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Semaine télé du 5 au 11 mai 2018
Salut les câblés !
publié le samedi 5 mai 2018
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©Ingo Gunther

Humeurs de Lucien Logette


 

Samedi 5 mai 2018

 

20.40 : Retour chez ma mère d’Éric Lavaine (2016), OCS Max
Les samedis se ressemblent et on ne va pas chercher loin, du côté des programmateurs (ex. : Fargo, passé en février 2018, et Le Voleur, passé en mars 2018). C’est l’inédit français du soir - on ne l’a pas choisi, c’est le seul sur le bouquet. On n’a pas vu le film, mais on devine qu’il s’agit d’une comédie sociale moderne, avec cohabitation forcée entre générations. Comme les protagonistes sont Alexandra Lamy et Josiane Balasko, il peut naître un certain plaisir devant la performance des actrices.

20.45 : Les Galettes de Pont-Aven de Joël Séria (1975), Club
Note du 16 septembre 2016 : "Les bons esprits avaient un peu renâclé en 1975 devant la truculence et les gauloiseries de Jean-Pierre Marielle, en représentant de commerce saisi par le démon de la peinture, meilleur moyen pour célébrer la beauté du corps féminin. Bienséance et pudibonderie. Jeune Cinéma est revenu (n° 378-379, février 2017) sur la trilogie Séria-Marielle."

20.45 : Lola Montès de Max Ophuls (1955), Classic
Cinquième passage depuis 2014. Inépuisable, certes…

22.25 : Séria Lover d’Emmanuel Barnault (2012), Club
Pas vu, mais complète la soirée offerte au cinéaste.

22.35 : Profession : magliari de Francesco Rosi (1959), Classic
Le troisième film de Rosi (après Kean et La sfida), fort rare - il n’est sorti dans nos salles qu’en 1979 et n’a pas souvent été repris (et jamais sur le câble). Les immigrés italiens en Allemagne et leur survie comme marchands de vêtements tombés du camion. Avec Alberto Sordi et Renato Salvatori. Fin de la première période de Rosi, encore dans la tradition néoréaliste. Salvatore Giuliano suivra.

23.05 : War Games de John Badham (1983), TCM
Le film nous avait surpris à l’époque : un ado piratant le système informatique de l’US Army, qu’est-ce que les scénaristes allaient inventer là ? De la pure science-fiction… Dernier passage : 4 novembre 2016.

00.55 : Le Criminel d’Orson Welles (1945), TCM
Le film est déjà passé deux fois ces dernières années, mais à chaque fois sur la défunte chaîne Polar, pas forcément régardée. C’est le film mal-aimé de Welles, lui-même ne le portant pas aux nues. Et pourtant, l’invention visuelle est constante.

01.35 : Désormais, toutes les nuits de la chaîne Action offrent une anthologie Jean Rollin. Ce soir : La Fiancée de Dracula, Les Raisins de la mort, Les Démoniaques. On a une préférence pour le deuxième, horreur écologique prémonitoire (1978).

 

Dimanche 6 mai 2018

 

20.40 : Soirée James Gray sur OCS City
On le signale parce qu’on aime bien le réalisateur, mais les trois titres La nuit nous appartient (2007) à 20.40, Two Lovers (2008) à 22.3) et The Immigrant (2013) à 00.25 sont loin d’être des inédits sur le câble.

20.40 : Léon Morin, prêtre de Jean-Pierre Melville (1961), OCS Géants
Il passe régulièrement une fois par an sur les chaînes. Mais il le mérite.

20.45 : Les Randonneurs de Philippe Harel (1997), Famiz
Lorsque l’on revoit ce film, on découvre que le sous-genre "les vacanciers en liberté" a sérieusement dégringolé depuis vingt ans - les petits-bourgeois caricaturaux mais sympathiquement vivants qui arpentent le GR 20 ont été remplacés par les beaufs de Camping et sa suite. La comédie a bien vieilli, mieux que sa séquelle, Les Randonneurs à St-Tropez (2006).

20.55 : L’Armée des 12 singes de Terry Gilliam (1995), Arte
Début de la soirée Chris Marker sur Arte, avec un film qui n’est pas de lui, mais se situe sous son ombre. Gilliam a puisé dans La Jetée son sujet - le paradoxe temporel - et l’a développé de belle et inventive façon, avec son sens de l’image ébouriffant. On a eu alors le sentiment de découvrir Bruce Willis, pourtant sur nos écrans depuis quinze ans.

23.00 : La Jetée de Chris Marker (1963), Arte
Un chef-d’œuvre, dont la partie cinéma tient en trois secondes, celles où les yeux de l’héroïne, Hélène Chatelain, s’ouvrent. Les 30 minutes qui restent ne montrent que des photographies d’un univers post-apocalyptique dans lequel un homme affronte quelques visiteurs extra-terrestres et un souvenir d’enfance. Un des plus beaux films des cent-vingt-trois dernières années.

23.30 : Le Joli Mai de Chris Marker & Pierre Lhomme (1963), Arte
Presque rien : en mai 62, les deux cinéastes pratiquent le micro-trottoir inauguré deux ans plus tôt par Chronique d’un été de Rouch & Morin. Des gens "de peu" interrogés à travers Paris, de Mouffetard à la friche Beaubourg, sur l’air du temps : la guerre d’Algérie enfin terminée, le bien et le mal-être, la météo, la vie telle qu’elle est. En résulte un portrait extraordinaire du petit peuple parisien du temps, une planète aujourd’hui bien lointaine. Le programme annonce un film de 140 mn - la version que nous connaissons frôlait les 160 mn.

00.30 : El Chuncho de Damiano Damiani (1967), France 3
On n’a pas bien saisi le cycle du Cinéma de minuit en ce moment. Mais on en profitera pour revoir cet excellent western d’un cinéaste à tout faire (et souvent bien). Le Mexique en révolution, un trio d’acteurs régalants - Gian Maria Volontè, Klaus Kinski et Lou Castel + Martine Beswick, dont tous les amateurs se souviennent -, et un beau scénario, dû à l’écrivain Franco Solinas.

00.40 : La Maison rouge de Delmer Daves (1947), TCM
On a enfin compris que la rétrospective mensuelle TCM était celle d’Edward G. Robinson - pardon pour la lenteur… Ce soir, un film rare (mais il en existe une version DVD, quoique pas très belle), sur un scénario de l’auteur et d’Albert Maltz, futur blacklisté. Avec EGR, donc, mais également Judith Anderson et Julie London, dans un de ses premiers titres.

01.00 : Willy Ier de Ludovic & Zoran Boukherma, Marielle Gautier et Hugo P. Thomas (2016), OCS City
Pour ceux qui ne l’auraient pas vu le 10 septembre 2017 : "Quatre réalisateurs, c’est quasiment un record. Mais il les fallait pour capter les aventures de Willy, pas mal handicapé côté autonomie, lâché à 50 ans dans la vraie vie après la mort de son jumeau. Une découverte d’Acid à Cannes 2016, totalement incongrue."

03.30 : L’Héritage de la chouette de Chris Marker (1989), Arte
Au cœur de la nuit (mais il y a sans doute un coffret DVD), les trois premiers des treize épisodes (26 mn) de la série réalisée pour la télévision sur des choses fort sérieuses, la philosophie, l’Histoire, la politique - la chouette, c’est l’oiseau de la Sagesse. Passionnant, à enregistrer.

 

Lundi 7 mai 2018

 

Soiré des rediffusions, une de plus.

20.40 : Quelque part dans le temps de Jeannot Szwarc (1980), Paramount Channel
Note du 9 novembre 2015 : "Szwarc a signé des choses peu fréquentables (La Vengeance d’une blonde, ouch), mais ce Somewhere in Time est un très joli film de science-fiction, variante "voyage dans le temps", dans lequel Christopher Reeve prouve qu’il n’était pas seulement Superman."

20.40 : We Need to Talk About Kevin de Lynne Ramsay (2011), OCS Choc
Passé il y a fort longtemps (18 mars 2015). Admirable de bout en bout, autant pour le portrait de mère dépassée interprétée par Tilda Swinton que pour celui de son ado pervers de fils, un des plus toxiques que l’on connaisse.

20.45 : Pièce montée de Denys Granier-Deferre (2010), Émotion
Seul film français du créneau, déjà passé sur cette même chaîne le 26 février 2018. Mais on persiste : c’est visible.

20.45 : Fièvre sur Anatahan de Josef von Sternberg (1952), Classic
Passé le 26 mars 2018. Mais rien d’autre à signaler sur Ciné+.

20.45 : True Lies de James Cameron (1994), TCM
Remake de La Totale de Claude Zidi, et pour une fois, la version US est moins réussie que la française. Schwarzenegger ne fait pas dans le subtil (ce que faisait bien Lhermitte) et Jamie Lee Curtis joue un peu trop en force (ce que ne faisait pas Miou-Miou). Mais c’est pas mal tout de même (et inédit sur le câble).

22.25 : La grande bellezza de Paolo Sorrentino (2013), Arte
Oscar du meilleur film étranger 2014. Revoir ce film, "La dolce vita" du début du siècle, permet d’oublier le ratage de Loro, le dernier titre de Sorrentino, pamphlet anti-Berlusconi qui finit par se retourner contre son auteur, à cause de sa fascination devant l’ambiguïté du personnage.

22.40 : Love & Terror on the Howling Plains of Nowhere de Dave Jannetta (2014), Sundance TV
Aucun renseignement sur ce documentaire, mais le titre est si joli…

23.50 : Cet homme est dangereux de Jean Sacha (1953), Classic
Passé le 25 novembre 2017. Mais plus agréable à revoir que L’Enfer de Chabrol à la même heure sur Club.

01.15 : Key Largo de John Huston (1948), TCM
Bien tardif, l’horaire, pour un film déjà passé de multiples fois et dont l’intérêt tient plus à sa distribution haut de gamme qu’à sa puissance visuelle - le huis clos est fort théâtral.

 

Mardi 8 mai 2018

 

C’est la soirée des chiffres sur Ciné+. Dans l’ordre de la progression : Les Tuche 2, La Tour 2 contrôle infernale, Desperado 2, Le train sifflera 3 fois, Les 4 Filles du docteur March, La Fille du 14 juillet.

20.40 : Soirée Nicolas Winding Refn sur OCS Choc.
On peut faire l’impasse sur le premier titre, The Neon Demon, à peu près aussi intéressant que les nanars des années 60 dont le cinéaste se repaît (et apporte chaque année un exemple au festival lyonnais Lumière). En revanche, le second, Bleeder, est remarquable.

20.45 : La Fille du 14 juillet d’Antonin Peretjatko (2013), Club
Premier film qui, avec ceux de Betbeder, Brac et Triet, fit alors souffler un air renouvelé dans le jeune cinéma français. Pour la plupart, les seconds essais n’ont pas été à la hauteur des premiers, mais on ne désespère pas. Ici, on trouve Vimala Pons et Vincent Macaigne, les deux acteurs fédérateurs de ce mouvement.

20.45 : Le train sifflera trois fois de Fred Zinnemann (1952), Classic
Pas vraiment une découverte, mais ça fait du bien de temps en temps de revisiter ses classiques, ne serait-ce que pour vérifier qu’ils tiennent encore la distance.

20.50 : Charles Pathé et Léon Gaumont d’Emmanuelle Nobécourt & Gaëlle Royer (2018), Arte
Pas vu, mais l’intérêt du sujet abordé nous interpelle : si les ouvrages ne manquent pas sur l’aventure simultanée des deux premiers producteurs français, les films ne sont pas nombreux, et on espère une approche fine. Il y a de quoi faire.

22.10 : La Loi de la jungle d’Antonin Peretjatko (2016), Club
L’exemple même de la déception évoquée plus haut. Les mêmes Pons et Macaigne, englués dans un scénario improbable (l’installation d’une piste de ski en Guyane) dont l’incongruité n’est pas suffisante pour faire passer des gags tous plus pauvres les uns que les autres. Mais la confrontation des deux films est intéressante.

22.40 : Bleeder de Nicolas Winding Refn (1999), OCS Choc
Le deuxième film de l’auteur, après son Pusher (1996) inoubliable. Et tout à fait dans la ligne, en moins systématiquement violent, de ce qu’il signera ensuite, jusqu’à ces grandes œuvres que sont Bronson (2008) et Valhalla Rising (2009). Ici, Copenhague à ras du quotidien d’un couple en déglingue.

00.40 : Quinze jours ailleurs de Vincente Minnelli (1962), TCM
Le film fut, à sa sortie, jugé à l’aune des Ensorcelés (1952), dont il passa pour un remake (on en voit d’ailleurs un court extrait dans le film). Ce qui n’est pas (tout à fait) vrai. Certes, c’est encore le milieu du cinéma. Certes, Kirk Douglas est encore là (dans un rôle d’acteur et non plus de producteur), mais le scénario, d’après un roman d’Irwin Shaw, est original. E.G. Robinson est extraordinaire, comme toujours - et Cyd Charisse tout autant, même si elle ne danse pas.

 

Mercredi 9 mai 2018

 

20.40 : C’est arrivé près de chez vous de Rémy Belvaux, André Bonzel & Benoît Poelvoorde (1992), OCS Choc
Pas trace d’autre passage sur les chaînes. Énorme choc à l’époque devant une façon aussi "hara-kirienne" de traiter le portrait d’un assassin à la bonne conscience inébranlable. Filmage "embarqué", à la manière de la série télé (également belge) Strip-tease, qui nous ravira les années suivantes.

20.40 : Soirée Xavier Dolan, OCS City
Pour afficher notre grandeur d’âme, nous nous devons de signaler les deux titres proposés, Mommy (2014) à 20.40 et Tom à la ferme (2013) à 22.55.
Pas d’autres commentaires.

20.45 : Les Poings dans les poches de Marco Bellocchio (1965), Classic
Quelle entrée en fanfare… Un réalisateur et un acteur (Lou Castel) inconnus, une charge à la dynamite contre la famille bourgeoise, il y avait de quoi éveiller les esprits. Mais ne travestissons pas l’histoire : tout comme son homologue contemporain Prima della rivoluzione de Bertolucci, le film n’a alors obtenu de succès qu’auprès de la critique et d’un tout petit nombre de spectateurs. Sa révolte est-elle encore sensible cinquante-trois ans après ?

20.45 : Un nommé Cable Hogue de Sam Peckinpah (1969), TCM
Premier passage sur la câble. Étonnant, car il s’agit d’un des grands westerns de Peckinpah, moins célébré que Pat Garrett and Billy the Kid, mais tout aussi passionnant. Jason Robards ne nous surprend pas - il est toujours excellent -, mais Stella Stevens nous fait regretter qu’elle soit si tôt passée à la TV, dès les années 70.

22.15 : Cannes, le festival libre de Frédéric Chaudier (2018), Arte
Période oblige, les reflets de Cannes fleurissent. En principe, ce doc (pas vu) revient sur le premier Festival, celui qui n’eut pas lieu en septembre 1939 pour cause de déclaration de guerre. On espère découvrir des images rares.

22.15 : Triple 9 de John Hillcoat (2016), OCS Choc
Plutôt que les pâteuses variations dolaniennes sur la chaîne voisine, on peut regarder ce bon polar, d’un cinéaste spécialiste (cf. Des hommes sans loi, 2012), avec Woody Harrelson, Casey Affleck et Kate Winslet.

22.30 : Pierrot le fou de Jean-Luc Godard (1965), Classic
Premier passage sur le câble. On ne résiste pas au plaisir de recopier la présentation lue dans notre hebdo usuel : "Un homme marié à une femme riche la quitte pour une étudiante qui trempe dans des affaires louches." Eh oui, c’est tout à fait ça.

23.10 : Le Trésor de Corneliu Porumbuiu (2015), Arte
Un petit régal, découvert à Cannes, section Un Certain Regard. Un filmage "à la roumaine", tirant jusqu’au maximum chaque séquence, toutes emplies d’un humour décalé et sombre. Depuis son 12h08 à l’est de Bucarest (2006), Porumbuiu ne nous a jamais déçus.

00.35 : L’Outrage de Martin Ritt (1964), TCM
Remake de Rashomon, déjà passé plusieurs fois. Antépénultième grand rôle pour Robinson (ne viendront ensuite que Le Kid de Cincinnati (1965), et Soleil vert (1973), avant quelques films sans grand relief.

 

Jeudi 10 mai 2018

 

20.40 : Les Affameurs d’Anthony Mann (1952), Paramount Channel
Tous les grands westerns de Mann des années 50 ont déjà eu l’honneur d’un passage (et même de plusieurs), sauf L’Homme de l’Ouest et celui-ci. Rattrapage obligatoire, donc, car Bend of the River, sur un scénario du grand Borden Chase, est de toute beauté. James Stewart, comme d’habitude, mais aussi Arthur Kennedy et Rock Hudson, pas si mauvais que ça. À noter, dans les coins, des seconds rôles qu’on aime bien, Jay C. Flippen, Jack Lambert, Royal Dano et Stepin’ Fetchit.

20.45 : Carol de Todd Haynes (2015), Émotion
Note du 12 décembre 2017 : "Superbe - comment Haynes a-t-il pu rater autant son Musée des merveilles récent ? Cate Blanchett joue l’inverse de son personnage calqué sur Dylan de I’m Not There (2007) : tout en douceur et en passion retenue. Mais la grande révélation est Rooney Mara, pas vraiment repérée auparavant - son regard caméra lors de la séquence finale est inoubliable."

20.45 : Des nouvelles de la planète Mars de Dominik Moll (2016), Club
Film français grand public du soir. Moll a du mal à retrouver l’inspiration des ses premiers grands films, Harry, un ami qui vous veut du bien (2000) et Lemming (2005). Mais le scénario, signé avec Gilles Marchand, est réussi, grâce à l’interprétation de François Damiens - hélas contrebalancé par celle de Vincent Macaigne, qui traîne son stéréotype habituel du paumé plaintif et vindicatif.

22.25 : Les Rues de feu de Walter Hill (1984), TCM
Beaucoup de titres de l’auteur ont déjà été programmés, mais pas encore celui-ci. Il ne s’agit pas d’une adaptation de la chanson de Sprinsgteen du même titre, Streets of Fire, mais d’un scénario original, même s’il engrange pas mal de schémas du film de motards. Willem Dafoe est superbe en chef du gang des Bombers. Invention visuelle digne des Guerriers de la nuit, réalisé par Hill cinq ans plus tôt.

22.30 : À bout de souffle de Jean-Luc Godard (1960), Classic
Deux Godard dans la soirée (Pierrot le fou repasse à 20.45), c’est fête pour les amateurs, même s’ils connaissent chaque plan par cœur. Pour les autres, il y a d’autres films intéressants dans le même fuseau horaire, le suivant, par exemple.

23.10 : Lovely Bones de Peter Jackson (2009), Premier
Jackson n’est pas seulement l’auteur de grandes machines stupéfiantes, type Seigneur des anneaux. Entre King Kong et le premier Hobbit, il signe ce film psychologique (on n’en révèlera rien), avec Saoirse Ronan, Mark Wahlberg et Rachel Weisz.

00.00 : Les Cheyennes de John Ford (1964), TCM
Après avoir cassé de l’Indien quelques décennies durant (mais il n’était pas le seul à Hollywood), Ford se rattrape sur la fin et filme l’épopée des Cheyennes, en SuperPanavision 70, et 154 mn, pas vraiment le bon format pour un passage TV. Robinson n’a ici qu’un rôle d’appoint, au milieu d’un wagon de stars.

 

Vendredi 11 mai 2018

 

20.45 : Quand on a 17 ans d’André Téchiné (2016), Émotion
L’auteur tourne beaucoup - un film par an ces trois dernières années - et on a un peu de mal à se défaire d’une impression de déjà-vu, devant cette histoire d’ados à la sexualité hésitante (trois ou quatre titres au moins nous reviennent en mémoire). Mais il sait filmer ces émois, et il y a Sandrine Kiberlain (à qui la soirée est dédiée).

20.45 : Peppermint frappé de Carlos Saura (1968), Club
Soirée Saura sur la chaîne. Le cinéaste n’est pas si fréquent que ça sur le câble et les deux titres de ce soir sont inédits. Celui-ci a un caractère historique : c’est sur lui que s’est abattu le rideau rouge de Cannes le 18 mai 1968, lorsque le festival fut interrompu. Mais en plus, c’est un film remarquable, extrêmement tordu et d’une joyeuse perversité, où règne Geraldine Chaplin.

20.45 : Le Pigeon de Mario Monicelli (1958), Classic
Archi-connu certes, mais passe rarement : dernière fois, le 1er septembre 2015. Si l’on n’est pas attiré par les variations adolescentes de Téchiné ou la dualité dérangeante de Saura, on peut toujours rire un brin avec la bande de pieds-nickelés - Gassman, Toto, Mastroianni, Salvatori, Cardinale - mise en place par Monicelli.

22.20 : Elisa, mon amour de Carlos Saura (1977), Club
On ne se souvient pas d’avoir vu le film exploité sous un autre titre que l’original, Elisa, vida mia. De toutes façons, c’est un très grand film, encore avec Geraldine, qui affronte Fernando Rey, acteur buñuelien majuscule.

22.30 : Party Girl de Claire Burger, Samuel Theis & Marie Amachoukeli (2014), OCS City
Pas passé depuis août 2016 - Cannes bat en ce moment son plein et le film y a décroché la Caméra d’or en 2014. Burger a signé depuis C’est ça l’amour (encore inédit) et Amachoukeli le scénario des Fauves (Vincent Mariette, inédit aussi). On espère des nouvelles de Samuel Theis, on l’a vu, très convaincant, dans Fierté, la mimi-série de Philippe Faucon, sur Arte, le 3 mai 2018.

22.35 : Encore heureux de Benoît Graffin (2016), Émotion
Suite de l’hommage à Kiberlain. Graffin n’avait rien réalisé depuis son Café de la plage (2001), mais les nombreux scénarios écrits pour Jean-Paul Rouve ou Pierre Salvadori (dont En liberté ! à Cannes bientôt) l’ont empêché de perdre la main. Bonne distribution : outre SK, Edouard Baer, Benjamin Biolay et Bulle Ogier.
Pas de film avec E.G. Robinson ce soir sur TCM, mais Les Incorruptibles de Brian De Palma (1987) à 00.05, qui vaut toujours un détour.


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