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Naruse, Mikio (1905-1969)
Brève
publié le mercredi 5 août 2015

Jeune Cinéma en ligne directe

Journal de Old Gringo 2015 (Jeudi 2 avril 2015)

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Jeudi 2 avril 2017

 

Rétrospective Mikio Naruse (1905-1969) à la Maison de la culture du Japon (2-30 avril 2015).

La MCJP, créée en 1997, propose une programmation cinéma très riche.
Mais Mikio Naruse est un de ses cinéastes préférés.

Peut-être parce qu’il fut longtemps méconnu, et n’est parvenu aux cinéphiles occidentaux que dans les années 80, longtemps après ses contemporains, Mizoguchi (1898-1956), Kurosawa (1910-1998) et Ozu (1903-1963).

En effet, c’est la troisième rétrospective Naruse qu’elle propose, après celle de novembre 2001 (reprenant celle de la Cinémathèque de février 2001), et celle de novembre 2006.

Dans cette dernière série Naruse, nous regretterons que ne figure aucun muet.
Et, en tout cas, au moins les trois déjà présentés en 2001 et 2006 :

* Bon courage, larbin ! 
 (Koshiben ganbare) (1931)

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* Après notre séparation (Kimi to wakarete)(1933)

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* Rêves de chaque nuit 
(Yogoto no yume) (1933)

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ainsi que son premier parlant :

* Trois sœurs au cœur pur 
 (Otomegokoro sannin kyodai) (1935).

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En même temps que la très belle exposition sur l’aventure des Frères Lumière (Grand Palais, 27 mars-14 juin 2015), il aurait été intéressant de voir quelques films des débuts du cinéma japonais.

Ils remontent à la fin du 19e siècle, quand l’invention fut présentée à Osaka par Gabriel Veyre et François-Constant Girel, en 1897 - ce qu’on voit en délicieux interactif au Grand Palais.

Naruse ne commence sa carrière qu’une trentaine d’années plus tard, mais il reste fidèle au muet, et ne pratique le parlant qu’à partir de 1935. Alors que le premier film parlant japonais, Madamu to nyobo, de Heinosuke Gosho, date de 1931.

Naruse connaissait bien Gosho, puisque il avait été son assistant et que celui-ci avait monté son premier film : Chanbara fûfu (1930, 21 mn). Ce n’est pas parce que Naruse était traditionnaliste qu’il a tardé à utiliser le son. Il semble plutôt que les films parlants, au Japon, se soient heurtés au puissant lobby des "commentateurs" ("benshi").

Quoiqu’il en soit, les derniers muets de l’histoire du cinéma, les japonais, auraient pu ainsi être vus à Paris, en 2015, avec un regard averti, après la visite au Grand Palais.

Mais ne boudons pas notre plaisir.
Découvrir ou revoir cette lenteur du quotidien, celle du "shomingeki", que certains ont qualifié de tchekhovienne, est une nécessité quasiment thérapeutique, dans l’agitation ambiante.

Le cycle Naruse 2015, commence donc ce soir, jeudi, à 19h30, avec Chrysanthèmes tardifs 
(Bangiku) 
(1954). (1)

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Et demain, vendredi 24 avril 2015, on pourra découvrir un inédit :

* L’étau
 (Onna no naka ni iru tanin) (1966)

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1. Question de traduction : Il y a chrysanthèmes et chrysanthèmes, au Japon.
Il ne faut pas confondre ce film, Bangiku, avec Le Conte des chrysanthèmes tardifs (Zangiku monogatari) de Mizoguchi (1939), d’après Matsutarō Kawaguchi (1899-1985). Bangiku de Naruse a été réalisé d’après la romancière Fumiko Hayashi (1903-1951), dont Naruse a adapté une demi-douzaine d’ouvrages, parmi lesquels on pourra voir, à la MCJP, en 2015 :

* Le repas 
(Meshi) 
(1951).

* L’éclair 
(Inazuma) 
(1952)/

* Épouse 
(Tsuma) (1953).

* Nuages flot­tants 
(Ukigumo) (1955).

* Chronique de mon vagabondage (Houro-ki) (1962), son autobiographie.

Consultez le programme complet de ce cycle Mikio Naruse 2015.

Et merci au remarquable site franco-asiatique, Shangols, que nous vous recommandons, comme une référence complémentaire de IMDB.



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