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Julien Coupat, le retour
Brève
publié le mardi 13 mars 2018

Jeune Cinéma en ligne directe

Journal de Louise Wimmer 2018 (mardi 13 mars 2018)

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Mardi 13 mars 2018

 

À Paris, s’ouvre aujourd’hui le procès de Julien Coupat et de sept autres militants, qui sera scruté de près, tant lui (le procès) et l’affaire (qui date de 2008) sont de nature politicienne. Ceux qui pourront y assister, s’ils sont assez âgés, se souviendront du procès Goldman, à Amiens en 1976.

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La justice est si lente qu’on avait oublié les détails de cette affaire vieille de dix ans.
En 2008, elle nous avait persuadés que la liberté d’opinon, en France, était chose toute relative. Sans parler de la colère, la colère infernale tout autant que légitime, qui prend parfois les humains les moins engagés devant les injustices rugissantes, que la "démocratie" ne supportait pas.
En 2009, on avait aussi (re)découvert les dossiers truqués et les fake - comme on dit maintenant - même pas bien faits.

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Une évidence s’était imposée : il n’a jamais fait bon se déclarer "anarchiste", où que ce soit dans le monde, malgré les glorieux théoriciens. Vivre sans hiérarchie calcifiée, citer Kropotkine ou Stirner, ne pas avoir de "vocabulaire commun" avec le pouvoir, capitaliste en l’occurrence, vous désigne a priori comme gibier principal, suspect naturel, et premier bouc-émissaire.

Le discret Julien Coupat est réapparu chez Élise Lucet, jeudi 8 mars 2018, avec son camarade Mathieu Burnel, et ils ont réveillé les souvenirs.

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Aparté : Élise Lucet, sur la chaîne publique, nous épate et nous inquiète. À force de révéler les ignominies du système (il faut voir L’Exécuteur. Confessions d’un DRH qui fait froid dans le dos), elle prend des risques, non ? Ailleurs, il y aurait longtemps qu’on l’aurait fait taire, non ? En même temps, il ne faut jamais sous-estimer les capacités de récupération de notre système hyperperformant, on sait.

Pour en revenir à ceux de Tarnac, c’est l’occasion de revoir ce qu’on annonçait mercredi 28 février 2018, les Textes et documents relatifs à l’affaire dite de Tarnac de chez Lundi matin.

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Il faut surtout découvrir le dernier film de Florent Tillon : Et pendant ce temps-là… ou Considérations sur les affaires en cours (2018).

Euphorisant, 24 minutes 34 de quasi-bonheur, "quelque chose de l’ordre de l’avec". On y entend Jean Oury et aussi une citation des Hurlements en faveur de Sade, vers la 17e minute.
"Détournez, détournez, il en restera toujours quelque chose", c’est notre méthode de "propagande" préférée.


 



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