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Vautier, René (1928-2014)
Brèves
publié le dimanche 31 mai 2015

Jeune Cinéma en ligne directe
Journal de Old Gringo (janvier, février, mai 2015)

Voir aussi :

* Avoir vingt ans dans les Aurès (1972)
* Marée noire, colère rouge (1978)
* Filmographie Sétif

Et Jeune Cinéma papier n°364, hiver 2015 :
* À René Vautier, salut et fraternité par Robert Grélier, pp. 11-20.

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Dimanche 4 janvier 2015

Ce matin, René Vautier (1928-2014) est mort à l’hôpital, en Bretagne où il vivait.
Nous nous souvenons du temps où la Fédération Jean-Vigo passait des films interdits comme son Afrique 50, ou bien quand elle lui envoyait ses films, pour la Cinémathèque d’Alger.

De lui, on retient toujours Avoir vingt ans dans les Aurès, avec sa douce chanson, obsédante, visible sur Internet, mais dans sa version non restaurée.
Mieux vaut se procurer le coffret DVD, 14 films sur l’Algérie, qui vient de paraître chez Les Mutins de Pangée.

Mais son œuvre est infiniment plus vaste et nuancée. 

Et, outre celui du colonialisme, ses fronts sont nombreux : pollution,, capitalisme, racisme et apartheid, extrême-droite, féminisme, Bretagne...

 

Mercredi 28 janvier 2015

Le Cinéma La Clef nous convie à une soirée René Vautier (qui était prévue depuis longtemps).

* 19.30 : Histoires d’images, images d’histoire de Moïra Chappedelaine-Vautier et René Vautier (2014, 54 mn).

* 21.00 : Salut et fraternité. Les images selon René Vautier de Oriane Brun-Moschetti (2014, 65 mn).

En présence des réalisatrices. Avec un tarif spécial pour les deux séances : 10 €
 

Et à propos de Vautier, Henri Dumolié, de Marseille, nous envoie un souvenir.

"J’ai pas mal fait de choses avec lui lors des années de plomb avec les barbus en Algérie. Un jour que nous étions ensemble à Annaba pour des Rencontres Cinématographiques organisées courageusement par Yaceff Saadi et son frère, il nous a raconté une histoire désopilante bien que grave.

Pendant ses séjours dans les maquis, il avait été amené à se faire exfiltrer d’Algérie car cela chauffait beaucoup trop. Un cargo pinardier devait l’amener en Sicile dans la nuit. Mais ce soir-là, un aviso de la marine se mit à patrouiller auprès du cargo dès que celui-ci quitta le port.

Le capitaine fit descendre René dans la soute qui était en fait la cuve à pinard. Il restait très peu de vin mais avec le roulis, René petit à petit s’intoxiqua, et on dut, à l’arrivée, le transporter dans un couvent de religieuses (!) qui servait de lieu de rencontre, notamment au réseau Jeanson, où il put se remettre.
Bien plus tard, lors d’une présentation en Italie, il fut pris dans les bras par une vieille religieuse qui le reconnaissait : "Briaco francese !" (que l’on pourrait traduire par "Tiens voilà l’ivrogne français !").
 

Dimanche 1er février 2015

Vautier toujours :
En 1956, Vautier écrit un petit scénario sur les affres de l’engagment des réalisateurs. Puis il en en fait un film en 1975 : Le Remords (12 mn).

On le trouve sur le DVD n°2 du coffret Hommage à René Vautier (Mutins de Pangée)

Mais on peut aussi le voir sur Internet, depuis quelques jours.

 

Dimanche 31 mai 2015

René Vautier est mort le 4 janvier 2015.

Ça a mis du temps à se mettre en place, mais à présent on le programme un peu partout.
On se dit qu’il ne gêne plus personne et qu’il aurait sans doute préféré un peu plus de reconnaissance et d’interlocuteurs de son vivant.

Mais certains ne sont pas soupçonnables de se mettre à la mode de l’actualité.

Ce dimanche, à 15h30, le Musée de l’histoire de l’immigration et le Maghreb des films lui rendent hommage.

Au programme, un film qui témoigne de son engagement aux côtés du FLN, tourné dans les maquis, deux films traitant des conditions de vie des émigrés, et un film portant sur l’engagement politique.

* Algérie en flammes  ;

* Les Trois Cousins  ;

* Les Ajoncs  ;

* Et le mot frère, et le mot camarade.

À la suite de la projection, on pourra débattre avec Moïra Vautier, Bruno Muel, Gilles Manceron, Peggy Derder et Mouloud Mimoun.

Palais de la Porte dorée,
293, avenue Daumesnil, 75012 Paris.

 

Et puis revoilà un petit bonus qu’on vous avait proposé le 1er février 2015, et dont nous sommes sûrs que vous n’avez pas pris le temps de le voir.

En 1956, Vautier avait écrit un petit scénario sur les affres de l’engagement des réalisateurs. En 1975, il en en fait un court métrage : Le Remords.

À suivre...

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