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Semaine télé du 17 au 23 octobre 2020
Salut les câblés !
publié le samedi 17 octobre 2020

Jeune Cinéma en ligne directe

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Une télé, ça couvre le feu

Humeurs de Lucien Logette



 

Samedi 17 octobre 2020

 

20.40 : Les Suffragettes de Sarah Gavron (2015), OCS Max
Cf. note du 26 septembre 2017.

20.50 : Robinson Crusoé de Thierry Chabert (2003), Famiz
Téléfilm (inconnu) en deux parties - la seconde à 22.20 -, qui s’annonce comme une relecture de l’aventure imaginée par Daniel Defoe. Pourquoi pas ? D’autant que Pierre Richard semble être une bonne proposition pour incarner le naufragé le plus célèbre de l’histoire.

20.50 : La Planète des vampires de Mario Bava (1965), Classic
Le cinéaste a désormais atteint un statut d’auteur incontesté, ce qui est un peu excessif, si l’on considère sa filmographie dans le détail. Mais son inventivité pour sauver des films à budget misérable, avec quelques ficelles, des stock-shots et des trucages manuels qui font sourire aujourd’hui, a toujours été étonnante. Deux passages depuis 2014, l’un en VF sur la défunte FX, l’autre en VO sur OCS Géants le 3 mai 2018. Le manque de concurrents à la même heure sur les autres chaînes incite à retourner découvrir la planète Aura.

22.10 : Wimbledon : la plus belle victoire de Richard Loncraine (2004), Émotion
Le film s’intitulait simplement La Plus Belle Victoire lors de sa sortie, Wimbledon (titre original) a été ajouté pour attirer le chaland. Les films sur le tennis de haut niveau se comptent sur les doigts des deux mains, ce qui se comprend, étant donné la difficulté à reconstituer un match crédible. Quand c’est réussi, c’est remarquable, cf. le Borg Mc Enroe de Janus Metz (passé le 9 novembre 2019) qui parvenait à restituer le tie-break historique de Wimbledon 1980. Ici, c’était plus simple, les protagonistes n’étant pas des stars, lui, joueur sur le retour, elle, joueuse d’avenir. C’est l’histoire d’amour qui prend le pas sur les compétitions, ce qui n’empêche Kirsten Dunst et Paul Bettany de se donner du mal et d’être à la hauteur du sujet.

22.15 : La Peur de Peter Collinson (1971), Classic
Inédit. Collinson a commencé avec son meilleur film, The Penthouse (1967) - en VF La Nuit des alligators - et n’a jamais fait mieux depuis, tout en restant à un bon niveau, comme l’ont montré L’or se barre (1969) et sa version des Dix petits nègres (1974) (qui n’a pas encore été débaptisée). Ce soir, Susan George en baby-sitter terrorisée. Inutile de chercher La Peur dans la filmo de l’auteur : Fright est sorti sous le titre français de Thriller…

22.20 : Yves Robert, le cinéma entre copains de Jérôme Wybon (2019), OCS Géants
Doc inconnu. Le réalisateur s’est spécialisé dans l’approche des cinéastes vivants (Rappeneau, Jolivet). C’est toujours intéressant lorsque l’on s’intéresse à l’auteur abordé, comme celui-ci.

 

Dimanche 18 octobre 2020

 

22.55 : Natalie Wood : What Remains Behind de Laurent Bouzereau (2020), OCS Géants
Doc inconnu - seul film inédit proposé ce soir parmi les vingt-quatre programmés sur les divers bouquets. De quoi donner envie de s’abonner à Netflix. Eh oui, Natalie Wood, qu’en reste-t-il ?

 

Lundi 19 octobre 2020

 

20.50 : Maya de Mia Hansen-Love (2018), Club
Sans doute le seul titre de l’auteure, particulièrement choyée par les programmateurs, qui soit inédit sur le câble. Ce n’est pas son meilleur - de toutes façons, le seul qui soit presque entièrement réussi est son dernier, encore inédit, Bergman Island. Essayant pour une fois d’appuyer sa fiction sur une base précise, les séquelles d’une captivité en Syrie chez un reporter de terrain et son sauvetage mental par un voyage en Inde, elle en fait parfois trop, parfois pas assez. Quand arrive la jeune Indienne du titre, le film trouve un certain souffle, mais c’est long pour en arriver là.

20.50 : Un homme doit mourir de George Seaton (1963), Classic
Avouons avoir totalement oublié ce film, malgré Kirk Douglas et Robert Walker Jr. - il faut dire qu’à l’exception de La Ville écartelée (1950), ses autres films ne nous ont pas laissé de grands souvenirs. Tempête sous des crânes, à la fin de la guerre de Corée : faut-il exécuter un aviateur prisonnier, accusé d’avoir bombardé à l’aveuglette ? À notre connaissance, inédit depuis sa sortie.

23.05 : Fureur apache de Robert Aldrich (1972), TCM
Inédit. Dix-huit ans après Bronco Apache (1954), Aldrich revient sur la tribu. Encore avec Burt Lancaster, qui n’a plus l’âge de caracoler comme dans la superbe séquence du champ de blé, et qui passe de chef rebelle à éclaireur écossais, Ulzana l’Apache étant interprété par Joaquin Martinez. Entre les deux films, le gros Bob avait signé quelques films moins brillants (quoique) et terminera en beauté. Ce western est son dernier - difficile d’inclure dans le genre Un rabbin au Far West (1979) - et aussi puissant que ses grands précédents.

 

Mardi 20 octobre 2020

 

20.40 : Sons of Denmark d’Ulaa Salim (2019), OCS Choc
Téléfilm danois inédit. Le synopsis précise qu’il s’agit de combats entre Blancs d’extrême droite et musulmans radicaux - pas vraiment une bouffée d’air frais.

20.50 : Mauvaises herbes de Khairon (2018), Émotion
Soirée affligeante sur Ciné+, avec ce seul film inédit. On n’a envie de dire ni bien ni mal de ce film sur la rééducation de jeunes "décrochés scolaires" par un éducateur d’occasion, lui-même douteux. Mais le ton, quoique lourd, est sincère et l’auteur, également acteur principal, est soutenu par Catherine Deneuve et André Dussolier.
C’est tout. Deux chaînes d’OCS semblent se consacrer aux séries, ce qui est défendable -mais on ne sait rien sur The Outsider, Moah, The Third Day ou Lovecraft Country. Sans doute des découvertes à faire.

 

Mercredi 21 octobre 2020

 

20.50 : Le Grand Bain de Gilles Lellouche (2018), Premier
Premier passage repéré sur le câble de la locomotive 2018 (quatre millions de spectateurs). Joli coup. Comme pour les grands succès anciens, Nous irons tous au paradis ou Le Cœur des hommes, le succès est dû à la choralité, ici bien mise en place, avec la bande de bras cassés minables et dépressifs, malmenés par une Leïla Bekhti en fouetteuse de choc.

20.50 : Soirée Amos Gitaï, Club
Pas vraiment de quoi s’esbaudir, entre Kippour (2000), à 20.50, et Kadosh (1999), à 23.50. Avec, en intermède, un doc de Laurent Roth, Amos Gitaï : Yitzak Rabin gestes de mémoire (2019). Mais le réalisateur, s’il se regarde parfois un peu trop filmer, est un auteur incontestable.

20.50 : Un tramway nommé Désir d’Elia Kazan (1951), Classic
Même en cherchant bien, aucune trace d’un passage ces six dernières années, ce qui est étonnant. Le film souffre forcément de sa réputation et ses défauts apparaissent un peu plus marqués à chaque nouvelle vision. Il faut dire que ni le sujet de Tennessee Williams ni la réalisation ni l’interprétation ne jouaient sur la finesse et la légèreté. Mais Brando était déjà Brando et son dos le plus expressif du cinéma américain.

22.40 : Le Monde perdu d’Irwin Allen (1960), TCM
Allen était plus producteur que réalisateur, pas très bon d’ailleurs - mais on lui pardonne car il a signé en 1957 une époustouflante Histoire de l’humanité, qui valait son pesant de rigolade, avec Heddy Lamarr en Jeanne d’Arc, Virginia Mayo en Cléopâtre, Peter Lorre en Néron et les trois frères Marx pour leur dernière apparition ensemble (Harpo en Isaac Newton !). Reprenant le roman de Conan Doyle, il n’atteint pas la poésie involontaire de la première version de Harry O. Hoyt en 1925, exhaussé par l’écran silencieux et les trucages étonnants de Willis O’Brien. Cette fois-ci, les bestioles (pourtant des sauriens véritables) sont animées de façon rudimentaire. Mais Claude Rains en Professeur Challenger vaut bien le Wallace Beery de 1925 (en revanche on préfère la Bessie Love muette à Jill St John).

22.50 : Jules César de Joseph L. Mankiewicz (1953), Classic
Brando encore, et encore du théâtre. Mankiewicz n’a pas cherché à faire cinéma et c’est très bien. On aurait pu imaginer Marlon en César, plutôt que Louis Calhern, moins massif, moins autoritaire. Mais James Mason en Brutus est remarquable. On se reportera avec fruit à l’analyse de Barthes dans Mythologies sur la frange de Marlon Brando.

00.15 : Les Innocents de Jack Clayton (1961), TCM
On ne retrouve pas de signe de passage depuis le 21 juin 2015 - une éternité. Présence obligatoire devant ce chef-d’œuvre, adaptation vibrante du Tour d’écrou d’Henry James, que de multiples visions n’ont jamais vidé de son charme vénéneux.

 

Jeudi 22 octobre 2020

 

20.40 : Avril et le monde truqué de Christian Desmares & Franck Ekinci (2015), OCS City
Seul passage : le 17 novembre 2017, vers minuit, ce qui, pour un film d’animation, est un non-sens, même si l’histoire est de nature à séduire plutôt les adultes rêveurs que les enfants qui préfèrent les mangas. En tout cas, c’est une fort belle adaptation de la BD de Tardi, à ne pas rater.

20.40 : Just Jaeckin, sur OCS Géants
Plusieurs soirées de la semaine ont fait place à un film de Just Jaeckin, ce qui est faire beaucoup d’honneur à un des pires tâcherons de l’érotisme de bonne compagnie des années 70. Les spectateurs de Géants ont eu droit à Emmanuelle (1974), puis à L’Amant de lady Chatterley (1981), puis ce soir à Gwendoline (1984) et, rebelote, à Emmanuelle. Ah, Sylvia Kristel…

20.50 : Soirée Fred Cavayé, Premier
Pour mémoire, car ses films passent relativement souvent, Mea culpa (2014) à 20.50, suivi, à 22.20 par À bout portant (2010).

20.50 : A Ghost Story de David Lowery (2017), Frisson
Inédit. L’argument paraît, à l’origine, trop simple : un mort accidenté revient aux côtés de sa femme, en fantôme (un vrai, sous un drap blanc). Et puis, on s’y fait, sans parvenir toutefois à y croire totalement, condition sine qua non pour s’y intéresser. Mais la veuve hantée, c’est Rooney Mara, alors on ne la perd pas de l’œil.

20.50 : Monsieur la Souris de Georges Lacombe (1942), Classic
Pas inédit, mais seul passage le 20 septembre 2015. Adaptation de Simenon (par Marcel Achard), une de plus durant cette période où le cinéma français y eut recours abondamment. Lacombe n’était pas un génie, mais un réalisateur consciencieux, capable de réussites : Le Dernier des six (1941) ou La nuit est mon royaume (1951). Raimu, Aimé Clariond, Aimos, Micheline Francey et cette atmosphère si spéciale des films tournés durant l’Occupation.

22.40 : Le Miel du diable de Lucio Fulci (1986), Club
Pas facile de s’y retrouver dans la filmographie du petit-maître - petit-maître de quoi, d’ailleurs ? Du western fauché, de l’espionnage parodique, du giallo, de l’horreur sanglante ? On est loin d’avoir tout vu de ses soixante et quelques films, mais on s’y est rarement ennuyé. Ce soir, c’est un morceau de sa période érotique soft - lors de sa sortie, Il miele del diavolo s’intitulait Plaisir pervers, ce qui était autrement indicatif. Bonne occasion de revoir Corinne Cléry, qui, après Histoire d’O de Just Jaeckin (1975) n’a guère tourné qu’en Italie.

 

Vendredi 23 octobre 2020

 

20.40 : Mr. Smith au Sénat de Frank Capra (1939), OCS Géants
Cf. note du 13 septembre 2018.

20.50 : La Petite Voleuse de Claude Miller (1988), Club
Deuxième volet de la trilogie de l’adolescence, prévu pour Truffaut (scénario de Truffaut, Claude de Givray, Luc Béraud, Claude & Annie Miller) qui n’a pas pu le tourner avant sa mort. Aurait-il fait mieux que Miller ? Pas sûr. Charlotte Gainsbourg a l’âge du rôle, Simon de la Brosse est synchrone et Didier Bezace remarquable.

20.50 : Primavera de Renato Castellani (1950), Classic
Castellani fut considéré, dans les années 50, comme un des maîtres du cinéma italien, multi primé à Venise et à Cannes. Il n’a même pas connu de purgatoire, simplement l’oubli. Jusqu’à ce que l’on réédite récemment L’Enfer dans la ville (1958), que la chaîne repasse à 22.20. Et cet inédit - une sortie française en mars 1950 sous le titre E’ primavera et aucune reprise depuis - que l’on se fait une joie de découvrir.

22.50 : Le Rendez-vous des dupes d’Andrew V. McLaglen (1971), OCS Géants
Inédit - et inconnu de nos services, malgré une sortie en septembre 1972. Pour une fois, il ne s’agit pas d’un western, ce qui est intéressant, McL n’étant pas Ford, quoiqu’il l’aurait bien voulu. Le générique est alléchant : James Stewart, George Kennedy, Kurt Russell, Ann Baxter, il y a de quoi voir. Une bonne surprise ?



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