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À propos du 25 novembre 2018
Brève
publié le samedi 24 novembre 2018

Jeune Cinéma en ligne directe
Journal de Louis Wimmer (samedi 24 novembre 2018)

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Samedi 24 novembre 2018

 

En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups d’un homme censé l’aimer. Chaque jour, 250 femmes sont violées et une femme sur trois a déjà été harcelée ouvertement ou agressée sexuellement au travail. Inutile de préciser que ces maltraitantes se font quel que soit l’âge, de la naissance à la mort. Cf. Observatoire national des violences faites aux femmes en France.


 

En France, pays "civilisé" des droits humains, où le féminisme on lutte depuis des lustres. Mais, demeurant dans les hautes sphères de l’utopie civilisationnelle, malgré quelques acquis (très utiles mais souvent détournés), il n’est jamais parvenu à accéder au niveau du statut politique qui, ici et maintenant, permet les réformes, les lois, les contrôles et les sanctions. Alors même que - aujourd’hui comme du temps des suffragettes - l’extraordinaire violence des répressions identifie l’action féministe comme une action politique primordiale.

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Ailleurs dans le monde, on peut aussi évoquer l’infanticide des filles, vieille pratique quasi universelle, mais bien établie en Chine et en Inde. C’est pas parce que c’est traditionnel et ancien que c’est intelligent : le déficit des femmes est nuisible à leurs civilisations.
En Afrique, les mutilations génitales non plus ne sont de quelque utilité à la bonne santé des sociétés qui les pratiquent.
On en finit pas d’énumérer les horreurs issues de la haine du féminin (pas seulement des femmes), de ce patriarcat cruel, injuste et stupide, et, surtout, néfaste à la survie de l’espèce humaine, dans un contexte multitfactoriel, complexe et enchevêtré, en voie de perdition.

Une illustration parmi d’autres :

* Le pays qui n’aimait pas les femmes de David Muntaner (2013).


 

La Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes de l’ONU, c’est demain, le 25 novembre 2018.

Devant l’inefficacité des interventions raisonnables et pacifiques, qui, comme les crimes qu’elles dénoncent, demeurent "invisibles", il est plus que temps de (re)passer à autre chose.

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Aujourd’hui, à Paris, France, Occident, alors même que le mouvement social des Gilets jaunes fait un vacarme inédit et donc la Une médiatique, - et peut-être comme en un fécond contrepoint -, on se sent une responsabilité particulière, d’autant qu’à la suite du mouvement #Me Too, souffle un vent nouveau.
On peut commencer par les violences "conjugales", les plus paradoxales, insidieuses, souterraines.

À l’appel du collectif #Noustoutes, rendez-vous à toutes les femmes concernée et solidaires et à tous les hommes de bonne volonté, leurs camarades de lutte.
À Paris, à 14h00 c’est place de l’Opéra.

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On prolongera ça, tous les mois, tous les 25 de chaque mois, à l’appel de l’UNESCO et avec ONU Femmes.

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Une adresse utile à Paris : La Maison des femmes.



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