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Semaine télé du 20 au 26 juillet 2019
Salut les câblés !
publié le samedi 20 juillet 2019

Jeune Cinéma en ligne directe

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Manga, British Museum (23 mai-26 août 2019).

Humeurs de Lucien Logette


Est-il besoin de rappeler que la période est celle où les nappes phréatiques ne laissent passer que bien peu d’occasions de s’abreuver d’images fraîches ?
C’est, comme d’habitude, l’été de notre mécontentement.

 

Samedi 20 juillet 2019

 

Aucun inédit parmi les trente titres proposés sur tous les bouquets (même Sundance TV).

00.40 : L’Homme au bras d’or d’Otto Preminger (1956), TCM
Déjà passé, mais il y a fort longtemps (23 novembre 2014) et à une heure peu pratique (un dimanche à 17.50). De toutes façons, le film de Preminger peut supporter plus d’une vision. La toxicomanie était encore un sujet tabou et le jazz pas si souvent abordé. D’où l’importance de cette belle adaptation du roman de Nelson Algren.

 

Dimanche 21 juillet 2019

 

20.40 : Aniara de Pella Kagerman & Hugo Lilja (2018), OCS City
L’anniversaire de l’alunissage a saturé tous les écrans domestiques depuis une semaine. Une fois épuisés tous les films disponibles, il fallait aller chercher un peu plus loin. Par exemple, en Scandinavie, avec cette épopée vers Mars dont on ne sait rien.

20.50 : Libertador d’Alberto Arvelo (2013), Action
On ne connaît pas ce film ni ce réalisateur. Mais c’est la première fois que la chaîne propose un film en VM, donc c’est un événement.

22.25 : Salyut-7 de Kilm Shipenko (2017), OCS City
Soirée Théma sur la chaîne. On n’en sait pas plus sur ce produit russe que le suédo-danois précédent. Cette fois, ce n’est pas Mars au programme, mais une station spatiale soviétique accidentée.

22.25 : Seven Sisters de Tommy Wirkola (2017), OCS Choc
Très inhabituel sujet de SF : dans une société future où l’enfant unique est la contrainte, un père est parvenu à élever en secret ses sept filles, chacune portant le nom d’un jour de la semaine (d’où le titre : What Happened to Monday ?). Grand numéro de Noomi Rapace, qui interprète les sept sœurs. Le réalisateur est norvégien, Noomi suédoise, Willem Dafoe et Glenn Close américains, mais tout cela fonctionne bien.

22.40 : Objectif Lune de Robert Altman (1967), TCM
Grâce à la célébration du 21 juillet 1969, remonte à la surface ce titre oublié, Countdown, deuxième long métrage du grand Bob après dix années de séries TV, jamais sorti en France (une projection à la cinémathèque de Chaillot en 1982), sinon sur DVD en 2013. On a le souvenir d’un travail de commande, exécuté avec efficacité (les séries télé, ça forme), rien qui présage les fulgurances de MASH et de Brewster McCloud, trois ans plus tard. Mais il y avait déjà du monde sur l’écran : James Caan, Robert Duvall (encore chevelu).

22.50 : Pontiac Moon de Peter Medak (1994), Paramount Channel
Inconnu - apparemment jamais arrivé jusqu’ici. Encore une retombée de la semaine lunaire, puisque le film semble avoir pour prétexte l’envoi d’Apollo 11. Les acteurs (Ted Danson, Ryan Todd) ne nous évoquent rien ou peu (Mary Steenburgen). Les quelques films un peu plus connus de l’auteur (Les Frères Krays, Romeo Is Bleeding) étant intéressants, il s’agit peut-être d’une bonne découverte.

 

Lundi 22 juillet 2019

 

20.40 : Arlington Road de Mark Pellington (1998), OCS Choc
Bon thriller paranoïaque, dans la lignée Pakula - le terrorisme intérieur, déjà en 1998. Avec Jeff Bridges, ce qui est toujours une raison pour regarder un film. Mais aussi Tim Robbins et Joan Cusack.

20.50 : Les Colts au soleil de Peter Collinson (1973), Action
Deuxième film en VM sur Action. Que se passe-t-il ? Une nouvelle ère commence ? Collinson demeure l’auteur de The Penthouse qu’aucun de ses spectateurs de 1967 n’a oublié, et d’une bonne version de Dix petits nègres d’Agatha Christie (1974). Un western italo-espagnol en 1973, ça peut sembler tardif et Richard Crenna et Stephen Boyd ne sont pas des acteurs enthousiasmants - mais Rossano Schiaffino, oui.

22.55 : Orpheline d’Arnaud des Pallières (2016), Club
Les films de l’auteur attirent le respect (Drancy Avenir, 1997), parfois l’admiration (Michael Kohlhaas, 2013) ou l’incompréhension (Parc, 2009). Ici, on est entre les trois. L’idée de suivre un personnage à différents âges est bonne, à condition de le (la en l’occurrence) faire interpréter par des actrices ressemblantes. Or il est difficile de se persuader que les deux Adèle, Exarchopoulos et Haenel, sont la même, à 20 et 30 ans. Elle changent même de nom. Et pas moyen d’expliquer cela par une démarche à la Buñuel, dans Cet obscur objet du désir (où deux comédiennes différentes jouent le même personnage), là, il s’agit d’un film réaliste.

 

Mardi 23 juillet 2019

 

20.50 : Le Dernier Samouraï d’Edward Zwick (2003), Premier
On aurait dû le signaler lors d’un de ses passages (pas si nombreux), parce que les films de Zwick, parfois mal appréciés la première fois, méritent d’être revus - ainsi Légendes d’automne (1994) ou Le Prodige (2015). Tom Cruise, on tâche de l’éviter d’habitude, mais il y a Ken Watanabe.

22.10 : Be Bad ! de Miguel Arteta (2009), Famiz
Du pur teen-movie, mais pourquoi pas, même si on n’est pas familier des aventures d’adolescents. Cette "jeunesse en révolte" (Youth in Revolt en VO) ne fera pas la révolution tout de suite, c’est sûr. En étant patient, on peut voir passer Steve Buscemi, Ray Liotta et Rooney Mara.

 

Mercredi 24 juillet 2019

 

20.40 : Front Runner : le scandale de Jason Reitman (2018), OCS Max
La politique US et ses scandales d’adultère des candidats ne datent pas d’hier - Schatzberg avait déjà abordé La Vie privée d’un sénateur (1979), mais le dévoilement des intrigues souterraines, modèle À la Maison-Blanche, reste passionnant.

20.40 : Le Clan des Mc Masters d’Alf Kjellin (1070), OCS Géants
Pas vu. On connaît surtout l’acteur (chez Gustav Molander et Bergman lorsqu’il était encore en Suède, chez Stanley Kramer ou John Sturges aux USA) et pas du tout le réalisateur (sept films au pays entre 1955 et 1962, deux aux États-Unis + des séries TV). Mais on promet un western antiraciste (c’était la tendance, après Soldat bleu), avec Burl Ives et Brock Peters, mais également Jack Palance, deux Carradine (David et John) et des vieux routiers du genre, L.Q. Jones et R.G. Armstrong.

20.50 : Gauguin d’Edouard Deluc (2017), Premier
Inédit. La même saison, on a eu droit à deux biopics, le Rodin de Doillon et ce Gauguin. Vincent Cassel en fait beaucoup pour incarner le peintre, trop peut-être. Avoir centré le film uniquement sur la période tahitienne est un choix qui peut se défendre, d’autant que Deluc traite le sujet sans clichés. Un peu plus de 200 000 spectateurs - juste cent mille de plus pour Rodin : ni la peinture ni la sculpture ne paraissent mobiliser le public.

 

Jeudi 25 juillet 2019

 

20.40 : Soirée fourmis géantes sur OCS Choc, avec deux téléfilms à découvrir.
Gordon Douglas avait tracé le chemin avec Them ! (1954), mais depuis ces bestioles nous avaient laissé tranquilles.
Une production américaine pour commencer : L’Attaque des fourmis géantes de Ron Carlson (2017), suivie d’une finlandaise, It Came from the Desert de Marko Mäkllaakso (2017). C’est l’aventure.

20.50 : Que Dios nos perdone de Rodrigo Sorogoyen (2016), Frisson
Le premier film de l’auteur de El Reino (2018) à nous être parvenu (ses deux précédents restent inédits). Un polar noir comme les Espagnols se sont mis à en faire, buddy-movie (les deux flics étant bien différents, évidemment) bien daté, entre mouvement des Indignés et visite du pape Benoît XVI. Avec Antonio de la Torre, déjà remarqué dans La Colère d’un homme patient de Raul Arevalo (2016) et qu’on retrouvera dans El Reino.

20.50 : Alice’s Restaurant d’Arthur Penn (1969), Classic
Entre deux grandes choses, Bonnie and Clyde (1967) et Little Big Man (1970), Penn avait fait une pause, avec un sujet bien dans l’époque, sur les mésaventures avec l’Institution d’un chanteur hippie, Arlo Guthrie en l’occurrence, le fils de Woody. Cheveux sur les épaules, guitare en bandoulière et communauté, c’est un produit historique. Le film est sorti le 19 août 1969, lendemain du dernier jour du festival de Woodstock.

20.50 : Winter in Wartime de Martin Koolhoven (2008), Action
Encore un film en VM sur la chaîne. Tous, réalisateur et acteurs hollandais, sont absents de nos fichiers ; mais un drame au sein de la Résistance néerlandaise en 1945, ce n’est pas si fréquent.

 

Vendredi 26 juillet 2019

 

20.50 : The Island de Michael Bay (2005), Premier
Puisqu’il faut tout de même choisir un titre parmi ceux de cette soirée de redites, allons-y pour celui-ci, le plus ancien (passage signalé le 26 octobre 2014). Ce n’est pas génial, mais avant de se spécialiser dans les Transformers (cinq films entre 2007 et 2017), Bay avait signé The Rock (1996), au scénario un peu tiré par les cheveux mais interprété par Sean Connery, Nicolas Cage et Ed Harris, et cet Island, exercice futuriste sans grand mystère (on n’est pas à Gattaca) mais suffisamment bien fichu pour qu’on marche pendant 135 mn. Scarlet Johansson et Ewan McGregor forment un couple harmonieux, alors…



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