Journal de Wayne Hays (mars 2021) I
1er-13 mars 2021
publié le samedi 13 mars 2021


Samedi 13 mars 2021

 

Les César 2021, ce qu’on retient de la cérémonie, outre un palmarès pas très surprenant :

* Le talent de Catherine Ringer.


 

* La classe de Jeanne Balibar.


 

* Le goût de Benjamin Biolay.

Quand on évoque Ennio Moricone (1928-2020), il choisit la musique de Giù la testa de Sergio Leone (1971).


 

* La sobriété de Philippe Rousselot.

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* L’absence à l’écran de la ministre, interpellée à plusieurs reprises.
Planquée au Poulailler vide ?

Mais aussi :

* La robe ratée de Marina Foïs.
Paraît qu’elle vient de chez Vuitton, 4 000 perles de verre et plus de 2 000 cristaux argentés, et a demandé plus de 175 heures de travail.
Un haut très intéressant, et une bas misérable. Les perles et le temps de travail ont dû cacher les proportions qui font l’allure et l’élégance.
Dommage, on aime Marina Foïs. Le diable est toujours dans les détails.

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* Certains bonheurs d’écriture des textes, mais aussi la lourdeur des jeux de mots et des sous-entendus salaces, comme des cheveux sur la soupe. Du coup, sans doute dans la foulée, la prestation à la fois très compliquée et très moyenne de Corinne Masiero, alors qu’elle était à l’Odéon, quelques heures plus tôt, digne, combative, fidèle au poste, juste. Le diable est toujours dans l’excès. Quelle moquette avait-on fumé avant d’entrer en scène ?

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Quoiqu’il en soit, les films nommés, on les met en "actualités", dans la colonne de droite du site...


L’actualité du prochain numéro de Jeune Cinéma, le n° 406-407, printemps 2021 : la résurrection de deux films de Pierre Prévert, une restauration de Doriane Film.

* Les frères Prévert. Entretien avec Daniel Vogel de Alain Chène (2021).


 


À Fribourg, la Fri Art Kunsthalle ouverte : The films of Guillaume Dustan (2000-2004) (13 mars-16 mai 2021).

Ces films, réalisés entre 2000 et 2004 avec une caméra DV, c’est une partie peu connue de son œuvre.


 

Cf. Dustan, Guillaume (1965-2005). À propos d’une rétrospective, Jeune Cinéma en ligne directe (2019).


À Londres, la Halcyon Gallery est fermée, mais elle donne de ses nouvelles et des rendez-vous virtuels.

On va y voir le préféré : Bob Dylan.

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À Paris, le Centquatre, est fermé, où se tient d’habitude le festival de la jeune photographie européenne, Circulation(s), organisé par le collectif de bénévoles Fetart, depuis 2005.

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Circulation(s) 2021, 11e édition met donc en ligne sa sélection de 33 artistes de douze nationalités (13 mars-2 mai 2021).

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Les Amis du Monde diplomatique de l’Aude, invitent à une visio-conférence sur les rapports de la démocratie et du mensonge :

* À 15h00 : Rencontre avec Anne-Cécile Robert.
Avec Zoom.

Bonne lecture :

* Anne-Cécile Robert, Dernières nouvelles du mensonge, Montréal, Éditions Lux, 2021.

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* MarseilleS#9

Chronique d’une post-production, par Viviane Candas.
L’histoire de l’immigration à Marseille, de 1986 à 2021, du mythe du retour au séparatisme.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 13 au 19 mars 2021.



Vendredi 12 mars 2021

 

C’est aujourd’hui que commence le Cinéma du Réel 2021, 43e édition (12-21 mars 2021).

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C’est lui, l’an dernier, qui, le premier, a fait les frais de la pandémie. La 42e édtion a été annulée, quasiment au dernier moment,
"suite aux dernières recommandations des pouvoirs publics, et en accord avec la BiPI et le Centre Pompidou, nous prenons la difficile décision d’annuler cette 42e édition de Cinéma du réel. Dans le contexte actuel, il est en effet devenu impossible de préserver la qualité et la convivialité du festival tout en répondant aux consignes de sécurité."
C’est lui aussi qui a inauguré, avec Médiapart et les plateformes VOD Tënk, Festival Scope et UniversCiné, le "festival en ligne" qui fait fureur depuis une année partout dans le monde.

Cette année, la 43e édition toujours en ligne, se déroule sur CanalRéel, avec trois chaînes, ça coûte 3€ par film.

Au programme :

* Une compétition française et une compétition internationale.
* L’intégrale Pierre Creton.
* Une nouvelle section Cinéaste en son jardin.
* La section Front(s) populaire(s) #6 avec la thématique "À quoi servent les citoyens ?"
* La section Première Fenêtre #3.

Aujourd’hui sur CanalRéel1, la compétition :

* À 16h00 : The Filmmaker’s House de Marc Isaacs (2020).


 

* À 18h30 : Désir d’une île de Laetitia Farkas (2021).

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* À 21h00 : Landscapes of Resistance (Paysages de résistance) de Marta Popivoda (2020).


 

Ou alors, sur CanalRéel2, l’Intégrale Pierre Creton 1.

* À 20h00 : Soleil (1990) ; Le Vicinal (1994) ; Secteur 545 (2004).

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Ou enfin, sur CanalRéel3, Front populaire #6.

* À 20h30 : Her Socialist Smile de John Gianvito (2020).


 

Faites votre programme.


La plateforme de VOD Queer Screen spécialisée dans le cinéma LGBT+, organise en partenariat avec le site gay Jock, un festival de films en ligne (12-21 mars 2021).

Un nouveau festival, c’est toujours très bien.
Mais là, ce festival ne semble pas avoir de nom spécifique, on ne peut même pas dire que c’est la 1ère édition, on a donc le sentiment qu’il s’agit plutôt d’une promotion pour la plateforme VOD.

Quoiqu’il en soit, aujourd’hui :

* À 18h00 : 7 Minutes de Ricky Mastro (2021).


 

Faites votre programme.


À Paris, la 46e cérémonie des César se déroule ce soir à l’Olympia (et non pas à Pleyel), sans public, avec un protocole sanitaire strict.
Elle est diffusée en clair sur Canal+, à partir de 21h00, présidée par Roschdy Zem et présentée par Marina Foïs, avec des sketches de Laurent Lafitte et Blanche Gardin.

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L’année dernière, la vieille Académie des César avait été discréditée et la cérémonie chahutée. Cette année, il semble que tout ait été rénové.


À Paris, le Grand Palais est fermé comme tous les autres musées, mais de toute façon, à 120 ans, il devait commencer des travaux de restauration.
Le 16 janvier 2021, c’était l’événement avant travaux, sous la verrière, programmé par le Festival d’Automne 2020 : La Ronde de Boris Charmatz, d’après Arthur Schnitzler, sans public.
Le spectacle a été filmé.

Ce soir, sur France 5, on se rattrape.

* À 20h55 : Boris Charmatz face au Grand Palais de Sophie Kovess-Brun & Claire Duguet (2021).


 

* À 21h50 : La Ronde de Boris Charmatz de Julien Condemine (2021).

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Tant qu’on est au Grand Palais, on en profite pour visiter en ligne l’exposition Noir & Blanc : une esthétique de la photographie (18 février-18 juin 2021).

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On l’annonçait le 25 janvier 2021, elle devait ouvrir le 16 décembre 2020, elle avait été reportée, et comme rien ne se décoinçait, elle s’était généreusement morcelée pour le public, avec 38 œuvres exposées dans les couloirs de 13 stations de métro jusqu’au 28 février 2021.


 


C’était hier, il y a 20 ans, le 11 mars 2001, les Talibans, qui avaient pris le pouvoir en Afghanistan, dynamitaient les deux bouddhas monumentaux de 38 et 55 m de haut, sculptés dans les roches des falaises de Bamiyan.

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Il fut un temps - il y a 50 ans, dans les années 1970, sur la route des hippies -, où l’Afghanistan était un paradis. Les Bouddhas de Bamiyan, juste après Charh-e-Zohak ("la Ville rouge"), c’était la porte entre le Moyen Orient et l’Asie.

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Kaboul, toute poussiéreuse qu’elle était, était une étape obligée. Alors que les Iraniens provinciaux étaient agressifs (à Ispahan, par exemple), les Afghans, eux, étaient paisibles. Même le vendredi, alors qu’ils étaient regroupés en repos, et alors que les femmes en burqa étaient les plus invisibles du monde musulman, ils ne bronchaient pas quand ils voyaient passer les voyageurs, quels que soient leur sexe et leur apparence, et une femme occidentale seule, la nuit, dans la rue, était en parfaite sécurité.

Ce 11 mars 2001, le nouveau siècle naissait dans la violence, avec la sinistre préfiguration de ce qui allait se passer le 11 septembre 2001, les attentats du World Trade Center, six mois plus tard.

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Le Musée Guimet rédécouvre le site archéologique de Bamiyan, et raconte son histoire du 6e au 13e siècle, avec une exposition installée au premier étage du musée, au sein de la salle sino-tibétaine, aménagée pour l’occasion : Des images et des hommes. Bamiyan 20 ans après (24 février- 21 juin 2021).

En attendant la réouverture, l’inauguration se revoit en mode virtuel.


 


À l’Institut du monde arabe (IMA), c’est toujours le temps des femmes.

* Oum Khaltoum (1898-1975).


 

* Tahiyya Carioca (1919-1999).


 

* Samia Gamal (1924-1994).


 



Jeudi 11 mars 2021

 

Le séisme suivi du tsunami suivis de la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima, ça fait dix ans. C’était exactement le 11 mars 2011.

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Au Japon, chaque année, à l’heure exacte, chaque humain se fige pour 1 minute de silence. Touchante et dérisoire, cette minute de silence, ce "moment de réflexion personnelle sur un drame national encore douloureusement présent".
C’est comme chaque année au mois d’août, pour les anniversaires de Hiroshima et Nagasaki.
Au mieux, on se souvient et on commémore, mais personne n’apprend rien et aucune leçon n’en est tirée. En 2011, quand on a entendu les premiers signes de ce qui allait advenir, il était un peu tard pour démanteler la centrale, construite sur la zone à hauts risques.

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À Paris, on se rassemble place de la République à 14h30.

En ligne :

Sur Arte, un film disponible jusqu’au 15 mars 2021 :

* Fukusato. Rester malgré tout de Thorsten Trimpop (2016).


 

Avec les Amis du Monde diplomatique de Toulouse, une visio-conférence :

* À 21h00 : Fukushima 2011-2021. De l’emprise à l’impasse nucléaire.
Avec Rémi Scoccimarro et Christine Fassert.

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On participe avec Zoom, ou sans Zoom.

* Avec LundiMatin.

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Des films, des livres :

* Il y a beaucoup de films à voir sur ce vieux sujet, le nucléaire.
Il y a beaucoup à lire aussi. Cf. bibliographie Anthopocène.
La librairie Quilombo recommande les dernières parutions :

* Thierry Ribault, Contre la résilience à Fukushima et ailleurs, Paris, L’échappée, 2021.

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* Sabu Kohso, Radiation et révolution. Capitalisme apocalyptique et luttes pour la vie au Japon, Paris, Divergences, 2021.

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* Bella & Roger Belbéoch, Tchernobyl, une catastrophe, Paris, La Lenteur, 1993, réédition 2021.

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* Arkadi Filine, Oublier Fukushima. Textes et documents, Le Mas d’Azi, Éd. du bout de la ville, 2021.

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Et des BD :

* Bertrand Galic & Roger Vidal, Fukushima. Chronique d’un accident sans fin, Issy-les-Moulineaux, Glénat, 2021.

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* Ewen Blain & Fabien Grolleau, Naoto. Le gardien de Fukushima, Paris, Steinkis, 2021.

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* Albert Drandov & Franckie Alarcon, Au nom de la bombe. Histoire secrète des essais nucléaires français, Paris, Steinkis, 2021.

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À Manchester, commence le MANIFF 2021, 7e édition, en ligne mais seulement dans le UK (11-14 mars 2021).


 

La sélection officielle. avec, au programme, trois premières mondiales :

* Dead in October de Liam Desroy (2020).


 

* A Batalha de Shangri-lá (The Battle of Shangri-lá) de Severino Neto & Rafael de Carvalho (2019).


 

* Urubus (Vultures) de Claudio Borrelli (2020).


 


À Paris, l’Institut finlandais présente son IF Screening n°24, en ligne, en partenariat avec la Cinémathèque de Tanger.

* À 20h00 : Cultural Heritage Conservation.

Au programme, deux courts métrages finlandais, Fog de Aishe Vejdani (2020) et Paper Promises de Uzair Amjad (2020)....

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.... pour introduire avec délicatesse un film mariocain au destin contrarié, interdit par la censure, "inopportun au Maroc", oublié, et restauré pour la Berlinale 2019.

* De quelques événements sans signification (About Some Meaningless Events) de Mostafa Darkaoui (1974).


 

Inscription.


L’Institut du monde arabe, (IMA), en attendant sa réouverture, nous offre un avant-goût de la grande exposition Divas. De Oum Kalthoum à Dalida (7 avril-25 juillet 2021).

* Les militantes.


 

* Les pionnières du féminisme.


 


La revue Bref a une plateforme VOD Brefcinema, depuis 2016.

Elle propose, en partenariat avec le Festival de Clermont-Ferrand, des films en accès gratuit (8-14 mars 2021) :

* La Chamade de Emma Séméria (2020).

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Souvenir souvenir de Bastien Dubois (2020)

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* Coffin (Cercueil), film collectif de Yuanqing Cai, Mikolaj Janiw, Mandimby Lebon, Théo Tran Ngoc, Nathan Crabot, Houzhi Huang (2020).

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* Le Cercle d’Ali de Antoine Beauvois-Boetti (2019).

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* Masel Tov Cocktail de Arkadij Khaet & Mickey Paatzsch (2019).

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* Rone - Room with a View de La (Horde) (2020).

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Mercredi 10 mars 2021

 

Le spectacle vivant, en ligne, même en live, ça fait bizarre.

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Mais surtout, il y a les intermittents, sans eux, rien ne serait possible, et, à ce rythme, ils ne vont pas encore tenir longtemps.
Alors, comme au bon vieux temps, les théâtres sont occupés.

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C’est le seigneur, l’Odéon, qui a donné le signal, jeudi dernier le 4 mars 2021.

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D’autres théâtre subventionnés commencent à suivre, à Paris, le Théâtre de la Colline, anciennement TEP, à Strasbourg, le TNS.

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Et à Pau, le théâtre Saragosse.


 

Le ministère de la Culture, essentiel, est à l’écoute, depuis plus d’un an, si, si.


À Saint-Denis, commencent les 21es Journées cinématographiques, en édition décalée, étendue et en ligne (10 mars-5 avril 2021).

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Cette année, le thème c’est La Part animale.

On aime beaucoup les regroupements thématiques, ça permet toujours de réfléchir mieux, et les Journées cinématographiques initiées il y a 21 ans par l’Écran de Saint-Denis, nous ont toujours gâtés : La vie est un songe (2020), L’Invitation au voyage (2019), Rebel, Rebel (2018), Hahaha (2017), Censures (2016), Femmes femmes (2015), Utopia (2014), Fins de mondes (2013), Révolutions (2012), La Comédie du travail (2011), Voir l’invisible (2010), Black Revolution (2009), Combat Rock (2008), Media Crisis (2007), Sex is Politics (2006), Sauvage Innocence (2005), Ensemble ! (2004), America vs America (2003), Exodes (2002), Un monde à changer (2001).


 

Ce soir, séance d’ouverture suivie d’une rencontre :

* À 20h00 : Louloute de Hubert Viel (2020).

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Faites votre programme.


À Tours, le jeune festival de cinéma italien contemporain, Viva il cinema !, 8e édition, en partenariat avec l’Institut culurel italien de Paris, qui le soutient depuis 3 ans, a quand même lieu, en version allégée (10-14 mars 2021).
Jeune Cinéma aussi le soutient.

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Cette année, seulement trois films, mais gratuits (disponibles 24 heures) :

Ce soir :

* À 19h00 : Mio fratello rincorre i dinosauri de Stefano Cipani (2019).


 

Suivront : Notarangelo ladro di anime de David Grieco (2019) et Cosa sarà de Francesco Bruni (2020).

Faites votre programme.

Inscription.


À Luchon, le Festival des créations audiovisuelles, 23e édition a aussi été décalé, mais il a quand même lieu, en ligne (10-14 mars 2021).

Au programme, des nouvelles de tout ce qui nous importe plus que jamais, en ces temps où les écrans domestiques sont devenus les outils principaux de nos vies "culturelles" : documentaires, fictions, séries, miniséries, webséries, et cette année, à partir de vendredi, une sélection espagnole.

Faites votre programme.

Aujourd’hui, on choisit :

* À 16h00 : Replay de Matthias Castegnaro (2020).


 

* À 21h30 : Hashtag, websérie de Nathaniel Grabli, Martin Frapat & Victor Mondet (2020).

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À la Cinémathèque, on fréquente la salle Henri.

Aujourd’hui :

* La Femme de nulle part de Louis Delluc (1921).


 

* La Masterclass de Jane Fonda.

Master class de Jane Fonda from La Cinémathèque française on Vimeo.

 


À la Maison de la poésie, on est en direct de la BnF, qu’on explore de fond en comble, réserves, salle des machines, salle de lectures, lieux cachés et mystérieux.

* À 18h30 : Arno Bertina et Emmanuelle Bayamack-Tam, en résidence à la BnF, nous guident.

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Bonnes lectures collatérales :

* Arno Bertina, L’Âge de la première passe, Paris, Gallimard, 2020.

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* Emmanuelle Bayamack-Tam, Arcadie, Paris, P.O.L., 2018.

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Lundi 8 mars 2021

 

8 mars 2021.
Les années précédentes.

Il y a déjà quelques années que la parole des femmes a droit à plus qu’un seul jour d’attention par an. Tant mieux. Les revendications sont toujours les mêmes, qui, malgré le bruit qu’elles tentent de faire, peinent à être entendues par qui aurait le pouvoir d’intervenir énergiquement : les droits fondamentaux et l’égalité avec les hommes, bref le début de la sortie du patriarcat.

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Mais il faut bien commencer par un bout, alors les prises de conscience, les luttes et les progrès sont arrivés par vagues de différentes natures. Les suffragettes (le droit de vote), le MLF (le droit à disposer de son corps, contraception et avortement), ont été suivis par Ni putes ni soumises (contre les violences) puis par #Metoo et ses homologues (contre le "harcèlement"). Comme au surf, on continue à fantasmer sur la Big One, et si ça tarde trop, on se dit que ça pourrait devenir un tsunami.

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En 2021, en fond de sauce, toujours l’inaccessible égalité des salaires, et, à l’avant-scène, grâce à un livre, focus sur la réalité de l’inceste, dont la prohibition universelle semblait pourtant acquis comme base de toute société (nécessité de l’exogamie et dangers de la consanguinité), tombée dans le piège de l’interdit devenu tabou donc angle mort.
On salue, au passage, l’outil du langage, avec l’irruption du mot "harcèlement" il y a déjà quelques années, et celle de "la notion d’emprise" dont il est urgent de s’emparer.

Cette année particulièrement, dans les célébrations à venir, il serait opportun de dénoncer le Code Napoléon et l’établissement, par celui qui "n’appréciait pas les femmes qui se mêlaient de politique", d’un nouvel ordre patriarcal, dont nos mères n’avaient pas encore fini de se débarrasser, il y a peu.

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Donc, cette année 2021 :

D’abord, les manifs habituelles, avec de plus en plus de compagnons de route.

Elles ont commencé avec des préambules dès samedi 6 mars 2021, à Nancy, Nice, Lille, Strasbourg, et ailleurs, ou à Paris, hier, dimanche 7 mars 2021 avec un rassemblement place de la République.

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Aujourd’hui à Paris, c’est la grève et la marche des "premières de corvées", - la pandémie est d’abord sur leurs épaules à elles - à partir de 12h00, et départ à 13h00 de Port Royal à République.

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Et puis, le fond de l’air : depuis quelques jours, les médias rivalisent d’idées pour célébrer les femmes : Les oubliées sur France télévision, une étonnante école pour filles dans l’Uttar Pradesh sur France 24, l’annonce du programme Ciné+ émotion avec une psalmodie de Grand Corps malade.
Ou, plus faible avec tendance people, Marie-Claire, avec l’INA. Et Time Out, avec n’importe quoi.

S’il faut un prétexte pour sortir mieux vaut aller aux manifs.

On retient :

* Sur Arte, quelques données de base planétaires, avec Le Dessous des cartes :

* Un monde de femmes de Julie Gavras (2020).


 

Au lieu de célébrer quelques habituelles glorieuses anciennes, par exemple Clara Zetkin (1857-1933), Emmeline Pankhurst (1858-1928), Rosa Luxemburg (1871-1919), Simone de Beauvoir (1908-1986), Alexandra Mikhaïlovna Kollontaï (1872-1952), on a envie de faire une place aux descendantes, par exemple, Françoise d’Eaubonne (1920-2005), Émilie Hache (née en 1982), ou même Greta Thunberg (née le 3 janvier 2003).

Avec un faible pour les indépendantes activistes historiques comme Violette Nozière (1915-1966) et Phoolan Devi (1963-2001).

* Violette Nozière de Claude Chabrol (1978).


 

Sur France culture.

* La Reine des bandits (Bandit Queen) de Shekhar Kapur (1994).


 

Sur France Culture.

On note aussi :

* À la Cinémathèque de Bretagne : Les femmes à la caméra.
Ses archives sont étonnantes - il n’y a pas que Mary Pickford pour avoir eu l’idée - et
elle propose des rendez-vous en ligne sur Facebook.

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* L’Histoire par l’image publie un Hors-série Femmes avec 220 études.

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* Sur Criminocorpus le Musée en ligne d’Histoire de la justice, des crimes et des peines, on les trouve toutes, les victimes et les revanchardes, de toute façon présumées coupables.

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* On aime les réticences de la revue Bref devant cette seule "journée internationale" qui cite le Collectif 50/50.
Mais il faut noter la sortie de son dernier numéro, le n°126, avec "sa forte et paritaire présence féminine".
 

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Les musées ne sont pas en reste :

* À Zürich, au Landesmuseum : Femmes. Droits. Du siècle des Lumières à nos jours (5 mars-18 juillet 2021).

Les Suissesses ont obtenu le droit de vote en 1971, et c’est encore contesté.


 

* À Madrid, au Prado : Fragmentos sobre mujeres, ideología y artes plásticas en España (1833-1931) (16 cotobre 2020-14 mars 2021).

L’examen de l’art officiel révèle que les femmes n’étaient que des invitées maladroites sur la scène artistique de leur temps, rarement protagonistes de leur plein gré et rarement aux places qu’elles auraient voulu.


 

* À Amsterdam, au Rijksmuseum, focus sur Rachel Ruysch (1664-1750), qui consacra sa vie aux natures mortes de fleurs, et sans doute, aussi, à ses dix enfants.

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* À Brooklyn, au BAM : Lorraine O’Grady. Both/And (5 mars-18 juillet 2021).

La première rétrospective de Lorraine O’Grady (née en 1934), présentée par le Elizabeth A. Sackler Center for Feminist Art.

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Bonnes lectures :

* Caroline De Haas, En finir avec les violences sexistes et sexuelles. Manuel d’action, Paris, Robert Laffont, 2021.

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* Émilie Hache, Reclaim. Anthologie de textes écoféministes, traduction de Émilie Noteris, postface de Catherine Larrère, Paris, Cambourakis, 2016.

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* Phoolan Devi, Moi, Phoolan Devi, reine des bandits, J’ai lu, 1998. Réédition, Robert Laffront, 2013.

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* Émile Durkheim, "La Prohibition de l’inceste et ses origines", in L’Année Sociologique, vol.1, 1897, p. 1-70, in Journal sociologique, Paris, PUF, 1969, p. 37-101. Disponible en un ouvrage La Prohibition de l’inceste et ses origines, Paris, Payot, 2017.

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Samedi 6 mars 2021

 

À Genève, le Festival international et forum sur les droits humains 2021 (FIFDH), 19e édition, a lieu en ligne (5-14 mars 2021).

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Durant 10 jours, en parallèle avec la session principale du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, à travers 29 films et 18 rencontres, le FIFDH dénonce toutes les violations des droits humains partout où elles se produisent.
Il propose deux compétitions de longs métrages - fiction et documentaire - avec deux jurys qui remettent des prix dotés, le Grand Prix de Genève (10 000 €), le Grand Prix Fiction (10 000 €) et le Prix Sergio-Vieira-de-Mello (5000 €).
Avec un comité de parrainage prestigieux et, cette année, une magnifique invitée, Angela Davis, en live, mercredi 10 mars à 20h00.

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Mais il n’est pas complètement en ligne, il y a deux expositions dehors :

* Ce samedi 6 mars 2021, à partir de 10h00 : We Are Watching. Les Yeux du monde sur l’action climatique.

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* Le lundi 8 mars 2021, à partir de 10h00 : Dakar et Genève réunis dans un graffiti géant.
Création en direct par Dieynaba Sidibé, Amaëlle Mischler et Nadia Seika.

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En réalité, les rencontres en ligne du FIFDH ont commencé depuis mercredi 3 mars 2021, avec Milo Rau, Santiago Amigorena, et Alain Verset.


 

Aujourd’hui, en ligne :

* À 14h00 : Masterclass avec Oleg Sentsov.

* À 20h00 : Rencontre avec Alain Damasio.

Depuis hier 5 mars 2021, des films à la demande, par exemple :

* Beijing Spring de Andy Cohen & Gaylen Ross (2020).


 

* Coded Bias de Shalini Kantayya (2020).


 

* Coronation de Ai Weiwei (2020).


 

Pour tout savoir :

* La conférence de presse.

* Tout le programme.


Au Centre culturel irlandais (CCI) de Paris, on déambule avec sept artistes qui nous présentent leur quartier à travers des cartes postales sonores imaginées par Fiona Hallinan et Nora Hickey M’Sichili.
En ligne bien entendu, et c’est gratuit, chaque samedi à partir de 15h00 : Déambulations (6 mars-17 avril 2021).

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Aujourd’hui, c’est Glasgow, avec Rachel Ní Chuinn.
Suivront Londres, Paris, Bruxelles, Amsterdam, Berlin et Dublin.

Inscription.


À Marseille, le MUCEM est fermé, mais pas inactif.

Le Musée d’histoire de la France et de l’Algérie (MHFA), créé à Montpellier conçu au début des années 2000, n’a pas eu la chance de vieillir et a été abandonné en 2014. Les polémiques en ont eu raison, l’histoire n’est pas une science exacte. Ses richesses accumulées ont été transférées au MUCEM.

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Résultat de cette fusion : Le cycle Algérie-France, la voix des objets, et, en 2021, sa saison 5 : Parlers, chants, images : l’Algérie, unie et multiple (21 février-7 mars 2021).

Il faut remercier aussi la Cinémathèque de Bretagne qui conserve dans ses fonds de nombreux films sur l’Algérie.


 

Demain, dimanche 7 février 2021 : Malouf, chaâbi, raï, hirak : l’Algérie comme elle se chante, avec Nedjim Bouizzoul, Maya Saidani et le Groupe Labess.

* À 19h00 : Algérie-France, la voix des objets.
Modération de Naïma Yahi.


 

* À 20h30 : Concert du groupe Labess.


 


Comme chaque samedi, MarseilleS#8, Chronique d’une post-production, par Viviane Candas.

L’histoire de l’immigration à Marseille, de 1986 à 2021, du mythe du retour au séparatisme.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 6 au 12 mars 2021.



Vendredi 5 mars 2021

 

Bon anniversaire, Pier Paolo Pasolini (1922-1975), 99 ans aujourd’hui.
Profitons de ce chiffre pas rond, nul ne sait où on en sera pour ses cent ans.

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La Cineteca de Bologne lui rend hommage.

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Il est aussi un enfant du pays, né via Borgonuovo.

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Jeune Cinéma, aussi, lui rend hommage, en attendant de mettre en ligne tout ce qu’il nous a dit au long des années.

* "Confessions techniques de Pasolini," Jeune Cinéma n°n°27-28, Spécial italien, janvier-février 1968.

* "Pasolini documentariste",aux États généraux du documentaire de Lussas (19-24 août 2001), Jeune Cinéma n°277 septembre 2002.

* L’affaire Pasolini (La macchinazione) de David Grieco (2015), Jeune Cinéma n° 396-397, automne 2019.

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En ligne, deux de ses films :

* Les Murs de Sanaa (Le mura di Sana) de Pier Paolo Pasolini (1971).
Le Yémen est à l’ordre dru jour.


 

* Carnet de notes pour une Orestie africaine (Appunti1 per un’Orestiade africana) de Pier Paolo Pasolini (1970).
Sélection officielle Hors compéttion au Festival de Cannes 1976.


 



Jeudi 4 mars 2021

 

À l’heure où la France déclare qu’aucun crime commis pendant la Guerre d’Algérie ne sera occulté et où elle reconnaît la torture et l’assassinat de l’avocat militant algérien Ali Boumendjel (1919-1957), Jeune Cinéma se penche sur son passé et n’oublie pas ses fondateurs, Jean Delmas, Ginette Gervais-Delmas, et tout particulièrement Andrée Tournès qui aura 100 ans dans un mois. Tous les trois, ils avaient signé le Manifeste des 121 et témoigné au Procès Jeanson en septembre 1960. Dans le numéro d’hommage à Andrée, on peut découvrir quelques anecdotes de l’époque, comme l’évasion de six détenues de la prison de La Roquette la nuit du 23 au 24 février 1961 : Micheline Pouteau, collaboratrice de Jeune Cinéma, et Hélène Cuenat, Joséphine Carré, Fatima Hamoud, Zina Haraigne, condamnées lors du procès du Réseau Jeanson, le 1er octobre 1960

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Le film de ce soir, sur TV5 Monde, et sinon, sur Internet en plusieurs morceaux.

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* À 22h45 : Choisir à vingt ans de Villi Hermann (2017).


 

Entre 1954-1962, de 100 à 300 jeunes Français refusèrent de participer à la guerre d’Algérie. Ces réfractaires, soldats ou appelés, étaient non-violents ou anticolonialistes. Certains se réfugièrent en Suisse où des citoyens suisses leur vinrent en aide, alors qu’en France ils étaient condamnés comme traîtres.
En 1962, quelques mois après l’Indépendance, le réalisateur suisse Villi Hermann se rendit près de Tlemcen, dans une région dévastée par la guerre à la frontière entre l’Algérie et le Maroc, pour aider à la reconstruction d’une école.
En 2016, il est retourné en Algérie où il a retrouvé ses anciens élèves. Il a aussi rencontré des réfractaires français, habitant aujourd’hui en France ou en Suisse.

La Suisse est un pays de banquiers. Mais aussi, souvent dans l’histoire, un pays refuge.
Parmi ces réfractaires, notre ami Michel Boujut (1940-2011), qui aurait fêté ses 80 ans au mois de mai l’année dernière, et mort, il y a 10 ans cette année, toujours en mai.
Nous sommes heureux de repenser à lui, hors zone anniversaire.


 

Sur le site de Jeune Cinéma  :

* "Michel Boujut, une vie, une œuvre", Jeune Cinéma n°338-339, été 2011

* Le jour où Gary Cooper est mort de Michel Boujut (2011), Jeune Cinéma n° 338-339, été 2011.

Sur France Culture.


La Foire internationale d’art contemporain (FIAC) avait annulé sa dernière édition en octobre 2020 au Grand Palais à Paris à cause de l’épidémie. Celle-ci ne se calme pas, donc la FIAC se rattrape en ligne : une plateforme avec 211 galeristes de 28 pays et des cinq continents.

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Sur France Culture.


Au Louvre, on la joue polar, et c’est Romane Bohringer qui enquête.


 


La Maison européenne de la photographie (MEP)
a inauguré, avec Simon Baker, le 25 février 2021, une série de masterclass en ligne avec pour thème la ville.

Aujourd’hui :

* À 18h30 : Photographier Glasgow, New-York et Paris avec Raymond Depardon.

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Suivront Los Angeles, poétiques et politiques de l’espace urbain,avec Lise Sarfati, le 11 mars 2021
et Ville mémoire, Ville miroirs,avec Chantal Stoman, le 18 mars 2021.

Inscription.


À New York et à Chicago, d’étranges photographies ornent des centaines d’abribus :

* Awol Erizku. New Visions for Iris (24 février-20 juin 2021).

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La revue Rhythmos de janvier-février 2021 est en ligne.

Au sommaire : Rythme et pouvoir au 21e siècle.

Et avec un Hommage à Michel Carrade.

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À l’Arsenal, c’est l’épisode 3 de la Petite histoire naturelle de l’architecture :

* Pourquoi les petits pois sont à l’origine des cathédrales ?

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Mercredi 3 mars 2021

 

À Dublin, commence le Festival international du film (DIFF), en ligne bien sûr (3-14 mars 2021).

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Il a été créé en 2003 pour promouvoir le cinéma irlandais, et il est sponsorisé par le whisky Jameson. Mais sans confrontation, pas de promotion : il est international et cette année, il accueille les films de 25 pays.

Depuis 2019, le Irish Council for Civil Liberties (ICCL) sélectionne plusieurs films du programme et attribue un Prix des droits de l’Homme.

Sans chauvinisme aucun, on note la sélection française.

On note aussi, tout de suite, une conversation avec Steve McQueen, le 5 mars 2021 à 19h00.

Ce soir, pour le gala d’ouverture, honneur aux invités étrangers :

* À 20h00 : Supernova de Harry Macqueen (2020).


 

Demain, l’Irlande :

* À 20h00 : Be Good or Be Gone de Cathal Nally (2019).


 

Faites votre programme.


Le Festival Best of Doc, né en 2019, piloté par l’association Documentaire sur grand écran, née en 1990, commence aujourd’hui. Sa 2e édition a été annulée en 2020, en 2021, il s’agit de sa vraie 2e édition, en ligne, avec la salle virtuelle La 25e heure (3-9 mars 2021).
Le festival présente sa sélection de 10 films parmi les meilleurs documentaires sortis en salle en 2019 et 2020.

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Cette année, le parrain, c’est Nicolas Philibert, qu’on peut revoir, avec Mariana Otero et Diego Governatori, parler des difficultés du métier, en ce moment, dans la conférence de presse du 12 février 2021.

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Hier soir, a eu lieu l’ouverture avec :

* À 20h00 : The Last Hillbilly de Diane Sara Bouzgarrou & Thomas Jenkoe (2019).


 

Ce soir :

* À 20h00 : M de Yolande Zauberman (2018).


 

Comment voir les films.

Faire son programme.


La Cérémonie des Lumières 2021, 26e édition, a été diffusée mardi 19 janvier 2021 à 20h00 en clair sur Canal+.

Pour la première fois, cette année, l’Académie des Lumières élargit son audience, en invitant à la Semaine des Lumières 2021 (3-9 mars 2021), présentant les films primés en ligne, accessibles partout en France.

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Ce soir :

* À 20h00 : Josep de Aurel (2020).


 

Faut réserver.


À la Cinémathèque française, on profite de la salle Henri.

* Madam Butterfly (Hu die fu ren) de Tsai Ming-liang (2008).
Jusqu’au 23 mars 2021.

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On y découvre aussi des tas d’autres bijoux, par exemple :

* Le Parti des choses : Bardot et Godard de Jacques Rozier (1963).

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À la Cinémathèque du documentaire, c’est la dernière séance du séminaire en ligne de Stéphane Breton : L’art du récit dans le cinéma (13 janvier-3 mars 2021) : Évaporation du monde.
https://www.centrepompidou.fr/fr/programme/agenda/evenement/5TQVpNK

* À 14h00 : Les Éternels de Pierre-Yves Vandeweerd (2017).


 

Réservation.


À Manhattan, notre cinéma préféré, Metrograph, propose une rétrospective Gianfranco Rosi (22 février-5 avril 2021).

On ne peut pas la suivre depuis la France, mais il est bon de rappeler son importance.

* Fuocoammare de Gianfranco Rosi (2016).
Ours d’or de la Berlinale 2016, et toujours d’une brûlante actualité.


 

Son dernier film, Notturno, couvert de récompenses à la Mostra de Venise 2020, doit sortir en France le 7 avril 2021.
Il n’y a que les innocents qui croient que ça va être possible.


 



Mardi 2 mars 2021

 

Les salles de cinéma ne sont toujours pas ouvertes, et à moins d’avoir un home cinema chez soi, c’est-à-dire la place pour ça, on ne peut voir les films et les séries que sur les petits écrans des télévisions : via le câble, les VOD, ou les DVD, achetés ou empruntés dans les médiathèques. Il faut s’en contenter.

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L’idée, ce n’est pas de voir le dernier blockbuster juste sorti du four pour en causer en ville. On ne cause plus en ville.
Il ne s’agit pas non plus seulement de se "divertir", l’entertainment a pris un mauvais goût de cendre.

Il est juste question de continuer à vivre dans un monde qui s’éloigne en une longue distanciation et de nourrir quand même son horizon mental qui rétrécit de jour en jour. Une bonne orchestration des programmations de nos écrans domestiques, cela pourrait suffire à ce que nos existences virtuelles s’épanouissent.

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Pour les érudits, il s’agit de compléter leur savoir cinéphilique. Ces éternels et courageux Sisyphe, malgré leurs efforts, ne parviendront jamais à l’exhaustivité, et ils le savent. Le cinéma n’a que 125 ans, c’est jouable en apparence, mais on découvre toujours des trésors oubliés ou disparus, dans les caves et les greniers. Ils persévèrent, pourtant, dans leur utopie d’un corpus complet et terminé. Tous comptes faits, ils pourraient détenir la sagesse, tout ce qui a un début a une fin.

Bonne référence : Salut les câblés !

Dernière "découverte" à la maison :

* Ombres et Brouillard (Shadows and Fog) de Woody Allen (1991).


 

On croyait avoir vu tous ses films, mais celui-ci, tardif, sorti furtivement en France en février 1992, avait échappé à toute vigilance, malgré sa distribution épatante et la musique de Kurt Weill dont on se lasse pas.

On dirait qu’il est visible sur Internet.

Il repassera sur Ciné+Club, samedi prochain, le 6 mars à 23h20.

Sinon, il est en DVD, par exemple chez Potemkine.


La Société Louise-Michel (SLM), avec la Ligue des droits de l’Homme et l’EHESS, propose une visioconférence, suivie d’un débat, sur la question des "migrants".

Tout le monde, dans nos riches contrées, sait ce dont il s’agit, le sujet revient périodiquement en Une des médias quand c’est trop scandaleux, puis "ça" retourne dans l’ombre, mais le phénomène est là, en toile de fond de nos visions du monde, probablement en voie d’expansion, par exemple à cause du changement climatique.
Et cela, alors même qu’il n’existe toujours pas de définition internationale du terme, qui recouvre indistinctement, selon la Cimade, toutes sortes de conditions humaines, réfugiés, demandeurs d’asile, clandestins, et autres "voyageurs" plus ou moins contraints.

* À 18h00 : Les migrants. Un déni d’humanité.
Avec Zoom.

Bonnes lectures :

* Camille Schmolll, Les Damnées de la mer. Femmes et frontières en Méditerranée, Paris, La Découverte, 2020.

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* Karen Akoka, L’Asile et l’exil. Une histoire de la distinction réfugiés / migrants, Paris La Découverte, 2020.

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* Claude Calame & Alain Fabart, éds., Migrations forcées, discriminations et exclusions. Les enjeux de politiques néo-coloniales, Vulaines-sur-Seine, Éditions du Croquant, 2020.

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À Genève, le Musée d’ethnographie (MEG) rouvre ses portes aujourd’hui, bien sûr avec des conditions d’entrée adaptées, et la nécessité de réservation.

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On peut donc aller y admirer en vrai l’exposition permanente, une sélection de 1000 objets sur les 80 000 merveilles de ses collections, témoins du génie des civilisations humaines.

Il suffit juste, d’abord, de traverser la mer, celle de Ange Leccia (2014), que le musée a acquis.


 

* Les archives de la diversité humaine.

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Sans bouger de chez soi, on a toujours la possibilité de visiter en ligne, en 13 épisodes, accompagné par le commissaire de l’exposition, Baptiste Brun, la dernière exposition : Jean Dubuffet, un barbare en Europe (8 septembre 2020-28 février 2021).


 


Siné Mensuel n°105 de mars 2021 est en kiosques.

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* On va chiner dans la boutique.
On a un faible pour les jeux de cartes.

* On s’abonne.



Lundi 1er mars 2021

 

À Berlin, chaque année depuis 70 ans, la Berlinale, créée par les Alliés en 1951 comme "vitrine du monde libre", se tenait début février.

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En 2021, la 71e édition a été reculée d’un mois et a changé sa formule, se scindant en deux temps :

* Le Marché européen du film et de la coproduction, avec projections en ligne pour les professionnels, la presse et les étudiants, avec un jury paritaire sans président, composé de six lauréats des Ours d’Or de précédents festivals (1er-5 mars 2021).

* Le Berlinale Summer Special, qu’on espère physique avec des projections publiques en salles et en plein air pour les spectateurs normaux, et la proclamation du palmarès (9-20 juin 2021).

Bon, on ne saurait mieux confirmer que le cinéma - tel qu’il se pratique et se hiérarchise en cette fin d’époque - est une industrie, et que c’est ce n’est pas "par ailleurs", mais "d’abord".

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À partir d’aujourd’hui donc, un programme de 780 films accessibles en ligne et 470 entreprises, avec conférences, séminaires, pitchs, keynotes, master classes, show cases, tout comme en vrai, "mais la bière sera celle de votre frigo", a ajouté quelqu’un.

* Toutes les sections.

* Tous les jurys.

Aujourd’hui, ça commence à 10h00.

Ce soir :

* À 18h30 : Dick Johnson is Dead de Kirsten Johnson (2020).


 

Faites votre programme.


Ces temps-ci, on est plutôt accablé.
Depuis plus d’un an, saisi par un fort sentiment d’être, en permanence, collectivement et individuellement, roulé dans la farine par des mensonges flagrants et des flux tendus d’informations contradictoires, et carrément, ces dernières semaines, manipulé par des forces marchandes et électoralistes, bref utilisé comme cobaye.

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Palmarès : les deux grands prix de la rigolade sont attribués, en 2020, aux masques, et en 2021, aux vaccins.
Pour qui, à Paris, n’aurait pas reçu de courrier papier de la Sécu et/ou de sa mairie : l’adresse du site. À ce jour, non seulement on ne peut pas se faire vacciner, mais on ne peut pas non plus se mettre en liste d’attente. Les millions de vaccinés annoncés à la télé, ils sont tous en EHPAD, ou ils habitent des zones désertes ?

Hors compétition : les promesses de la Convention Climat.
Alain Delon le légionnaire demande à Bernard Fresson l’inspecteur, dans Adieu l’ami de Jean Herman (1968) : "Vous savez comment on appelle quelqu’un qui ne tient pas sa parole ? Un danseur".

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Alors voilà, quand Doriane et son riche fonds anglais restaure Britannia Hospital de Lindsay Anderson (1982), avec deux courts métrages en bonus, O’Dreamland (1953) et Everyday Except Christmas (1957), on ne résiste pas, on rejoint illico les Angry Young Men du Free Cinema, ils avaient tout compris.
Refouler sa colère, c’est mauvais à la santé mentale et physique.

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Sur le site : La trilogie de Michael Travis, alias Malcolm McDowell :

* If... (1968), in Jeune Cinéma n°39, mai 1969.

* O Lucky Man (Le Meilleur des mondes possibles,) (1973), in Jeune Cinéma n°72, juillet-août 1973

* Britannia Hospital (1982), in Jeune Cinéma n°144, juillet 1982

* Cf. aussi "Le Free Cinema (1956-1963). Les débuts vus par un Italien", in Jeune Cinéma n°19, décembre 1966-janvier 1967.

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À Bâle, la Fondation Beyeler rouvre ses portes aujourd’hui, et ça met de bonne humeur, même s’il y a encore de la neige
Les visites guidées en ligne, ça va bien un peu, tant ça lasse.

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* Rodin / Arp (13 décembre 2020-16 mai 2021).

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Aujourd’hui et demain c’est gratuit.

Fondation Beyeler, Baselstrasse 101 ch-4125 Riehen / Basel.


Le Monde diplomatique de mars 2021 est en kiosques.

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On le feuillette.

On s’abonne.



Voyage dans le temps.

 



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