home > Au fil du temps > Salut les câblés ! > Salut les câblés ! (2021) > Semaine télé du 6 au 12 mars 2021
Semaine télé du 6 au 12 mars 2021
Salut les câblés !
publié le samedi 6 mars 2021

Jeune Cinéma en ligne directe

JPEG - 241.8 ko

 

©Michel Carrade

Humeurs de Lucien Logette


 

Samedi 6 mars 2021

 

20.40 : Les Beaux Jours de Marion Vernoux (2013), OCS Max
Dernier passage le 5 septembre 2015. Si le sujet (la sexualité chez les seniors) n’est plus tabou ni transgressif, il n’est pas si souvent abordé. Fanny Ardant en fait toujours beaucoup, c’est dans sa nature, mais ici, c’est en situation. Laurent Lafitte doit affronter tout un wagon d’anciens, Patrick Chesnais, Jean-François Stévenin, Fanny Cottençon, Marie Rivière et Catherine Lachens (et même Marceline Loridan), tous fort plaisants.

20.50 : L’Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet de Jean-Pierre Jeunet (2013), Famiz
Dernier passage le 22 août 2015. Le film de Jeunet (un tel accident industriel qu’il n’a rien tourné depuis) contient suffisamment de choses intéressantes et inventives pour supporter une seconde vision à six années d’écart - c’est peut-être son meilleur film, avec Un long dimanche de fiançailles (2004).

20.50 : Voyage à Tokyo de Yasujiro Ozu (1953), Classic
Aucune trace dans nos notes d’un passage sur le câble - de toutes façons, Ozu n’a eu droit qu’à un seul titre en six ans, toutes chaînes confondues, Printemps tardif (1949). Dans son actuel trip nippon, Classic nous offre ce soir deux inédits, ce Voyage, présenté comme son film le plus célèbre, même si bien d’autres le valent, suivi du Goût du saké (1962).

22.15 : Ni juge ni soumise de Jean Libon & Yves Hinant (2016), OCS City
Inédit. Libon est le créateur de la série télévisée Strip-tease ; il a conservé pour filmer Anne Gruwez, une juge d’instruction bruxelloise, la même approche savoureuse, juste adaptée au grand écran. C’est drôle, pathétique, passionnant. César 2019 du documentaire.

22.30 : Mon frère chasse les dinosaures de Stefano Cipani (2019), Famiz
Inédit et inconnu. Si Famiz se met à explorer des voies neuves, c’est parfait. Premier film, apparemment projeté au festival italien d’Annecy il y a deux ans, mais qui n’a pas connu d’exploitation ici, même pas en DVD. Que le film soit interprété par Alessandro Gassman, fils de mais également bon acteur, et par Isabelle Ragonese, si étonnante dans Dix hivers à Venise de Valerio Mieli (2009) nous incite à sa découverte.

23.00 : Le Goût du saké de Yasujiro Ozu (1962), Classic
Ultime film (le cinquante-cinquième) du vieux maître. Magistral, avec son scénario aussi minimal que les précédents - un veuf proche de la retraite cherche à marier sa fille, qui s’occupe pourtant si bien de lui… C’est tout, ou presque, et on ne décolle pas de l’écran deux heures durant.

23.55 : Les Monstres de Dino Risi (1963)
Patrick Brion continue son exploration du cinéma italien. Il nous avait habitués ces dernières semaines à des films plus rares que celui de Risi. Mais on ne va pas chipoter, même si on préfèrerait des titres moins fameux de la même époque, du côté de Ferreri, par exemple Amour, érotisme et ballons rouges (1965) ou de Monicelli, comme L’Armée Brancaleone (1966). La prochaine fois ?

 

Dimanche 7 mars 2021

 

Soirée DVD en perspective : sur les 36 films proposés par les bouquets cinéma, un seul inédit.
20.40 : Horizons lointains de Ron Howard (1992), OCS Géants
Du lourd, 140 minutes d’aventures dans les USA de la fin du 19ee siècle. C’était l’époque où la paire Tom Cruise-Nicole Kidman était certaine de rafler la mise. Ne boudons pas le plaisir visuel et la narration au premier degré, le réalisateur étant un honnête fabricant.
Mais on peut toujours revoir, pour le plaisir, O’Brother des Coen Brothers (2000) à 20.50 sur Club, ou la soirée Maigret sur Classic, avec La Tête d’un homme de Julien Duvivier (1932) à 20.50, suivi, à 22.25, par Cécile est morte de Maurice Tourneur (1943).

 

Lundi 8 mars 2021

 

20.50 : Maps to the Stars de David Cronenberg (2014), Club
Cf. note du 30 mars 2016.

20.50 : Sirocco de Curtis Bernhardt (1951), Classic
Inédit et rare. Le réalisateur n’est pas particulièrement estimé, il a pourtant un itinéraire intéressant, entre l’Allemagne, qu’il a dû fuir, puis la France des années 30 (il était alors Kurt B.) et les États-Unis à partir de 1940. Pas de chef-d’œuvre, mais un bon lot de films solides, polars comme La mort n’était pas au rendez-vous (1946) ou classique comme La Vie passionnée des sœurs Brontë (1946), avec Ida Lupino en Emily et Olivia de Havilland en Charlotte. Ici, une adaptation, par le grand A.I Bezzerides - Les Bas-fonds de Frisco de Jules Dassin (1949) ou En quatrième vitesse de Robert Aldrich (1955) -, d’un roman d’aventures exotiques (la Syrie des années 20) de Joseph Kessel. Il ne s’agit pas d’un Bogart inoubliable, mais il n’a pas joué que dans des films inoubliables, cf. Sahara de Zoltan Korda (1943), ou Pilote du diable de Stuart Heisler (1950).
Là, il est bien entouré par l’étrange Marta Toren, Lee J. Cobb, Everett Sloane, Zero Mostel et Nick "Vavavoom" Dennis - ça, c’est pour les fanatiques de En quatrième vitesse.

22.25 : Lulu, femme nue de Solveig Anspach (2013), OCS Max
Pas passé depuis le 6 mai 2016. Chaque film de la cinéaste vaut une seconde visite.

02.00 : Une grande fille de Kantemir Balagov (2019), OCS City
Pour ceux qui ne l’auraient pas enregistré lors de son seul passage, le 15 avril 2020, sur Club, à 00.25. On ne peut que s’interroger sur la volonté de ne réserver un film aussi remarquable qu’aux insomniaques. Certes, il s’agit d’une œuvre rugueuse, pas facile à supporter, mais la vision peu convenue de la "grande guerre patriotique" soviétique et la découverte de Viktoria Mirochnitchenko, la grande fille du titre, méritent de s’accrocher. Prix de la mise en scène de Un Certain Regard 2019.

 

Mardi 9 mars 2021

 

20.40 : Soirée Jennifer Kent. OCS Choc
Une découverte complète, puisqu’il s’agit des deux seuls longs métrages d’une réalisatrice australienne, dont aucun n’est sorti en France, sinon dans le cadre d’un festival lyonnais (inconnu de nos services), intitulé Hallucinations collectives - l’un en 2014, l’autre en 2020. À 20.40, The Nightingale, (2018), tourné en Tasmanie, ce qui est déjà une rareté. Et l’autre, à 23.00, Mister Badabook (2014), qui se présente comme un film d’horreur (une maison hantée par un monstre héros d’un album pour enfants). À découvrir.

20.50 : La Folle Histoire de Max et Léon de Jonathan Barré (2016), Premier
Inédit. Sans vedettes du grand écran, les deux protagonistes, David Marsais et Grégoire Ludig, étant connus par les téléspectateurs de TF1 ou de Canal+ comme créateurs du Palmashow, le film a accueilli plus d’un million et 200 000 spectateurs. Pas facile aujourd’hui de faire un film comique sur l’Occupation et la Résistance qui ne réfère pas aux grands anciens, signé Oury ou Poiré. Mais on peut y arriver, la preuve.

20.50 : Un chien dans un jeu de quilles de Bernard Guillou (1983), Famiz
Inédit et rare, car, à moins qu’une édition DVD nous ait échappé, le film n’a pas revu le jour depuis sa sortie. Second et dernier film d’un réalisateur qui n’a laissé que peu de traces, sinon cette comédie bretonne assez drôle, dans laquelle les frères Pierre Richard et Jean Carmet luttent contre le méchant châtelain Julien Guiomar qui veut exproprier le deuxième. Son film précédent (pas vu) s’intitulait Une nuit rêvée pour un poisson banal (1980), joli détournement de la célèbre nouvelle de Salinger, Un jour rêvé pour le poisson-banane.

20.50 : La Dernière Folie de Claire Darling de Julie Bertuccelli (2018), Club
Inédit. On aime bien ce que tourne la réalisatrice, sans pour autant tout défendre. La relative déception tient au scénario (pourtant quatre scénaristes) qui a du mal à échapper à la convention : des relations mère-fille, c’est un territoire très exploré et qui apporte peu de renouvellement, malgré le recours aux retours en arrière. Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni sont évidemment dans la peau du rôle, la mère emportant le morceau, dans un beau numéro de vieille dame perdant la tête et mettant toutes ses possessions dans un vide-grenier.

22.20 : Les Visages de la victoire de Lyèce Boukhitine (2020), Club
Inédit et inconnu, le documentaire étant sorti le 11 mars 2020, à la veille du premier confinement. Le sujet est a priori intéressant, puisqu’il s’agit de portraits de femmes algériennes venues retrouver leurs maris immigrés en France il y a plusieurs décennies. Premier film de l’auteur depuis La Maîtresse en maillot de bain (2002).

22.30 : Les Vétos de Julie Manoukian (2019), OCS Max
Inédit. Premier film, sur un sujet de société paysanne, actuellement assez tendance - Petit paysan de Hubert Charruel (2017), La Nuée de Just Philippot (2020), Les Dévorants de Naël Marandin (2020) -, la disparition des vétérinaires ruraux, plus attirés par la jungle des villes. On compatit, grâce à Clovis Cornillac et à la jeune Noémie Schmidt, toujours intéressante.

 

Mercredi 10 mars 2021

 

20.40 : Les Parfums de Grégory Magne (2019), OCS Max
Premier film seul - le précédent, L’Air de rien (2012), était coréalisé par Stéphane Viard - d’un documentariste de la télévision. Il n’est pas sûr que sa sortie le 1er juillet 2020 lui ait apporté beaucoup de spectateurs. C’est dommage, car les qualités du premier se retrouvent dans ce second film, sur le schéma assez traditionnel d’une relation dominant-dominé : attention aux personnages et direction d’acteurs, Emmanuelle Devos, aussi désagréable qu’elle sait l’être, et Grégory Montel, toujours excellent dans les rôles de victime.

20.40 : Les joueuses#paslàpourdanser de Stéphanie Gillard (2020), OCS City
Inédit. Documentaire sur l’équipe féminine de football de l’Olympique lyonnais. Tout à fait agréable si on s’intéresse au sujet.

20.40 : Bandidas de Joachim Ronning & Espen Sandberg (2006), OCS Géants
On le signale car il est inédit. Mais ce western au féminin a pour seul intérêt d’être interprété par Penélope Cruz et Salma Hayek. Sinon, il se rapproche plus des Pétroleuses de Christian-Jaque (1971), avec Bardot et Cardinale, que de Viva Maria ! de Louis Malle (1965), avec Bardot et Moreau.

20.50 : Adolescentes de Sébastien Lifshitz (2019), Club
Inédit. Le prix Louis-Delluc 2020, enfin accessible sur le câble.

20.50 : Soirée Danielle Darrieux, Classic
Pour mémoire, car les trois films proposés sont déjà passés, le premier, Mayerling de Anatole Litvak (1936), le 20 janvier 2018, le second, à 22.20, Danielle Darrieux, il est poli d’être gai de Pierre-Henri Gibert (2018), le 26 février 2019. Et le dernier, Le Bon Dieu sans confession de Claude Autant-Lara (1953), le 21 juin 2017. Mais une soirée entière avec une des plus grandes actrices (la plus grande, peut-être) du cinéma français ne se refuse pas.

22.10 : Eva en août de Jonas Trueba (2019), OCS City
L’été, les grandes villes sont désertées, et, bien sûr, c’est là que se font les rencontres les plus romanesques. La torpeur de Madrid n’est pas moins séduisante que celle de Paris au mois d’août. La virgen de agosto est le dernier film de Jonas Trueba. Il ne fait pas partie de la sélection officielle ACID au Festival de Cannes 2020, avec sa forme virtuelle, mais il a été soutenu par ACID par la suite.

22.25 : Cargaison dangereuse de Michael Anderson (1959), TCM
Inédit. Comme on l’écrivait il y a peu, Anderson était un artisan, capable du bon et du moins bon. Cette fois, c’est dans le haut de sa courbe, surtout à cause du scénario signé Eric Ambler, grand écrivain s’il en fût, et de la distribution, américaine par ses stars, Gary Cooper (avant-dernier film) et Charlton Heston, anglaise par ses seconds rôles, Michael Redgrave, Alexander Knox et Richard Harris.

00.10 : La Dernière Rafale de William Keighley (1948), TCM
Inédit. Il y eut une époque où TCM proposait quantité de films sans réputation, lors de rétrospectives consacrées à Edward G. Robinson, Joan Blondell, Ronald Reagan, Mickey Rooney, on en oublie. Terminé. La chaîne n’offre aujourd’hui rarement autre chose que des films certifiés grand public et pas souvent des inédits. Il convient donc de profiter de ce passage à l’improviste de ce bon film de William Keigley, en VO The Street with No Name, avec Richard Widmark (alors débutant), Mark Stevens et Lloyd Nolan.

 

Jeudi 11 mars 2021

 

20.40 : Papicha de Mounia Meddour (2019), OCS Max
Inédit. Enfin, la révélation d’Un Certain Regard 2019, un peu brouillonne mais punchy. Premier film de fiction de la documentariste franco-algérienne, qui a trusté les récompenses (César du premier film, de l’espoir féminin, nommé aux Oscars) et qui a permis à Lyna Khoudri, déjà remarquée dans Les Bienheureux de Sofia Djama (2017), d’exploser. On l’a retrouvée dans Hors normes de Nakache & Toledano, 2019) et dans Gagarine de Fanny Liatard & Jérémy Trouilh (2020) qu’on espère voir sortir un jour.

20.40 : Pour Sama de Waad Al-Kateab & Edward Watts (2019), OCS City
Cette lettre ouverte d’une mère à sa fille, c’est le 3e film de la journaliste Waad al-Kateab, qui filme Alep, d’abord avec son portable puis avec une caméra, depuis 2011. le soulèvement révolutionnaire, commencé dans le contexte du printemps arabe, le siège d’Alep, la répression par le régime de Bachar al-Assad. Le film a été réalisé avec le documentariste anglais Edward Watts.

20.40 : Les Joyeux Fantômes d’Antonio Pietrangeli (1961), OCS Géants
Inédit. Ce n’est pas le film de Pietrangeli que l’on préfère, car moins inventif que Du soleil dans les yeux (1953) ou Je la connaissais bien (1965), tous programmés par Classic il y a quelques années. Mais c’est tout de même du cinéma classieux, tant par ses techniciens (photo du regretté Giuseppe Rotunno, musique de Nino Rota) que par ses acteurs (Marcello Mastroianni, Vittorio Gassman, Belinda Lee et Sandra Milo).

20.50 : Soirée pudding historique, Classic
Il faut oser enchaîner à la suite Ben Hur de William Wyler (1959), Jules César de Joseph L. Mankiewicz (1953) à 00.10, et enfin à 02.10, Ivanhoé de Richard Thorpe (1952). Courage !

22.45 : The Women de Diane English (2008), Émotion
À signaler en passant, pour les courageux qui voudraient comparer avec la version princeps de George Cukor, apothéose de cynisme étincelant. Meg Ryan, Annette Benning, Eva Mendes et Debra Messing, c’est un casting luxueux, mais faible, comparé à l’original, Norma Shearer, Joan Crawford, Rosalind Russell, Paulette Goddard et on passe sur Joan Fontaine et Mary Boland. D’ailleurs, pourquoi la chaîne Classic ne programme-t-elle pas un soir le film de Cukor ?

 

Vendredi 12 mars 2021

 

20.40 : Deux de Filippo Meneghetti (2019), OCS Max
Inédit. Encore un film distribué en février 2020, donc à la carrière avortée (au moins, il représentera la France aux prochains Oscars). Deux actrices de haute volée, Barbara Sukowa et Martine Chevallier - trois avec Léa Drucker - pour une histoire d’amour toute de douceur et de légèreté, avec la dose de pathos juste nécessaire. On ne sait rien des courts métrages tournés en Italie par Meneghetti avant ce premier long.

20.50 : Tanks for Stalin de Kim Droujinine (2018), Frisson
Inédit et inconnu, car on n’a pas encore pris la peine de regarder le DVD (seule édition du film). Le sujet interpelle : ainsi, en 2019, la Russie produit encore des films sur la guerre de 1941-1945, comme au bon vieux temps. Une découverte ?

20.50 : La Palombière de Jean-Pierre Denis (1983), Club
Inédit. Sept films en quarante ans, la filmographie de Denis est courte mais remarquable. Malgré la Caméra d’or obtenue pour Histoire d’Adrien (1980), il est resté modeste dans ses ambitions, tournant au pays (le Périgord), cette Palombière, simple histoire d’amour exaltée par l’interprétation (Jean-Claude Bourbault et Christiane Millet). La sélection officielle à Cannes de Champ d’honneur (1987) ne l’a pas empêché de devoir attendre treize ans avant de tourner sa belle version des sœurs Papin, Les Blessures assassines (2000). Ni La Petite Chartreuse (2005), avec Olivier Gourmet et Marie-Josée Croze), ni Ici-bas (2011), avec Céline Sallette et Éric Caravaca de ne pas recevoir l’accueil qu’ils méritaient. Bel exemple d’artisan - il a fait du cinéma loin des cercles parisiens, tout en étant inspecteur des douanes -, auteur d’une musique en mineur, bien à lui et fort attachante.

22.15 : Le Temps de l’aventure de Jérôme Bonnell (2013), OCS Max
Dernier passage le 15 août 2017. L’auteur a abandonné ses acteurs habituels - on les a retrouvés ensuite, dans À trois, on y va (2015) et dans Chère Léa (2020), en attente de sortie. Gabriel Byrne est éblouissant, comme toujours, et Emmanuelle Devos parvient à nous faire croire à son détournement brutal du chemin tracé.

22.20 : Papicha de Mounia Meddour (2019), Club
Simplement pour nous étonner : c’est la première fois que l’on découvre un film passant presque en même temps sur des chaînes appartenant aux deux bouquets, Ciné+ et OCS.



Revue Jeune Cinéma - Contacts