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À propos du 8 mars 2021
Brèves
publié le lundi 8 mars 2021

Jeune Cinéma en ligne directe
Journal de Wayne Hays 2021 (8 et 11 mars 2021)

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Lundi 8 mars 2021

 

8 mars 2021.
Les années précédentes.

Il y a déjà quelques années que la parole des femmes a droit à plus qu’un seul jour d’attention par an. Tant mieux. Les revendications sont toujours les mêmes, qui, malgré le bruit qu’elles tentent de faire, peinent à être entendues par qui aurait le pouvoir d’intervenir énergiquement : les droits fondamentaux et l’égalité avec les hommes, bref le début de la sortie du patriarcat.

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Mais il faut bien commencer par un bout, alors les prises de conscience, les luttes et les progrès sont arrivés par vagues de différentes natures. Les suffragettes (le droit de vote), le MLF (le droit à disposer de son corps, contraception et avortement), ont été suivis par Ni putes ni soumises (contre les violences) puis par #Metoo et ses homologues (contre le "harcèlement"). Comme au surf, on continue à fantasmer sur la Big One, et si ça tarde trop, on se dit que ça pourrait devenir un tsunami.

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En 2021, en fond de sauce, toujours l’inaccessible égalité des salaires, et, à l’avant-scène, grâce à un livre, focus sur la réalité de l’inceste, dont la prohibition universelle semblait pourtant acquis comme base de toute société (nécessité de l’exogamie et dangers de la consanguinité), tombée dans le piège de l’interdit devenu tabou donc angle mort.
On salue, au passage, l’outil du langage, avec l’irruption du mot "harcèlement" il y a déjà quelques années, et celle de "la notion d’emprise" dont il est urgent de s’emparer.

Cette année particulièrement, dans les célébrations à venir, il serait opportun de dénoncer le Code Napoléon et l’établissement, par celui qui "n’appréciait pas les femmes qui se mêlaient de politique", d’un nouvel ordre patriarcal, dont nos mères n’avaient pas encore fini de se débarrasser, il y a peu.

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Donc, cette année 2021 :

D’abord, les manifs habituelles, avec de plus en plus de compagnons de route.

Elles ont commencé avec des préambules dès samedi 6 mars 2021, à Nancy, Nice, Lille, Strasbourg, et ailleurs, ou à Paris, hier, dimanche 7 mars 2021 avec un rassemblement place de la République.

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Aujourd’hui à Paris, c’est la grève et la marche des "premières de corvées", à partir de 12h00, et départ à 13h00 de Port Royal à République.

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Et puis, le fond de l’air : depuis quelques jours, les médias rivalisent d’idées pour célébrer les femmes : Les oubliées sur France télévision, une étonnante école pour filles dans l’Uttar Pradesh sur France 24, l’annonce du programme Ciné+ émotion avec une psalmodie de Grand Corps malade.
Ou, plus faible avec tendance people, Marie-Claire, avec l’INA. Et Time Out, avec n’importe quoi.

S’il faut un prétexte pour sortir mieux vaut aller aux manifs.

On retient :

* Sur Arte, quelques données de base planétaires, avec Le Dessous des cartes :

* Un monde de femmes de Julie Gavras (2020).


 

Au lieu de célébrer quelques habituelles glorieuses anciennes, par exemple Clara Zetkin (1857-1933), Emmeline Pankhurst (1858-1928), Rosa Luxemburg (1871-1919), Simone de Beauvoir (1908-1986), Alexandra Mikhaïlovna Kollontaï (1872-1952), on a envie de faire une place aux descendantes, par exemple, Françoise d’Eaubonne (1920-2005), Émilie Hache (née en 1982), ou même Greta Thunberg (née le 3 janvier 2003).

Avec un faible pour les indépendantes activistes historiques comme Violette Nozière (1915-1966) et Phoolan Devi (1963-2001).

* Violette Nozière de Claude Chabrol (1978).


 

Sur France culture.

* La Reine des bandits (Bandit Queen) de Shekhar Kapur (1994).


 

Sur France Culture.

On note aussi :

* À la Cinémathèque de Bretagne : Les femmes à la caméra.
Ses archives sont étonnantes - il n’y a pas que Mary Pickford pour avoir eu l’idée - et
elle propose des rendez-vous en ligne sur Facebook.

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* L’Histoire par l’image publie un Hors-série Femmes avec 220 études.

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* Sur Criminocorpus le Musée en ligne d’Histoire de la justice, des crimes et des peines, on les trouve toutes, les victimes et les revanchardes, de toute façon présumées coupables.

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* On aime les réticences de la revue Bref devant cette seule "journée internationale" qui cite le Collectif 50/50.
Mais il faut noter la sortie de son dernier numéro, le n°126, avec "sa forte et paritaire présence féminine".
 

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Les musées ne sont pas en reste :

* À Zürich, au Landesmuseum : Femmes. Droits. Du siècle des Lumières à nos jours (5 mars-18 juillet 2021).

Les Suissesses ont obtenu le droit de vote en 1971, et c’est encore contesté.


 

* À Madrid, au Prado : Fragmentos sobre mujeres, ideología y artes plásticas en España (1833-1931) (16 cotobre 2020-14 mars 2021).

L’examen de l’art officiel révèle que les femmes n’étaient que des invitées maladroites sur la scène artistique de leur temps, rarement protagonistes de leur plein gré et rarement aux places qu’elles auraient voulu.


 

* À Amsterdam, au Rijksmuseum, focus sur Rachel Ruysch (1664-1750), qui consacra sa vie aux natures mortes de fleurs, et sans doute, aussi, à ses dix enfants.

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* À Brooklyn, au BAM : Lorraine O’Grady. Both/And (5 mars-18 juillet 2021).

La première rétrospective de Lorraine O’Grady (née en 1934), présentée par le Elizabeth A. Sackler Center for Feminist Art.

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Bonnes lectures :

* Caroline De Haas, En finir avec les violences sexistes et sexuelles. Manuel d’action, Paris, Robert Laffont, 2021.

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* Émilie Hache, Reclaim. Anthologie de textes écoféministes, traduction de Émilie Noteris, postface de Catherine Larrère, Paris, Cambourakis, 2016.

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* Phoolan Devi, Moi, Phoolan Devi, reine des bandits, J’ai lu, 1998. Réédition, Robert Laffront, 2013.

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* Émile Durkheim, "La Prohibition de l’inceste et ses origines", in L’Année Sociologique, vol.1, 1897, p. 1-70, in Journal sociologique, Paris, PUF, 1969, p. 37-101. Disponible en un ouvrage La Prohibition de l’inceste et ses origines, Paris, Payot, 2017.

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Jeudi 11 mars 2021

 

L’Institut du monde arabe, (IMA), en attendant sa réouverture, nous offre un avant-goût de la grande exposition Divas. De Oum Kalthoum à Dalida (7 avril-25 juillet 2021).

* Les militantes.


 

* Les pionnières du féminisme.


 



Vendredi 12 mars 2021

 

À l’Institut du monde arabe (IMA), c’est toujours le temps des femmes.

* Oum Khaltoum (1898-1975).


 

* Tahiyya Carioca (1919-1999).


 

* Samia Gamal (1924-1994).


 



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