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Semaine télé du 19 au 25 août 2017
Salut les câblés !
publié le vendredi 18 août 2017

Samedi 19 août 2017

20.40 : Meurtre par intérim de Tom Holland (1993), Paramount Channel
Avant Mad Men, la vie intérieure d’une entreprise - ici, une fabrique de biscuits, gouvernée par une Faye Dunaway encore regardable. Petits meurtres entre collègues, ou comment parvenir au sommet sans trop d’entraves. Timothy Hutton est très bien en cadre exaspéré.

20.40 : True Detective, saison 1, épisodes 7 et 8, OCS City
Prière de profiter jusqu’au bout de cette première saison extraordinaire, la seconde ne valant pas un fifrelin - il faut dire que Matthew McConaughey et Woody Harelson n’y figurent pas.

20.40 : Tuer pour tuer de Carlo Lizzani (1976), OCS Géants
Le film est inédit ici, son titre original, San Babila ore 20 : un delitto inutile, et son absence de vedettes connues n’ayant sans doute pas convaincu les distributeurs. À voir par curiosité, car Lizzani fut longtemps un cinéaste qui comptait (cf. ses films des années 50, Dans les faubourgs de la ville ou Chronique des pauvres amants) et qui n’avait pas son drapeau dans la poche.

20.45 : Jacquou le croquant de Laurent Boutonnat (2006), Émotion
Pas vu, mais a priori, l’idée de faire une adaptation du roman d’Eugène Le Roy, quatre décennies ou presque après la série télévisée de Stellio Lorenzi (six épisodes d’une heure trente), qui avait laissé tant de souvenirs chez ses spectateurs, est audacieuse. Gaspard Ulliel en Jacquou, pourquoi pas ? Boutonnat détint longtemps le record du plus jeune réalisateur de long métrage, ayant signé à 17 ans, une curieuse Ballade de la féconductrice - interdit aux - de 18 ans au moment de sa sortie…

Tout le reste du programme Ciné+ dans ce créneau horaire est du réchauffé : Panic sur Florida Beach de Joe Dante (1993) sur Club ; L’Affaire Manderson de Herbert Wilcox (1952) sur Classic) ; le nul Dommage collatéral de Andrew Davis (2002) sur Frisson ; Crocodile Dundee 3 de Simon Wincer (2001) sur Famiz.

22.30 : Les Revenants de Robin Campillo (2004), Frisson
Pas passé depuis le 6 mai 2015. Des morts-vivants, certes, mais utilisés de façon originale - suffisamment pour que le film donne naissance à une série de très bon niveau sur Canal+ (deux saisons).

22.55 : Last Days de Gus Van Sant (2005), OCS City
Note du 6 avril 2016 : "Kurt Cobain à la sauce Van Sant, c’est-à-dire surprenant. Tous les amateurs de Nirvana attendaient une biographie du chanteur, l’auteur a joué le jeu du décalage : un musicien non précisé, désespéré et solitaire, réfugié dans une forêt peu hospitalière. Michael Pitt n’est pas Cobain, Asia Argento n’est pas Courtney Love, mais ils sont bien à leur place."

23.00 : Fog de John Carpenter (1980), TCM
Encore des morts-vivants, plus exactement des noyés qui viennent hanter le village de naufrageurs qui les a transformés en fantômes. Carpenter transfigure tous les genres qu’il aborde. La deuxième apparition de Jamie Lee Curtis, immédiatement après le premier Halloween.

00.30 : Ah, ces vedettes ! de Ben Stoloff & Lew Landers (1938), TCM
Le filon Wheeler & Woolsey épuisé, le programme RKO de ce soir offre Jack Oakie et Lucille Ball, d’un autre niveau tout de même. Le souvenir qu’on a du film (The Affairs of Annabel en VO) est plaisant, sans plus. Il faut dire que les deux signataires faisaient partie des hommes à tout faire, filmant sans états d’âme (le second a tourné dix-sept films entre 1937 et 1938 - mais son adaptation du Corbeau de Poe (1935), avec Karloff et Lugosi n’était pas si mauvaise).

Dimanche 20 août 2017

20.40 : Des filles, encore des filles de Norman Taurog (1962), Paramount Channel
Presley encore, et Taurog toujours, hélas. Le film est un véhicule standard pour Elvis et tout est dans le titre. Un avantage : sa partenaire est Stella Stevens, tout juste sortie d’un film avec Cassavetes (Too Late Blues) avant d’aller voir Minnelli (Il faut marier papa). Elle chante, trois chansons ! Pendant qu’Elvis en chante quatorze, la chanson-titre Girls ! Girls ! Girls ! et une reprise de Return to Sender.

20.40 : Quand j’étais chanteur de Xavier Giannoli (2006), OCS Max
Programmé il y a un peu plus d’un an - mais il n’y a rien d’autre sur OCS, sinon l’épouvantable Joyeuses Pâques de Lautner (1984), avec Belmondo. Depardieu en chanteur de bastringue tient là un des ses derniers rôles mémorables.

Encore une soirée sacrifiée sur Ciné+, le seul inédit étant La Baie sanglante de Mario Bava (1971), 20.45 sur Classic, qui ne fait pas partie de ses dix meilleurs films.

Mais on peut toujours revoir sans trop s’ennuyer Je suis une légende de Francis Lawrence (2007) sur Frisson, même si on préfère l’antique version avec Vincent Price ; Le Skylab de Julie Delpy (2011), 20.45 sur Famiz ; Police Python 357 d’Alain Corneau (1976) sur Club, tous programmés depuis moins d’un an.

Ainsi que V pour vendetta de James McTeigue (2006), 22.20 sur Frisson ; Le Roi de cœur de Philippe de Broca (1966), 22.35, sur Famiz ; Le Crime de Cuenca de Pilar Miro (1980), 22.05, sur Classic, tous passés et repassés récemment.

23.00 : Razorback de Russell Mulcahy (1984), TCM
Toujours l’Australie de l’intérieur et son outback angoissant, avec ses ivrognes et ses psychopathes. Le serial killer habituel est ici un sanglier géant, avec les mêmes résultats horrifiques.

23.35 : L’Inconnu de Tod Browning (1927), Classic
Passé le 15 avril 2017, mais on peut revoir à l’infini ce chef-d’œuvre, un des plus réjouissants de l’auteur, un des sommets d’interprétation de Lon Chaney - et la plus belle apparition de Joan Crawford dans le muet.

00.35 : Annabel Takes a Tour de Lew Landers (1938), TCM
Le personnage d’Annabel dans le film précédent ayant bien marché, RKO reprend les mêmes (Lucille Ball, Jack Oakie, Ruth Donnelly) et ressert des plats identiques - les démêlés d’Annabel, star de cinéma, avec son agent Lanny. Landers est seul, mais ça ne change pas grand-chose.

Lundi 21 août 2017

20.40 : Le Grand Blond avec une chaussure noire d’Yves Robert (1972), OCS Géants
L’heureuse époque où l’on pouvait plaisanter avec les services secrets, surtout dirigés par Bernard Blier et Jean Rochefort. Moins crédibles, mais plus drôles que ceux entrevus dans Le Bureau des légendes. Pierre Richard a créé un personnage auquel il sera à jamais identifié (alors qu’il était capable de bien d’autres performances).

20.45 : La Glace et le ciel de Luc Jacquet (2015), Famiz
Les propos de Claude Lorius sur les glaciers et le réchauffement climatique sont passionnants et ses conclusions font frémir. En outre, des documents d’archives assez exceptionnels ponctuent le film, le plus nécessaire que Jacquet a jusqu’à présent réalisé.

20.45 : Poussières dans le vent de Hou Hsiao-hsien (1986), Club
Certes passé il y a quelques mois (12 décembre 2016), mais à une heure moins confortable. Le dernier des films autobiographiques de HHH, qui nous conte son installation à Taipei dans les années 60, pour y étudier.

20.45 : Taras Bulba de Jack Lee Thompson (1962), TCM
Pas d’autres films inédits, ce soir. Donc… Note du 27 novembre 2016 : "On peut penser ce qu’on veut du réalisateur, pas vraiment un métaphysicien, mais ses films d’action sont d’une efficacité notable, surtout pendant sa bonne période qui comprend Les Canons de Navarone, Les Nerfs à vif et celui-ci, tous tournés en deux ans. Yul Brynner en Cosaque zaporogue (oui, oui, comme dans la Chanson du mal-aimé d’Apollinaire) est beau comme un astre, même si, né en 1920, il a du mal à passer pour le père de Tony Curtis, né en 1925."

21.00 : Lettres from the South (2013), Sundance TV
On n’indique pas les programmes de Sundance TV, car, la plupart du temps, les films présentés sont inconnus. Les amateurs sérieux les regardent pourtant systématiquement, car ils offrent un panorama du jeune cinéma indépendant (surtout nord-américain) sans équivalent. Ce soir, il s’agit d’un recueil de courts métrages, tous signés par des cinéastes chinois ou thaï, dont au moins trois sont repérés, Royston Tan, Midi Z et Tsai Ming-liang.

22.10 : Le Retour du Grand Blond d’Yves Robert (1974), OCS Géants
Les mêmes ingrédients que dans le premier mouvement (dont Mireille Darc avec un des plus beaux dos du cinéma français du temps), un cran au-dessous côté résultat.

22.50 : If… de Lindsay Anderson (1968), Arte
Le film passe une fois par an depuis 2014. Ceux qui ne l’ont pas encore vu comprendront pourquoi il parut si important et prémonitoire lorsqu’il sortit en mai 1969, juste un an après les "événements".

00.35 : Higher and Higher de Tim Whelan (1943), TCM
On change de catégorie, puisque, au lieu de vedettes de second plan, RKO nous propose ce soir une comédie musicale avec Frank Sinatra et Michèle Morgan, dans l’un des cinq films qu’elle tourna à Hollywood. Elle n’avait pas seulement des yeux mais une paire de jambes, dont elle se sert sans doublure. Expérience sans lendemain et c’est dommage, car elle nous émeut plus ici qu’en interprétant un glaçon dans La Symphonie pastorale trois ans plus tard.

Mardi 22 août 2017

20.40 : La Belle Équipe de Julien Duvivier (1936), OCS Géants
Encore ? Oui, c’est notre clin d’œil du soir aux grands anciens. Le plaisir de se promener au bord de l’eau avec Gabin reste intense.

20.45 : Floride de Philippe Le Guay (2015), Émotion
Le dernier film (en date) de l’auteur, dont on goûte fort chacune des réalisations depuis Les Deux Fragonard, il y a presque trente ans : toujours le même soin à bâtir un scénario (ici avec Jérôme Tonnerre, un label), la même élégance efficace dans le résultat.

20.45 : Ivanhoé de Richard Thorpe (1952)
Même si le film passe régulièrement sur le câble (au moins une fois par an), on ne cesse d’y prendre plaisir, d’abord parce que George Sanders, aussi déplaisant que d’habitude, y tient un rôle important, ensuite parce que Robert Taylor était plus à l’aise sur un cheval que lorsqu’il jouait les beaux ténébreux de mélo, enfin parce que Elizabeth Taylor était alors bien mignonne.

20.45 : Aurora de Rodrigo Sepulveda (2014), Club
Le film est sorti en février 2016, sur une seule copie, et n’a eu que 308 spectateurs, parmi lesquels nous n’étions pas. C’est l’occasion de rattraper le tir. L’auteur est un inconnu qui n’apparaît même pas - c’est dire ! - dans le dictionnaire du nouveau cinéma chilien publié il y a quelques années dans Jeune Cinéma.

20.45 : Un plan simple de Sam Raimi (1999), TCM
Pas d’épouvante ni de détournement de western par Raimi, cette fois-ci, un polar à l’ancienne, taillé dans la masse. Avec le trop rare Billy Bob Thornton et Bridget Fonda (mais qu’est-elle devenue ?).

22.05 : Le Combat ordinaire de Laurent Tuel (2015), Club
Le film n’a pas eu le succès de la BD qu’il adaptait. Et pourtant Nicolas Duvauchelle est un très juste équivalent du héros de Manu Larcenet et Olivier Perrier fait un père aussi bouleversant que dans le roman graphique.

22.25 : Good Kill d’Andrew Niccol (2014), Frisson
On l’avait noté en mai 2017, sans l’avoir vu, au seul intérêt trouvé aux précédents films de l’auteur. Bonne pioche : même si l’on n’éprouve guère de sympathie pour ce militaire (après tout, sa profession est de tuer), Ethan Hawke est très crédible, en pilote de drone éliminant talibans et civils afghans en restant posté dans le Nevada, touché par l’angoisse de sa responsabilité dans ce jeu vidéo mortel. Niccol continue de nous étonner.

00.40 : Laugh and Get Rich de Gregory La Cava (1931), TCM
En ouvrant ses tiroirs, RKO nous permet de revoir des raretés (le film n’est passé nulle part depuis la rétrospective La Cava, à la Cinémathèque, il y a vingt ans). Le couple formé par Hugh Herbert et Edna May Oliver n’est pas très glamour, mais fonctionne très bien dans le burlesque quotidien dérisoire (un peu comme celui de W.C. Fields et Alison Skipworth). Quant à Dorothy Lee, leur fille, elle est au niveau de ses prestations aux côtés de Wheeler dans la série vue la semaine dernière.

Mercredi 23 août 2017

20.40 : Le Nom des gens de Michel Leclerc (2010), OCS City
L’auteur a fait une entrée en fanfare dans le petit monde de la comédie à la française ; il faut dire que l’intelligence de son scénario et la grâce de ses interprètes, Jacques Gamblin et surtout Sara Forestier, qui y explose totalement, mettaient le film bien au-dessus du tout-venant. Feu de paille ? Les réalisations suivantes n’ont pas convaincu, comme on le verra plus tard sur la même chaîne.

20.40 : Le Sorcier du rio Grande de Charles Marquis Warren (1953), OCS Géants
Warren est un petit-maître du western, assez mal distribué en France, où l’on ne connaît que celui-ci et Charro !, l’avant-dernier film d’Elvis Presley (1969). Il est surtout renommé pour la violence qu’il mettait en scène et sa vision tradi des Indiens, forcément malfaisants. L’affrontement Charlton Heston-Jack Palance est intéressant, mais la présence de Katy Jurado ne suffit pas à humaniser l’action.

20.45 : The Good Lie de Philippe Falardeau (2014), Émotion
Pour prouver que le cinéma québécois ne se réduit pas au seul Dolan, même s’il occupe beaucoup du terrain spectaculaire, la soirée sur le bouquet Ciné+ est sous le signe de Falardeau, puisqu’un autre de ses films passe à la même heure sur une autre chaîne (merveilleuse idée des programmateurs !). Celui-ci est tourné aux USA, et, malgré Reese Witherspoon, n’est sorti ici qu’en DVD. L’actrice, toujours bonne (rappelons-nous Mud), joue avec justesse sur la corde de l’émotion (histoire d’enfants africains pris en charge aux USA par des volontaires).

20.45 : Guibord s’en va-t-en guerre de Philippe Falardeau (2015), Club
Ce film est sorti en France l’an dernier, sur peu de copies donc de spectateurs. Il faut dire que le problème de ce député canadien dont le vote doit décider de l’entrée ou non en guerre du pays au Moyen Orient n’avait pas de quoi mobiliser un public non concerné. Pourtant, la satire est réussie.

20.55 : Eastern Boys de Robin Campillo (2013), Arte
Assurément programmé pour accompagner 120 battements par minute, le dernier film du cinéaste, qui sort ce même jour. Celui-ci est intéressant, surtout grâce à l’interprétation d’Olivier Rabourdin, phagocyté par son amant, un jeune immigré roumain dont la bande envahit peu à peu son appartement et son univers.

22.20 : Télé Gaucho de Michel Leclerc (2012), OCS City
L’idée de départ est amusante : des gauchistes décident de créer une chaîne de télévision libre, comme les radios du même type dix ans plus tôt (nous sommes dans les années 90). Malheureusement, on en reste un peu là, au seul niveau des intentions. Il aurait fallu que les situations évoquées soient plus costaudes pour soutenir le scénario. Chacun fait ce qu’il peut, Emmanuelle Béart, Félix Moati et encore Sara Forestier, mais ça ne suffit pas.

22.55 : Jean Rouch de Laurent Védrine (2017), Arte
Documentaire inconnu, mais dont le sujet vaut qu’on s’y arrête - même si faire le bilan de l’aventure rouchienne en 52 minutes semble une gageure.

23.55 : Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence de Roy Andersson (2014), Arte
Quelle idée de passer à une heure aussi peu honnête un film qui réclame toute l’attention disponible ! Non que celui-ci soit compliqué à suivre, au contraire, c’est un des plus apparemment linéaires de la géniale trilogie élaborée depuis l’an 2000. Mais il faut le temps de se remettre d’une telle vision. Par bonheur, un coffret DVD réunit désormais l’œuvre complète de Roy Andersson.

00.15 : Panique à l’hôtel de William A. Seiter (1938), TCM
RKO a produit le film des frères Marx le moins intéressant de la décennie. Scénario statique, réalisation molle, le résultat n’atteint même pas le niveau des "petits" Marx de la MGM, At the Circus ou The Big Store.

Jeudi 24 août 2017

Rien à regarder ce soir sur OCS, sauf si l’on a suivi les deux séries entamées il y a quelques semaines, comme Atlanta (reprise de la saison 1) et Boardwalk Empire (idem). Et la fin de la septième saison de Game of Thrones (OCS City, 21.35).

Sinon, en place pour trois Fernandel consécutifs, les deux M. Boniface et Casimir (OCS géants), qu’avec la meilleure volonté, on ne peut revoir plus de deux fois.

20.45 : Un mariage à Boston de Joseph L. Mankiewicz (1947), Classic
Le film passe rarement (une seule fois en trois ans, le 11 novembre 2016), et comme il avait mis presque soixante ans pour parvenir sur les écrans français, on l’a moins revu que les autres de l’auteur. Pourquoi ce refus de distribuer un film aussi succulent, comme la plupart de tous ceux de JLM ? Ronald Colman, vieillissant, y est parfait en aristocrate bostonien fâché du laisser-aller de sa descendance. Peggy Cummins, future héroïne de Gun Crazy, tout autant en demoiselle de bonne famille saisie par la mésalliance.

22.15 : Le Mariage de minuit de Mario Soldati (1941), Classic
Pour ne pas briser la pertinence de la thématique de la soirée - mariage à chaque étage sur la chaîne -, on l’indique, même si le film est passé récemment, le 29 avril 2017. De toutes façons, il est superbe, et la présence du lac (il sera maléfique dans Malombra que tournera immédiatement Soldati) enchâssé dans ses montagnes accentue l’atmosphère lyrique de ce Piccolo mondo antico. Alida Valli affrontant l’immonde marquise Ada Dondini, c’est quelque chose.

23.05 : Tout de suite maintenant de Pascal Bonitzer (2016), OCS Max
Évidemment, ce n’est pas une découverte, puisque programmé le 22 avril 2017 (mais la soirée n’est faite que de reprises), mais pour une fois que Bonitzer réalise un film aussi drôle et construit, on ne va pas barguigner.

00.25 : Mariage incognito de George Stevens (1938), TCM
Un des produits RKO les plus connus, avec raison, puisque c’est une des comédies les mieux agencées de George Stevens dans les années 30. On a pu constater la semaine dernière qu’il était capable de donner figure humaine et comique à Wheeler et Woolsey, dans Kentucky Kernels, une petite perle pas loin de valoir certains films des Marx. Ici, confronté à des vrais acteurs, James Stewart et Ginger Rogers, il est à son meilleur.

Vendredi 25 août 2017

20.40 : Deux chefs-d’œuvre patrimoniaux à la même heure, l’un et l’autre fort souvent programmés, mais que faire ?
Les amateurs de thriller savamment réglé choisiront Le Limier (Jospeh L. Mankiewicz, 1972, Paramount Channel.
Les amoureux de Danielle Darrieux ou de Charles Boyer (ou de Vittorio De Sica) iront revoir pour la vingtième fois Madame de… (Max Ophuls, 1953, OCS Géants).

Un recours : la fin de la saison 2 de Treme (OCS City), épisodes 9 à 11, aussi puissants que les huit précédents.

20.45 : Au cœur du mensonge de Claude Chabrol (1998), Club
Ce n’est pas vraiment le chef-d’œuvre des vingt dernières années de Chabrol, loin de là, mais il s’agit du seul titre de la soirée sur le bouquet Ciné+ qui ne soit pas usé par de multiples passages. Alors pourquoi pas Gamblin et Bonnaire dans la jungle urbaine de St-Malo, qui préfigurait l’inépuisable série de France 3, Meurtre à Romorantin, Pézenas ou Domfront.

20.45 : On s’fait la valise, docteur ? de Peter Bogdanovich (1972), TCM
Même motif : c’est vraiment parce qu’il n’y a pas grand-chose ailleurs qu’on note le film. Le succès mérité de La Dernière Séance avait permis au réalisateur de s’offrir un casting ambitieux, avec Barbra Streisand et Ryan O’Neal. Malheureusement, malgré des scénaristes cotés, Buck Henry et Robert Benton, le film ne sort jamais de ses ornières. Bogdanovich n’était pas doué pour le comique, on l’a constaté ensuite avec Tout le monde riait (1981). Après ce What’s Up, Doc ? lourdingue, La Barbe à papa, avec le même O’Neal, sera bien meilleur.

00.05 : Fini de rire de John Farrow (1951), TCM
RKO toujours, mais on a changé de décennie. Le film est passé il y a peu, lors de l’intégrale Mitchum. Note du 14 mai 2017 : " Le titre français est stupide - His Kind of Woman en VO - Mitchum, en joueur bloqué au Mexique par une machination montée par Raymond Burr. Avec en prime Jane Russell, Vincent Price et (surtout) Charles McGraw. Exceptionnellement long (120 mn) pour un polar RKO, et c’est tant mieux."

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