéma ont attribué un crachat d’honneur à Le Pape François de Wim Wenders (2018).
Ils sont de ceux qui "ne mangent pas de ce pain-là".

Bonne lecture :

* Benjamin Péret, Je ne mange pas de ce pain-là, enquête de Heribert Becker, présentation de Gérard Roche, Paris, Syllepse, 2010.

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Mardi 11 septembre 2018

 

On vient seulement de découvrir un astrophysicien hors du commun, Aurélien Barrau, qu’il faut voir et écouter. car l’heure n’est plus trop aux commémorations et aux anniversaires (genre 11 septembre 1973 à Santiago ou 11 septembre 2001 à NYC), mais bien à la construction d’une vision de l’avenir et d’une action, toutes affaires cessantes.

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Voici son intervention au Climax Festival 2018, 4e édition (6-9 septembre 2018).

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Aurélien Barrau n’appartient pas au courant "capitalocène", mais, plus généralement, à la pensée "anthropocène", plus vaste.
Il fait quand même de la vraie politique.
Il dit : "Il faut harceler le pouvoir".


 

Tout ce que vous avez manqué si vous n’étiez pas à Bordeaux ce week end.

On remercie, au passage, le groupe FB Transition 2030-Hauts de France.

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À Paris, on reprend les bonnes habitudes du mardi au Ciné club de l’École normale supérieure (ENS).

* À 20h30 : Parle avec elle (Hable con ella) de Pedro Almodóvar (2001).


 

ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.


À New York, on va au cinéma dans les musées, le MoMA ou le BAM. 

On fréquente aussi les bons cinémas, et il y en a des tas, qui résistent fermement à Netflix et Amazon : le Metrograph à Manhattan, le Maysles à Harlem, le Nitehawk à Brooklyn...

À Greenwich Village, le Quad Cinema, né en 1972, a rouvert ses portes tout beau et refait au printemps 2017.

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On y choisit aujourd’hui "une parabole audacieusement satirique de la magie, de la misogynie, de la superstition" selon The Guardian, le premier film d’une réalisatrice née à Lusaka, tourné en Zambie, une rareté sélectionné par la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes 2917 (10-14 septembre 2018).

Aujourd’hui, et pendant 5 jours :

* À partir de 13h30 (5 séances par jour) : I Am Not a Witch de Rungano Nyoni (2017).


 

Quad Cinema, 34 W. 13th Street, New York, NY 10011.



Lundi 10 septembre 2018

 

À Paris, et dans toute la région, commence le Festival d’Automne 2018, 47e édition (10 septembre-31 décembre 2018).


 

Au programme, danse, théâtre, arts plastiques et performances, musique.

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Et cinéma, au Centre Pompidou, Rétrospectives et installations de deux cinéastes en correspondance (23 novembre 2018-6 janvier 2019) : Naomi Kawase
/ Isaki Lacuesta.

Ce soir, ouverture au Théâtre de la Bastille, avec un hommage théâtral à Ingmar Bergman (1918-2007), fêté de toute part (10-27 septembre 2018).

* À 20h00 : Infidèles.
Spectacle de tg Stan et de Roovers, d’après son scénario Infidèles (1996) et son autobiographie Laterna magica (1987), traduction du suédois par Vincent Fournier.
De et avec Ruth Becquart, Robby Cleiren, Jolente De Keersmaeker & Frank Vercruyssen.

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Bonne lecture :

* Ingmar Bergman, Infidèles. Une affaire d’âme. Amour sans amants, traduction de En själslig angelägenhet par Vincent Fournier, Paris, Cahiers du cinéma, 2002.

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Sur France Culture.

N.B. : Le film, Infidèle (Trolösa) de Liv Ullmann (2000), a été sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes 2000.


 

Faites votre programme du Théâtre de la Bastille.

Faites votre programme du Festival d’Automne 2018.

Théâtre de la Bastille, 76 rue de la Roquette, 75011 Paris.


À Paris, à la Cinémathèque, commence la Rétrospective M. Night Shyamalan (10-16 septembre 2018).

Ce soir :

* Sixième Sens (The Sixth Sense) de M. Night Shyamalan (1998).


 

On note tout de suite un rebond de cette rétrospective, à l’occasion de sa venue en France, pour la sortie de son film Glass  : lundi 7 janvier 2019, trois films Incassable (Unbreakable, 2000), Split (2016) et Glass (2019) suivis d’une master class.


 

Faites votre programme.

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


À Paris, la Halle Saint-Pierre est le centre de l’art brut (et populaire) depuis 1986.

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En cette année japonaise : Art brut japonais (8 septembre 2018-10 mars 2019).

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Halle Saint-Pierre, 2 rue Ronsard, 75018 Paris.



Dimanche 9 septembre 2018

 

À Venise, hier 8 septembre 2018, c’est Alfonso Cuarón qui a reçu le Lion d’or des mains de son compatriote et ami Guillermo del Toro, pour son film Roma (sélectionné par ailleurs à Telluride, Toronto et New York).


 

On se souvient de son Gravity, en 2013.


 

Le cinéma mexicain est bien vivant, au dessus de toutes les frontières, ça ne servira à rien de construire des murs.

Alfonso Cuarón est un des "co-fondateurs", en 2009, du Festival Lumière de Lyon. Il va y revenir encore cette année fêter son 10e anniversaire (13-21 octobre 2018).


À Toronto, Michael Moore revient sur le devant de la scène avec son petit dernier, Fahrenheit 11/9, sur l’élection de son président et l’état de son pays.


 

Comment "cela" a-t-il pu arriver ? feint-il de se demander.

Mais, en fait, il suit de près le processus, et depuis longtemps, depuis son aîné, Roger and Me (1989), et ce petit dernier est la suite logique de tous ses fims précédents autant que le symétrique de son Fahrenheit 9/11 (2004), contre Doubleyou Bush.


À Paris, hier, 8 septembre 2018, à Marseille, et partout dans le monde, à Bruxelles, Sydney, Washington, San Francisco, Bangkok, Nairobi, Katmandou, Manille..., on était "Debout pour le climat" (Rise for climate).
À Bangkok aussi, où une réunion prépare le prochain sommet sur le climat, la Cop24, prévu à Katowice, Pologne (3-14 décembre 2018).

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Quand on sait que la première inquiétude internationale date de 1972, avec la création, à Stockholm, du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), quand on se souvient du Sommet de la Terre de Rio, en juin 1992, où on pensait encore "Un autre monde est possible", on mesure, atterré, cette incurie, et le temps perdu par les gouvernements imprévoyants et manipulés.

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Peut-être que ce 8 septembre 2018 n’est pas qu’une mobilisation de plus.
Ce qui donne de l’espoir, c’est qu’elle témoigne d’une prise de conscience internationale et d’un engagement parfois tout neuf.
Cet été 2018, les peuples ont eu chaud, plus que d’habitude.
Il arrive qu’ils fassent l’histoire.

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Samedi 8 septembre 2018

 

Aujourd’hui, c’est la Journée mondiale d’action pour le climat.

On a le vague sentiment qu’il y a en a depuis longtemps et aussi à d’autres dates, des journées d’action, des lanceurs d’alerte, des prises de consciences, des ONG, des blogs, des films, des mobilisations en tous genres.
Mais on dirait que, cette fois, ça a vraiment démarré. Mieux vaut tard que jamais.

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Alors on fait ce qu’on peut, par exemple on marche, comme autrefois.
Sans illusion sur l’efficacité, il y a si longtemps que la maison brûle et que tout le monde le voit et le sait et continue à voter "pour la croissance", que ce n’est pas une manif de plus qui va faire avancer les choses.
Mais, sous nos latitudes, ça va être une belle journée, sans canicule et, en principe, sans cata nucléaire. Alors, c’est bien de se retrouver un peu ensemble, avec une vision commune verte et claire.

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À Paris, le rendez-vous est :

* À 14h00 : Parvis de l’Hôtel de ville de Paris.
Parcours : Hôtel de Ville, avenue Victoria, boulevard de Sébastopol, boulevard Saint-Martin, Place de la République.

C’est l’occasion, aussi, de revoir ce que Jeune Cinéma en dit, du climat, depuis l’ouverture de son site, en 2014.
Avec une prise de conscience radicalisée, en 2015.

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À Bruxelles, la Cinematek qui n’a pas pris de vacances, repart de plus belle pour sa nouvelle saison. Elle s’associe chaque trimestre avec Pink Screeens / Genres d’à côté.

Après une programmation autour du sida en décembre 2017 et la présentation de la version restaurée de The Watermelon Woman de Cheryl Dunye (1996) au printemps 2018, Our Story est, à partir de cette rentrée 2018-2019, un nouveau rendez-vous, estampillé queer et LGBT mais ouvert à qui veut aller faire un tour sur des terrains marginalisés et pourtant les plus naturels du monde.

Ce soir :

* À 19h00 : High Art de Lisa Cholodenko (1997).
Présentation par Soizic Dubot.


 

Cinematek, 9 rue Baron-Horta, 1000 Bruxelles.


À Londres, le British Museum sait que l’histoire est écrite par les vainqueurs.
Il se penche donc sur la vision des vaincus en invitant Ian Hislop à fouiller dans ses réserves.

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Et ça donne une exposition totalement atypique, mais hyper-signifiante : I object : Ian Hislop’s search for dissent (6 septembre 2018-20 janvier 2019).

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Dans les niches de résistance et de dissidence, on trouve de tout : des graffitis sur une brique babylonienne, des billets de banque avec des mots grossiers cachés, des marionnettes d’ombre turques satiriques, des chapeaux de chats venus de marches de femmes. Selon les sociétés, ce sont parfois les plus minuscules signes de subversion qui exposent au maximum de danger.
C’est l’honneur des humains et des peuples qui est ainsi exposé.


 

British Museum, Great Russell St, Bloomsbury, London WC1B 3DG.


À Paris, la Cinémathèque française, installée dans le 12e arrondissement de Paris, voisine avec la Mairie du 13e, et c’est sympa pour les happy few.

Durant tout le mois de septembre 2018, elle invite les habitants du 13e arrondissement aux séances de 14h30 (dans la limite des places disponibles).

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Sur le programme, on choisit son jour et son film, on se présente et on retire son invitation en billetterie à partir d’une heure avant le début de la séance.

Par exemple, aujourd’hui, c’est un programme Laurel & Hardy, et on vous confirme qu’on hurle de rire.

* À 14h30 : Angora Love de Lewis R. Foster (1929) ; Une saisie mouvementée (Bacon Grabbers) de Lewis R. Foster (1929) ; V’là la flotte (Two Tars) de James Parrott (1928).

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Si vous habitez dans le 13e arondissement de Paris, faites votre programme de septembre 2018.

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


À Paris, l’Institut suédois prolonge l’été dans son jardin de l’Hôtel de Marle : Cinéma en plein air x 2.

* À 21h00 : Elvira Madigan de Bo Widerberg (1967).


 

On note tout de suite, samedi prochain, le 15 septembre 2018 :

* À 21h00 : Monika de Ingmar Bergman (1953).


 

Entrée libre, dès 20h30, dans la limite des places disponibles, par les grilles du jardin au 10 rue Elzévir. On apporte son coussin. En cas de pluie, les projections sont annulées.

Institut suédois, 11 rue Payenne, 75003 Paris.


À Paris, à la Galerie Thierry Bigaignon, on fête Yannig Hedel.

* À partir de 14h00 : Vernissage de Midi et quart.

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Qui donc comprend bien ce qu’est le temps, cette notion subjective, sur laquelle tout le monde tombe d’accord sans être capable de le définir raisonnablement, à plus forte raison scientifiquement ? Ça s’est pas arrangé depuis que l’espace est venu l’épouser.

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Yannig Hedel lui sait au moins le regarder en face, le temps.
Il arpente les villes et, en fixant leurs métamorphoses, traque ses traces.
À la fin, jour après jour, son œuvre abstraite devient un des meilleurs portraits de ce "truc" indéfinissable, qui nous file entre les mains, dont la seule certitude est qu’il est irréversible.

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On va admirer le site de Yannig Hedel.

Galerie Thierry Bigaignon, 9 rue Charlot, 75003 Paris.


À Paris, la Librairie Quilombo lance un cycle de rencontres, Les étoiles noires et commence par Fréhel.

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* À 18h00 : Concert de Delphine Grandsart (chant) et Matthieu Michard (accordéon).
Et séance de dédidace.

Bonne lecture :

* Johann G. Louis, Fréhel, postface de Olivier Bailly, Éditions Nada, 2018.

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Librairie Quilombo, 23 rue Voltaire, 75011 Paris.


À Paris, la Librairie Violette & Co expose les œuvres de Daria Ivanova et c’est ce soir le vernissage (8 septembre-7 octobre 2018).

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* À 19h00 : Tombée des nu.e.s.

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Violette and co, 102 rue de Charonne, 75011 Paris.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 8 au 14 septembre 2018.



Vendredi 7 septembre 2018

 

Burt Reynolds (1936-2018) est mort hier, jeudi 6 septembre 2018.
Il était une de ces beaux gosses sportifs à l’américaine, il aurait pu être James Bond, il n’aura été que Lewis Medlock dans le toujours terrifiant Délivrance (Deliverance), de John Boorman (1972), ce qui n’est pas rien, ce qui est mieux même. On trouve, sur le Net, la scène du cochon, une des plus terribles du film.


 

Il a une longue filmographie, et a fait beaucoup de télévision.
On adorait le voir apparaître dans nos séries des années 60 : Alfred Hitchcock presents ( Escape to Sonoita de Stuart Rosenberg, saison 5, épisode 37, 1960) ou The Twilight Zone, aka La Quatrième Dimension de Roy Serling, ( The Bard de David Butler, saison 4, épisode 18, 1963).

Son dernier rôle aurait pu être avec Quentin Tarantino, il était distribué dans son dernier film, Once Upon a Time in Hollywood sur l’histoire de Charles Manson, l’assassin de Sharon Tate, qui sortira en juillet 2019.

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Il n’en aura pas eu le temps.


À New York, le Metrograph donne sa vision de l’année 1968 : Everything was now : "1968" circa 1968 (7-10 septembre 2018).

Ce soir, ça commence avec quelques ingrédients de base, LSD, politiciens allumés et zombies labellisés :

* À 19h00 : Wild in the Streets de Barry Shear (1968).


 

* À 21h15 : Night of the Living Dead de George A. Romero (1968).

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Faites votre programme.

Metrograph, n°7 Ludlow Street, New York NY 10002.


À Nancy, Le livre sur la place, 40e édition, inaugure la rentrée littéraire (7-9 septembre 2018).

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On ira y saluer Didier Francfort sur le stand de la Librairie Didier, et se faire dédicacer son dernier livre sur l’étonnant destin d’une valse à travers l’Europe, en Serbie, en Finlande, en Russie, au Brésil, au Royaume uni, jusqu’à son apothéose, grâce à l’orchestre dirigé par Wallace Hartley, sur le pont du Titanic en 1912.

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* Didier Francfort, La Dernière Valse du Titanic, Nouvelles Éditions Place, 2018.

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En cette rentrée d’automne, hier, c’était vernissages partout.

À Paris, la Galerie Lelong, précède la Rétrospective Miro du Grand Palais (3 octobre 2018-4 février 2019), avec une sélection d’œuvres sur papier de deux décennies (1930-1950) : Joan Miro. Femmes, oiseaux et monstres (6 septembre-10 octobre 2018).

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Il faut aussi aller voir dans son nouvel espace, avenue Matignon, ouvert au printemps 2018, où la galerie montre un ensemble de peintures, dessins et sculptures couvrant l’ensemble de la carrière de l’artiste (6 septembre-17 novembre 2018).

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Bonnes lectures :

* Jacques Dupin & Ariane Lelong-Mainaud, Miro Drawings VI : catalogue raisonné des dessins (1978-1981), Paris, 2018.

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* Rémi Labrusse, Miro. Femme, oiseaux et monstres, catalogue bilingue, Paris, 2018.

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* Rémi Labrusse, Un feu dans les ruines, Paris, Hazan, 2004. Réédition en 2018.

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Galerie Lelong & Co., 13 rue de Téhéran, 75008 Paris.
Galerie Lelong & Co. Matignon, 38 avenue Matignon, 75008 Paris.


À Nantes, la Galerie Confluence présente les œuvres de Piotr Zbierski : Push the sky away - Repousse le ciel (7 septembre-27 octobre 2018).

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Les non-mondains qui n’étaient pas au vernissage hier, peuvent rencontrer l’artiste ce soir, à 20h00.

L’exposition se rattache à la Quinzaine photographique nantaise 2018, 22e édition, Invisible - Disparition, qui ne commence que la semaine prochaine et qui dure un mois (14 septembre-14 octobre 2018).

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Galerie Confluence, 45 rue de Richebourg, 44000 Nantes.


À Saint-Ouen, à la Galerie Amarrage : Le collage surréaliste (6 septembre-7 octobre 2018).

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Une exposition, organisée par le Groupe surréaliste de Paris, de collages venus du monde entier, Royaume-Uni, Espagne, Portugal, Brésil, États-Unis, Canada, Corée...

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Galerie Amarrage, 88 rue des Rosiers, 93400 Saint-Ouen.


À Bruxelles, la Galerie Templon présente le travail avec la lumière de l’artiste chilien Ivan Navarro : Prostutopia
(6 septembre-20 octobre 2018).

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À Paris, Templon reste très classique avec Georges Mathieu. Les années 1960-1970 (8 septembre-20 octobre 2018).

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Mais se fait aussi exploratrice et contemporaine avec Omar Ba. Autopsie de nos consciences (8 septembre-3 novembre 2018).

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Galerie Templon Bruxelles, rue Veydt 13A, 1060 Bruxelles.
Galerie Templon Paris, 30 rue Beaubourg, 75003 Paris.
Galerie Templon Paris, 28 rue du Grenier Saint-Lazare, 75003 Paris.



Jeudi 6 septembre 2018

 

Après l’été, les affaires reprennent.

Premier front : on a envie de privilégier la grande misère de la psychiatrie, pauvre d’entre les pauvres (hôpitaux).

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C’est comme les prisons et les prisonniers.
Nos sociétés ne supportent pas qu’ils bénéficient de quoi que ce soit de plus que le "dernier des hommes", dont le prototype n’ayant plus rien à voir avec un portier de souche, d’il y a cent ans, est devenu "le" migrant. Il leur faut toujours des marges et des exclusions, à ces sociétés dites démocratiques, pour tenir debout. Mais ne nous égarons pas dans le labyrinthe des horreurs.

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Les asiles, les "fous", après la réflexion et les avancées des années 70 au siècle dernier, on s’en contrefout désormais.

Alors même que les sociétés désaxées et dérégulées qui s’annoncent risquent justement d’augmenter le nombre des malades et la variété des pathologies.
Alors même que les plus équilibrés d’entre nous peuvent finir par disjoncter, tant la pression s’accentue.

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Car tout le monde l’aura bien compris, les réformes qui se préparent n’ont rien à voir avec l’antipsychiatrie. Et le groupement hospitalo-universitaire qui va naître, le 1er janvier 2019, de la fusion des trois hôpitaux psychiatriques parisiens actuels (Sainte Anne, Perray Vaucluse, Maison Blanche), ne s’inspire pas de Franco Basaglia (1924-1980), ni de la clinique de Laborde.

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Ce gros GHU n’est pas fait pour les mal en point, mais pour les actionnaires à embonpoint (on les appelait les "rentiers" du temps de nos grand-parents).

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Sans grand espoir mais avec une ferme détermination pour la défense d’un service public qui fout le camp, on résiste, comme on peut.

À Amiens, à l’hôpital Pinel, on a campé tout l’été.

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À Paris, aujourd’hui, on mène une journée d’action à la manière ancienne, grève et manif, avec Psy Cause et Psychiatrie parisienne unifiée.

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* À 13h00 : Départ de l’hôpital Sainte Anne.


À Toronto, le International Film Festival 2018, 43e édition (TIFF), commence ce soir (6-16 septembre 2018).


 

Au jury : Lee Chang-dong, Béla Tarr et Margarete von Trotta.
 

On commence par un galop d’essai :

* À 18h30, au Winter Garden Theatre : Anthropocene : The Human Epoch de Jennifer Baichwal, Nicholas de Pencier & Edward Burtynsky (2018).


 

On enchaîne par la soirée d’ouverture :

* À 20h00 : Outlaw King de David Mackenzie (2018).


 

Faites votre programme.

TIFF, Reitman Square, 350 King Ouest st., Toronto (Ontario) M5V 3X5 .


À Paris, le Saint-André des arts propose Tribune libre, chaque jeudi de ce mois de septembre 2018, un cycle thématique pour essayer d’y voir plus clair.

Aujourd’hui, c’est Argent et pouvoir, avec les Économistes atterrés, un ciné-débat autour de l’affaire Clearstream, dévoilée par Denis Robert en 2001, témoignant, il y a déjà 17 ans, de la corruption qui gagne.

* À 20h30 : L’Enquête de Vincent Garenq (2015).
Débat avec Henri Sterdyniak.


 

Bonne lecture :

* Denis Robert & Laurent Astier, L’Affaire des affaires, Clearstream, Paris, Dargaud (2015).

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On le feuillette.

Faites votre programme de Tribune libre.

Cinéma Saint-André-des-Arts, 30 rue Saint-André des Arts, 75006 Paris.


À Paris, ATTAC a vingt ans, et passe à l’attaque, au plus bel âge de sa vie, avec une belle soirée de rentrée.

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* À 19h30 : ATTAC, vingt ans après.
Analyses du contexte politique actuel, perspectives de mobilisations pour la rentrée, et bonne lectures.
En présence de Aurélie Trouvé (Attac) et de quelques uns des auteur(e)s du livre édité à cette occasion : Geneviève Azam, Bernard Cassen, Maxime Combes, Thomas Coutrot, Susan George, Nicolas Haeringer.

Bonne lecture :

* ATTAC, L’Abécédaire engagé. De Altermondialisme à Zapatisme, Paris, Les Liens qui libèrent, 2018.
Une soixantaine d’auteurs : de Naomi Klein à Susan George, en passant par Tadzio Mueller, Éric Toussaint, Chico Whitaker, Monique Pinçon-Charlot, Antoine Deltour, Christian Laval et Pierre Dardot, Mariana Otero, José Bové, Jérôme Baschet, etc.

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S’inscrire.

Annexe Varlin de la Bourse du travail, salle Eugène-Henaff, 29 boulevard du Temple, 75011 Paris.


À Marseille, à Vidéodrome 2, commence un cycle Katsuya Tomita et son collectif Kuzoku (6-9 septembre 2018).

* À 20h30 : Above the clouds (Kumo no ue) de Katsuya Tomita (2003).

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Faites votre programme.

Vidéodrome 2, 49 cours Julien, 13006 Marseille.



Mercredi 5 septembre 2018

 

À Paris, les Grands Voisins, installés, depuis 2015, dans l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul (qui a fermé en 2012, des tas de trentenaires y sont nés) ont inventé des "espaces de bienveillance".

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Il y a eu une première période, jusqu’à 2017.


 

Il y a aussi une saison 2 (2018-2020), alors que les travaux du futur quartier ont commencé juste à côté, les Grands Voisins continuent à mener leur expérience : une "fabrique de biens communs", et de nouveaux modes de vie.

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Ils ont été reconnus par la Biennale d’architecture de Venise 2018, 16e édition, et font partie des 10 Lieux infinis présentés cette année dans le Pavillon français.
Avec, aussi, Le CentQuatre-Paris, Hôtel Pasteur (Rennes), La Grande Halle (Colombelles), Les Ateliers Médicis (Clichy-sous-Bois-Montfermeil), La Friche la Belle de Mai (Marseille), Le Tri Postal (Avignon), Le 6B (Saint- Denis), La Convention (Auch), La Ferme du Bonheur (Nanterre).

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Ce soir, les Grands Voisins organisent une soirée de soutien et de financement des voyages.

* À partir de 18h00, dans la Lingerie : Soirée festive gratuite ouverte à tous.
Avec, au programme, du spritz, un repas italien à prix libre, des baigneurs dans la Banya (bain de vapeur russe), des danseurs d’Italo-disco, des déguisements : une grande fête dans ces espaces magnifiques et ces locaux chargés d’histoire et d’une immense bonne volonté à travers les siècles.

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* À 20h30, Cour de l’oratoire : Mascaparade.
Performance de Julie Meilleur, avec Marine Baldini, Sophia El Mokthar, Vivien Grenier, Gabrielle Lerendu.

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On note tout de suite les rendez-vous des 21 et 22 septembre 2018.

Les Grands Voisins, 74 avenue Denfert-Rochereau, 75014 Paris.


À Paris, à la Cinémathèque : Quand le cinéma va au musée... (5-17 septembre 2018).

bande annonce - quand le cinéma va au musée... from la cinémathèque française on vimeo.

 

* À 20h00 : Bean de Mel Smith (1997).

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Faites votre programme.

Cinématheque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


À New York, le MoMA, dans le cadre de ses Modern Matinees, rend hommage à Vincent Price (5 septembre-31 octobre 2018).

Vincent Price (1911-1993), a eu un destin, c’est certain, les dandy sont toujours inquiétants.

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Mais il n’était pas seulement cette idole ghoulish et cet alter ego de Roger Corman et Edgar Poe qu’on connaît tous : Il était aussi un acteur avec une très riche carrière, et un grand collectionneur d’art.

Aujourd’hui :

* À 13h30 : The Baron of Arizona de Samuel Fuller (1950).


 

Faites votre programme Vincent Price.


Toujours au MoMA, comme partout dans le monde, on célèbre le centenaire de Ingmar Bergman.

Pendant une semaine, le musée propose un film de derrière les fagots, que Bergman refusait de voir dans ses rétrospectives, et qui vient d’être restauré par le Swedish Film Institute (5-11 septembre 2018).

Ce soir :

* À 18h30 : This Can’t Happen Here (Sänt hander inte här aka High Tension) de Ingmar Bergman (1950).
Présentation par Jan Holmberg.

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The Museum of Modern Art, 11 West 53 Street, New York, NY 10019.


Les sorties sur les grands écrans

* Free Speech, Paroles Libres de Tarquin Ramsay (2016).

* Invasion (Yochō : Sanpo suru shinryakusha) de Kiyoshi Kurosawa (2017).

* Whitney de Kevin Macdonald (2018).

* Shéhérazade de Jean-Bernard Marlin (2018).

* Sofia de Meryem Benm’Barek (2018).

* À la recherche d’Ingmar Bergman (Searching for Ingmar Bergman) de Margarethe von Trotta (2018).

Les ressorties en versions restaurées

* Anatahan (The Saga of Anatahan) de Josef von Sternberg (1953).

* Le Célibataire (Lo scapolo) de Antonio Pietrangeli (1955).

* Un condamné à mort s’est échappé de Robert Bresson (1956).



Mardi 4 septembre 2018

 

À Marseille, Vidéodrome 2 ouvre sa nouvelle saison 2018-2019, avec le Festival TransForm, porté par le Collectif IDEM, sur une proposition de John Deneuve, en partenariat avec Art-cade les Bains Douche.

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* À 20h30 : Pink Narcissus de James Bidgood (1971).


 

Précédé de Puce Moment de Kenneth Anger (1949).

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Vidéodrome 2, 49 cours Julien, 13006 Marseille.


À Aarau, Suisse, l’Aargauer Kunsthaus révèle qu’il existe bien un Surréalisme suisse (1er septembre 2018-2 janvier 2019).

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Le musée propose une soixantaine d’artistes, l’éventail s’étendant des œuvres pionnières qu’ont réalisées des Suisses à Paris (Alberto Giacometti, Meret Oppenheim) aux courants qui se sont développés dans la Suisse des années 1930 à 1950.
Le Surréalisme est toujours d’actualité.

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En 2019, l’exposition sera présentée au Museo d’arte della Svizzera italiana (MASI) à Lugano (10 février-16 juin 2019).

Musée des Beaux-arts d’Argovie, Aargauerpl, 5001 Aarau.



Lundi 3 septembre 2018

 

Claude Bernard-Aubert (1930-2018) est mort le 25 juin 2018, c’était juste le lendemain de la mort de Paul Louis Thirard (1932-2018), on était à Bologne, on l’a pas su.

C’était un drôle de type, un vagabond, qui fit son chemin de la guerre à l’alcôve.

Il nous reste en mémoire surtout la grande force de son deuxième film Les Tripes au soleil (1959), avec, notamment, Toto Bisainthe, Jacques Richard, Roger Blin, Alice Sapritch, Daniel Emilfork...


 


À Riehen, près de Bâle, à la Fondation Beyeler : Rétrospective Balthus (2 septembre 2018-1er janvier 2019).

Balthasar Kłossowski de Rola (1908–2001) a fêté ses 110 ans en février 2018.
Comme il est né un 29 février, les puristes diviseront son âge par 4.

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Il était délibérément figuratif, et peu intéressé par les avant-gardes.
Il aimait les chats et les paysages, il aimait la Nature dont il considérait, comme Dieu, qu’elle était "vraiment bien".

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Il aura toujours surtout aimé les jeunes filles (qui sont aussi dans la Nature).
L’année dernière, en 2017, sa Thérèse rêvant de 1938, a fait scandale au MET, à NYC.

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On se dit que la personne qui a organisé la pétition ne devait jamais aller au musée voir les œuvres du Quattrocento italien (que Balthus admirait), et qu’en tout état de cause, elle n’aurait pas eu les outils pour interpréter leurs suggestions.
On se demande aussi si elle avait vu quelques autres tableaux de Balthus, comme La Leçon de guitare (1934), Le Chat dans le miroir (1978), ou quelques autres.
Aurait-elle initié une pétition contre Internet ?

Sur France Culture.

Fondation Beyeler, Baselstrasse 101, Ch-4125 Riehen / Basel.



Dimanche 2 septembre 2018

 

Un dimanche matin comme un autre.
Beau temps sur Paris, jolie température légèrement au dessus des normales saisonnières.
C’est presque comme autrefois, avec un avenir et de braves soucis quotidiens.

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Sauf que, désormais, d’obscures dead lines se profilent, qui ne se cachent même plus, nous cernent, nous obligent à la lucidité. Qui fait toujours plus mal que le déni ou la fuite en avant.

Cet été, quand on avait anormalement chaud, on a pris le temps de lire le deuxième livre, plus réconfortant celui-là, de Pablo Servigne & Gauthier Chapelle, lointains disciples de Pierre Kropotkine : L’Entr’aide, l’autre loi de la jungle, (Paris, Les Liens qui libèrent, 2017) après la révélation de son premier livre (avec Raphaël Stevens) en 2015.

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On a pris le temps, aussi, de parcourir les articles et vidéos du Net, ou de feuilleter tous les autres livres pas encore lus de la bibliographie qui s’étoffe de jours en jours.
Au bout de 4 années qu’elle avance, on remarque d’ailleurs que nous l’appellons encore "bibliographie Anthropocène" (c’est juste un changement d’époque) et non pas bibliographie "Effondrement" ou "Apocalypse" (ce sera clairement une fin de civilisation). Ce qui prouve qu’on n’est pas défaitiste, et prêt à revoir la façon de retrousser ses manches.

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On a saisi l’occasion d’écouter la série de l’été du sérieux et ironique Daniel Schneidermann, faisant le point avec des invités de poids (dont le malicieux Pablo) : La fin est proche (les meilleurs moments).

D’où l’on a conclu qu’il ne suffisait plus de prier, ni de voter, ni de pleurer, et que ce n’était pas forcément triste de faire face en comptant sur ses propres forces, et, ensemble, de préférence.

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C’est la rentrée, et c’est au tour du Monde de faire un large tour d’horizon, à l’occasion de la démission d’un ministre potiche (ou innocent, ce qui revient au même) avec le photographe Samuel Bollendorff.
Ça s’appelle Contaminations.

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On entrevoit des lendemains teintés de la profonde mélancolie des crépuscules, avec des artistes aux œuvres noires, qui, pour l’instant, surgissent difficilement de la sidération qui gagne.
D’autres périodes historiques occidentales ont été de la même eau (après les guerres et les révolutions trahies), le romantisme, l’expressionnisme, qui pensaient la mort mais avec des transfigurations. Aujourd’hui, un Big One sera irréversible.

On écoute Johnny Cash, on imagine facilement les quatre cavaliers.


 

Mais on reste dans la famille avec June Carter.


 


À Tours, sur le site Jeu de Paume-Château de Tours, on n’a plus que deux mois pour voir l’exposition des photos de Daniel Boudinet (1945-1990) : Le temps de la couleur (16 juin-28 octobre 2018).

On connaissait sa célèbre photo de Roland Barthes, en noir et blanc.

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Il est temps de (re)découvrir son travail avec les couleurs.

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Bonnes lectures :

* Mathilde Falguière, Christian Caujolle et Bernard Lamarche-Vadel, Daniel Boudinet. Le temps de la couleur, catalogue de l’exposition, Jeu de Paume / Médiathèque de l’architecture et du patrimoine / Liénart, 2018.

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* Roland Barthes, La Chambre claire. Note sur la photographie, frontispice de Daniel Boudinet, Paris, Gallimard, 1980.

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Château de Tours, 25 avenue André-Malraux, 37000 Tours.


Le Monde Diplomatique de septembre 2018 est paru et il est en kiosque.

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On le feuillette.

On s’abonne.

On se fait des copains.



Samedi 1er septembre 2018

 

À Béjaia, à la Cinémathèque commencent les Rencontres cinématographiques (RCB), 16e édition (1er-6 septembre 2018).

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Au programme de ce rendez-vous, parmi les plus importants d’Algérie, 24 films (dont six films algériens), des courts et des longs métrages de fiction et des documentaires.

Ce soir, ouverture avec un documentaire en avant-première et un court métrage :

* À 20h00 : Des figues en avril de Nadir Dendoune (2018).
En présence de Nadir Dendoune et de Messaouda Dendoune.

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Précédé par Wanas de Nader Ahmed (2017).
En sa présence.

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On note tout de suite demain dimanche 2 septembre 2018 :

* À 14h00 : L’Héroïque Lande. La frontière brûle de Nicolas Klotz & Élisabeth Perceval (2018).

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Et lundi 3 septembre 2018, leur master class à 10h00, au café-ciné du Théâtre régional.

Faites votre programme.

Cinémathèque de Béjaia, Algérie.


À Bruxelles, la Cinematek fête Rita Hayworth.

Ce soir, ça commence avec un film où la vedette est Jean Arthur et où Rita a un rôle secondaire :

* À 19h00 : Seuls les anges ont des ailes (Only Angels Have Wings) de Howard Hawks (1939).


 

Faites votre programme.


Toujours à la Cinematek, à Bruxelles, commence un nouveau cycle : Cinéma sud-américain : un nouvel élan (1er septembre-26 novembre 2018).

Échantillons récents et quelques rappels du passé.
Les cinémas d’Amérique centrale et en particulier du Mexique, méritent un programme spécifiques.

* À 15h30 : Les Nouveaux Sauvages (Relatos Salvajes) de Damian Szifron (2014).


 

* À 20h00 : Antonio das Mortes de Glauber Rocha (1969).

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Cinematek, 9 rue Baron-Horta, 1000 Bruxelles.


À New York, au Metrograph aussi on aime le cinéma français : Adjani x 3 (1er-2 septembre 2018).

Aujourd’hui :

* À 15h30 : Possession de Andrzej Zulawski (1981).

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Et demain, dimanche 2 septembre 2018 :

* À 13h15 : Adèle H (L’Histoire d’Adèle H.) de François Truffaut (1975).

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* À 15h30 : The Driver de Walter Hill (1978).

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Metrograph, n°.7 Ludlow Street, New York NY 10002.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 1er au 7 septembre 2018.




Journal de Louise Wimmer (août 2018)

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* Louise Wimmer-édito 2018 * Janvier 2018 * Février 2018 * Mars 2018 * Avril 2018 * Mai 2018 * Juin 2018 * Juillet 2018 * Août 2018 * Septembre 2018
 



 

AOÛT 2018

 



Vendredi 31 août 2018

 

À Telluride, Colorado, commence le Telluride Film Festival (TFF), 45e édition (31 août-3 septembre 2018).

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De ce festival, Salman Rushdie dit : Il y a deux sortes de festivals de films. Il y a les cirques de vente à méga-hypermarchés, et il y a le Telluride. C’est extraordinairement excitant, en cette ère du triomphe du capitalisme, de découvrir un événement consacré non pas au commerce, mais à l’amour. Et tant pis si ça sonne démodé. Le cinéma a toujours été un business à l’affût des étoiles.

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Le TFF tient à faire bande à part à bonne distance des autres festival de cinéma. Dans son ancienne ville minière revenue à la Nature (et qui accueille des tas d’autres festivals à partir du mois de mai), il établit un programme très sélect, toujours annoncé au dernier moment. Seule certitude, il ne peut s’agir que de premières en Amérique du Nord.
Sans tapis rouge comme à Cannes évidemment, sans fêtes privée comme désormais à Sundance, loin de tout... et ça coûte cher.

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Un entre-soi de bon aloi, où le cinéphile lambda, s’il en a le temps et les moyens, peut côtoyer de près aussi bien les vedettes, qui font la queue comme n’importe qui, que les "locaux" avec des séances et des concerts gratuits.

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"This is a rarefied crowd in a rarefied location, with lots of altitude and no attitude", comme le dit un groupie sur IMDB.

Le TFF tient la dragée haute à Venise et Toronto, quasi synchrones chaque année.
Et, du côté du cinéma indépendant, il snobe tout le monde.
Naturellement, il est considéré comme "élitiste" par le tout venant médiatique que ça énerve, forcément - le Los Angeles Times l’a comparé à une secte.
"Élitiste pour tous" aurait peut-être osé dire Antoine Vitez. Et d’ailleurs, sa position est super confortable dès lors qu’il fricote si souvent avec les Oscars.

En 2018, trois hommages (et attribution des Silver Medallion Awards 2018 pour une contribution significative au monde du cinéma) :

* Alfonso Cuarón avec Roma (2018).


 

* Emma Stone dans The Favourite de Yorgos Lanthimos (2018).


 

* Rithy Panh avec Les Tombeaux sans nom (Graves without A Name, 2018).


 

Faites votre programme.

Telluride Film Festival, 238 E Colorado Ave, Telluride, CO 81435.


À New York, au Metrograph, dans leur catégorie "À la demande générale", qui avait promu Reds de Warren Beatty (1981) l’autre jour, un de ces films du grand Terence Davies qui vous tiennent par le cœur et vous fichent la chair de poule.

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* À 12h00, 14h00 et 19h00 : Distant Voices, Still Lives de Terence Davies (1988).


 

Metrograph, n°.7 Ludlow Street, New York NY 10002.

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À New York toujours, au Quad Cinema, on aime le cinéma français.

D’abord une rétrospective Alain Delon. L’homme fatal (31 août-14 septembre 2018).

Aujourd’hui :

* À 15h00 : Le Gang de Jacques Deray (1977).


 

Faites votre programme.

C’est l’occasion de prolonger la journée en voyant un chef d’œuvre rare :

* À 19h20 : Let the Corpses Tan (Laissez bronzer les cadavres) de Hélène Cattet & Bruno Forzani (2017), d’après le roman de Jean-Patrick Manchette & Jean-Pierre Bastid.
En présence des réalisateurs.

Comme le dit Village Voice, Hélène Cattet et Bruno Forzani sont peut-être français, mais c’est du sang italien qui coule dans leurs veines, celui des giallos.


 

Quad Cinema, 34 W. 13th Street, New York, NY 10011.


À Zürich, à la Kunsthaus, : Robert Delaunay et Paris (31 août-18 novembre 2018).

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Avec un beau catalogue.

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Kunsthaus Zürich, Heimplatz 1, CH–8001 Zurich.



Jeudi 30 août 2018

 

À Helsinki, aujourd’hui, l’Amos Rex, ouvre ses portes.
Mais, en fait, on peut dire aussi qu’il opère un somptueux coming back.

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L’Amos Rex a une longue histoire.

Au commencement, en 1935, à Heksinki, sur une caserne militaire détruite par la Guerre civile finlandaise en 1918, on a construit un bâtiment éphémère destiné aux JO de 1940 : Lasipalatsi, le palais de verre. Après les JO, ça devait être remplacé par un immeuble résidentiel. À cause de la guerre, les JO n’ont pas eu lieu avant 1952, ceux qui sont racontés par Chris Marker dans Olympia 52 (1953).

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Au long des années, le Lasipalatsi a pris de la patine et personne ne voulait qu’il soit démoli.

Juste à côté, il y avait la vieille maison de l’éditeur et collectionneur d’art Amos Anderson (1878-1961), devenue musée en 1965.

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Les deux lieux historiques ont fusionné, avec un troisième, le cinéma Bio Rex, pour se tourner délibérement vers le futur.

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Comme ils étaient intouchables, "classés" comme on dit en France, les travaux ont commencé (en 2016), et on a fait ça en souterrain, en gardant l’entrée du cinéma.

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Juste en face des autres musées, le Kiasma et l’Ateneum, ensemble et pas en compétition.

L’inauguration de l’Amos Rex se fait avec TeamLab (30 août 2018-6 janvier 2019).

Le collectif japonais TeamLab a le don d’ubiquité, et il opère partout. Il faut dire qu’ils sont nombreux, 500 activistes, programmeurs, animateurs, mathématiciens, architectes, graphistes et écrivains, qui "reconfigurent la réalité", qui en a bien besoin.

* À Paris, à la Villette, avec ses installation immersives : Au delà des limites (4 mai-9 septembre 2018). Ce soir d’ailleurs il y a un nocturne.

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* À Helsinki, donc, avec un vernissage ultra moderne.

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Le planning de l’Amos Rex de 2019 commence déjà à se remplir.

Amos Rex, Mannerheimintie 22–24, 00100 Helsinki.


À Lyon, à l’Institut Lumière, c’est la soirée de rentrée.

* À 19h15 : On boit un verre dans la cour de la toute nouvelle librairie de l’Institut.

* À 20h00 : La Garçonnière (The Apartment) de Billy Wilder (1960).

Présentation de la version restaurée par Maelle Arnaud.


 

Institut Lumière, 25 rue du Premier-Film, 69008 Lyon.


À Saint-Cirq-Lapopie, la revue Mélusine publiée par L’Âge d’homme n’est jamais très loin de la maison de André Breton.

Ce soir :

* À 19h30 : Le surréalisme au Japon.
Conférence de Atsuko Nagaï et Martine Monteau.

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Bonne lecture :

* Martine Monteau & Atsuko Nagaï, "Le Surréalisme au Japon", Mélusine n°36, mars 2016, Lausanne, L’Âge d’homme, 2016.

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À Brooklyn, à la BAM Cinematek :

* À 19h00 : Basquiat : Rage to Riches de David Shulman (2017).

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Un documentaire de la BBC sur la vie et l’héritage de Jean-Michel Basquiat (1960-1988), depuis ses débuts au Brooklyn Museum jusqu’à la vente record de son œuvre Untitled en 1982 chez Sotheby’s.

BAM Cinematek, Iris and B. Gerald Cantor Auditorium, 3rd Floor, 30 Lafayette Ave, Brooklyn, NY 11217.



Mercredi 29 août 2018

 

À Venise, commence la 75e Mostra internazionale d’arte cinematografica (29 août-8 septembre 2018).

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Avec un "casting" pas mal du tout, notamment Guillermo del Toro, président du jury, un Lion d’or pour David Cronenberg et un autre pour Vanessa Redgrave pour l’ensemble de leur carrière, Lady Gaga hors compétition, et trois Français mâles dont on est assez fier, Olivier Assayas (avec Doubles Vies, 2018), Jacques Audiard (avec Les Frères Sisters, 2018), et Pierre Schoeller (avec Un peuple et son roi, 2018).

Sur l’équilibre de la sélection (ou au moins une équivalence convenable), c’est pas terrible, et sans être trop pointilleux sur les chiffres, le compte n’y est sûrement pas.

* Une seule réalisatrice en compétition sur 21 films sélectionnés : l’Australienne Jennifer Kent avec The Nightingale (2018).

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* Une seule réalisatrice hors compétition sur 10 films sélectionnés : la Française Valeria Bruni Tedeschi avec Les Estivants (2018).

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Sinon, il y a les sections habituelles de la Mostra : Venezia 75, Out of Competition, Orizzonti, Venice Classics, Biennale College Cinema, Sconfini, Venice Virtual Reality.

On rappelle les sections parallèles autonomes :

* Giornate degli Autori, 15e édition (avec notamment Rithy Panh, et une parité hommes-femmes pour les 11 films en compétition).

* Settimana internazionale della critica, 33e édition.

On signale que la Cineteca de Bologne et son laboratoire L’Immagine Ritrovata y présentent quelques chefs d’œuvre restaurés :

* L’Emploi (Il posto) de Ermanno Olmi (1961) et Mort à Venise (Morte a Venezia) de Luchino Visconti (1971) ainsi que The Brick and the Mirror (Khesht o Ayeneh) de Ebrahim Golestan (1964).

Allez, on arrive à Venise, avec Gustav von Aschenbach, une fois encore, comme avant la restauration.


 

Soirée d’ouverture avec :

* À 19h00 : First Man de Damien Chazelle (2018).


 

Faites votre programme.

Mostra de Venise, Palais du cinéma, Lungomare Guglielmo Marconi 90, Lido, 30126 Venezia.


À Bologne, à la Cineteca, Hommage à Harry Dean Stanton (29-31 août 2018).

Harry Dean Stanton (1926-2017), acteur et musicien, discret, inoubliable.

Ce soir, ça commence avec son dernier film :

* À 21h00 : Lucky de John Carroll Lynch (2017).


 

Faites votre programme.

Cinema Lumière, via Azzo Gardino 65/b, 40122 Bologna.


À Paris, la Fondation Seydoux commence sa saison avec les femmes : Les pionnières du cinéma muet (29 août-25 septembre 2018).

Au programme : Alice Guy, Alla Nazimova, Colette, Germaine Dulac, Karin Swanström, Lois Weber, Mabel Normand, Mary Pickford, Musidora, Renée Deliot...
On rappelle que toutes les séances sont accompagnées au piano par les élèves de la classe d’improvisation au piano de Jean-François Zygel (Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris).

Aujourd’hui, on commence avec la grande réalisatrice Alice Guy (1873-1969), des films de ses années 1910 restaurés par Lobster films.

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* À 14h30 : Quatre films.

The Girl in the Arm-chair (1912) ; Algie the Miner (1912)
 ; Matrimony’s Speed Limit (1913) ; Making an American Citizen (1912).


 

Prochaine projection de ce programme, le vendredi 21 septembre 2018 à 14h00.

* À 16h00 : Trois autres films.

Falling Leaves (1912) ; A Fool and his Money (1912) ; The Ocean Waif (1916).


 

Prochaine projection de ce programme, le mardi 11 septembre 2018 à 14h30.

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Une exposition d’affiches et de documents sur les actrices françaises accompagne le programme et le prolonge : Muses, portraits d’actrices, 1930-1945 (29 août au 13 octobre 2018).

Faites votre programme.

Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, 73 avenue des Gobelins, 75013 Paris.


À Paris, à la Cinémathèque, commence la Rétrospective Léo McCarey (29 août-24 septembre 2018).

Ce soir, à partir de 20h00, un ciné-concert de deux films muets avec accompagnement musical par Serge Bromberg, suivi d’un grand film :

* Le Mari à double face (Mighty Like a Moose) de Leo McCarey (1926).

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* Œil pour œil (Big Business) de James W. Horne (1929) avec Laurel & Hardy.

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* L’Extravagant Mr Ruggles (Ruggles of Red Gap) de Leo MacCarey (1935).


 

Faites votre programme.

Cinemathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


Les sorties sur les grands écrans

* Miracle à Santa-Anna (Miracle at St. Anna) de Spike Lee (2008).

* Bonhomme de Marion Vernoux (2017).

* Il ou elle (They) de Anahita Ghazvinizadeh (2017)

* Sollers Point - Baltimore (Sollers Point) de Matthew Porterfield (2017).

* Sauvage de Camille Vidal-Naquet (2018)

* Burning de Lee Chang-dong (2018).

* De chaque instant de Nicolas Philibert (2018).

Les ressorties en versions restaurées

* Le Ministère de la peur, aka Espions sur la Tamise (Ministry of Fear) de Fritz Lang (1944).

* Thelma et Louise (Thelma and Louise) de Ridley Scott (1991).



Mardi 28 août 2018

 

À Paris, à la Cinémathèque, la nouvelle saison commence, en partenariat avec le Centre culturel coréen : Rétrospective Lee Chang-dong en sa présence (28 août-2 septembre 2018).

Ce soir :

* Burning de Lee Chang-dong (2018).


 

On note tout de suite, ce samedi 1er septembre 2018, à 14h30 : la master class, après la projection de Poetry (2010).


 

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


À Bruxelles, à la Cinematek, qui, courageusement n’a pris aucune vacance, un film qui nous tient à cœur, sans doute plus particulièrement à cause de Édith Scob.

* À 19h00 : Les Yeux sans visage de Georges Franju (1959).


 

Cinematek, 9 rue Baron-Horta, 1000 Bruxelles.



Lundi 27 août 2018

 

Aujourd’hui, on peut commémorer un drôle d’anniversaire, celui de l’heure de gloire du volcan Krakatoa, entre Sumatra et Java, le 27 août 1883.

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En Indonésie, les récents séismes de Lombock et de Sumbawa, qui ont fait 555 morts et 1500 blessés, contribuent à nous renvoyer à de vraies humilités. Il ne s’agissait pas d’un tremblement de terre suivi de répliques, mais d’une "séquence de séismes". Le pays est situé sur la "ceinture de feu du Pacifique", et ça s’y agite beaucoup. Il paraît que 80% des tremblements de terre et des activités volcaniques terrestres s’y produisent. On se souvient bien notamment du tsunami de 2004 et du séisme de Jakarta de 2014, mais les mémoires vives sont vite saturées, et au delà d’une génération, ou deux maximum, il faut recourir aux archives.

Il semble que l’explosion de 1883 (qui mijotait depuis quelques temps), ait été le bruit le plus fort de toute l’histoire humaine, environ 10 000 fois supérieur à celui d’Hiroshima, en août 1945. On l’a entendu jusqu’à Alice Springs au milieu de l’Australie à 3 500 kilomètres, et les proches sont devenus sourds.

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On raconte que cet événement a inspiré les quatre versions du Cri (Der Schrei der Natur) de Edvard Munch (entre 1893 et 1910).
Des scientifiques ont d’autres explications, mais peu importe la vérité, s’il y en a une.
On peut aussi penser que les artistes en voient et en savent plus, et avant les scientifiques. Edvard Munch, William Turner, Frédéric Church, William Ashcroft ou Thomas Cole étaient les visionnaires de ces couleurs étranges, ces bruits terribles, ces sensations inédites qui viennent.

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Les artistes qui vont les accompagner commencent à surgir, contemporains et intimement solidaires.

Sans artiste, c’est moins bien. Quoique.
La revue National Geographic raconte que sur Mars, il y aurait eu un tsunami géant, il y a 34 milliards d’années, et nous en donne une belle image.

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C’est la grandeur du genre humain : quand personne ne peut témoigner directement, il imagine, il invente, il crée, il recrée.


Les artistes sont toujours des anges annonciateurs, des éclaireurs, sur des chemins sauvages et fertiles, qui, inexorablement, finiront par se figer en autoroutes de lieux communs. Ils ont donc à cœur de briser les conventions, de renouveler et rajeunir les visions, c’est leur rôle, essentiel, et pourtant toujours sous-estimé et subalterne.
Ou récupéré sur un marché douteux. En tout cas sous nos latitudes.

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Par exemple, était-il nécessaire de définir les humains dans des catégories selon leurs pratiques sexuelles ? C’est ce que la médecine a inventé au 19e siècle, en Occident, comme le raconte Foucault, créant une calcification binaire entre homosexuels et hérétosexuels.
C’est sans doute utile à la cohérence des sociétés, mais pas forcément ni évident ni pertinent pour les individus. Ça cloisonne et simplifie, et aujourd’hui encore ça reste largement utilisé, par paresse, même si, grâce aux luttes des ainsi nommées "minorités", l’éventail des différences (re)commence à s’épanouir.

Ranger, c’est intéressant et nécessaire.
Encore plus intéressant (et nécessaire) : rebattre les cartes régulièrement.
Le chaos n’est pas seulement un danger, c’est aussi l’origine de tout.
En ces temps d’innombrables fins qui se profilent, nous avons que jamais besoin de commencements.

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ArtSpace Magazine présente le peintre américain Thomas Eakins (1844-1916), et le célèbre pour sa liberté : Dandies, Butts, and the "Homesse" : 5 Examples of Queer Art Before Queerness "Existed".

Bonne relecture :

* Michel Foucault, Histoire de la sexualité  : t.1, La Volonté de savoir (1976) ; t.2, L’Usage des plaisirs (1984) ; t.3, Le Souci de soi (1984) ; t.4, Les Aveux de la chair (2018, posthume), Paris, Gallimard.

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À Nantes, il y a une fête sur la ZAD, dont tout le monde (même les opposants) sont obligés de convenir qu’elle a inventé une utopie qui marche. C’est la Semaine intergalactique (27 août-2 septembre 2018).

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On célèbre la survie des nouvelles visions du monde, la reconstruction du lieu apès sa dévastation, et un nouveau projet : l’inauguration de l’AmbaZADA, un espace destiné à accueillir à Notre-Dame-des-Landes les peuples insoumis du monde entier.

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Il y a l’histoire et les héritages, l’Italie révolutionnaire des années 70, les mouvements autonomes allemands des années 80 ou l’écologie radicale anglaise et anticapitaliste des années 90.
Il y a aussi le présent, dont on fera le bilan et dégagera les perspectives : les femmes kurdes, la candidate indigène Marichuy au Mexique, les immigrés sans papiers, etc.

Ça commence aujourd’hui à partir de 10h00.

Faites votre programme.

Contact.



Samedi 25 août 2018

 

À New York, au Metrograph commence un cycle Larry Clarke (25 août-1er septembre 2018).

Aujourd’hui :

* À 18h00 : Kids de Larry Clarke (1995).


 

* À 20h30 : Bully de Larry Clarke (2001).


 

Faites votre programme.

Et, demain dimanche, à la demande générale, parce qu’on ne s’en lasse pas :

* À 13h00 : Reds de Warren Beatty (1981).


 

Metrograph, n°.7 Ludlow Street, New York NY 10002.


À Grenoble, la ville la plus polluée de France (parce qu’elle est dans une vallée encaissée), on est aussi à la pointe de la modernité.

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C’est là qu’ ont été expérimentés les premiers éclairages urbains publics, et c’est là qu’a été installé un écoquartier.

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C’est normal qu’on y rencontre le gratin des collapsologues, qui, inlassablement, reposent la question.

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* À partir de 9h30 : Tout va-t-il s’effondrer ?
Rencontre coordonnée par Nicolas Haeringer, avec 350 France, Attac France (Officiel), collectif les Terrestres, Focus on the global South, Fundacion Solon, Mouvements.

Avec, notamment, Geneviève Azam, Antoine Back, Christophe Bonneuil, Lindgaard Jade, Corinne Morel Darleux, Tadzio Mueller, Marta Musić, Florencia Partenio, Pablo Servigne, Bénédicte Zitouni.

Université Stendhal, 1086-1366 avenue Centrale, 38400 Gières.

Post scriptum : L’introduction de cette rencontre mise en ligne quelques jours après.


 


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 25 au 31 août 2018.



Vendredi 24 août 2018

 

Ce matin, découverte joyeuse des perspectives enchantées à propos des déchets nucléaires, comment s’en débarrasser pour toujours.
On connaît le problème, on l’enfouit, avec les moutons sous la descente de lit. C’est navrant, mais c’est humain.

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Certains pourtant, plus responsables, examinent la question en face, et cherchent des idées.
La première idée semblait bonne, l’exportation.
Au lieu de les envoyer dans les pays pauvres mais terriens comme nous autres, on les enverrait sur le Soleil.

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Une idée naturelle (et généreuse, prenant en considération les pauvres du monde), qui se ressemble s’assemble, et les vieilles idées en principe, ont fait leur preuves.

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Finalement, on a préféré en prévoir d’autres, au cas où, on sait jamais, hein.

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Le Monde propose des solutions.

Et, nous autres, lâches comme d’habitude, on se réfugie au cinéma.
Ou alors, peut-être qu’on va faire des confitures avec les 6 kilos de mirabelles qu’on a récoltées hier, faut pas trop traîner.



Jeudi 23 août 2018

 

À Alès, le Festival Ciné Été, 6e édition, rappelle que l’été n’est pas fini (23-28 août 2018).

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C’est gratuit et c’est dans toute la région, organisé par Alès Agglomération, le Festival Cinéma d’Alès - Itinérances et Cineplanet.

Ce soir, c’est à Saint-Privat-des-Vieux :

* À 21h30 : Nous trois ou rien de Kheiron (2014).


 

Précédé par Our Wonderful Nature. The Common Chameleon de Tomer Eshed (2016).

Our Wonderful Nature - The Common Chameleon from LUMATIC on Vimeo.

 

Faites votre programme.

Pôle culturel et scientifique, 155 faubourg de Rochebelle, 30100 Alès.


À NewYork, au MoMA, on va au cinéma où on se souvient de Maria Irene Fornes et du théâtre (23–29 août 2018).

La dramaturge féministe Maria Irene Fornes, née en 1930, est une grande figure de l’avant-garde théâtrale américaine, que beaucoup ne connaissent que par son histoire d’amour avec Susan Sontag (1933-2004) au début des années 60.
Depuis 2000, affaiblie par un Alzheimer, elle avait cessé d’écrire.
La cinéaste Michelle Memran l’a emmenée en voyage, et de ville en ville, a réussi à réveiller ce passé glorieux qui commençait à s’effacer.

Ce soir :

* À 19h00 : The Rest I Make Up de Michelle Memran (2018).


 

En ce tournant de l’été (août-septembre), on consulte le "Upcoming" du ciné-MoMA : Emmanuel Gras, Jacques Audiard, Jean-Luc Godard, Mahmoud Kalari, Xu Bing, La Hammer...

Faites votre programme.

MoMA, 11 W 53rd St, New York, NY 10019.


À Détroit, au Detroit Institute of Arts (DIA), c’est le Sci-Fi Summer.

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Ce soir :

* À 19h00 : Robots : Ghost in the Shell de Rupert Sanders (1995).


 

Faites votre programme.

Detroit Film Theatre, 5200 Woodward Ave, Detroit, MI 48202.



Mercredi 22 août 2018

 

Bon anniversaire Pierre Strobel (1948-2006), 70 ans aujourd’hui.

* Voici une chanson douce de ton vieux copain Giorgio Gaber (1939-2003) : Non arrossire (1960).


 

* Et aussi un message personnel de lui.

Qualuna era comunista avec le texte en français.

* Et aussi un film où il s’est beaucoup amusé, avec les autres copains, Roberto Benigni, Ninetto Davoli, Franco Citti : Il minestrone de Sergio Citti (1981).


 

* En échange, dans le paradis rouge où vous êtes tous les deux, tu dois lui raconter quelques histoires à ta façon, par exemple les liens secrets entre le boulevard Blanqui à Paris et la Salute à Venise.

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Les sorties sur les grands écrans

* La Belle de Arunas Zebriunas (1969).

* King : de Montgomery à Memphis de Sidney Lumet & Joseph L. Mankiewicz (1970).

* The Last of Us de Ala Eddine Slim (2016).

* Caniba de Verena Paravel & Lucien Castaing-Taylor (2017).

* O Grande Circo Mistico de Carlos Diegues (2018).

* BlacKkKlansman (J’ai infiltré le Ku Klux Klan) de Spike Lee (2018).

Les ressorties en versions restaurées

* Les Producteurs (The Producers) de Mel Brooks (1968).



Mardi 21 août 2018

 

On se réveille, chaque matin, et on constate que ça commence à s’agiter grave dans tous les médias populaires, et dans les JT télé. Pas un jour sans des nouvelles du front climatique, avec des courbes, des statistiques, des commentaires, des cris d’alarme, des explications, des images inquiétantes, tout le toutim.
Nouvelles du "front" ?
Nouvelles de la "débâcle" plutôt, le terme météo comme le terme labellisé WWII, en 1940.

Il est clair que tous ces éléments, les "autorités" internationales les avaient depuis longtemps, ce ne sont pas des recherches et des découvertes d’hier matin.
Les "vérités qui dérangent" (selon l’expression de Al Gore, peu suspect d’être un dangereux gauchiste marginal), on les refoulait hypocritement, on les évacue désormais cyniquement d’un revers de main.

* Une vérité qui dérange (An Inconvenient Truth) de Davis Guggenheim (2006).


 

* Une suite qui dérange : Le temps de l’action (An Inconvenient Sequel : Truth to Power) de Bonni Cohen & Jon Shenk (2017).


 

Les décennies passent et ça continue joyeusement.
Ce matin ça vient des États-Unis, et d’Australie.

Notre chronique de l’effondrement va s’enrichir, jusqu’à ce que tout disjoncte.

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Si on se tourne vers le passé, ce qu’on commémore ne rend pas heureux non plus.

À Prague, ce matin du 21 août 1968, il y a 50 ans, on se réveillait en état de choc. On était passé en une nuit du printemps à l’hiver : les chars du Pacte de Varsovie étaient dans toute la ville.

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Jean-Loup Passek se souvient.

L’occupation durera 20 ans, jusqu’en 1989, avec la sametová revoluce (Révolution de velours).
Qu’il puisse y avoir des effondrements doux, des révolutions sans douleurs, ça c’est une des rares bonnes nouvelles qui consolent.

* Chez Magnum, les photos de Josef Koudelka (né en 1938).

* Au MoMA, sa rétrospective de 1975 (les photos d’avant août 1968).

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* Sur France Culture, des chansons.


À Rome, au petit Museo di Roma in Trastevere, on se souvient des décombres de l’après-guerre, à Prague : Josef Sudek : Topografia delle macerie. Praga 1945 (19 juillet-7 octobre 2018).

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Avec le temps, dans les mémoires, les douleurs se superposent et s’entremêlent, on finit par ne plus savoir très précisément qui étaient les bons et qui les méchants.
Seules demeurent les ruines comme preuves et les pleurs comme de légères bruines. C’est ce que racontent les épreuves photographiques de Josef Sudek (1896-1976).

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Museo di Roma in Trastevere, piazza Sant’Egidio 1/b - 00153 Roma.


À Angoulême, dans toute la ville, le Festival du film francophone (FFA), 11e édition (21-26 août 2018).

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Cette année, c’est Karin Viard la présidente.

À l’honneur, le cinéma haïtien.
Demain, il commence avec :

* À 17h00 : Port-au-Prince Dimanche 4 janvier de François Marthouret (2015).


 

Mais ce soir, l’ouverture se fait avec une avant-première, un film tourné en Charente :

* À 19h45 : Lola et ses frères de Jean-Paul Rouve (2018).

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Faites votre programme.

FFA, 30 rue Saint-Roch, 16000 Angoulême.


À Bruxelles, à la Cinematek, un film inusable, même si les programmes de résistance et de lutte se modifient inexorablement

* À 20h00 : Les Raisins de la colère (Grapes of Wrath) de John Ford (1940).

On a trouvé une bande annonce avec Judy Collins : Brother, Can You Spare A Dime.


 

Prochaines projections les 25 et 31 août 2018.

Cinematek, 9 rue Baron-Horta, 1000 Bruxelles.



Lundi 20 août 2018

 

Sur Arrêt sur image, c’est le cinquième et dernier épisode de la série "Nos effondrements" : L’apocalypse et après ? Le "survivalisme" sous toutes ses coutures.

Daniel Schneidermann et Hélène reçoivent Pablo Servigne, Bertrand Vidal, Denis Tribaudeau.

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Des catastrophes sur la Terre, il y en a toujours eu, des physiques, des humaines et sociales. Le mot "apocalypse" appartenait aux mythes, il fait désormais partie du langage courant. Les imaginaires se nourrissent des films, des séries, des jeux vidéos, les plus vieux étaient déjà préparés par les romans de SF. Le sentiment d’urgence s’amplifie chaque jour, à mesure que s’accélèrent et s’accumulent les preuves, vécues et propagéees par les médias, tenus en laisse depuis plus de 40 ans, qui n’ont plus peur de désespérer qui que ce soit.

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Le "survivalisme" est une notion inventée par Kurt Saxon (né en 1932), très branché "bunker, Base autonome durable-BAD et armes à feu" aux États-Unis.
En France, la notion est plus tempéré, tendance "Il faut cultiver son jardin".
Le survivalisme une nébuleuse instable constituée de multiples dynamiques internes.

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Ceux qui se préparent à "l’après" (seuls ou collectivement, heureux ou flippés) sont tous conscients que "ça" va pas continuer comme ça longtemps. Ils sont de toutes obédiences politiques (ce qui colore leurs méthodes) et beaucoup récusent le terme même (souvent connoté facho).
Les dominantes constantes chez les survivalistes, c’est la peur du déréglement climatique (devenu inéluctable), et, paradoxalement, le retour à cette Nature méchamment blessée, donc devant hostile.

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Les autres causes éventuelles de collapse leur semblent moins terrorisantes.
L’immigration (et la démographie), c’est une peur d’illettrés ou de politiciens à enjeu électif, tout le monde sait - ou a les moyens de comprendre -, que c’est une conséquence à examiner en amont, à la lumière des inégalités, et pas une cause.
Le châtiment divin, c’est minoritaire. Le nucléaire, c’est plus à la mode. Le cancer pour tous, on s’habitue. La disparition d’Internet, il y a des satellites hors sol, les attaques de hackers fous, ça devrait n’être que partiel. L’AI, on la tient encore fermement et les manip’ des corps, c’est pas nouveau.

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Sans parler du capitalisme tardif en fin de vie, dont l’extermination ou le suicide sont traités par les anciens, old fashion et classicos.

Face à l’effondrement, quelle qu’en sera l’iskra, la conclusion de Pablo Servigne s’impose : Seul, on ne peut rien.
On pense à Georges Lapassade et à son livre, L’Entrée dans la vie (Minuit, 1963) : Les humains sont des animaux sociaux, nés inachevés et incapables de survivre sans l’aide des autres. L’axiome est valable à la naissance, il sera valable à la renaissance. Ceux qui survivent le plus, c’est ceux qui s’entraident le mieux.

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De tout cela, on vous a parlé depuis 2014 (année de la naissance du site) par bribes, tout en sachant que ce qui arrivera sera multi-factoriel.
On peut se reporter à la bibliographie, et aux chroniques annuelles (depuis 2014).
Une filmographie est en cours, qui ne se superposera pas à une filmographie Science-fiction. La filmographie Nucléaire peut toutefois se rattacher à la problématique.

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Les cinq émissions Arrêt sur images de cet été 2018 sont riches d’idées et de pistes qu’on n’avait pas forcément envisagées.

Les quatre chapitres précédents :

* L’effondrement, un processus déjà en marche.

* Les films d’apocalypse.

* Démocraties à bout de souffle.

* Le transhumanisme.

Toute la série : La fin est proche (les meilleurs moments).

Pour s’abonner à Arrêt sur image.


À Gênes, Italie, mardi 14 août 2018, à midi, le grand viaduc Morandi s’est cassé net. Bilan 43 morts.

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Des bilans bien plus lourds de castastrophes bien pires, il y en a tout le temps dans le monde. Mais celle-ci est comme une métaphore de l’effondrement qui vient, comme fait social total spectaculaire.

Tout y est, en vrac, la cassure bien régulière sur le lieu de faiblesse, les voitures et leurs contenants qui tombent dans le vide sans distinction de classe, les maisons évacuées qui vivaient, sans doute assourdies, au dessous de la grande circulation, les intempéries excessives et après nous le déluge, les victimes qui prennent conscience et ne se laisseront (peut-être) plus faire, les destins individuels des deux miraculés, la visibilité occidentale du plus grand port italien, la catastrophe annoncée mais négligée, l’incurie des pouvoirs (publics et privés), leur désarticulation, leur corruption peut-être, probablement, les voix de la récupération politique démocratique, ceux qui festoient pendant que d’autres sont à la rue, la grand-messe rituelle (religieuse) à vocation cathartique.
Et, pour bientôt, la reconstruction. À l’identique ou à peu près.

Sur BFMTV, la première nuit, à la recherche des survivants.
C’est beau une catastrophe à la télévision.

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Dimanche 19 août 2018

 

À Lussas, commencent les États généraux du film documentaire 2018, 30e édition (19-25 août 2018).

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On aime que le festival, né en 1989, ne cède pas à la tentation et reste non-compétitif. Nul besoin de piment pour faire son miel.
On aime qu’il ait lieu dans toute la région.
On aime la section Africadoc, créée par Ardèche Images.

On aime qu’il y ait une permanence, un Centre de ressources depuis 1994, avec vidéothèque, base de données, aide à diffusion, et, depuis 2000, toute l’année, une école.

On aime l’Ardèche, même les plus urbains d’entre nous, sont parfois pris d’une envie de s’y installer.

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Pendant les États généraux, on participe aux réflexions théoriques dans les séminaires et les ateliers et on fait des rencontres professionnelles qui ne négligent aucun des métiers de la profession.

Et surtout, on voit des films et on fait des découvertes :

* Expériences du regard.

* Histoire de doc : RDA.

* Fragments d’une œuvre : Sandra Davis, Vivian Ostrovsky, Martine Rousset.

* Route du doc : Yougoslavie.

Ou, tout simplement, comme tout le monde, on va aux séances plein air du soir.

Ce soir, ouverture :

* À 20h30 : Amal de Mohamed Siam (2017).


 

Précédé par :

* Nul n’est censé de Léa Lanoë (2018).

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Le catalogue.

Faites votre programme.

États généraux du film documentaire Ardèche Images, 16 route de l’Échelette, 07170 Lussas.




Samedi 18 août 2018

 

À Gindou, commencent les 34e Rencontres (18-25 août 2018).


 

Avec trois sélections :

* Rétrospective et carte blanche à Jean-François Laguionie, l’un des grands cinéastes de films d’animation d’aujourd’hui, en sa présence.

* Les vagabondages cinématographiques, libre parcours dans la cinématographie mondiale contemporaine.

* Une sélection Films du patrimoine avec une carte Blanche à la Cinémathèque de Toulouse et au CNC et 2 séances intitulées Éclats de cinéma militant.

Ce soir, ouverture au Cinéma de verdure :

* À 21h30 : Le Tableau de Jean-François Laguionie (2011).


 

Précédé par L’Acteur (1975).

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En présence de Jean-François Laguionie, Anik Le Ray, Jean-Pierre Lemouland, Monique Scheigam, Philippe Daniel et Bruno Canard.

Faites votre programme.

Gindou Cinéma, Le Bourg, 46250 Gindou.


À Paris, à la Villette, l’avant dernier soir de Cinéma en plein air 2018, Si on chantait (18 juillet au 19 août 2018), entrée libre.

* À 19h00 : Interstella 5555 : The Story of the Secret Star System de Leiji Matsumoto, Daft Punk & Kazuhisa Takenouchi (2003).


 

Précédé par Fox-Terrier de Hubert Charuel (2016).

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Demain, la vraie clôture avec Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy (1964).

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Prairie du Triangle, 211 avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris.


À New York, au Whitney, la suite de An Incomplete History of Protest 1940-2017 (18 août 2017-27 août 2018).

Grâce à la richesse de ses collections, le musée examine le travail et le rôle des artistes dans les événements politiques et sociaux de leur époque, à travers quelques thématiques : Resistance and Refusal, Strike, Boycott, Advocate : The Whitney Archives, Spaces and Predicaments, Stop the War, No Idle Gesture, Mourning and Militancy, Abuse of Power, The Usable Past.

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Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 18 au 24 août 2018.



Vendredi 17 août 2018

 

Aretha Franklin (1942-2018) est morte à Detroit, hier le jeudi 16 août 2018.
Tiens, c’est le même jour que Elvis (1935-1977), à 41 ans près, pour qui les commémorations se terminent demain à Graceland, on en parlait jeudi 9 août 2018.

On se souvient d’elle, impériale, à Chicago, avec quelques collègues, James Brown, Cab Calloway, Ray Charles John Lee Hooker...

* The Blues Brothers de John Landis (1980).


 

On se souvient aussi d’elle comme femme "politique".

* À l’investiture de Barack Obama, le 20 janvier 2009.

* À la Maison Blanche en 2014.

* Aux Kennedy Center Honors en 2015.

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Il y a seulement quelques années, mais c’était une toute autre époque, avec de l’espoir.
Pour sa chanson, Respect, on la trouvera partout.

Sur France Culture.

Sur Open Culture.

Dans le New York Times.

Dans le Huffpost.


À Douarnenez, commence le Festival de cinéma des minorités 2018, Gouel ar filmo, 41e édition (17-25 août 2018).

Bande annonce - 41ème Festival de Cinéma de Douarnenez from Festivaldz on Vimeo.

 

En 1978, il y a 40 ans, on commençait une lutte contre le projet de centrale nucléaire à Plogoff. Et on a gagné : le projet a été abandonné en 1981. Ça donne des ailes et le festival est né de cet élan.

* Plogoff, des pierres contre des fusils de Nicole et Felix Le Garrec (1980).


 

Les minorités ne sont pas inertes, ni sous influence, ni obéissantes, ni déviantes.
Elles ont toute leur place dans les ainsi nommées "démocraties", qu’elles contribuent à rendre vivantes.

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À Douarnenez, on leur donne la parole, aux minorités, en faisant connaître leurs œuvres et leurs univers, dans toute la ville, avec des films, des livres, des concerts, des expositions, des rencontres.

En 2018, à l’honneur : Peuples des Congos (République démocratique du Congo et Congo Brazzaville).

Et comme toujours : Grand Cru Bretagne.

Ce soir, séance inaugurale au cinéma Le Club :

* À 21h30 : Le Ministre des poubelles de Quentin Noirfalisse (2017).
En présence de Emmanuel Botalatala.


 

Et, place du Festival, un concert :

* À partir de 21h00 : Mbata Kongo


 

Faites votre programme.

Festival de cinéma de Douarnenez, Gouel Ar Filmoù, 13 rue Michel-Le Nobletz, 29172 Douarnenez.


À Paris, à la Villette, derniers soirs de Cinéma en plein air 2018, Si on chantait (18 juillet au 19 août 2018), entrée libre.

* À partir de 19h30 : Promised Land de Gus Van Sant (2013).


 

Cinéma en plein air, Prairie du Triangle, 211 avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris.


À Bruxelles, à la Cinematek, le cycle Frances McDormand jusqu’à la fin du mois (14 juillet-30 août 2018).

* À 19h00 : L’Affaire Josey Aimes (North Country) de Niki Caro (2005).


 

Cinematek, 9 rue Baron-Horta, 1000 Bruxelles.



Jeudi 16 août 2018

 

À Paris, à la Villette, ce sont les derniers soirs de Cinéma en plein air 2018, 28e édition, Si on chantait (18 juillet au 19 août 2018), entrée libre. On peut télécharger les paroles de la chanson du soir sur le site.

Ce soir :

* À partir de 19h30 : Toni Erdmann de Maren Ade (2016).


 

Cinéma en plein air, Prairie du Triangle, 211 avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris.


À Bruxelles, la Cinematek ne ferme jamais.

Aujourd’hui :

* À 18h00 : L’Autre (El Akhar) de Youssef Chahine (1998).


 

Autres projections, les 25 et 28 août 2018.

* À 20h00 : L’Expédition du Kon-Tiki (Kon-Tiki) de Thor Heyerdahl (1950).

The Kon-Tiki Expedition (english) from Orlando & Marlene on Vimeo.

 

Autres projections, les 23 et 27 août 2018.

Cinematek, 9 rue Baron-Horta, 1000 Bruxelles.


À Miami, certes, c’est la saison des ouragans, mais ils n’arrivent pas tous sur la terre. Il vaut mieux s’informer.
Si on est dans les parages, au FROST, il y a des choses importantes.

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* Deconstruction. A Reordering of Life, Politics, and Art (30 juillet-30 septembre 2018).

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Les artistes de l’exposition réorganisent la vie, la politique et l’art sous l’égide de Guy Debord : Eddie Arroyo, Zachary Balber, Frida Baranek, Christopher Carter, Yanira Collado, Gonzalo Fuenmayor, Pepe Mar, Glexis Novoa, Sandra Ramos, Leyden Rodriguez-Casanova, Jamilah Sabur et Frances Trombly.

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Toujours au FROST, on en profite pour visiter l’Inde profonde :

* Many Visions, Many Versions. Art from Indigenous Communities in India (9 juin-9 septembre 2018).

Des peintures et des dessins traditionnels venus d’Inde centrale (tribus Gond et Warli du Maharastra), du Bihar (peintures Mithila) et du Bengale occidental (rouleaux narratifs), organisées en quatre thématiques : mythe et cosmologie, nature - réelle et imaginée -, vie villageoise et explorations contemporaines. Avec notamment Jangarh Singh Shyam, Jivya Soma Mashe, Sita Devi et Swarna Chitrakar.

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Patricia & Phillip Frost Art Museum, Modesto Maidique Campus, 10975 SW 17th Street, Miami, FL. 33199.



Mercredi 15 août 2018

 

Bon anniversaire à Nino Ferrer (1934-1998), 84 ans aujourd’hui.

Il ne nous a jamais quittés, lui, sa beauté, et cette sorte de connaissance intime de la marge qui lui a donné ses succès, son humour des années 60 et ses visions des années 70.


 

Une vie, c’est jamais pour rien.
Surtout pas la sienne.


 


À Bruxelles, à la Cinematek, c’est tous les jours (ou presque) Voyages, voyages, jusqu’à la fin du mois.

Ce soir :

* À 21h00 : Calme blanc (Dead Calm) de Phillip Noyce (1989).


 

Cinematek, 9 rue Baron-Horta, 1000 Bruxelles.


À New York, à Metrograph, on se fait un trip français (de chez français) avec Truffaut X 7 (15-24 août 2018).

Aujourd’hui :

* À 17h45 : The Wild Child (L’Enfant sauvage) de François Truffaut (1969).


 

* À 19h30 : Small Change (L’Argent de poche) de François Truffaut (1976).

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Metrograph, no.7 Ludlow Street, New York NY 10002.


Les sorties sur les grands écrans

* The Intruder de Roger Corman (1962).

* Under The Tree (Undir trénu) de Hafsteinn Gunnar Sigurðsson (2017).

* Alive In France de Abel Ferrara (2017).

* Il se passe quelque chose de Anne Alix (2018).

* Une Valse dans les allées (In den Gängen) de Thomas Stuber (2018).

* Ultra Rêve de Bertrand Mandico, Yann Gonzalez, Caroline Poggi (2018).

Les ressorties en versions restaurées

* Bad Lieutenant de Abel Ferrara (1992).

* Le Profond Désir des dieux (Kamigami no fukaki yokubō) de Shohei Imamura (1968).

* Do the Right Thing de Spike Lee (1989).



Mardi 14 août 2018

 

C’est un long week end de 15 août, au milieu d’un été redevenu presque normal en zone tempérée, chaud mais pas trop, avec des nuages dans le ciel bleu pour faire joli, parfois de la pluie, quelques orages de fin de saison.

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À Paris, les kiosquiers et les bistrots sont fermés, et les terrasses restées ouvertes sont clairsemées. Sur le bitume qui a remplacé les pavés, on entend les roulettes des valises des vacanciers qui partent ou qui rentrent.

C’est un été presque habituel, les corps ont déjà oublié les deux longues vagues caniculaires, et, après tout, les succulentes, qui ont remplacé le lierre des balcons, ont bien tenu le coup.

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Et pourtant, chaque matin, on se réveille comme dans un crépuscule.
C’est que désormais, le décor est planté, celui d’une fin de monde.

Sont devenus des marronniers journalistiques, qui contrairement au scoop, sont répétitifs donc ennuyeux. On connaît, on peut zapper.

* L’assèchement des cours d’eau (le Colorado, le Rio grande, le Danube).

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* Les continents de plastiques dérivant sur les océans.

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* La fonte de toutes les glaces d’étés en étés, celui de 2018 le plus chaud depuis celui de 2003.

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* Les capitales du monde où l’eau vient à manquer, et la pollution ici et la pollution là et l’étuve à venir.

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* Les centrales nucléaires fragilisées,

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* Les économies dérégulées et les menaces de guerre avec rodomontades de guignols promus et légitimes, qui font semblant de contrôler les lobbys, ou "assument" d’en être tributaires (ça dépend des tempéraments).

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Les effondrements des littoraux comme métaphores des futurs effondrements urbains, qui ne sauraient tarder.

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Et puis apparaissent régulièrement les pauvres humains qui sont déjà atteints : les sinistrés des inondations (qui ont tout perdu) et ceux des incendies (qui ont tout perdu) affublés de cellules psychologiques mises en place sur les lieux des traumas comme des rustines. Et les migrants - rescapés et survivants - qui errent sur les mers en quête d’un port qui les accueillerait.

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Et tous les cancéreux, tout autour de la Terre, qui meurent vite ou qui prennent leur temps.

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Dernière nouvelle du front dans les médias grand public : il n’y a pas que les tortues de mer qui en meurent, les humains ingèrent tous du plastique et personne ne sait ce que ça donnera comme maladie (mais on s’en doute). On le savait depuis des années chez les spécialistes lanceurs d’alertes.

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Il paraîtrait qu’on sait comment le retransformer en pétrole, le plastique, mais personne n’a eu l’idée de le faire. Ça doit pas être rentable.

Les sites écolos et leurs newsletters se multiplient, et un groupe Facebook "Collapsologie heureuse" a même atteint, en quelques jours, le chiffre impressionnant de 2500 membres likeurs. Des voix, pas des pouvoirs.

Les JT des télés et les "alertes" des ordi côtoient les pubs pour des grosses voitures et des crédits très intéressants sur 20 ans, provoquant, dans nos esprits, le fameux double bind de Bateson qui rend fous les enfants, et schizophrènes les grandes personnes. Demain, tous ânes de Buridan.

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Tout le monde sait, croit savoir ou est "supposé savoir". L’urgence est manifeste, mais, depuis des décennies, tout le monde se fond dans un "mouvement uniformément retardé" d’attentisme. Le déclin est perceptible, de ce capitalisme autophage en fin de vie. Mais nous n’avons aucun modèle, celui de la civilisation Maya n’est qu’une esquisse, on dit qu’ils auraient manqué d’eau, mais il a dû y avoir aussi d’autres raisons.

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Alors personne ne parvient à imaginer la forme et les étapes du naufrage. À plus forte raison à les contrer. Alors, nos matins ressemblent à des crépuscules.
Et on se réfugie dans le spectacle, as usual. Les so called "apocalypses" se placent dans des "futurs proches" ou dans des "futurs lointains". Mais on se souvient que Blade Runner, ça se passe en 2019, l’année prochaine, et Soleil vert en 2022.

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Les vidéos alarmistes et/ou lyriques prolifèrent sur le Net.
En voici une parmi d’autres, qui célèbre l’eau (d’où nous venons et qui nous constitue), une vidéo qu’on demandera peut-être à voir, quand le temps sera venu, dans la salle d’euthanasie comme Sol Roth, le vieux monsieur de Soylent Green.

* The River. A Deep Ecology Visual.
D’après Endgame de Derrick Jensen, musiques de Eluvium et de Laraaji.

The River - A Deep Ecology Visual Poem from Last Leaves on Vimeo.

 



Lundi 13 août 2018

 

À Londres, à la Tate Modern : Magic Realism:Art in Weimar Germany 1919-1933 (30 juillet-14 juillet 2018). Entrée libre.

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Au siècle précédent, ce 20e siècle qui s’éloigne de plus en plus vite, entre les deux grandes guerres, sous la République de Weimar, s’est épanoui un art du temps moins angoissé que celui de l’expressionnisme qui l’avait précédé, mais tout aussi inquiet : le réalisme magique selon l’expression de Franz Roh (1890-1965), un réalisme aux multiples facettes, nouvelle objectivité, surréalisme, vérisme...

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La Tate Modern retourne aux origines de la notion, et explore l’oxymore à travers une sélection d’œuvres rarement exposées, de Max Beckmann, Albert Birkle, Otto Dix, George Grosz, Jeanne Mammen, Rudolf Schlichter.

Bonne lecture :

* Franz Roh, Nach Expressionismus : Magischer Realismus, Leipzig, Klinkhardt & Biermann, 1925. Postexpressionnisme - Réalisme magique - Problèmes de la peinture européenne la plus récente, traduction, introduction et notes de Jean Reubrez, Dijon, Presses du Réel, 2013.

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Tate Modern, Bankside, London SE1 9TG.


Sur Arrêt sur image, c’est le 4e épisode de la série "Nos effondrements" : le transhumanisme.

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L’amélioration de la "condition" humaine telle qu’on la connaît aujourd’hui, c’est évidemment souhaitable. Ce sont les voies pour y parvenir qui sont discutables.
Alors qu’il y a urgence et que les prochaines décennies sont celles de tous les dangers, pourquoi donner la priorité aux progrès techniques appliqués sur les corps individuels alors qu’il y a tant à faire au niveau social (et politique) ?
Mais quand, au 14e siècle, le tiers de la population mondiale a disparu dévoré par la peste noire, n’était-il pas nécessaire de disséquer les cadavres et de donner naissance à la médecine d’aujourd’hui ?
Quoiqu’il en soit, le processus est en marche et nous échappe sans doute déjà.

Daniel Schneidermann reçoit Jacques Testard, Daniela Cerqui Ducret et Marc Roux.

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Aparté : On aurait aimé qu’il soit plus question de la circulation, déjà "naturelle (mentale et physique) - comme une contagion - entre vivant et artificiel, entre machines et humains. Les robots, les cyborgs, les prothèses, ça existe déjà. Les androïdes sans doute aussi, qui nous cernent peut-être, qu’ils rêvent, ou non, de moutons électriques.
Et moi et moi et moi, esclave de mon clavier au point de rêver de copiés-collés la nuit et, le jour, de faire, au bout des doigts, des lapsus machiniques loin d’être de simples coquilles.

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Les chapitres précédents :

* L’effondrement, un processus déjà en marche.

* Les films d’apocalypse.

* Démocraties à bout de souffle.

Pour s’abonner.

Cf. aussi :

* Charles Perragin & Guillaum Renouard, "À quoi sert le mythe du transhumanisme ?", Le Monde diplomatique, août 2018.

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Samedi 11 août 2018

 

Des nouvelles de Occupy, venues d’on ne sait plus où.

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À Saint-Cirq-Lapopie, à la Maison André-Breton, le Festival surrealista nomada s’obstine à vouloir créer des passerelles entre les continents et les peuples, et à tenter de réunir la terre et les rêves.

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Breton était Citoyen du monde et avait conçu le point sublime.
On ne change pas une idée juste, même si elle n’a pas (encore) gagné.

Cette année, El Archibrazo, imprimerie et maison d’édition fondée en 1968 par le peintre Juan Andralis (1927-1995), fidèle de Breton et représentant du surréalisme en Argentine, propose : Le Rêve de la Mona Lisa, une œuvre collective, éphémère et transversale.


 

Ce soir :

* À partir de 19h00 : Visite surréaliste et latino-américaine de la Maison André-Breton.

* À 21h00 : Une grande performance magique avec projection vidéo sur la façade de la maison, danse, poésie et musique d’Amérique du Sud.


 

Maison André-Breton, place du Carol, 46330 Saint-Cirq-Lapopie.


À Los Angeles, le Los Angeles County Museum of Art (LACMA) célèbre son ami intime : Rauschenberg : In and About L.A. (11 août-10 février 2019).

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Robert Rauschenberg (1925-2008) est né au Texas, et a vécu à New York.
Mais, à la fin des années 1960 et au début des années 1970, il a entretenu des liens professionnels, techniques et artistiques avec Los Angeles, la ville, et avec le LACMA, le musée, qui ont profondément marqué son œuvre.

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Los Angeles County Museum of Art, 5905 Wilshire blvd, Los Angeles, CA 90036.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 11 au 17 août 2018.



Vendredi 10 août 2018

 

À Bruxelles, à la Cinematek, dans le cadre du cycle Voyages voyages (26 juin-31 août 2018), un cinéaste atypique : Godfrey Reggio, et son œuvre majeure, hypnotique, La Trilogie des Qatsi, avec la musique de son ami Phil Glass.

Ce soir, le 1er volet (les titres appartiennent à la langue des Indiens Hopis, cf. les nuances de la traduction) :

* A 21h00 : Koyaanisqatsi (La Prophétie) de Godfrey Reggio (1982).


 

Le second volet est programmé le mardi 28 août 2018 :

* À 21h00 : Powaqqatsi (La Transformation) de Godfrey Reggio (1988).


 

Pour l’instant, on ne voit pas programmé le troisième volet, Naqoyqatsi (La Guerre, 2002).


 

Cinematek, 9 rue Baron-Horta, 1000 Bruxelles.


À Sarajevo, commence le Sarajevo Film Festival, 24e édition (10-17 août 2018).
Il a été créé en 1995, pendant le siège de la ville.

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Soirée d’ouverture :

* À 21h00 : Cold War (Zimna Wojna) de Pawel Pawlikowski (2018).
Présenté par Alban Ukaj.


 

Cette année, hommage à Nuri Bilge Ceylan qui recevra le Honorary Heart of Sarajevo Award.
Une exposition de ses photographies a lieu à la Art Galerry of Bosnia and Herzegovina. Vernissage, demain, samedi 11 août 2018, à midi.

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Faites votre programme.

Sarajevo Film Festival, Zelenih beretki 12, 71000 Sarajevo.


À New York Manhattan, au Metrograph : Hommmage à Makoto Shinkai (10-15 août 2018).
Né en 1973, il est considéré comme le successeur naturel du grand maître de l’animation japonaise, Hayao Miyazaki, né en 1941.

Aujourd’hui :

* À 16h45 : Your Name de Makoto Shinkai (2016).


 

Faites votre programme.

Les amateurs auront peut-être été voir avant :

* À 14h45 : The 317th Platoon (La 317e Section) de Pierre Schoendoerffer (1965).

Metrograph, 7 Ludlow St, New York, NY 10002.


À New York Manhattan toujours, commence un des festivals de fims indépendants américains (qui se multiplient) Chain NYC Film Festival, 6e édition (10-19 août 2018).

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Aujourd’hui, ça commence avec un film d’horreur et un film de science-fiction.

* À 17h30 : Something de Stephen Portland (2018).

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* À 19h30 : Portal Man de Charles Davis (2017).


 

Chain Theatre, 312 w. 36th street, New York, New York 10018.


À New York Brooklyn, à la BAM Cinematek : Women at Work : Radical Creativity (10-16 août 2018).

Ce soir, à 19h00, deux films :

* Losing Ground de Kathleen Collins (1982).

* Four Women de Julie Dash (1975).


 

Demain, samedi 11 août 2018, on célèbre Angela.

* À 19h00 : Free Angela and All Political Prisoners de Shola Lynch (2012).


 

Faites votre programme.

BAMCinematek, 30 Lafayette Ave, Brooklyn, NY 11217.



Jeudi 9 août 2018

 

À Detroit, le Detroit Institute of Arts (DIA) a acquis 24 gravures du photographe Matthew Brandt : Bridges Over Flint (2016). On peut les voir actuellement dans le cadre de ses nouvelles acquisitions, Out of the Crate : New Gifts & Purchases (14 juillet-23 septembre 2018).

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Merci à Artnet.

Matthew Brandt s’inspire des techniques chimiques du 19e siècle et utilise les éléments physiques de ce qu’il photographie.
Par exemple, dans sa série "Lake and Reservoirs" (2014), il utilise l’eau recueillie dans les lacs et les réservoirs pour faire tremper ses épreuves.

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Ou bien quand il photographie des personnages, il utilise leurs sécrétions pour sa chimie photographique. Les œuvres ainsi produites "révèlent" une vérité souterraine occultée, et "signifient" ce lien secret entre technique et art, entre matière et idée, autant dire entre machine et politique.

Dans Bridges Over Flint, il trempe ses négatifs dans l’eau de Flint, et révèle ainsi le danger de cette même eau qui contamine les résidents : les tuyaux de plomb de Flint ne seront totalement remplacés qu’en 2020.

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Flint ?
On se souvient de Roger and Me de Michael Moore (1989), son premier documentaire, qui parlait de sa ville natale, Flint, Mich., où on avait supprimé 30 000 emplois.


 

Le déclin de Flint nous avait impressionnés, dans une vision anticapitaliste, tout habitués que nous étions à la succession des "crises", comme moteur d’un système infernal qui s’emballait.
C’était il y a près de 30 ans, bien avant la crise de 2008.
Depuis, on a pu assister à la suite des dégâts qui s’accéléraient, notamment dans la région, à Detroit par exemple, à travers de nombreux films. On pense à trois documentaires presque immédiats de 2010 Detroit ville sauvage de Florent Tillon, Requiem for Detroit de Julien Temple ou Cleveland contre Wall Street de Jean-Stéphane Bron. Et aussi, plus tard, à deux fictions : Only Lovers Left Alive de Jim Jarmush (2013) et Lost River de Ryan Gosling (2014).

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Aujourd’hui, ce qui semblait un épisode "de crise" sort de son contexte de "late capitalism" et apparaît sous un nouveau jour, un des innombrables signes avant-coureurs d’un inévitable effondrement de la civilisation productiviste.

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La démarche de Mathew Brandt transfigure son époque.

DIA, 5200 Woodward Avenue, Detroit, Mich.


À New York, au MoMA : Martin Scorsese Presents Republic Rediscovered : New Restorations from Paramount Pictures, Part 2 (9-23 août 2018).

Aujourd’hui :

* À 19h00 : Wake of the Red Witch de Edward Ludwig (1948).

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Faites votre programme.

The Museum of Modern Art, 11 West 53 Street, New York, NY 10019.


À Paris, chez les Grands Voisins, : Les jolies colonies de vacances (8 août-1er septembre 2018).

Au programme : batailles d’eau, tournois sportifs, concerts, ciné plein air, karaoké etc.

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Faites votre programme.

Les Grands Voisins, ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul, 74 avenue Denfert-Rochereau, 75014 Paris.



Mercredi 8 août 2018

 

Dans l’histoire, il y a eu d’autres canicules autrement plus violentes que les deux dernières de 2018, nous raconte Hérodote.
Et pas seulement celles de nos mémoires à nous (1976, 2003...).
Mais ce n’est pas une consolation.

La douleur, c’est la tendance (elles seront de plus en plus nombreuses et de pire en pire). La panique - parfois, quand on s’autorise des éclairs de lucidité - c’est demain et c’est partout.
Les quatre éléments deviennent nos ennemis, parce que l’humanité ne les a pas traités en biens communs, comme le préconisait le Prix Nobel d’économie Elinor Ostrom (1933-2012), en 1990.

* L’eau.


 

* Le feu.


 

* L’air.


 

* La terre.


 


Aujourd’hui, la canicule fait relâche, nos chats ne s’étalent plus sur les carrelages supposés frais, et reprennent du poil de la bête, alors on peut fêter dans de meilleures conditions leur Journée mondiale, inventée en 2002 par l’IFAW, avec quelques uns de nos chats favoris.

* Les chats de Andy Warhol.

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* Les chats du British Museum.

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* Les chats d’Alice.

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Bonne lecture :

* Catherine Dufour, "De Baudelaire à You Tube, le sourire du chat", Monde Diplomatique, juillet 2018.

Dans la foulée un petit coucou à Alice.

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Attention de ne pas confondre ce jour œcuménique avec le vendredi 17 août 2018, jour de la Saint Hyacinthe, où nous fêterons la Journée internationale du chat noir, avec les chats noirs de Edgar Poe. Notez la date dès maintenant, on ne le répétera pas.

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* Le Chat noir (The Black Cat) de Edgar G. Ulmer (1934). Avec Bela Lugosi et Boris Karloff.

* Le Chat noir (The Black Cat) de Albert S. Rogell (1941).

* Le Chat noir (Gatto nero) de Lucio Fulci (1981).

* The Black Cat de Roger Corman (1962).
In L’Empire de la terreur (Tales of Terror).

Et notre préféré :

* The Black Cat (Kuroneko) de Kaneto Shindō (1968).


 


Les sorties sur les grands écrans

* Under The Silver Lake de David Robert Mitchell (2018).

* Le Poirier sauvage (Ahlat Ağacı) de Nuri Bilge Ceylan (2018).

* Mary Shelley de Haifaa Al Mansour (2018).

* Détective Dee : La légende des rois Célestes (Dí Rénjié : zhī Sìdàtiānwáng) de Tsui Hark (2018).

Les ressorties en versions restaurées

* Le Lieutenant souriant (The Smiling Lieutenant) de Ernst Lubitsch (1931).

* A Scene at the Sea de Takeshi Kitano (1991).

* Une belle journée d’été (aka A Brighter Summer Day) (Gǔ lǐng jiē shào nián shā rén shì jiàn) de Edward Yang (1991).

* Fraise et Chocolat (Fresa y chocolate) de Tomás Gutiérrez Alea & Juan Carlos Tabío (1993).



Lundi 6 août 2018

 

On se souvient, obsessionnellement, de Hiroshima, et, jeudi 9 août 2018, de Nagasaki.
Ces jours-là, le 6 et le 9 août 1945, il y a 73 ans, l’humanité a pris un tournant irréversible, dans toutes les niches de sa conscience comme dans ses perspectives.
Ici et maintenant, toujours dans le tournant, essayant de le négocier, plus que jamais.

* Pluie noire de Shohei Imamura (1989).


 

Cf. La filmographie jamais close.


Marie Humbert (1954-2018) est morte, hier, le 5 août 2018.

Haut fait d’arme ?
Avoir réuni l’amour et la liberté, en respectant celle de son fils qui voulait mourir, et avoir, ainsi, réanimé, un instant, une société bloquée.
Avec une loi ni faite ni à faire, votée en 2005, il y a 13 ans.
En attendant, si on ne veut pas mourir de faim abandonné comme elle le propose, comme autrefois pour les avortements, qui en a les moyens va en Suisse.
On se souviendra longtemps de Vincent Humbert (3 février 1981-26 septembre 2003).

Bonnes lectures :

* Frédéric Veille, Je vous demande le droit de mourir, Éditions Michel Lafon, 2003.

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* Marie Humbert, Pour tous les Vincent du monde. Une histoire d’amour, Éditions Michel Lafon, 2007.

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Un film :

* Marie Humbert, le secret d’une mère de Yves Angelo (2007).
Scénario et dialogues de Isabel Sebastian, d’après le livre de Frédéric Veille, Je vous demande le droit de mourir, Éditions Michel Lafon, 2003.
Avec Florence Pernel, Édouard Collin et Georges Claisse.

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Cf. La filmographie.


Bon anniversaire à Andy Warhol (1928-1987), seulement 90 ans aujourd’hui.

En attendant la grande rétrospective du Whitney à New York, Andy Warhol From A to B and Back Again (12 novembre 2018-31 mars 2019), qui, ensuite, voyagera vers le San Francisco Museum of Modern Art et The Art Institute of Chicago, on va faire un tour vers son soft side.

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* On se penche sur ses origines avec un documentaire bidonnant : Absolut Warhola de Stanislaw Mucha (2001).


 

* On découvre les débuts charmants de sa jeunesse, avant la Factory.

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* On retrouve ses œuvres numériques perdues (Carnegie Museum of Art).

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* On dort un peu avec lui et John Giorno, ou toute une nuit : Sleep de Andy Warhol (1964).

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Samedi 4 août 2018

 

À Brooklyn, il y a 20 ans, en 1998, le Brooklyn Museum a ouvert une cinémathèque pour diffuser le cinéma indépendant incompatible avec les multiplex du quartier.

La BAMCinematek a tout d’une grande, avec, à son actif, des rétrospectives de Chris Marker, Michelangelo Antonioni, Shohei Imamura, Manoel de Oliveira, Luchino Visconti, Vincente Minnelli, Chantal Akerman, Derek Jarman, Michael Mann, Arnaud Desplechin, Nicolas Winding Refn, Hong Sang-soo, etc., la découverte des cinémas nouveaux, celui de Pedro Costa ou de Apichatpong Weerasethakul, et des invitations de stars internationales prestigieuses.

Depuis hier, elle revisite le dramaturge et cinéaste Bill Gunn (3-9 août 2018).

Bill Gunn (1934-1989) est surtout connu pour son film d’horreur Ganja & Hess (1973), qui a fait hier l’ouverture de l’hommage (prochaine projection demain dimanche 5 août 2018, à 14h00).
Le film présente un héros vampire noir, sélectionné à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 1973 et dont Spike Lee a réalisé un remake en 2014 : Da Sweet Blood of Jesus.


 

Aujourd’hui, c’est la première projection de la version complète et restaurée d’une œuvre majeure et ignorée à la fois, que Gunn appelait un "méta-feuilleton", le portrait d’un groupe d’Afro-Américains de la classe moyenne au début des années 1980 à Manhattan.

* À 14h00 : Personal Problems de Bill Gunn (1980).


 

On complètera mardi prochain, le 7 août 2018 avec :

* À 19h00 : Personal Problems, 1ère version courte (39 mn, 1979). Suivi d’un épisode de la série The Outer of Limits (1963-1965) : Nigtmare de John Erman (1963), avec Bill Gunn et, notamment, Martin Sheen.

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Brooklyn Museum, 200 Eastern Parkway, Brooklyn, New York 11238-6052.


Sur Arrêt sur image, la série de l’été, "Nos effondrements", continue avec le 3e épisode (sur 5)

Après "L’effondrement, un processus déjà en marche" (jeudi 20 juillet 2018), et "Les films d’apocalypse" (vendredi 27 juillet 2018), hier a été mis en ligne : "Démocraties à bout de souffle" (vendredi 3 août 2018).

Daniel Schneidermann et Juliette reçoivent Isabelle Attard, Loïc Blondiaux et Sandra Laugier.

Après examen des régimes actuels issus de suffrages universels, il ressort qu’il ne faut pas confondre république et démocratie.

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La vraie démocratie n’a sans doute jamais existé (à part peut-être celle, éphémère, de la Commune de Paris), rappelons que la grecque antique excluait les femmes et les esclaves.
Peut-être n’est-elle pas possible à un niveau global.
Mais indubitablement, de nombreuses initiatives locales sont en train de voir le jour, qui sont prometteuses. La "démocratie du faire" (et non plus celle des discours) ne sauvera pas la planète, mais elle donne à Billancourt (et quelques autres) des raisons de ne pas (trop vite) désespérer.

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Pour écouter la série "Effondrements", il faut s’abonner, mais ça vaut le coup.


À propos, on transmet le cadeau d’un ami de Facebook, Jukyan Bakimono.

* Llapse de Julien Vanhoenacker (2014).

LLAPSE - short film from Julien Vanhoenacker on Vimeo.

 


Salut les câblés !
La semaine télé de Jeune Cinéma du 4 au 10 août 2018.



Vendredi 3 août 2018

 

À Prizren, Kosovo, commence le festival international de documentaires et de courts métrages, DokuFest, 17e édition (3-11 août 2018).

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Créé en 2002, il est resté amateur jusqu’en 2008. Désormais, il est organisé par une équipe stable contractuelle, avec 7 salles de projection, une compétition avec jury, une exposition photographique Dokuphoto, des ateliers, des master class, etc. tout ce qu’il faut.
Avec du succès (18 000 visteurs en 2014) et des projets annuels organisés autour d’un thème. Après Punk Protest, Les frontières, Changement, Migration, Corruption, Avenir, cette année, le thème c’est Reflection, référence à la chanson du Velvet Underground I’ll Be Your Mirror.

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Ce soir, cérémonie d’ouverture :

* À 20h00 : The Raft de Marcus Lindeen (2018).


 

Faites votre programme.

Festival international du documentaire et du court-métrage - Dokufest , Mimar Sinan no 12, Prizren 20000.


À New York, où il fait bon aujourd’hui (seulement 27°) mais où les températures varient d’un jour à l’autre avec de grands écarts, comme à Paris et comme partout ces dernières années, au Metrograph, on passe 3 jours au frais du bon vieux temps avec Yoshishige Yoshida (3-5 août 2018).

Aujourd’hui :

* À 13h00 : Eros + Massacre de Yoshishige Yoshida (1969).

Eros Plus Massacre (1969) [Trailer] from Art Theatre Guild on Vimeo.

 

Faites votre programme.

Metrograph, 7 Ludlow St, New York, NY 10002.


À New York toujours, au MoMA, dans le cadre de A View from the Vaults : Recent Film Acquisitions qui se termine, on retourne aussi au bon vieux temps avec le film mythique d’un cinéaste qui, à l’intérieur de la Nouvelle Vague tchèque, n’a pas rencontré une reconnaissance pourtant méritée, Ivan Passer, né en 1933.

* À 19h30 : Intimni osvetleni (Intimate Lighting) de Ivan Passer (1965).


 

Cf. aussi l’article de Jeune Cinéma.

The Museum of Modern Art, 11 West 53 Street, New York, NY 10019.



Jeudi 2 août 2018

 

En 1999, le CNC a confié aux DRAC, en partenariat avec les Régions, la mise en place des Pôles régionaux d’éducation artistique et de formation au cinéma et à l’audiovisuel.
Ils sont implantés aujourd’hui dans 9 régions, et poursuivent des actions de sensibilisation et d’éducation artistique au cinéma et à l’audiovisuel, autour de trois axes principaux : l’animation du réseau régional, les ressources et la formation.

En Auvergne, le Pôle publie Focales en liaison avec le Festival du court métrage de Clermont-Ferrand.

Dans le cadre de Passeurs d’images, des projections gratuites en plein air, pendant tout le mois d’août et dans toute la région (2-29 août 2018).

Ce soir :

* À 21h30, à Thiers (Maison de la Jeunesse) : L’Ascension de Ludovic Bernard (2017).


 

* À 21h30, à Saint-Pourçain-sur-Sioule (Île de la Rond) : Zootopie de Byron Howard, Rich Moore, Jared Bush (2016).


 

Faites votre programme.

En Auvergne toujours, il faut noter aussi Culture en prison,

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Merci à Bruno des Baumettes.

Le Pôle Auvergne propose des projections de courts métrages au sein d’établissements pénitentiaires d’Auvergne, à la Maison d’arrêt d’Aurillac, à la Maison d’arrêt du Puy-en-Velay, et au Centre pénitentiaire de Riom.

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Contact Éric Wojcik.

On en profite pour rappeler que le numéro 100 de Dehors Dedans de juin 2018 est paru.

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On peut s’abonner, l’acheter au numéro, en tout cas, au moins, on le feuillette.

On consulte le blog de Mediapart.

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Mercredi 1er août 2018

 

C’est aujourd’hui le Jour (moyen) du Dépassement ( Earth Overshoot Day ), calculé par Global Footprint Network, depuis 1986.


 

L’année dernière, c’était le 3 août 2017. En 1970, c’était le 29 décembre 1970.

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Les Terriens ont utilisé les arbres, l’eau, les sols, les poissons auxquels ils avaient droit pour l’année 2018. Et ils ont émis la quantité de carbone que les océans et les forêts pouvaient absorber en un an.
À partir de ce soir, ils vivent à crédit le reste de cette année.
Pour continuer ce rythme, il faudrait aux Terriens 1, 7 planète Terre.

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Enfin, les Terriens...
Sur les 7 milliards d’individus qui ne consomment presque rien, ils sont, disons, 1 milliard tout au plus qui dévastent la planète. Il ne s’agit pas (seulement) de la démographie générale croissante, il faut regarder en face les inégalités.
Les gouvernements, qui, pour les peuples à la comprenette forcément limitée, simplifient leur discours en proclamant qu’il faut gérer les pays comme les ménages et faire des économies, seraient bien inspirés d’appliquer leurs idées aux bons secteurs.

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Pour les Français, le dépassement, c’était le 5 mai 2018.
Pour les Luxembourgeois, c’était le 9 février 2018.
Pour les Vietnamiens, ce ne sera que le 21 décembre 2018.


 

Il paraît, selon certains, que le pire n’est pas sûr et, qu’à défaut d’être réversible, le processus pourrait être ralenti.
On fait connaissance avec la Doomsday Clock, inventée, en 1947, dans la perspective de la guerre nucléaire.


 

Et on passe un peu de temps à lire les bons ouvrages, pour se renseigner plus sérieusement que par le Net.

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À Locarno, commence le Festival international du film, 71e édition (1er-11 août 2018).

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Hier soir, mardi 31 juillet 2018, sur la Piazza Grande, on a fêté les 40 ans de Grease de Randal Kleiser (1978), avec un John Travolta première période, 22 ans, tout mignon, qui aura eu droit à une seconde chance.

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Aparté : On peut voir en replay sur Arte, pendant quelques jours, le film de Clélia Cohen & Antoine Coursat, John Travolta, le miraculé d’Hollywood (2016).


 

Cette 71e édition de Locarno est dédiée à Leo McCarey (1898-1969).

Ce soir, sur la piazza Grande, vraie ouverture, à 21h30.

* Liberty de Leo McCarey (1929).
Avec Laurel et Hardy.
Accompagnement par Zeno Gabaglio & Brian Quinn.


 

* Les Beaux Esprits de Vianney Lebasque (2018).


 

Faites votre programme.

Locarno Festival, Via F. Rusca 1, CH-6600 Locarno.


À Bruxelles, à la Cinematek : Hommage à Massimo Girotti (1er-29 août 2018).

Ce soir :

* À 19h00 : La Couronne de fer (La Corona di ferro) de Alessandro Blasetti (1940).


 

Faites votre programme.

Cinematek, 9 rue Baron-Horta, 1000 Bruxelles.


À Paris, la fête chez les Grands Voisins, avec un festival engagé en entrée libre : Syrien n’est fait, 3e édition (1er-5 août 2018).

Cette année, le thème c’est Corps et liberté. Avec expositions multidisciplinaires (dessin, sculpture, photo, peinture), art visuel, réalité virtuelle, vidéo, cinéma, poésie, danse, concerts, conférences-débats, gastronomie.

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Ce soir :

* À 18h00 : Opening, Live set, discours d’inauguration et vernissage des expositions en présence des artistes, à la Lingerie.
Avec les djs Colonel Abu Diab (électro bass orientale) et Amjad (downtempo, deep groove).

* À 19h00 : La Syrie. Et demain ?, à la Pouponnière
Conférence organisée par l’iReMMO (Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient).
Avec Bassma Kodmani, Ziad Majed et Hélène Sallon.

* À 22h00 : Les Mûres de Damas de Lina Murad.
Dans la cour Oratoire.

Faites votre programme.

Les Grands Voisins, 74 avenue Denfert-Rochereau, 75014 Paris.


Les sorties sur les grands écrans

* The Bacchus Lady de E J-Yong (2016).

* Les Versets de l’oubli (Los Versos del Olvido) de Alireza Khatami (2017).

* My Lady de Richard Eyre (2017).

* Arythmie de Boris Khlebnikov (2017).

Les ressorties en versions restaurées

* Les Dames du bois de Boulogne de Robert Bresson (1945).

* Et une cure du Robert Enrico (1931-2001).
Cinq films des années 60, avec ses histoires d’hommes à bagarres et à amitiés, ses femmes douces, ses histoires de mélancolie.

* La Belle Vie (1962) ; Les Grandes Gueules (1965) ; Les Aventuriers (1967) ; Tante Zita (1967) ; Ho ! (1968)

* Et/ou une cure de Yasujirô Ozu (1903-1963).
Dix films d’une large décennie 50, avec son sentiment, banal et intime à la fois, du temps qui passe.


 

* Printemps tardif (Banshun, 1949) ; Été précoce (Bakushu, 1951) ; Le Goût du riz au thé vert (Ochazuke no aji, 1952) ; Voyage à Tokyo (ōkyō Monogatari, 1953) ; Printemps précoce (Soshun, 1956) ; Crépuscule à Tokyo (Tokyo boshoku, 1957) ; Fleurs d’équinoxe (Higanbana, 1958) ; Bonjour (Ohayo, 1959) ; Fin d’automne (Akibiyori, 1960) ; Le Goût du saké (Sanma no aji, 1962).




Bon grain, ivraie, sexe et paye

Humeurs de décembre 2017
publié le vendredi 21 septembre 2018

par Bernard Chardère
Jeune Cinéma n°385-386, février 2018

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Rue des Cascades (1964)

de Maurice Delbez
publié le mercredi 19 septembre 2018

par Nicole Gabriel
Jeune Cinéma n° 390, septembre 2018

Sorties les mercredis 2 décembre 1964 et 19 septembre 2018

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Leave No Trace (2018)

de Debra Granik
publié le mercredi 19 septembre 2018

par Gisèle Breteau Skira
Jeune Cinéma n° 390, septembre 2018

Sortie le mercredi 19 septembre 2018

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Avant l’aurore (2015)

de Nathan Nicholovitch
publié le mercredi 19 septembre 2018

par Jean-Max Méjean
Jeune Cinéma n° 390, septembre 2018

Sortie le mercredi 19 septembre 2018

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Plongeons ! (2014-2018)

de Clément Cogitore & al.
publié le mercredi 19 septembre 2018

par Gisèle Breteau Skira
Jeune Cinéma, n° 390, septembre 2018

Sortie le mercredi 19 septembre 2018

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Mademoiselle de Joncquières (2018)

de Emmanuel Mouret
publié le mercredi 12 septembre 2018

par Gisèle Breteau Skira
Jeune Cinéma n° 390, septembre 2018

Sortie le mercredi 12 septembre 2018

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Première année (2018)

de Thomas Lilti
publié le mercredi 12 septembre 2018

par Jean-Max Méjean

Jeune Cinéma n° 390, septembre 2018

Sortie le mercredi 12 septembre 2018

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Comme un chien enragé (1986)

de James Foley
publié le samedi 8 septembre 2018

par Nicole Gabriel
Jeune Cinéma en ligne directe

Sélection officielle de la Berlinale 1986

Sortie le mercredi 14 janvier 1987
Sortie en DVD Carlotta

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À la recherche d’Ingmar Bergman (2018)

de Margarethe von Trotta
publié le mercredi 5 septembre 2018

par Patrick Saffar
Jeune Cinéma n° 388-389, été 2018

Sélection officielle Cannes Classics au Festival de Cannes 2018

Sortie le mercredi 5 septembre 2018

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Sofia (2018)

de Meryem Benm’Barek
publié le mercredi 5 septembre 2018

par Nicole Gabriel
Jeune Cinéma n° 388-389, été 2018

Sélection officielle Un certain regard du Festival ed Cannes 2018

Sortie le mercredi 5 septembre 2018

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Shéhérazade (2018)

de Jean-Bernard Marlin
publié le mercredi 5 septembre 2018

par Jean-Max Méjean
Jeune Cinéma n° 388-389, été 2018

Sélection Semaine de la critique au Festival de Cannes 2018

Sortie le mecredi 5 septembre 2018

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Sauvage (2018)

de Camille Vidal-Naquet
publié le mercredi 29 août 2018

par Jean-Max Méjean
Jeune Cinéma n° 388-389, été 2018

Sélection de la Semaine de la critique au Festival de Cannes 2018

Sortie le mercredi 29 août 2018

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Burning (2018)

de Lee Chang-dong
publié le mercredi 29 août 2018

par Patrick Saffar
Jeune Cinéma n° 388-389, été 2018

Sélection officielle en compétition au Festival de Cannes 2018

Sortie le mercredi 29 août 2018

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Il ou elle (2017)

de Anahita Ghazvinizadeh
publié le mercredi 29 août 2018

par Lucien Logette
Jeune Cinéma n° 381, été 2017

Sélection officielle Hors compétition au Festival de Cannes 2017

Sortie le mercredi 29 août 2018

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Sollers Point Baltimore (2017)

de Matthew Porterfield
publié le mercredi 29 août 2018

par Nicole Gabriel
Jeune Cinéma en ligne directe

Sortie le mercredi 29 août 2018

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Belle (la) (1969)

de Arunas Zebriunas
publié le mercredi 22 août 2018

par Prosper Hillairet
Jeune Cinéma en ligne directe

Sortie le mercredi 22 août 2018

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Grande Circo Mistico (o) (2018)

de Carlos Diegues
publié le mercredi 22 août 2018

par Lucien Logette
Jeune Cinéma n° 388-389, été 2018

Sélection officielle Hors compétition du Festival de Cannes 2018

Sortie le mercredi 22 août 2018

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BlacKKKlansman (2018)

de Spike Lee
publié le mercredi 22 août 2018

par Patrick Saffar
Jeune Cinéma n° 388-389, été 2018

Sélection officielle en compétition au Festival de Cannes 2018

Sortie le mercredi 22 août 2018

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Il se passe quelque chose (2018)

de Anne Alix
publié le mardi 14 août 2018

par Nicole Gabriel
Jeune Cinéma en ligne directe

Sélection ACID au Festival de Cannes 2018

Sortie le mercredi 15 août 2018

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Do The Right Thing (1989)

de Spike Lee
publié le mardi 14 août 2018

par René Prédal
Jeune Cinéma n° 197, octobre-novembre 1989

Sélection officielle en compétition du Festival de Cannes 1989

Sorties les mercredis 14 juin 1989, 22 juin 2016 et 15 août 2018

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Bad Lieutenant (1992)

de Abel Ferrara
publié le mardi 14 août 2018

par Philippe Piazzo
Jeune Cinéma n° 216, juillet 1992

Sélection de la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes 1992

Sorties les mercredis 10 mars 1993 et 15 août 2018

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Intruder (the) (1962)

de Roger Corman
publié le mardi 14 août 2018

par Nicole Gabriel
Jeune Cinéma en ligne directe

Sortie le mercredi 15 août 2018

Cf. aussi Rencontre avec Roger Corman, à propos de The Intruder (1962)

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Une belle journée d’été (1991)

de Edward Yang
publié le mercredi 8 août 2018

par Nicole Gabriel
Jeune Cinéma en ligne directe

Sélection de la Berlinale 1992
Sorties les mercredis 22 avril 1992 et 8 août 2018

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A Scene at the Sea (1991)

de Takeshi Kitano
publié le mercredi 8 août 2018

par Sandra Marti
Jeune Cinéma n° 257, septembre-octobre 1999

Sorties les mercredis 23 juin 1999 et 8 août 2018

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Éclairage intime (1965)

de Ivan Passer
publié le vendredi 3 août 2018

par René Prédal
Jeune Cinéma n°20, février 1967

Sortie le mercredi 16 novembre 2016

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Grandes Gueules (les) (1965)

de Robert Enrico
publié le mercredi 1er août 2018

par Jean Delmas
Jeune Cinéma n° 10, novembre-décembre 1965

Sorties le vendredi 22 octobre 1965 et le mercredi 1er août 2018

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Aventuriers (les) (1967)

de Robert Enrico
publié le mercredi 1er août 2018

par Luce Vigo
Jeune Cinéma n° 22, avril 1967

Sorties les mercredis 12 avril 1967 et 1er août 2018

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Platoon (1986)

de Oliver Stone
publié le mercredi 25 juillet 2018

par Bernard Nave
Jeune Cinéma n° 181, mai-juin 1987

Sélection de la Berlinale 1987

Sortie le mercredi 25 juillet 2018

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Contes de juillet (2017)

de Guillaume Brac
publié le mercredi 25 juillet 2018

par Nicole Gabriel
Jeune Cinéma en ligne directe

Sélection du Festival de Locarno 2017

Sortie le mercredi 25 juillet 2018

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Voyage au bout de l’enfer (1978)

de Michael Cimino
publié le mercredi 25 juillet 2018

par John Pilger
Jeune Cinéma n° 118, avril-mai 1979

Sorties les mercredis 7 mars 1979, 1er juin 2005, 23 octobre 2013, et 25 juillet 2018

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