Chronique 2022
Anthropocène, le vécu
publié le vendredi 22 avril 2022
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Jeune Cinéma en ligne directe
Journal de Shi-Wei 2022.

* 16-28 février 2022 (24 février 2022) ; 1er-15 mars 2022 (12 mars 2022) ; 19-30 avril 2022 (22 avril 2022)
 

Cf. Chroniques (et vagabondages) de l’Anthropocène (2014-2022).
Cf. aussi :
* Filmographie Anthropocène.
* Bibliographie Anthropocène.

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Vendredi 22 avril 2022

 

Aujourd’hui, c’est la Journée mondiale de la Terre, 52e édition.
Avec pour thème L’Éco-anxiété.

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Pour le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, le GIEC, l’humanité n’a plus que trois ans pour agir concrètement contre le réchauffement climatique.

On rappelle quelques organisations engagées depuis toujours dans cette juste lutte : Greenpeace ; WWF ; ATTAC Climat.

Et le journal Le Sauvage, précurseur.

On se souvient avec tendresse de la Convention pour le climat en 2019. Y a trois ans, ça passe vite, 3 ans.

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On pense à Venise.

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On voit des films sur Arte.

On considère que chacun peut y mettre du sien, gentiment, tout cool, pas de panique, voici quelques idées.

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Et puis, on se marre de l’intérêt porté à cette question pourtant vitale, depuis les innombrables alertes des dernières décennies, et toujours aussi peu d’actualité dans les discours de ces longs mois de la campagne présidentielle française, comme dans les actes des faucons russes surveillés de près, et de tant d’autres, relégués dans les placards de l’actualité.
On se marre amèrement, on pleure sur le genre humain, sur la destruction, systématique et têtue, sur la civilisation terrienne gravement malade, en attendant le Big One final.
Les enfants qui ont été violés et tués en Ukraine ne le verront pas.

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Samedi 12 mars 2022

 

"Ouvrons les yeux : paix et climat, même combat !" clame Médiapart.

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Dans les années 1970, on lisait Le Sauvage, et on avait entendu parler du Jour de la Terre, c’était déjà le simple bon sens.

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Et puis, dans les années 1980, il y a eu la nouvelle "le trou dans la couche d’ozone", c’était très tendance, avec des confirmations scientifiques et le "scepticisme" qui va toujours avec. On n’était pas encore très inquiet, la dite couche, c’était loin, il sembla même se résorber, et le temps passait vite, tout près lui, rythmé par les injonctions à la sacrée croissance, et les soucis afférant du néo-libéralisme en expansion. Cf. France culture.

En 2015, on a lu les ouvrages de Pablo Servigne et ses amis, et des tas d’autres livres qui mettaient en perspective une nouvelle vision du monde, comment ce monde interconnecté fonctionnait, combien il était fragile, et comme le climat jouait un rôle majeur dans son avenir. Sur le site de Jeune Cinéma, on a ouvert une rubrique Anthropocène. Cette même année, on a applaudi l’Accord de Paris sur le climat. Tout le monde disait : "Il est encore temps".

En 2019, sont arrivées de plus grandes urgences : les pandémies à rebond.
En 2021, il y a eu la désillusion de la COP26 à Glasgow.

On en était là. Le arbres cachaient la forêt.

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En 2022, la guerre d’Ukraine, prévisible, se révèle clairement plus grave et infiniment plus dangereuse qu’une guerre locale. Il devient aveuglant que tout est lié, que l’espèce humaine et la planète dépendent du déni et de l’incurie des gouvernants, que les démocraties sont malades, et que les peuples sont hors du coup.

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Depuis 2014, des marches sont organisées partout dans le monde, de façon irrégulière et désordonnée. On sait bien que les marches, les manifs, les pétitions et autres protests, c’est gentil, c’est nécessaire mais peu efficace.

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Il est encore temps ? Pas sûr.
L’idée que cette guerre absurde pourrait nous permettre une décroissance sous contrôle n’est encore apparue dans aucun discours de campagne présidentielle. La présente horreur rend muet.
Alors il est seulement juste temps d’aller marcher pour dire qu’on ne se résigne pas à l’hypothèse d’une fin du monde si proche.

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Alors aujourd’hui, on descend dans la rue, sans illusion, mais parce qu’on ne peut faire que ça, on marche pour le climat pour son propre compte, ou avec l’organisation qu’on préfère, par exemple : Reporterre ; la Ligue des droits de l’homme ; ATTAC ; Extinction Rebellion ; Action non-violente COP21 (ANV-COP21) ; Alternatiba ; Les Amis de la Terre ; Oxfam ; Greenpeace...

Tous les lieux de rassemblement en France.
À Paris, le rendez-vous est Place de la Nation, à partir de 14h00.

Sur France Culture, une série documentaire de Nedjma Bouakra, réalisée par Thomas Dutter : Écocide - Qualifier le crime.



Jeudi 24 février 2022

 

En 1918, on disait "Plus jamais ça !" La préférée de Georges Brassens, on l’a quand même appelée la "Première" Guerre mondiale.

Après 1945, on a dit la "Seconde" Guerre mondiale, et non pas la Deuxième, espérant signifier ainsi qu’il n’y en aurait pas de troisième.

On voyait les guerres locales, partout sur la Terre, comme d’habitude. On voyait les grands malades qui nous gouvernent, comme d’habitude. Et puis le 21e siècle, mondial, ne commençait pas bien, entre le réchauffement climatique et les pandémies, d’abord surprenantes, pourtant clairement en devenir.

Mais on se dit toujours que le pire n’est pas toujours sûr.
Une croyance qui vacille devant l’apparition du premier mélanome visible de la croûte terrestre humaine, aujourd’hui, c’est l’Ukraine.

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