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Welcome. Migrations et hospitalité (2017)
Festival / exposition
publié le dimanche 24 septembre 2017

Paris, Palais de la Porte dorée, Musée national de l’histoire de l’immigration (21 septembre-24 novembre 2017).

À propos de Welcome
Jeune Cinéma en ligne directe

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Au Palais de la Porte dorée, le Musée national de l’histoire de l’immigration fête son 10e anniversaire, avec le festival Welcome. Migrations et hospitalité (21 septembre-24 novembre 2017).

Depuis dix ans, le musée n’a cessé d’œuvrer au renouveau du regard de la vieille France coloniale dont il est issu, et, à ce rythme, il finira bien par effacer les taches de sa généalogie.

Car ce sompteux Palais fut conçu et réalisé pour l’Exposition coloniale internationale de Paris (6 mai-15 novembre 1931). (1)

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Il abrita donc, d’abord, le Musée des colonies, conçu pour exposer les richesses matérielles apportées à la France par la colonisation.

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Les foules, les familles étaient éperdues d’admiration, qui n’avaient pas voyagé loin, qui vivaient la crise de plein fouet et n’avait guère profité de ces richesses exposées. L’enrichissement du pays, c’était plutôt les fameuses 200 familles, mais les foules, les familles étaient sans rancœur.

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Le dimanche, cet été-là, elles en profitèrent pour emmener les enfants au bois de Vincennes, où un petit zoo temporaire prolongeait cette merveilleuse sensation d’exotisme avec des animaux sauvages en cage et, tout autour, des habitats indigènes reproduits pour édification du peuple. (2)

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Les foules étaient épatées… sauf quelques avant-gardistes conscients, les communistes, les surréalistes, les anarchistes.

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L’exposition prit fin en novembre, le zoo et le Palais survécurent à l’événement en se transformant.

Le zoo eut tant de succès qu’il devint définitif, et, inauguré officiellement en 1934, perdura en l’état jusqu’en 2008 (pour renaître en 2014 après une solide réfection).

Le musée du Palais devint le Musée de la France d’outre-mer en 1935, puis le Musée des arts africains et océaniens en 1960, et, depuis 2007, il est le Musée de l’histoire de l’immigration, les anciennes collections ayant été transférées au Musée Branly.

Quelquefois, on se dit que, si, finalement, il arrive que l’histoire produise des repentirs et de ces progrès qu’on appelle humains, et on se sent plus confiant.

Le Palais de la Porte dorée est toujours un magnifique palais où la vérité est relue régulièrement, à la lumière de l’actualité qui s’accélère.

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Oui, la France s’est bien enrichie grâce aux colonies et aux colonisés, mais c’était vol et expropriation. Il serait temps de rendre et de remercier comme on peut.
Oui, les temps redeviennent incertains, et les raisons de migrer vont se mulitplier sur la Terre, qui était parfois si jolie.
Oui, l’hospitalité est un devoir.

Solidarité ou barbarie.

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1. Ce n’était pas la première "exposition coloniale".
D’après wikipedia, la première a eu lieu à Melbourne en 1866, suivie par celle de Sydney en 1870, puis à nouveau à Melbourne en 1875, et à Brisbane en 1876.
Cela sent bougrement les merveilleux voyages des explorateurs, dont ceux du capitaine Cook. On a envie de revenir à l’œuvre de Lisa Reihana, À la poursuite de Vénus, à la Biennale de Venise 2017, et d’en mesurer toute l’importance historique.
Puis les expositions coloniales eurent lieu à Amsterdam et à Londres.
La première coloniale française eut lieu à Lyon en 1894, dans le Parc de la Tête d’or. En 1902, la France en fit une à Hanoï, normal, l’Indochine c’était la France.

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Ensuite, il y eut les deux expos coloniales de Marseille, en 1906 et en 1922, et celle de 1907 déjà à Vincennes. Si elles sont moins connues, c’est peut-être parce qu’elles n’eurent pas d’opposants virulents. Les prises de conscience des peuples se font dans la lutte et dans le temps long.

2. Bonne lecture : Cannibale de Didier Daeninckx, Verdier, 1998.

Palais de la Porte Dorée, 293 avenue Daumesnil, 75012 Paris.



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