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Semaine télé du 2 au 8 décembre 2017
publié le vendredi 1er décembre 2017

Samedi 2 décembre 2017

20.40 : Un jour dans la vie de Billy Lynn d’Ang Lee (2016), OCS Max
Pas vu (malgré Kirsten Stewart), mais le film a connu un succès critique, à défaut du succès public. Il y a un certain nombre d’années que Ang Lee ne cesse de nous étonner et de nous décevoir alternativement. L’histoire de ce héros retour d’Irak devenu objet de spectacle est, paraît-il, un bon cru. On ne demande qu’à le vérifier.

20.45 : L.A. Confidential de Curtis Hanson (1997), Premier
Pas une nouveauté, mais pas si fréquent, dernier passage : 6 septembre 2016. Depuis, on en a vu d’autres, mas pas forcément aussi réussis. Une des bonnes adaptations d’Ellroy (elles ne le furent pas toutes), magnifiquement interprétée par Kim Basinger, Kevin Spacey, Russell Crowe et Guy Pearce, toujours le plus étonnant.

20.45 : Viva Laldjerie de Nadir Mokneche (2004), Club
Le deuxième film du cinéaste et jusqu’à présent le plus abouti, avec Goodbye Morocco (2012), son quatrième. Biyouna est, comme d’habitude, un peu saoulante, mais Lubna Azabal (fidèle à Mokneche d’un film à l’autre) compense largement l’exubérance de la star algérienne.

20.45 : Le Garçon sauvage de Jean Delannoy (1951), Classic
Le film qui convient pour prouver que Delannoy n’est pas (totalement) le réalisateur à abattre, comme le proclamait les Cahiers du cinéma en d’autres temps. Madeleine Robinson, en mère étouffante, y trouve un de ses meilleurs rôles, de même que Franck Villard, tout à fait à sa place de séducteur à moustaches. Et surtout Pierre-Michel Beck, débutant de 13 ans (on le retrouvera deux ans plus tard dans Le Blé en herbe), si convaincant dans son amour trop exclusif pour une mère inconséquente, fait regretter la carrière qu’il n’a pas eue au cinéma.

20.45 : 21 grammes d’Alejandro Gonzalez Iñarritu (2003), TCM
Cela semble curieux, mais le film n’est jamais passé sur le câble depuis 2014. Moins ébouriffant que Amours chiennes, moins construit comme une horloge que Babel, c’est, avec le recul, le plus impressionnant des quelques films d’AGI. Ni facilités, ni complaisances, tortueux à souhait, impeccable.

22.35 : J’me sens pas belle de Bernard Jeanjean (2004), Émotion
Pas programmé depuis mars 2015. La comédie sentimentale du soir, dont l’argument - un homme, une femme, une rencontre à huis clos - n’a rien d’excitant. Et pourtant, la justesse de Marina Foïs (on la connaissait peu alors) et celle de Julien Boisselier (on lui prévoyait une carrière plus incisive) emportent la partie.

22.35 : Octobre à Paris de Jacques Panijel (1962), Classic
Le film de Panijel à la télé, même privée !
Les temps changent. Après des années d’interdiction, de traque des bobines par la police dans les ciné-clubs assez audacieux pour le programmer (à la sauvette), d’ennuis administratifs pour le réalisateur (alors chercheur à l’Institut Pasteur), et une sortie confidentielle en salles il y a six ans, le voici donc offert à chacun, comme un film normal. Il est vrai que la manifestation des Algériens du 17 octobre 1961, avec ses centaines de morts, merci Papon, est devenue un morceau d’Histoire, dont l’évocation ne déclenchera plus les réactions d’il y a 55 ans. Panijel avait reconstitué l’événement presque à chaud, avec des survivants du massacre, et avec des moyens misérables. Mais son film existe.

Dimanche 3 décembre 2017

20.45 : Le Nouveau de Rudi Rosenberg (2015), Famiz
Le collège, un ado mal dans sa peau et tracassé par ses condisciples, les premiers troubles, etc., on craint le pire. Qui n’est pas toujours sûr, la preuve. Les gamins, les adultes, les situations évoquées, tout est juste, ce qui n’est pas toujours assuré dans le sous-genre du teen-movie. On attend avec attention le second film de l’auteur.

20.45 : Soirée Jean-Jacques Beineix sur Club
Réservée aux amateurs du cinéaste ou aux spectateurs trop jeunes pour avoir connu l’engouement du moment sur Diva (1981, 23.00) et la déroute de La Lune dans le caniveau (1983, 20.45). La filmo du réalisateur est arrêtée à l’an 2001. Doit-on s’en plaindre ?

20.45 : La Femme au gardénia de Fritz Lang (1953), Classic
Un des titres de Lang les moins célébrés de sa période américaine. Les exégètes y ont discerné une variation sur le thème de la culpabilité, congénital chez le cinéaste. En réalité, il est déjà présent dans la nouvelle de Vera Caspary à l’origine du scénario, et le statut de Lang à l’époque ne l’autorisait pas à choisir ses films. Mais c’est un bon polar classique, avec Ann Baxter et Richard Conte, l’un et l’autre à l’aise.

22.05 : Phoenix de Christian Petzold (2014), OCS City
Parmi les jeunes cinéastes allemands, Petzold est un des plus intéressants, par ses sujets et leur traitement. Et Nina Hoss est de tous ses films depuis Yella (2007), ce qui en multiplie l’intérêt. Cf. aussi l’expo à Beaubourg, en ce moment.

00.25 : Paradis perdu d’Abel Gance (1940), France 3
Brion ne nous convie pas à explorer des terres inconnues, comme dans le cycle Robert Florey du mois dernier. Mais ce n’est pas parce qu’on a vu dix fois ce film de Gance qu’on le ratera la onzième. Du grand, du beau mélo, comme le cinéaste n’en avait jamais réussi et comme il n’en réussira plus. Micheline Presle, presque débutante, dans le sixième de ses 183 rôles (et elle en joue deux !). Aucun renseignement sur le cycle qui commence - Gance, Gravey, Presle, les mélos ?

00.55 : Les Passagers de la nuit de Demer Daves (1947), TCM
Troisième rencontre entre Bogart et Bacall, moins renommée que les deux premières chez Hawks, mais plus touchante (comme Goodis est plus touchant que Chandler), avec sa fin en apothéose amoureuse. La première partie est filmée en caméra subjective - un peu avant que Robert Montgomery tourne ainsi la totalité de La Dame du lac.

Lundi 4 décembre 2017

20.40 : Soirée séries sur le bouquet OCS, avec les titres habituels (Good Behavior, etc.). Et les films proposés par OCS Géants, La Valise de G. Lautner, (1973) à 20.40 ni L’Héritier de P. Labro (1972) à 22.20) ne valent qu’on s’y arrête.

20.45 : Old Boy de Park Chan-wook (2003), Club
Deuxième volet de la trilogie de la vengeance, qui secoua fortement ses premiers spectateurs cannois (dont beaucoup n’avaient pas vu le premier, Sympathy for Mr. Vengeance). Le cinéaste a persisté depuis à nous étonner à chaque nouveau titre, jusqu’à son mémorable Mademoiselle (2016). Old Boy est tiré d’un manga, mais les amateurs de Dumas n’auront pas de mal à y retrouver l’argument de Monte Cristo.

20.45 : Appointment in London de Philip Leacock (1953), Classic
La découverte du soir : le film est inédit (d’où son titre en VO), même si on relève dans les fichiers un titre français (Sa dernière mission) sans indication de sortie. Quant au réalisateur, on ne connaît de lui que L’Homme qui aimait la guerre (1962), avec Steve McQueen, ce qui n’est pas suffisant pour se faire une opinion. En tout cas, il y a Dirk Bogarde, vers la fin de sa première période, juste avant qu’il n’entame sa série des Toubib…

20.50 : Portrait de femme de Jane Campion (1996), Arte
Le film déçut un peu les laudateurs de La Leçon de piano (1993). Pourtant, ce film-ci nous avait paru en son temps bien mieux tenu que le palmé d’or, sans doute parce que Nicole Kidman était plus crédible en héroïne d’Henry James que Holly Hunter perdue sur son rivage.

20.50 : Alerte dans le cosmos de George McCowan (1979), Ciné FX
Pour les friands de curiosités, prêts à supporter une VF : après la destruction de la Terre, les survivants se réfugient sur la Lune où ils doivent affornter le tyran Omus. On ne se souvient pas qu’il en était ainsi dans Les Temps futurs de H.G. Wells, dont c’est paraît-il, une adaptation. Avec Jack Palance - qui tournait n’importe quoi durant la décennie.

23.10 : Les Films interdits du IIIe Reich de Felix Moeller (2013), Arte
Un regard hélas trop court (60 mn) sur une production quasiment inconnue, celle des films allemands tournés entre 1933 et 1945, dont une bonne partie a pourtant été montrée en France entre ces deux dates. Depuis, l’oubli organisé est venu et il n’est pas inutile d’en savoir un peu plus.

00.15 : Kolberg de Veit Harlan (1945), Arte
Le cinéaste "officiel" du IIIe Reich a beaucoup tourné, même si on ne connaît plus de lui que Le Juif Suss, pourtant bien peu montré (et c’est justifié). Entre d’insipides comédies peinturlurées en Agfacolor, il a tourné La Ville dorée, esthétiquement fort réussi et ce Kolberg, le plus gros budget du cinéma allemand (utilisant même pour la figuration des troupes retirées du front), précisément au moment où l’empire s’écroulait. Projeté à Berlin sous les bombes, le film ne connut pas d’autre exploitation - sinon un premier passage sur Arte il y a une vingtaine d’années.

Mardi 5 décembre 2017

20.40 : Airport de George Seaton (1970), Paramount Channel
Deux raisons de choisir ce film : son intérêt historique, car c’était le premier véritable film-catastrophe, dont on allait subir les attaques pendant longtemps ; ensuite son générique où se pressent une brouettée d’acteurs célèbres, Lancaster, Dean Martin, Jean Seberg, J. Bisset, Van Heflin, etc., et de seconds plans costauds (G. Kennedy, L. Nolan, W. Bissell), qui préfigurait les castings luxueux qui allaient suivre.

20.50 : L’Amiral de Kim Han-min (2014), Action
Pas vu (et c’est en VF), et sorti seulement ici en DVD. Mais un film qui a accueilli 18 millions de spectateurs (un tiers de la population de Corée du Sud) mérite un regard. D’autant que le héros en est Choi Min-sik, vu hier dans Old Boy.

22.30 : Je suis à vous tout de suite de Baya Kasmi (2015), Émotion
Un premier film, donc, etc. À voir surtout pour Vimala Pons, DRH trop proche de ses ouailles, qui, malgré ses 15 films en 5 ans, nous surprend encore.

22.50 : Docteur Frankenstein de Paul McGuigan (2015), Frisson
Nouvelle révision du mythe, vu cette fois-ci du point de vue de l’assistant du docteur démiurge. James McAvoy campe un savant fou assez crédible et on a du mal au début à reconnaître Daniel Radcliffe-Harry Potter en garçon de cirque bossu et hirsute (ça s’arrange ensuite). Le réalisateur a tourné plusieurs Sherlock (la série avec Benedict Cumberbatch) pour la TV et sa reconstitution de l’Angleterre victorienne est remarquable.

22.50 : Le Disciple de Kirili Serebrennikov (2016), Club
Une des découvertes cannoises (Un certain regard) de l’année dernière. Le personnage de l’élève converti à un christianisme radical et dont la dialectique arrogante met à mal ses enseignants est insupportable, mais extrêmement bien conçu. Auteur à suivre.

00.30 : La Femme aux chimères de Michael Curtiz (1950), TCM
Dans le cadre de l’hommage nocturne à Lauren Bacall, l’idée est bonne de présenter ce film, bien moins renommé que ceux avec Bogart. Le titre est une fausse piste : ce n’est pas elle l’héroïne, mais Kirk Douglas, incarnant (et pas mal) Bix Beiderbecke, légendaire trompettiste blanc des années 30. Boris Vian, pour sa traduction du roman de Dorothy Baker, avait gardé le titre original, Le Jeune Homme à la trompette.

Mercredi 6 décembre 2017

20.40 : Bang Gang d’Eva Husson (2015), OCS City
On le note pour montrer que, a contrario, les premiers films méritent parfois d’être évités. Seul intérêt : Finnegan Oldfield, un des acteurs les plus sûrs de la nouvelle génération.

20.45 : Les Enquêtes du département V : Miséricorde de Mikkel Norgaard (2013), Frisson
La première des trois enquêtes tirées des polars danois de Jussi Adler-Olsen (pas lus). La trilogie n’a pas eu de sorties en salles, mais uniquement en VOD et sur le câble. Il est conseillé de voir ce n° 1, les deux suivants (Profanation et Délivrance) ne manqueront pas d’être programmés, comme ils le furent il y a une quinzaine, en continuité. C’est du polar nordique, donc lourd, pesant, désespérant, type Nesbo, Staalesen ou Indridason. Nikolaj Lie Kaas, trop peu connu ici, est un acteur passionnant.

20.45 : Casablanca de Michael Curtiz (1942), Classic
Surprise ! Le film n’est jamais passé depuis trois ans. Pour le bonheur des spectateurs qui ne l’ont jamais vu, s’il en existe - ne serait-ce que pour vérifier qu’il est à la hauteur de son mythe.

22.55 : The Two Faces of January de Hossein Amini (2014), OCS Choc
Encore une adaptation d’un roman (ancien : 1964) de Patricia Highsmith, assez plaisante - en décembre, un voyage en Grèce et en Crète, ça ne se refuse pas. Surtout en compagnie de Viggo Mortensen (dans un rôle de méchant), d’Oscar Isaac et de Kirsten Dunst.

00.25 : Le Roi du tabac de Michael Curtiz (1950), TCM
Peut-être va-t-on être accusé de curtizisme forcené, mais il faut reconnaître que le cinéaste est notre chouchou de la semaine (et encore, on n’a pas signalé, car plus souvent programmés, Bagarres au King Creole - mardi 5 décembre 2017 à 20.40 sur OCS Géants - et Les Comancheros mardi 5 décembre 2017 à 22.35 sur Classic). Bacall, toujours, avec cette fois-ci Gary Cooper, avec un bon scénario de Ranald McDougall - mais c’est peut-être Patricia Neal qui est la mieux mise en valeur.

Jeudi 7 décembre 2017

20.40 : Sourires d’une nuit d’été d’Ingmar Bergman (1955), OCS Géants
Surprise (bis) : aucune trace d’un passage depuis 2014. Mais qu’attendaient donc les programmateurs d’OCS ? Peut-être simplement une copie restaurée… L’archétype de la comédie, bien (trop) peu abordée par le Maître : un marivaudage au soleil de minuit, avec la troupe d’acteurs bergmaniens (Gunnar Bjornstrand, Jarl Kulle, Eva Dahlbeck et les deux Andersson, Harriet et Bibi), sans doute heureux de faire dans la fantaisie. On peut enchaîner, à 22.30, avec Un été avec Monika, si on ne l’a pas vu le 3 novembre 2017 et terminer, à 00.10, avec L’Attente des femmes (passé le 24 novembre 2017).

20.45 : The Ghost Writer de Roman Polanski (2010), Premier
Un des derniers grands films de l’auteur, pas encore en roue libre, comme dans ses derniers produits. Ewan McGregor en "nègre" littéraire (profitons-en avant que l’appellation ne soit interdite) et Pierce Brosnan en politicien incapable d’écrire ses mémoires (personnage de pure fiction), la confrontation est superbe.

20.45 : Les Ensorcelés de Vincente Minnelli (1952), Classic
The Bad and the Beautiful : bien plus que le titre français, l’original décrit le sujet. Un des plus complexes personnages incarnés par Kirk Douglas, producteur génial, tout en séduction et vacheries, restitué à travers les témoignages de ses amis (Dick Powell, Barry Sullivan) et amante (Lana Turner) trahis. Un chef-d’œuvre.

20.55 : Top of the Lake : China Girl (2017), épis. 1 et 2, Arte
Début de la seconde saison de la série conçue par Jane Campion (ici réalisatrice du premier épisode, le deuxième étant dû à Ariel Kleiman). La première saison a laissé des souvenirs éblouis à tous ceux qui l’ont regardée. Plus trace dans les génériques de Holly Hunter. Mais Elizabeth Moss (qui est fort bien parvenue à sortir de son personnage de la série Mad Men) et Nicole Kidman sont là. À suivre pendant six épisodes.

21.35 : Tous les soleils de Philippe Claudel (2011), OCS Max
Ce qu’on écrivait à propos de Avant l’hiver (novembre 2015) est valable pour le film précédent : Claudel reste plus écrivain que cinéaste. Mais le choix de ses acteurs - Stefano Accorsi, Clotilde Courau, Anouk Aimée et Neri Marcoré, toujours excellent - fait passer le spectacle.

00.30 : La Toile d’araignée de Vincente Minnelli (1955), TCM
Deux Minnelli dans la même soirée, c’est la fête. Celui-ci, d’après un roman de William Gibson, est plus inattendu : Richard Widmark n’est plus un psychopathe comme jadis ou un loser comme plus récemment, mais un directeur de clinique psychiatrique qui doit résoudre les problèmes de ses patients. La distribution donne dans le haut de gamme : Charles Boyer, Bacall, Lilian Gish, Gloria Grahame, Susan Strasberg, et même Fay Wray, rescapée des pattes du roi Kong.

Vendredi 8 décembre 2017

20.40 : Le Mystère de la section 8 de Victor Saville (1937), OCS Géants
La rareté du soir. Saville a beaucoup tourné et souvent bien (I Was a Spy, Tonight and Every Night). L’époque, inquiète, a vu se multiplier les films d’espionnage, tant en France qu’en Angleterre. Conrad Veidt est un Allemand trouble, comme il le sera bien d’autres fois (chez Powell dans L’Espion noir) et Vivien Leigh n’en est encore qu’à ses débuts (mais elle promettait).

20.45 : Le Colonel Chabert d’Yves Angelo (1994), Club
Depardieu reprend le rôle du colonel balzacien de retour d’entre les morts, déjà interprété par Raimu en 1943 (dans un film de René Le Hénaff, bien oublié, mais qui avait des qualités). C’était un personnage taillé pour lui, dons le film est sans surprise, classique mais de bon ton.

20.45 : Assassins et voleurs de Sacha Guitry (1957), Classic
Le dernier vrai film dirigé par Guitry, l’ultime Les trois font la paire ayant été achevé par Clément Duhour. L’auteur y règle quelques comptes, mais c’est surtout pour Poiret et Serrault, encore à l’aube de leurs carrières (mais déjà eux-mêmes) que le film vaut encore d’être regardé. Et pour la galerie de comédiens familiers du petit monde de l’auteur, Pauline Carton, Marguerite Pierry, Marcel Vallée, Jacques Varennes, dans leur dernier tour.

22.05 : Ils étaient neuf célibataires de Sacha Guitry (1939), Classic
Le sujet, très daté 39 - les étrangers sur le sol français risquent d’être expulsés à moins de se marier - résonne de façon étrangement actuelle. Guitry ne prend en compte que les femmes menacées et interprète lui-même l’intermédiaire cynique entre célibataires disponibles et étrangères assez aisées pour s’offrir un époux. Drôle mais grinçant, et inversement. La distribution est une des plus riches du cinéma des années 30, regroupant les acteurs (Dearly, Fabre, Lefaur, Boucher, etc.) et les actrices (Popesco, Moreno, Stockfeld, Pierry, Carton, etc.) les plus "excentriques".

22.40 : La Taupe de Tomas Alfredson (2011), Frisson
Dernier passage le 17 janvier 2015. La guerre froide, one more time. Mais l’argument, classique du genre, est sauvé par la mise en scène (l’auteur a réalisé les versions suédoises de Millenium) et l’interprétation - Gary Oldman, Colin Firth, John Hurt, trio gagnant.

00.45 : L’Allée sanglante de William A. Wellman (1955), TCM
Une erreur dans la filmo de Lauren Bacall, embringué dans un film antirouge - mais surtout raté. John Wayne est très à l’aise dans son rôle de capitaine d’un ferry déglingué, grâce auquel les villageois chinois vont pouvoir échapper aux sbires de Mao (nous sommes en 1950). On a connu Wellman mieux inspiré.

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