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Semaine télé du 5 au 11 janvier 2019
Salut les câblés !
publié le samedi 5 janvier 2019
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Les écrans du Whitney

Humeurs de Lucien Logette


Samedi 5 janvier 2019

20.40 : Blue Chips de William Friedkin (1994), Paramount Channel
Note du 5 octobre 2015 : "Pas vu, mais la récente réédition du superbe Sorcerer a remis Friedkin sur le devant de la scène (ainsi que son livre de souvenirs). Le basket, c’est spectaculaire, et puis, il y a Shaquille O’Neal - on l’avait un peu oublié celui-là -, auprès duquel Nick Nolte semble un nain." Vu depuis ; ce n’est pas le plus grand Friedkin, mais ça passe.

20.40 : Scarface de Howard Hawks (1932), OCS Géants
Passé il y a exactement deux ans, sur la défunte chaîne Polar, en nocturne. Il est bon d’échapper parfois au film du même titre de DePalma (qui n’a d’ailleurs rien à voir avec celui-ci), pour se retremper dans un de ceux qui ont formé la mythologie du gangster. La pièce de monnaie qui ne quitte pas la main de George Raft est devenue un clin d’œil référentiel. Quant à Paul Muni, il a su ne pas se cantonner dans les rôles semblables et incarna, entre 1937 et 1939, Pasteur, Zola et Juarez.

20.50 : Spy Game de Tony Scott (2001), Premier
Film d’espionnage moderne standard ; on ne peut pas demander l’impossible à Tony Scott, par exemple de cultiver la paranoïa de Pakula envers les membres de la CIA. Mais Robert Redford et Brad Pitt, ça fait un joli générique.

20.50 : Profession : reporter de Michelangelo Antonioni (1975), Classic
Dernier passage : 9 janvier 2017. De toutes façons, c’est inoubliable et peu épuisable. Maria Schneider a trouvé là son grand rôle, bien plus que dans le film de Bertolucci. La séquence avec Jack Nicholson sur le toit de la Pedrera, l’immeuble barcelonais de Gaudi, est mémorable, au moins autant que le fameux panoramique final, toujours fascinant.

22.10 : C’était demain de Nicholas Meyer (1979), TCM
Curieuse carrière que celle de Meyer : talentueux romancier (ses pastiches de Conan Doyle sont remarquables), bon scénariste, il passe en fanfare à la réalisation avec ce Time After Time, très original - H.G. Wells part à la poursuite de Jack l’Éventreur qui lui a emprunté sa machine à remonter le temps pour échapper à la police -, avant de signer quelques titres de moindre intérêt (dont deux Star Trek) et de ne plus œuvrer qu’à la télévision, à partir de 1991. Malcolm McDowell est Wells et David Warner Jack - mais on aurait pu tout aussi bien inverser les acteurs.

22.35 : La Jeune Fille sans mains de Sébastien Laudenbach (2017), OCS City
Seul passage, le 3 janvier 2018. Un des plus beaux films d’animation de ces dernières années, à ranger auprès de La Tortue rouge de Michaël Dudok de Wit (2016) et de Louise en hiver de Jean-François Laguionie (2017). Après plusieurs visions, on n’a toujours pas tout compris de l’histoire, mais c’est si superbe que ce n’est pas gênant.

Dimanche 6 janvier 2019

20. 40 : Top Gun de Tony Scott (1986), Paramount Channel
Puisque l’on a déjà signalé un film de Scott, allons jusqu’au bout. D’autant qu’il s’agit d’un de ses plus efficaces. Et il y a trente ans, on pouvait encore s’intéresser à Tom Cruise.

20.40 : The Thing de John Carpenter (1982), OCS Géants
Pas nouveau, certes, mais comme il n’y a rien de bien valable autour, on peut reprendre une bonne goulée d’oxygène sur l’Antarctique et sa bestiole dérangée par des chercheurs indiscrets. Bien plus réussi que l’original de Hawks (mais signé Christian Nyby), avec un Kurt Russell toujours à l’aise chez Carpenter.

20.50 : Invictus de Clint Eastwood (2009), Émotion
Ne serait-ce point le dernier film intéressant d’un cinéaste qui fut grand ? Tout ce qu’on a vu de lui ces récentes années se traîne à ras de l’actualité (peut-on faire pire que Le 15h17 pour Paris ?), alors qu’ici, il y a tout de même un sujet, et un acteur - Morgan Freeman en Nelson Mandela.

20.50 : Compartiment tueurs de Costa-Gavras (1965), Classic
La soirée est consacrée au réalisateur, avec ses deux premiers films, l’un et l’autre bons polars dépourvus de tout message citoyen. Celui-ci, inédit sur le câble, adapte l’excellent roman de Sébastien Japrisot, avec une flopée de stars qui en font un des génériques les plus brillants du cinéma français - Montand, Signoret, Perrin, Mondy, Trintignant, Piccoli, Denner, Gélin, Lafont - où les moindres silhouettes sont reconnaissables : le jeu consiste à repérer Claude Berri, Françoise Arnoul, Georges Géret, Marcel Bozzuffi avant qu’ils ne disparaissent en quelques secondes.

22.15 : Un homme de trop de Costa-Gavras (1967), Classic
Note du 13 mars 2017 : "Un roman de Chabrol (Jean-Pierre). Un sujet éprouvé : quel est l’intrus, celui qui ne devrait pas être là, puisque les douze résistants condamnés à mort en 1943 et délivrés par le maquis se retrouvent à treize ? L’efficacité tenait surtout à l’interprétation qui réunissait le gratin des acteurs masculins du moment."

23.00 : Time Out d’Andrew Niccol (2011), Frisson
Décidément, les scénarios de Niccol (il a écrit tous ses films) sont étonnants : dans une société où l’argent a disparu, les échanges se font à partir d’un crédit-temps, sorte de carte sans contact greffée à 25 ans, âge après lequel on ne vieillit plus, mais où l’on meurt si l’on épuise son crédit. Outre Justin Timberlake, on retrouve des acteurs de séries qu’on aime bien, Vincent Kartheiser (Mad Men) et Olivia Wilde (Dr. House). À noter, le titre original, In Time, qui ne signifie pas vraiment la même chose.

03.30 : Les zombies font du ski de Dominik Hartl (2016), OCS Choc
Film totalement inconnu et on regrette qu’il soit programmé à une telle heure. Il aurait certainement sa place dans notre panthéon secret : des zombies autrichiens, c’est une marchandise rare.

Lundi 7 janvier 2019

20.50 : Neruda de Pablo Larrain (2016), Club
Soirée Pablo Larrain, réalisateur que l’on persiste à trouver notable, malgré ses deux derniers titres incertains, comme celui-ci. Ce n’est pas une biographie du poète chilien, mais un moment de la vie du futur prix Nobel (l’action se passe en 1948), communiste alors surveillé par la police du président Videla (pas le général argentin), en particulier par un inspecteur obstiné (Luis Gnecco, acteur de nous inconnu mais remarquable). Pourquoi pas ? Mais le film n’est pas tout à fait à la hauteur de son ambition, peut-être à cause d’une erreur de casting - Gael Garcia Bernal, crédible jadis en Guevara, n’a pas la stature de Neruda (Noiret, dans Le Facteur de Michael Radford (1994), en était bien plus proche).

20.55 : Jimmy’s Hall de Ken Loach (2014), OCS City
Pas programmé depuis le 19 mai 2016, deux jours avant que I, Daniel Blake, son film suivant, ne décroche la Palme d’or cannoise. Le film est rétrospectif : le retour au village d’un Irlandais mal-pensant qui affronte les notables et l’Église pour créer une salle où les jeunes pourront se réunir. Juste et généreux, comme d’habitude.

22.35 : Jackie de Pablo Larrain (2016), Club
Qu’est-ce qui a poussé Larrain a reprendre le flambeau d’un film dont le projet remonte à 2010, abandonné plusieurs fois ? Après Neruda, la veuve de Kennedy ; ça fait beaucoup de recréation de faits vrais en un an. Pas une biographie non plus, simplement les jours qui ont suivi l’assassinat. Même problème que pour la représentation de Neruda : Natalie Portman est-elle suffisamment crédible pour incarner Jackie ? Mais les quinze actrices qui l’ont précédée l’étaient-elles également ?

Mardi 10 janvier 2019

20.40 : Bone Tomahawk de S. Craig Zahler (2015), OCS Choc
Jamais vu - seulement sorti en vidéo. Mais l’alliance du western et du film de cannibales est peut-être intéressante. Et on se réjouit de découvrir Kurt Russell en vieux shérif.

20.50 : Monsieur & madame Adelman de Nicolas Bedos (2017), Émotion
Le personnage du réalisateur à la ville, ou plutôt à l’écran TV, est si peu supportable que l’on a fait l’impasse sur le film à sa sortie. Erreur ? Peut-être puisque 300 000 spectateurs y on trouvé plaisir et qu’un autre titre est en cours de réalisation. Aussi, on va se forcer à rattraper.

20.50 : Wanda Nevada de Peter Fonda (1979), Classic
Le troisième et ultime film réalisé par l’acteur, et dont l’échec ne lui a pas permis de continuer - il a dû se contenter d’interpréter une petite centaine de films et de téléfilms. Inconnu, car pas de sortie française. Mais la rencontre entre les deux Fonda, Henry et Peter, est forcément un événement. Et il y a Brooke Shields, l’ex-Pretty Baby de Louis Malle l’année précédente, qui a l’âge (14 ans) de se faire gagner au poker.

22.25 : Les Garçons sauvages de Bertrand Mandico (2017), Club
Prix Louis Delluc du premier film. Il aurait pu avoir le prix Singulier du Syndicat de la critique (distribué en février), tant son propos et sa réalisation sont étranges. Cinq ados en rupture, drivés par un capitaine qui doit les faire marcher droit, débarquent sur une île, aussi mystérieuse que celle de Jules Verne. Résultat des opérations d’Elina Lowensöhn, médecin fou de l’île : les garçons vont subir quelques transformations. Avec Vimala Pons, déjà une raison suffisante pour regarder le film, mais aussi Diane Rouxel et quelques inconnues.

22.50 : The Dead Lands : la terre des guerriers de Toa Fraser (2014), OCS Choc
La chaîne ne fait ce soir que dans l’inédit : encore un film uniquement exploité en vidéo. Réalisateur néo-zélandais, acteurs inconnus. C’est le jour des découvertes.

00.00 : Un ami viendra ce soir de Raymond Bernard (1946), Classic
Note du 8 septembre 2016 : "Le film de Raymond Bernard n’est pas son meilleur, mais c’est un des premiers à évoquer la Résistance, quoique sous une forme narrative un peu tordue. Une maison de santé en montagne, des maquisards au milieu des vrais malades, Michel Simon en majesté."

Mercredi 9 janvier 2019

20.35 : Puzzle d’Andrei Zinca (2013), Sundance TV
Faute d’avoir retrouvé trace d’une sortie, on pense que le film est inédit ici, sauf en VOD. Le réalisateur n’est pas un jeune - il est né en 1955 et a bon nombre de titres tournés pour la TV depuis 1988. Mais c’est son premier film ; "école roumaine" ou pas, réponse ce soir.

20.40 : Le Rire de ma mère de Colombe Savignac & Pascal Ralite (2017), OCS City
Un premier film, inédit sur le câble. Un adolescent, la maladie, la mort, le recours au théâtre comme thérapie de deuil, on pouvait se méfier, d’autant que, bien qu’elle soit bonne actrice, on ne peut détacher Suzanne Clément de ses antécédents xavierdolanesques. Mais il y a Pascal Demolon, qui, cinéma ou télévision, assure à chaque fois. Et Sabrina Seyvecou, qui d’un film à l’autre garde son mystère.

20.40 : Soirée westerns à l’ancienne sur OCS Géants, avec d’abord un faux ancien, Silverado de Lawrence Kasdan (1985), suivi d’un authentique puis Les Sept Mercenaires de John Sturges (1960) à 22.50. Sans commentaires superflus : du beau travail.

20.50 : Logan de James Mangold (2017), Premier
Honte sur nous, mais les super-héros à doses trop intenses nous font désormais plutôt courir dans l’autre sens. Donc, une histoire de Wolverines de plus, bof. Mais le film a une belle réputation, également due au fait qu’il est signé James Mangold, qui n’est pas n’importe qui. Et Hugh Jackman est un acteur attachant.

20.50 : Lolita de Stanley Kubrick (1962), Classic
Comme Nabokov avait tenu à faire lui-même le scénario en reduisant son roman à une taille utilisable, et qu’il ne fut jamais ensuite particulièrement aimable avec les cinéastes qui s’attaquèrent à son œuvre (Richardson, Fassbinder, Skolimowski), on peut faire crédit à Kubrick d’avoir réussi la meilleure adaptation possible. Mais malgré tout, malgré James Mason, Peter Sellers et Sue Lyon, on persiste à penser que l’univers de Nabokov est strictement littéraire et qu’aucun des vingt-deux films répertoriés n’a jamais atteint la puissance narrative et formelle du moindre de ses romans : le brio de Ada ou l’ardeur ou de Brisure à senestre ne peut avoir d’équivalent sur l’écran.

22.15 : Peur de rien de Danielle Arbid (2015), OCS City
En vingt ans, la cinéaste libanaise a réussi à tourner une douzaine de courts et quatre longs métrages, presque tous salués d’un festival à l’autre - Locarno, Carthage, Namur, Oberhausen. Elle revient ici, sous forme fictionnelle, sur ses années de formation et son installation à Paris il y a vingt-cinq ans. On a retrouvé son actrice principale, Manal Issa, dans le remarquable Mon tissu préféré de Gaya Jiji (2018).

Jeudi 10 janvier 2019

20.40 : El Dorado de Howard Hawks (1967), OCS Géants
Note du 18 janvier 2017 : "À la grande époque des hitchcocko-hawksiens, le film fut considéré comme un sommet, encore plus élevé que le western précédent, Rio Bravo. Les œillères sont tombées, les faiseurs d’opinions ont disparu (en tout cas, ceux-là, même s’il en est venu d’autres), on peut donc affirmer que nous ne sommes que devant une pâle copie du chef-d’œuvre ancien, l’auteur étant à bout de souffle, comme Ligne rouge 7000 et plus tard Rio Lobo l’ont montré. On peut trouver un certain plaisir pervers à constater l’effet des ans chez Wayne et Mitchum, mais Charlene Holt n’atteint pas aux genoux d’Angie Dickinson."

20.40 : Soirée Planète des singes, OCS Géants
D’un bouquet à l’autre, on ne se fatigue pas trop. La chaîne a mis de côté (pour l’instant ?) sa politique de déstockage de films peu connus et réutilise son dessus de catalogue. En voiture donc pour les deux premiers volets, que, par raffinement, les programmateurs passent dans l’ordre inverse, Le Secret de la planète des singes de Ted Post (1970), avant l’original de Franklin Schaffner (1968) à 22.20.

20.50 : Soirée Rocky, Frisson
La totale, pour les fanatiques ou pour ceux qui ne connaîtraient pas la saga, s’il en existe encore. L’original de John G. Avildsen (1976, 20.50), puis Rocky II, la revanche de Sylvester Stallone (1979) à 22.45, Rocky III, l’œil du tigre de Stallone (1982) à 00.35, Rocky IV de Stallone (1985) à 02.15 ; et enfin Rocky V de Stallone (1990) à 03.45. Dommage qu’il n’y ait pas la place pour Rocky Balboa, Creed : L’Héritage de Rocky Balboa et Creed 2. Next time.

20.50 : Chez nous de Lucas Belvaux (2017), Émotion
Premier passage du dernier film de Belvaux. La critique qui pense bien (Le Monde, Les Inrocks, Les Échos) l’ont accueilli en se pinçant le nez : une jeune femme (Émilie Dequenne) tombée dans les rets d’un parti d’extrême droite et qui se présente à une élection, les militants, propres sur eux (André Dussolier) ou prolétaitres (G. Gouix), une cheffe du mouvement (Catherine Jacob) qui ressemble à on sait qui, c’est forcément signe d’engagement, donc de schématisme à gros sabots. Prière d’aller y voir soi-même.

22.50 : Romeo Is Bleeding de Peter Medak (1993), TCM
Un bon polar, signé par un cinéaste irrégulier - bon souvenir de Dieu et mon droit (1972, avec Peter O’Toole), catastrophique de La Grande Zorro (1981), très bon des Frères Krays (1990), bon de celui-ci. Avec Gary Oldman et Juliette Lewis.

Vendredi 11 janvier 2019

20.40 : Breezy de Clint Eastwood (1973), OCS Géants
Deuxième film de Clint, aussi réussi que le précédent, Un frisson dans la nuit (1971). Une histoire simple, celle d’un homme arrivé, agent immobilier nanti, qui ramasse en stop une hippie. On peut deviner la suite, mais on reste surpris par la délicatesse et la subtilité de la chose. On était alors prêt à parier beaucoup sur Kay Lenz, 20 ans : elle tourna quelques films sans relief et passa à la télévision, où elle a fait une vraie carrière - mais rien à voir avec Breezy, son personnage chez Eastwood.

20.40 : Dead Again de Kenneth Branagh (1991), Paramount Channel
Le premier film personnel de KB, avec Emma Thompson, Andy Garcia et lui-même. Ses quelques adaptations de Shakespeare qui ont suivi étaient très intéressantes (son Hamlet intégral en quatre heures et quelque), avant qu’il ne sombre dans la facilité (Thor, Cendrillon, Le Crime de l’Orient-Express). Ici, pas de chichis, un filmage au plus près, comme il fera dans Peter’s Friends l’année suivante.

20.45 : Shotgun Stories de Jeff Nichols (2007), TCM
Le film qui nous a fait découvrir le cinéaste, dont l’itinéraire est jusqu’à présent exemplaire. Michael Shannon en était à son vingt-septième titre, mais on ne l’avait pas vraiment repéré - il a été depuis dans tous les films de Nichols. Il n’a pas encore obtenu d’Oscar, mais il le mérite depuis belle lurette.

20.50 : Vous n’avez encore rien vu d’Alain Resnais (2012), Club
L’avant-dernier titre du Maître. Pas le plus simple d’accès, avec son film dans le film ou plutôt ses enchâssements multiples, digne de Raymond Roussel. Un auteur de théâtre convoque ses interprètes, après sa mort, pour qu’ils jouent, en vase clos, une de ses pièces. Réduit à ça, ce n’est rien. En réalité, c’est un film-piège, parsemé de chausse-trapes, de pistes détournées, de références tordues. Un régal, moins aimable certes que Le Monde perdu : Jurassic Park de Steven Spielberg (1997), qui passe en même temps sur Premier.

20.50 : Comment l’esprit vient aux femmes de George Cukor (1950), Classic
Le film - tous les producteurs reculeraient devant un tel titre aujourd’hui - n’est pas passé pendant l’hommage à Judy Holliday il y a quelques mois. C’est étonnant car il s’agit du plus renommé parmi les titres, en définitive peu nombreux, tournés par l’actrice durant les années 50. Et l’un des meilleurs, avec Un numéro du tonnerre de Minnelli (1960), son ultime. Ici, son personnage de blonde idiote, utilisée comme femme de paille par son amant milliardaire puis éveillée par un journaliste, lui convient parfaitement : vulgarité initiale et subtilité finale, le trajet est finement tracé. Broderick Crawford est remarquable en magouilleur et William Holden tout autant en journaliste Pygmalion.



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