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Semaine télé du 27 août au 2 septembre 2016
Salut les câblés !
publié le vendredi 26 août 2016

Samedi 27 août 2016

Soirée nulle en découverte sur les chaînes du câble : pas un seul film qui ne soit déjà passé plusieurs fois depuis janvier.
Même si, à 20.45, Gosford Park (Premier), Les Nerfs à vif (Frisson), La vie est un miracle (Club), L’Américain (Classic), Le Gang des frères James (TCM), Ces dames préfèrent le mambo (OCS géants), méritent une seconde vision...
Comme en deuxième partie, Vatel (22.20, Émotion), Dead Man (23.15, Club), Scream 3 (22.25, TCM), L’Arriviste (22.25, Paramount Channel), Une étrange affaire (22.20, OCS Géants)...
... on aurait pu rêver d’un peu de fraîcheur en ce dernier samedi d’août.

20.40 : L’Odeur de la mandarine de Gilles Legrand (2015), OCS Max
Le scénario développe une situation originale - fin de la Grande Guerre, une infirmière, un officier mutilé, un mariage à contraintes physiques (on n’en dira pas plus). Ç’aurait pu être un mélo, mais Olivier Gourmet et l’inconnue Georgia Scalliet font passer la chose en douceur.

21.00 : Sarah Palin : You Betcha ! de Nick Broomfield & Sarah Churchill
Pas vu, mais le sujet de ce documentaire est intéressant - même si les positions politiques de l’ancienne candidate républicaine, qui nous semblaient folles à l’époque, ne sont que des roucoulades comparées à celles du nouveau candidat.

23.15 : Y en a marre d’Ivan Govar (1959), Polar
La chaîne semble avoir pris une option sur tous les films d’Ivan Govar, puisque c’est le troisième annoncé en trois semaines. Celui-ci est une curiosité : Pierre Trabaud, à peine sorti du Défroqué et des Chiffonniers d’Emmaüs, tous films fort édifiants, incarne un agent secret d’Interpol dans les pattes de Dominique Wilms, ex-Môme Vert-de-gris.

00.20 : La Ville enchaînée de Robert Wise (1952), TCM
Ici, il s’agit d’une rareté, le film n’ayant pas été programmé depuis une quinzaine d’années (sous le titre La Ville captive). Polar classique, avec des acteurs de série B peu renommés (John Forsythe, Joan Camden - qui sont-ils ?), mais tout à fait pertinents.

Dimanche 28 août 2016

20.35 : Star Trek V de William Shatner (1989), OCS Géants
La filmographie de "l’Enterprise" a failli être aussi longue que son voyage dans l’hyper-espace. Mais là, on arrive presque au bout. La preuve : après celui-ci, à 22.30, Star Trek VI, l’ultime film de la série première. Si l’on compte bien les épisodes plus tardifs, il n’en reste que sept, jusqu’au récent Star Trek : Sans limites, qui n’aura peut-être pas de suite, maintenant que Leonard Nimoy, le capitaine Spock, est mort.

20.45 : Mars Attacks ! de Tim Burton (1996), Arte
Il y a donc eu une période où les films de Burton étaient drôles, inventifs, intelligemment parodiques. C’était le bon temps, celui où les excès adulatoires de la critique ne l’avaient pas encore persuadé qu’il était un génie - et c’était vraiment tellement mieux !

20.45 : Coco Chanel et Igor Stravinsky de Jan Kounen (2009), Club
Déjà passé le 15 janvier 2016. On reprend : "Son film est plus convaincant que celui d’Anne Fontaine et Anna Mouglalis une héroïne plus assurée qu’Audrey Tautou. Avec Mads Mikkelsen en surprime."

20.45 : Panique dans la rue d’Elia Kazan (1950), Classic
Déjà passé le 24 décembre 2015, juste avant l’ouverture des cadeaux sous le sapin. "La seule incursion de Kazan dans le polar. Incursion réussie : le tournage en pleine rue, initié par Hathaway quelques années plus tôt, fonctionne pleinement - et, en outre, il ne s’agit pas de New-York ou Chicago, mais de La Nouvelle Orléans, pas encore très fréquentée par les cinéastes. Jack Palance, dans son premier rôle, est extraordinaire."

00.15 : Le Salaire de la peur d’Henri-Georges Clouzot (1953), France 3
L’hommage à HGC continue. Aucune déception pour l’instant. Si tous les "classiques" certifiés tenaient aussi bien la distance…

00.45 : Pris au piège d’Edward Dmytryk (1945), TCM
Non, ce n’est pas le film d’Ophuls, Caught, qui porte le même titre français, mais un bon film de guerre, ou plutôt de vengeance post-guerrière, Dick Powell poursuivant le collabo qui a livré sa fiancée aux Allemands. Étonnant de constater la facilité avec laquelle Powell est passé de la chansonnette (d’ailleurs fort bien troussée) chez Busby Berkeley aux polars des années 40 (il fut un bon Philip Marlowe).

Lundi 29 août 2016

20.40 : Zoulou de Cy Endfield (1964), Paramount Channel
À ne pas confondre avec le film de Jérôme Salles adapté de Caryl Férey. Ici, c’est la guerre menée par les troupes britanniques contre les guerriers zoulous à la fin du XIXe siècle. Endfield, après avoir été chassé par le maccarthysme, a tourné en GB d’excellents films, trop méconnus (en particulier Train d’enfer où débuta Sean Connery). Ici, Stanley Baker (un de ses acteurs préférés), Jach Hawkins et Michael Caine : british de chez british.

20.45 : Coup de foudre à Bollywood de Gurinder Chadha (2004), Émotion
Pourquoi pas ce soir un intermède exotique ? Mais il s’agit d’un faux film indien, production anglo-saxonne, tournée en anglais et qui tente d’adapter Orgueil et préjugés de Jane Austen à la sauce Mumbai. Et d’ailleurs, ça ne dure que 110 minutes, c’est-à-dire presque un court métrage à l’aune de "Devdas". Mais il reste tout de même quelque chose du climat - danse, musique et couleurs.

20.45 : Black Coal de Diao Yinan (2014), Club
Un polar chinois ? Oui, un polar chinois, et plutôt bien. Meurtres, corruption, la Chine est un pays moderne. Le portrait qu’en donne le réalisateur ressemble à l’image de la société en déliquescence que l’on a découverte à travers Jia Zhangké.

20.45 : Guadalcanal de Lewis Seiler (1943), Classix
Bien meilleur que le film de Nicholas Ray sur le même sujet (Les Diables de G.), car tourné quelques mois après le fameux combat qui permit à l’armée US de prendre pied sur une des îles Salomon, premier tournant de la guerre du Pacifique. La rapidité avec laquelle Hollywood a traité l’actualité du conflit laisse rêveur - comme si Heynemann avait réussi à tourner La Question en 1958 et pas en 1977…

20.50 : Le Souffle de la violence de Rudolph Maté (1955), Action
Quel dommage que le film soit en VF, car c’est un des meilleurs westerns de cet intéressant cinéaste, très à l’aise avec ses acteurs de poids - Edward G. Robinson, Glenn Ford et Barbara Stanwyck.

21.00 : Je vais bien, ne t’en fais pas de Philippe Lioret (2006), TV5
À la veille de la sortie de son dernier film, Le Fils de Jean, il n’est pas mauvais de se retremper dans l’univers de Lioret - car il possède un univers, même si, comme ici, il adapte un roman. Mélanie Laurent est étonnante et lumineuse.

23.45 : Un cœur pris au piège de Preston Sturges (1941)
Passé sur TCM, mais il y a plus d’un an. Le film est trop bon pour qu’on l’ait oublié en quinze mois, mais c’est toujours un régal de savourer les produits concoctés par Sturges (le Grand, Preston). Henry Fonda et Barbara Stanwyck, couple improbable ? Eh non…

Mardi 30 août 2016

20.40 : Un cœur invaincu de Michael Winterbottom (2007), Paramount Channel
Passé le 31 janvier 2016. On se cite : "L’histoire de Daniel Pearl, le journaliste américain décapité au Pakistan en 2002. Bernard-Henri Lévy a jadis tenté de se faire un peu de publicité en tripotant l’événement, ce qui lui valut quelques ennuis judiciaires. Le film, adaptant le livre de la veuve, a une bien meilleure tenue."

20.40 : Face à face de Carl Schenkel (1991), OCS Choc
Drôle d’idée qu’a eue la chaîne de programmer deux films d’échecs (le jeu) à la suite. On ne connaît ni celui-ci (la présence de Christophe Lambert nous avait en son temps dissuadés de le voir), ni le suivant. Mais la tension provoquée par la chorégraphie mentale d’un combat - rappelons-nous La Diagonale du fou de Richard Dembo - est toujours une émotion de choix.

20.45 : La Charge de la 8e brigade de Raoul Walsh (1964), Classic
L’ultime film du cinéaste. Le film de trop (mais déjà Esther et le roi, quatre ans plus tôt…), handicapé par un casting calamiteux - Troy Donahue aurait mieux fait de continuer à jouer les surfeurs dans les séries télé de l’époque et Suzanne Pleshette, son épouse d’alors, étais surtout décorative. Mais quand il n’a pas à diriger des acteurs, Walsh montre sa griffe. On peur donc le regarder, en hommage à sa mémoire.

22.25 : Pour cent briques, t’as plus rien ! d’Édouard Molinaro (1982), Famiz
Honnêtement, Molinaro a fait mieux (mais parfois pire). Mais le reste du programme Ciné+ à cette heure est de peu d’intérêt. Et la pièce de Didier Kaminka était drôle, bien adaptée par Jean Cosmos, et revoir Auteuil, Jugnot et Anémone trente-cinq après prouve combien ils ont mérité leur carrière.

22.35 : Le Tournoi d’Élodie Namer (2015), OCS Choc
Même commentaire que pour le film de 20.40. Ce premier film, courageux, sorti en avril 2015, a recueilli 12 000 spectateurs. C’est le moment d’en ajouter quelques-uns. Et puis il y a Lou de Laâge, future vedette.

Mercredi 31 août 2016

20.40 : Sur la route de Walter Salles (2012), OCS City
Bonne idée de passer cette bonne adaptation du roman biographique de Kerouac, sans doute pour profiter du succès de l’exposition du Centre Pompidou sur La Beat Generation. Si le film est moins palpitant que son Carnets de voyage, c’est simplement parce que les voyages de Guevara sont plus intéressants que ceux de Kerouac.

20.40 : 7 psychopathes de Martin McDonagh (2012), OCS Choc
Après son excellent Bons Baisers de Bruges, McDonagh signe un excellent et astucieux polar, une des meilleures histoires de scénariste en panne que l’on connaisse. Les psychopathes chargés de le remettre sur la bonne route ? Sam Rockwell, Christopher Walken, Woody Harrelson, Tom Waits. Que du beau monde.

20.45 : L’Aventure de madame Muir de Joseph L. Mankiewicz (1947), Classic
Passé le 23 décembre 2015 et jamais depuis, ce qui est tout simplement scandaleux, eu égard aux daubes multiprogrammées. Et même si on l’a vu dix fois, ça ne compte pas. "En voiture donc avec Gene Tierney, à la rencontre de Rex Harrison, cher fantôme du capitaine Cregg, qui l’entraînera au-delà de la vie. Tiens, il y a aussi George Sanders. Mais dans quel chef-d’œuvre n’apparaît-il pas ?"

20.45 : L’Homme sauvage de Robert Mulligan (1969), TCM
Ce superbe film de Mulligan. est déjà passé le 6 avril dernier, mais aux petites heures du matin. Rattrapage obligatoire. Reprenons la note : "Sept ans après avoir été Atticus Finch dans Du silence et des ombres, Gregory Peck devient Sam Varner, de nouveau un héros solitaire qui devra affronter un ennemi apache plus mortel que les jurés du Sud - mais il s’en sortira."

22.55 : Geronimo de Tony Gatlif (2014), OCS City
Comme d’habitude, Gatlif se laisse emporter par sa fougue et son plaisir à regarder vivre ses personnages. Il faut dire que Céline Sallette est extraordinaire dans son rôle d’éducatrice de rue, qui tient à bout de bras toute une bande d’ados "difficiles" - gardons ce terme délicat. Avec 10 minutes de moins, ç’aurait été le meilleur film du cinéaste. C’est simplement un très bon film, où le petit monde des "quartiers" est remarquablement recréé.

00.20 : L’Assassin sans visage de Richard Fleischer (1949), TCM
Sixième film de l’auteur, histoire d’étrangleur en série qui préfigure ses 26e et 29e titres, L’Étrangleur de Boston et L’Étrangleur de Rillington Place (tous deux remarquables). Ici, on est dans le polar noir à la RKO, c’est-à-dire dégraissé (60 minutes), précis, efficace. Avec William Lundigan, jamais très enthousiasmant, mais aussi Jeff Corey, superbe second rôle, blacklisté pendant onze ans.

Jeudi 1er septembre 2016

20.40 : Règlements de comptes à OK Corral de John Sturges (1957), Paramount Channel
Onze mois déjà depuis son dernier passage. "Ce n’est sans doute pas le film le plus historiquement exact sur la fusillade de Tombstone, mais quels numéros de Lancaster et Douglas (le père) et quelle mise en espace (le duel final est un modèle)."

20.40 : Sept ans au Tibet de Jean-Jacques Annaud (1997), OCS Max
Un peu de fraîcheur en cette fin d’été. Il y a Brad Pitt, le sujet (même si la véritable histoire de ces alpinistes autrichiens bloqués au pied de l’Himalaya durant la Seconde Guerre fut plus ambiguë qu’ici), les paysages népalais, tout ça.

20.40 : Le Père tranquille de Noël-Noël et René Clément (1946), Histoire
Un classique pas si souvent revu. Le film est historiquement intéressant, puisqu’il s’agit de la première pierre de la construction de la mythologie de la Résistance, ou plutôt d’un pays entièrement résistant. Il fallait passer l’éponge sur les divisions du pays sous l’Occupation, donc faire croire à l’union sacrée contre l’Allemand. Opération réussie.

20.45 : La nuit nous appartient de James Gray (2007), Premier
Tous les autres films de Gray sont régulièrement programmés, pas celui-ci (en tout cas pas depuis le 29 décembre 2015). Il s’agit pourtant peut-être de son meilleur. "Le scénario (un léger parfum de La Proie de Siodmak) joue magnifiquement sur un argument pourtant sans surprise, le conflit entre un tenancier de boîte et son frère policier. Convention ? Oui, mais transfigurée. Joaquin Phoenix et Mark Wahlberg sont parfaits."

20.45 : soirée consacrée à Cécile de France sur Émotion.
On les connaît, ses films, mais on peut les revoir sans problème, dans la continuité, tant l’actrice est surprenante dans chacun d’entre eux : Quand j’étais chanteur de Xavier Giannoli (2006, 20.45), Un secret de Claude Miller (2007, 22.35) et Fauteuils d’orchestre de Danièle Thompson (2006, 00.20)

20.45 : Raphaël ou le débauché de Michel Deville (1971), Classic
Dernier passage le 21 janvier 2016. Allez, le film peut largement supporter une autre vision. "Après une décennie de comédies sur les pointes, presque toutes admirables de légèreté, Deville vire au sombre, tout en gardant son élégance d’écriture. Magnifique histoire d’amour romantique. Une veuve, un libertin. Et le plus beau rôle de Maurice Ronet."

21.00 : Mad Men, saison 7
La suite.

00.30 : Le Danseur du dessus de Mark Sandrich (1935), TCM
Les "musicals" avec Astaire ne sont pas si fréquents : la preuve, le dernier passage de celui-ci date du 4 décembre 2014. De toutes façons, on peut les voir, les revoir et les rerevoir sans jamais en être rassasié, depuis La Carioca jusqu’à La Grande Farandole. Fred, certes, mais aussi Ginger et surtout les délectables seconds rôles qui les ont accompagnés d’un film à l’autre, Edward Everett Horton et Eric Blore.

Vendredi 2 septembre 2016

20.40 : Cause toujours… tu m’intéresses ! d’Édouard Molinaro (1979), OCS Géants
Bon, c’est du cinéma français. Mais il n’y a pas de raison de savourer les grands acteurs des années 30, Jules Berry ou Arletty, et de négliger leurs équivalents tardifs : Jean-Pierre Marielle est une nature qu’on ne se lasse pas d’apprécier et Annie Girardot était bien meilleure dans ses comédies que dans ses rôles tire-larmes. En outre, l’histoire de ce fabulateur téléphonique recoupe curieusement celle du personnage de Tristan Bernard récemment mis à l’affiche dans nos "Textes choisis" : Sociabilité.

20.45 : Rocky de John G. Avildsen (1976), Frisson
Et si on revenait aux origines, plutôt qu’aux succédanés ? Quarante ans déjà que Sylvester Stallone se glissait dans la peau de Robert Balboa et combattait Apollo Creed. Il en a connu bien d’autres, Rocky, des combats et des adversaires, mais c’est à ses débuts qu’on le préfère.

20.45 : Le Caïman de Nanni Moretti (2005), Club
Les années Berlusconi s’éloignent comme un mauvais rêve. Mais le film de Moretti garde toute son actualité : il suffit d’imaginer quelque autre personnalité politique à la place et la dénonciation du système reste intacte.

20.45 : Black Snake Moan de Craig Brewer (2007), TCM
Avant-dernier film d’une journée thématique sur la chaîne : "Beautiful South". Idée intéressante, entamée depuis l’aube, même si le Sud n’est pas toujours aussi magnifique que le proclame l’intitulé. La preuve : "La Chaîne " (6.15), Autant en emporte le vent (9.40), Angel Heart (18.55), tous films remarquables mais qui ne donnent pas de la région une image très positive. Quant à ce film, il est très peu connu, mais il vaut un arrêt. Un peu "feelgood" - une fille perdue remise sur le bon chemin -, mais Samuel L. Jackson est excellent et Christina Ricci, tout autant.

22.40 : Le Chant du Missouri de Vincente Minnelli (1944), TCM
Fin de la journée sudiste. La guimauve dégouline quelque peu et la vision du bon vieux temps des crinolines et des demeures patriciennes est pas mal conventionnelle. Mais la musique, l’élégance de Minnelli, Judy Garland, et surtout Margaret O’Brien…

00.20 : Les Ponts de Toko-Ri de Mark Robson (1954), Paramount Channel
Pour faire un clin d’œil posthume à Resnais : c’est le film que Dussolier et Azéma vont voir ensemble dans Les Herbes folles (mais qui était déjà celui du roman de Christian Gailly).

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