Journal de Wayne Hays (mars 2021) II
16-31 mars 2021
publié le mercredi 31 mars 2021


Mercredi 31 mars 2021

 

À Santa Barbara, commence le Festival international 2021, 36e édition, version hybride (31 mars-10 avril 2021).

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La bonne idée, dans l’air du temps, qui remplace avantageusement les projections d’autrefois en ce printemps qui commence : la construction de deux cinémas drive-in en bord de mer, sur le campus de l’université, pour 80 projections gratuites des films du festival.

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Au programme, 47 premières mondiales et 37 premières américaines en provenance de 45 pays, avec des programmes éducatifs et des programmes gratuits.
À l’honneur, Bill Murray recevra le Maltin Modern Master Award, le vendredi 2 avril 2021.

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Ce soir, ouverture en ligne et dans les deux drive-in :

* À 20h00 : Invisible Valley de Aaron Maurer (2021).


 

Faites votre programme.


Plus proches de nous, les (nouveaux) Instants de Prosper Hillairet.

Grand plaisir de les regarder à la suite.


 


Au Louvre, les films en ligne, en parallèle avec l’exposition Le corps et l’âme (22 octobre-18 janvier 2021), reportée à la réouverture du musée.

Ce soir, et seulement pour cette séance :

* À 18h30 : Les Amants diaboliques (Ossessione) de Luchino Visconti (1942).


 


La Cinémathèque française, même elle, commence à se fatiguer de la situation, en proposant salle Henri, le même film que la semaine dernière, le 24 mars 2021, le film d’horreur thaï anonyme, prolongé jusqu’au 22 juin 2021 : The Ghoul (1940).

Heureusement que salle Henri, il y a beaucoup d’autres ressources.

Du coup, on découvre les merveilles de la costumière Yvonne Sassinot de Nesle.

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Avec la Société Louise-Michel

* À 19h00 : Covid 19 et capitalisme mondialisé : destructions sociales et environnementales.
Avec Maxime Combes et Jean-Baptiste Fressoz.

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Bonnes lectures :

* Jean-Baptiste Fressoz & Fabien Locher, Les Révoltes du ciel. Une histoire du changement climatique 15-20e siècles, Paris, Seuil, 2020.

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* Maxime Combes, Sortons de l’âge des fossiles ! Manifeste pour la transition, Paris, Seuil, 2015.

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La Maison de la poésie est toujours réfugiée sur Facebook, depuis l’incendie de OVH son hébergeur. Mais on a accès à toutes ses vidéos, librement, et sans avoir besoin de s’inscrire.

Ce soir, en direct, et les prochains jours en replay :

* À 19h00 : Écrire le sensible, une écologie #3
Avec Bruno Latour et Emanuele Coccia.

La suite de Écrire le sensible, une écologie #2.


 


À New York, on est vacciné et les musées sont ouverts, et en ligne aussi.

* Au MoMA, c’est par exemple Alexander Calder. Modern from the start. (7 mars-7 août 2021).

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* Au MET, c’est par exempleAlice Neel. People comme first (22 mars-1er août 2021).


 

* Au Guggenheim, c’est par exemple Away from the Easel : Jackson Pollock’s Mural (3 octobre 2020-17 septembre 2021).

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* Au New Museum, une exposition collective intergénérationnelle de 37 artistes : Grief and Grievance : Art and Mourning in America (17 février-6 juin 2021).


 



Lundi 29 mars 2021

 

* Le Juge et l’assassin de Bertrand Tavernier (1976), finale.


 

Merci à Éliane et à Sylvie.



Samedi 27 mars 2021

 

La Cinémathèque de Toulouse, dans le cadre de la troisième édition du festival Les Franco-russes, invite à un ciné-concert exceptionnel, une copie rare d’un film maudit, détruit par la censure et dont il ne reste plus qu’une image de chaque plan.

* Le Pré de Béjine (Bezhin lug) de Serguei M. Eisenstein (1937).
Accompagnement musical composé par le pianiste Mathieu Regnault.


 


Avec le Goethe Institut, les Samedis du cinéma allemand en ligne.

Aujourd’hui (et demain) :

* À 11h00 : Western de Valeska Grisebach (2017).


 

Et demain dimanche, un film disponible en ligne gratuitement de 15h00 à 22h00 :

* À 15h00 : Barbara de Christian Petzold (2012).

On s’inscrit par mail.


 


Les Amis du Monde diplomatique de l’Aude invitent à une rencontre en visio-conférence, avec Zoom, ou sans Zoom.

* À 15h00 : De Mai 68 aux Gilets jaunes.

Bonne lecture :

* Pierre Cours-Salies, À la prochaine. De Mai 68 aux Gilets jaunes, Paris, Syllepse, 2019.

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À la Maison de la poésie, qui n’a pas encore récupéré son site, depuis l’incendie de OVH, les vidéos sont en ligne.

Aujourd’hui, une excursion nomade et instable pour s’émerveiller du monde et mieux le protéger.

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* À 19h00 : Aurélien Barrau avec le groupe Desertstreet.


 

Bonne lecture :

* Aurélien Barrau, Métorites, Paris, Michel Lafon, 2020.

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* MarseilleS#11

Chronique d’une post-production, par Viviane Candas.
L’histoire de l’immigration à Marseille, de 1986 à 2021, du mythe du retour au séparatisme.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 27 mars au 2 avril 2021.


L’actualité urgente, c’est la dégradation climatique qui s’accélère.
2020 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée.

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La pandémie de coronavirus elle-même n’est qu’une illustration parmi d’autres des dégâts, irréversibles, qui se préparent.


 

On ne se lamente pas sur ses conséquences en blablatant et en posant, ici et là dans le monde, chacun à sa façon, des rustines hasardeuses et désordonnées sur la crise sanitaire, on fait face aux causes : déforestation, surexploitation, agriculture et élevage intensifs, surproduction, surconsommation, trafic illégal, inégalités, gigantisme (derniers avatars, l’obstruction du canal de Suez par l’Ever Given, ou l’esbrouffe de la 5G).
Et on on s’attaque à elles, à la racine du mal.
Il est (peut-être) encore temps.


 

Ce soir, c’est le dernier samedi de mars, et, comme chaque année depuis 2008, avec WWF, dans le monde entier, de Wellington à San Francisco, en passant par Sydney (qui fut à l’initiative) et Paris, c’est la Earth Hour : on éteint toutes les lumières et tous les appareils électriques pendant 1 heure.

En 2021, à Paris, c’est à 20h30.
On participe aussi en s’inscrivant.


Demain, dimanche 28 mars 2021, on prolonge la protestation dans la foulée.

On est à la veille de l’examen du projet de Loi Climat et Résilience en séance plénière à l’Assemblée nationale.
Alors que l’État a été condamné pour inaction climatique à l’appel de la Convention citoyenne pour le climat, quelque 400 organisations se mobilisent, pour dénoncer son manque d’ambition et exiger pour une vraie Loi climat à la hauteur de l’urgence écologique : Extinction Rebellion France, Greenpeace France, Alternatiba, Oxfam France, Attac France,
WWF-France, Les Amis de la Terre France, ANV Action non-violente COP2, Youth for Climate France...

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À Paris, le rendez-vous est place de l’Opéra à 14h00, vers la Place de la République.


Le nouveau numéro de la revue Terrestres est en ligne.
C’est le n°19.

On y célèbre, notamment Élisée Reclus (1830-1905), qui vécut d’une révolution à l’autre, et son histoire d’un ruisseau.

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Tous les numéros depuis 2018.


Du côté de chez Pablo Servigne, qui invite à la désobéissance civile.


 



Vendredi 26 mars 2021

 

Bertrand Tavernier (1941-2021) est mort hier matin, le 25 mars 2021.

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©Anne Vignaux-Laurent

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©jeanlucmege

C’était joyeux, lumineux, évident.

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Tout s’est brutalement assombri.

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Alors que toutes les chaînes de télévision déprogramment les films prévus pour laisser la place à ceux du maître, si prolixe et si discret à la fois, dans le monde entier, s’est installé un certain silence.
Même le site officiel de l’Institut Lumière était encore muet ce matin.

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C’est le silence du passage.
L’artiste devient mythe, sans passer par la case star.

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Sur France Culture.

Dans le New York Times, qui préfère La Mort en direct (1980) et Autour de minuit (1986), Oscar 1987.


 



Jeudi 25 mars 2021

 

Bon anniversaire à Simone Signoret (1921-1985), 100 ans aujourd’hui.

On se souvient d’un film en particulier, et pas seulement parce qu’il a été couvert de récompenses, peut-être comme d’un symétrique de La Furie du désir (Ruby Gentry) de King Vidor (1952) - qu’on peut revoir en intégrale sur le Net, en ce moment - parmi tous ces films qui parlent de la lutte des classes, version intime.

* Les Chemins de la haute ville (Room at the Top) de Jack Clayton (1959).


 

Bonne lecture :

* Simone Signoret, La nostalgie n’est plus ce qu’elle était, Paris Seuil, 1975.

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À Nantes, le Festival de cinéma espagnol 2021(FCEN) célèbre ses 30 ans.

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Il propose l’édition 2021 en deux parties, comme souvent les autres festivals en ce moment : en ligne pour le moment (25 mars-4 avril 2021) et avec espoir pour la seconde, avec 3 rendez-vous (21-23 mai, 11-13 juin et 19-20 juin 2021) dans les salles de cinémas, le Katorza, le Cinématographe, le Théâtre Graslin.


 

Au programme :

* Invitée d’honneur : Marisa Paredes.

* La compétition fiction.

* La compétition documentaire.

* La compétition courts métrages.

* La fenêtre basque.

Ce soir, ouverture :

* À 20h00 : A este lado del mundo (De ce côté-là du monde) de David Trueba (2020).


 

La rencontre avec David Trueba, c’est demain le 26 mars à 20h00.

Faites votre programme.


À Bologne, la Cineteca fonctionne en streaming.

Dans sa Fuori Sala, des anniversaires :

* Nino Manfredi (1921-2004).
Il a eu 100 ans, le jour du printemps, ce 22 mars 2021.

Restauration de Pain et Chocolat (Pane e cioccolata) de Franco Brusati (1974).


 

* Dante Alighieri (1265-1321).
Il est né entre mai et juin 1265, mais il est mort, on en est sûr, à Ravenne le 14 septembre 1321, il y a 700 ans.
Restauration de The Inferno de Francesco Bertolini, Adolfo Padovan & Giuseppe De Liguoro (1911).


 


Le 11 mars 2021, on évoquait la destruction des grands Bouddhas de Bamiyan, cette porte entre le moyen-Orient.
On retourne en Afghanistan, en souvenir et en virtuel, sur les traces des voyageurs suisses.

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On suit Ella Maillart (1903-1997) et son amie Annemarie Schwarzenbach (1908-1942).

* Ella Maillart - Double Journey de Antonio Bigini & Mariann Lewinsky Sträuli (2015).


 

À Lausanne, dans le cadre du festival Histoire et Cité, 6e édition, on part sur les traces de Pierre Conne et du Raid Paris-Kaboul de 1970, avec une exposition pluridisciplinaire gratuite (photographies, textes et créations sonores) : Faire route. (25 mars-15 avril 2021).

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À un moment où les musées sont fermés et pas les cathédrales - celle de Lausanne est ouverte à tous, tous les jours - voilà une idée lumineuse de Julie Henoch.

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On explore un programme somptueux, avec plein de replays.


 

Et aussi :

* Sur France Culture.

* Sur Arte, avec les 4 épisodes de l’histoire tourmentée de l’Afghanistan, disponibles jusqu’au 21 avril 2021.

Et de nombreux autres documentaires passionnants sur ce merveilleux pays.


 



Mercredi 24 mars 2021

 

George Segal (1934-2021) est mort hier, 23 mars 2021.

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Dans sa filmographie (de 1960 à 2021, 126 films et téléfilms), tout le monde cite Qui a peur de Virginia Woolf (Who’s Afraid of Virginia Woolf ?) de Mike Nichols (1966).
Il n’y avait été que nommé pour un second rôle aux Oscars, mais il côtoyait Elizabeth Taylor et Richard Burton. Le film a reçu 5 Oscars, et, comme la pièce d’origine de Edward Albee (1962), il a eu un succès fou.


 

Nous on préfère surtout :

* Un caïd (King Rat) de Bryan Forbes (1965).


 

Et aussi :

* The Black Bird de David Giler (1975)
Parce qu’il joue, avec Stéphane Audran et qu’il est Sam Spade.

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* L’Affaire Al Capone (The St. Valentine’s Day Massacre) de Roger Corman (1967).
Parce que Roger Corman.


 

* Né pour vaincre (Born to Win) de Ivan Passer (1971).
Parce que Ivan Passer.

BORN TO WIN (Ivan Passer, 1971) from Spectacle on Vimeo.

 


La Fête du court métrage se déroule en ligne du (24-31 mars 2021).

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On en profite pour saluer l’association Héliotrope et Nice la confinée. On rappelle que Un festival c’est trop court 2021, 21e édition, aura lieu du 8 au 15 octobre 2021 et que les inscription pour présenter un film sont ouvertes jusqu’au 31 mai 2021.

À cette occasion Bref propose en accès libre pendant une semaine, 3 films :

* Miss Chazelles de Thomas Vernay (2019).

Miss Chazelles - Bande Annonce from Thomas Vernay on Vimeo.

 

* Traces de Hugo Frassetto & Sophie Tavert Macian (2019).

TRACES - extrait from Les Films du Nord on Vimeo.

 

* Voyage d’affaires de Sean Ellis (2008).


 

Faites votre programme de la fête.


Comme tous les mercredis, on va virtuellement à la Cinémathèque, salle Henri. Les bonnes habitudes régulières, ça aide à mieux vivre.

On suit le carte blanche de la Thai Film Archive (17 mars-7 avril 2021).

Aujourd’hui, le commerce qu’entretient avec les esprits toute l’Asie du Sud-Est.

* Prai Takian (The Ghoul), anonyme (1940).


 



Mardi 22 mars 2021

 

De Lorient, hier a commencé un festival passionnant est généreux : Pêcheurs du monde 2021, 13e édition (22 mars-5 avril 2021).
En ligne mais pas seulement, en ce printemps mais avec des prolongations cet automne.

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Pour cette édition 2021, le festival interroge l’avenir des océans et des pêcheurs avec plusieurs fils directeurs : la pêche et la pollution, l’accaparement des mers et la protection des ressources, le Brexit et la place des femmes dans la pêche. Avec un compétition professionnelle (longs et courts métrages, documentaires et fictions, films inédits, premiers films), et avec un jury, présidé par Férid Boughedir

* Dans la situation actuelle où les écoles sont ouvertes, il maintient en mars et avril, ses actions culturelles, avec des rencontres et des projections dans les collèges, lycées et universités.

* En ligne, il offre, depuis hier, sa sélection officielle de 21 films venant d’une vingtaine de pays, en accès libre et gratuit sur la la plateforme KuB (KulturBretagne), avec un Prix du public : on voit les films, et on peut voter en ligne. Le palmarès sera annoncé le dimanche 4 avril 2021.

* Enfin, il mise sur l’avenir en prévoyant, à Lorient, une vraie clôture, quand tout ira (peut-être) mieux (20-26 septembre 2021). La Bretagne en septembre, c’est divin.


 

Aujourd’hui, on se choisit deux films visibles jusqu’au 6 avril 2021 :

* Fish and Men de Darby Duffin & Adam Jones (2019).
Le film d’ouverture d’hier.


 

* Je serai parmi les amandiers de Marie Le Floc’h (2019).


 

On choisit aussi :

* Hikikomori, à l’écoute du silence de Dorothée Lorang & David Beautru (2013).
Visble jusqu’au 10 novembre 2021


 

Faites votre programme, et votez.


De Saint-Denis, le Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient 2021 (PCMMO), 16e édition, commence aujourd’hui, en collaboration avec l’IMA (23 mars-11 avril 2021).

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Les séances en ligne sont gratuites sur réservation et accessibles partout en France dans la limite des places disponibles. Les réservations sont ouvertes 2h avant le début de chaque séance.

On note tout de suite :

* La compétition 2021, l’annonce du palmarès avec reprise des films primés, sur Festival Scope, le vendredi 9 avril à 20h00.

* Le focus sur le cinéma égyptien les 4 et 6 avril 2021, et notamment un panorama de courts métrages.

* La fenêtre sur le Maroc contemporain, avec l’hommage à Dalila Ennadre (1966-2020), mardi 30 mars 2021.


 

Ce soir, c’est l’ouverture avec deux films :

* À 20h00 : La Grande Nuit de Sharon Hakim (2020) et Cactus Flower de Hala Elkoussy (2017).


 

Faites votre programme.



Samedi 20 mars 2021

 

C’est le printemps, aujourd’hui, à 9h37, temps sidéral, à 10h37 heure de Paris.
C’est aussi un confinement, le troisième, mutant, comme le virus.

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Chaque matin, on se réveille avec trois niveaux de soucis, et ça commence à prendre la tête :

* L’immédiat : La crise sanitaire comme crise sociale.

Le message du virus, dans un film disponible sur Arte jusqu’au 31 mars 2021 : Tandis que je m’en prenais à vos poumons, votre machine s’attaquait aux poumons de la Terre. Je ne suis qu’une petite vague avant le tsunami. Je ne suis qu’un bout de code génétique, un minuscule message qui s’auto-détruira avec le temps :

* Le Grain de sable dans la machine de Alain de Halleux (2020).


 

* La toile de fond reléguée : Le changement climatique qui accélère face à l’inertie quasi totale des pouvoirs.

En France un "délit" d’écocide (pas un crime) a été voté le 18 mars 2021, vite qualifié de "Village Potemkine".
Hier, partout, on se remobilisait : Friday for Future.


 

Sur France Culture : Quand les œuvres d’art nous aident à comprendre le changement climatique.

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* L’horizon : "L’effondrement".

La notion a réveillé le mythe de la fin du monde, le mot est mal interprété. Tout est réuni pour provoquer polémiques et dénis.
Ce n’est pas une catastrophe brutale qui nous attend, les Big One seront locaux, c’est une succession de désastres, plus ou moins graves, ici et là, et des enchaînements en dominos. Si on regarde ailleurs que dans son pré carré, on voit bien que ça a commencé depuis un bon moment.
Six ans après le livre choc de Pablo Servigne & Raphaël Stevens, on fait le point.


 

* Proposition pour l’instant : On chante et on danse, on rigole avant que le ciel...


 


Comme chaque samedi :

* MarseilleS#10
Chronique d’une post-production, par Viviane Candas.

L’histoire de l’immigration à Marseille, de 1986 à 2021, du mythe du retour au séparatisme.

* Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma, du 20 au 26 mars 2021.



Vendredi 19 mars 2021

 

Postfaces des César 2021 :

Corinne Masiero est montée au créneau aux César 2021, tout le monde en a parlé, même nous, nous avons été surpris, et nous n’étions pas sûrs que ce n’était pas contre-productif politiquement. Il faut dire que le contexte était pour le moins inégal, avec de lourdes longueurs de textes qui avaient précédé sa prestation.
En payant de sa personne, elle a eu absolument raison comme elle le raconte à Valentine sur Mediapart. Aux grands maux - le manque de visibilité -, les grands moyens - l’exhibition au sens anglais ou la performance. "Grands moyens", mais sans doute pas "grands remèdes", hélas. Depuis les grandes avancées de la Décentralisation, on a assisté uniquement à des reculs sur le front de la Culture.


 


Lewis Trondheim lui donne un coup de main.


 


À Toulouse, commence Cinélatino 2021, 33e édition, en ligne et dédoublé (19-28 mars 2021 et 9-13 juin 2021).
Le dédoublement des festivals devient très tendance, témoignant de l’espoir d’une sortie de crise cet été.

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Cinélatino 2020 avait été annulé comme Cannes 2020, mais avait maintenu une présence en ligne et délivré un palmarès.


 

Au programme, le Brésil, le Chili, le Mexique, l’Argentine et Cuba :

* Le goût du rire.

* Des hommages à ceux qui nous ont quittés cette année :

Sarah Maldoror (1929-2020) ; Fernando Solanas (1936-2020) ; Paul Leduc (1942-2020) ; Enrique Colina (1944-2020).

* Et l’accueil chaleureux des vivants : Maria Augusta Ramos (née en 1964) et Alfredo Castro (né en 1955).

Ce soir, une ouverture pour tous, avec DJ et cérémonie à partir de 19h00 :

* À 21h00 : Heroic Losers de Sebastien Borensztein (2019).


 

Faites votre programme.


À Annonay, le Festival du premier film, 38e édition est aussi en ligne et en deux temps, avec des dates imprécises, une compétition en huis-clos en mars-avril 2021 et, si possible, un événement public en juin 2021.

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Il y a une belle bande annonce, mais pour sa diffusion, ils l’ont réservée à Facebook, tant pis pour ceux qui ne veulent pas s’y inscrire.

Coup d’œil sur le programme du huis-clos.


À Saint-Étienne, commence Curieux Voyageurs 2021, 42e édition, en ligne (19-28 mars 2021).

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Au programme, sur la "plateforme" quatre catégories, avec des "produits" achetables tout au long du festival : Voyageurs-Rencontres ; Aventure ; Société-environnement ; Portraits. Il y a aussi des "lives", aussi.

On choisit deux produits :

* La Doyenne du monde de Alexandre Sattler & Péjan (2020).


 

* Amazonie. Dans les pas de Raymond Maufrais de Eliott Schonfeld (2020).


 

Une langue, c’est vivant, faut suivre pour apprécier les nuances et les connotations des mots.

Ce soir, ouverture à 20h00.

Faites votre programme.


À Marseille, commencent, en ligne, les Rencontres internationales Sciences & Cinémas 2021 (RISC), 13 édition (19-27 mars 2021).

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Elles sont organisées par l’association Polly Maggoo depuis 2006.
Les films sont disponibles gratuitement sur inscription durant toute la durée du festival sur la plateforme Kinow. et des visio-conférences sur Vingt-Cinquième Heure.

BANDE ANNONCE RISC 13È ÉDITION from Polly Maggoo on Vimeo.

 

Ce soir, soirée d’ouverture, avec un court et un long :

* À 20h30 : Highway One de Gabriele Salvia & Romain Rondet (2019) ; L’Image qu’on s’en fait de Seb Coupy (2018).


 

Faites votre programme.



Jeudi 18 mars 2021

 

La Commune de Paris (18 mars-28 mai 1871) elle reste au cœur des vieux soixantuitards comme une plaie ouverte. En gros, il y avait ceux qui savaient ce que représentait le Sacré-Cœur de Montmartre, et les autres, ceux qui étaient sur les barricades de Mai, physiquement ou en fantasme, et les autres.

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Honnie par les intellectuels contemporains, sauf Victor Hugo, sa mémoire collective a connu bien des éclipses au long des décennies, après tout, c’était une guerre civile, une république sociale de deux mois, contre une "république" bourgeoise bâtarde de 80 ans (20 ans de républiques et 60 ans de monarchies), elle risque les poubelles de l’Histoire.

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Mais plus que celles de 1789, 1830, et même 1848 ou 1917, elle demeure notre révolution, irréprochable.

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"L’assemblée parisienne élue le 26 mars 1871 qui a promu l’autonomie municipale, la séparation de l’Église et de l’État, la gratuité et la laïcité de l’enseignement pour les filles comme pour les garçons. Elle a conforté l’idée de l’égalité femme-homme, ouvert l’accès aux responsabilités pour les étrangers au nom de la "République universelle". Elle a affirmé le droit des catégories populaires à la culture et au "luxe communal". Elle a poussé plus loin qu’en 1848 l’idée du droit au travail et d’un droit social. En bref, bien avant d’autres, au cœur d’une guerre civile atroce qui a fini par décimer ses partisans, la Commune de Paris a laissé entrevoir ce que pouvait être une politique publique de l’égalité, de la citoyenneté active et de l’émancipation individuelle et collective".

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Des dates :

* Le déboulonnage de la Colonne Vendôme et de son pathétique César, alias Napoléon, le 16 mai 1871.

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* La Semaine sanglante (21-28 mai 2021).

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* La construction de la pâtisserie du Sacré-Cœur, humiliation des 20 000 massacrés déclarée d’utilité publique en 1873, 1ère pierre en 1875, 1ère inauguration en 1891, achèvement en 1914, consécration en 1919, adulation des touristes innocents depuis lors.

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* L’amnistie du 12 juillet 1880.

* La création de l’Association des Amis de la Commune de Paris en 1882.

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* Le cinquantenaire célébré par le PCF, le 18 mars 1921, et la commémoration en 1936.

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* Le changement du nom du square, devant le Sacré-Cœur, qui devient Louise-Michel en 2004.

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* La réhabilitation de toutes les victimes de la répression de la Commune de Paris de 1871, le 29 novembre 2016.

"Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte", il faut bien 150 ans, pour désamorcer ça. Tout le monde s’y met de façon consensuelle.

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Nos rendez-vous, à nous :

* Aujourd’hui, place de la Bastille, à 14h00.

* Fidèlement, la référence absolue : Les Amis de la Commune.

* Le site de Éloi Valat.

* Le regard de Ernest-Pignon-Ernest.

* Le blog de Michele Audin.

* L’Histoire par l’image.

* Henri Guillemin et les vidéos mises en ligne par Jolie Môme.


Des films :

Sur Arte :

* Les Damnés de la Commune de Raphaël Meyssan (2019).
Prochaine diffusion, mardi 23 mars à 20h50, disponible du 16 mars au 20 mai 2021.


 

* La Commune de Peter Watkins (2000). Part1 & Part 2.


 

C’est l’occasion de faire son marché chez Les Mutins de Pangée :

* La Commune de Peter Watkins.

* La Commune par Henri Guillemin.


Des chansons.


 

* Francesca Solleville.


 

* Marc Ogeret.


 

* Jean Ferrat.


 

* Noir Désir.


 

Et des tas d’autres.

Allons bon, voilà qu’on se remet à pleurer à L’Internationale, ça faisait longtemps que ça n’était pas arrivé. C’est bon signe, tout n’est pas encore tout à fait perdu.


Bonnes lectures d’aujourd’hui :

* Raphaël Meyssan, Les Damnés de la Commune, 3 tomes, Paris, Delcourt, 2017-2019.

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* Éloi Valat, Journal de la Commune, Paris, Bleu Autour, 2007.

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* Ludivine Bantigny, La Commune au présent. Une correspondance par-delà le temps, Paris La Découverte, 2021.

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* Quentin Deluermoz, Commune(s), 1870-1871. Une traversée des mondes au 19e siècle, Paris, Le Seuil, 2020.

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Mercredi 17 mars 2021

 

À Alès, Itinérances 2021, 39e édition, a lieu en ligne (17-31 mars 2021).

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L’année dernière, à la fin de mars, la 38e édition avait été annulée pour cause de confinement, et reportée aux lundis du mois d’août.
Cette année, la programmation, toute constituée d’avant-premières, va occuper toute l’année, avec, on l’espère, un temps fort en juin 2021.

En attendant, ça commence aujourd’hui, avec un Focus Jackie Berroyer en collaboration avec Bref Cinéma. :

* Mission Socrate de Bertrand Lenclos (2009).


 

* Le Malheur des autres de Barbara Schultz (2018).

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* Cajou de Claude Le Pape (2017).


 

On note tout de suite l’exposition Jean-François Laguionie, à la Médiathèque Alphonse-Daudet d’Alès (23-31 mars 2021).

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Faites votre programme.


À Londres, commence en ligne le LGBTIQ+ Film Festival 35e édition (17-28 mars 2021), un des festivals du prestigieux British Film Institute (BFI).


 

Au programme, 26 longs métrages, et 38 courts métrages gratuits, venus de 23 pays dans trois sections principales, Hearts, Bodies, et Minds.

Tous les films sont disponibles si on est au Royaume Uni à partir de ce soir, 23h00.
Mais même d’aillleurs et si on ne peut voir que les trailers pour information, c’est l’embarras du choix.


À Paris, on continue à fréquenter la Cinémathèque, plus précisément la salle Henri, qui offre une Carte blanche à la Thai Film Archive (17 mars-7 avril 2021).

Aujourd’hui et jusqu’au 15 juin 2021  :

* Santi-Vina de Thavi Na Bangchang (1954).


 


À Paris, le Louvre est en ligne, avec des films.

Ce soir, en lien avec l’exposition Le corps et l’âme (22 octobre-18 janvier 2021) reportée à la réouverture du musée, le cinéma néoréaliste italien :

* À 18h30 : Riz amer (Riso amaro) de Giuseppe De Santis (1949).
Présentation par Pascale Raynaud.


 



Mardi 16 mars 2021

 

Le Data Center OVH de Strasbourg a pris feu la nuit du 9 aux 10 mars 2021.

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Des tas de websites sont devenus inaccessibles, avec pertes de données irrécupérables, Maison de la poésie, Musée Guimet, Forum des images, etc. Certains s’expliquent. Le malheur des uns... Les bénéficiaires de la crise sanitaire et des catastrophes, ces temps derniers, c’est Facebook par exemple.

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Nous, nous nous méfions du cloud, un peu trop nuageux, à notre goût, et si en plus il est inflammable ! Nous pensons auussi que Small is beautiful, que le gigantisme est mortel, que seule l’échelle humaine est juste, donc cruciale.
D’ailleurs, elle reste à définir, bien que personne, par ces temps pandémiques où règnent urgences et dissimulations de panique, ne semble songer à y travailler. Alors que ça fait 50 ans que le problème est identifié et qu’on y est.
Pensez donc, décroître, réduire, comme discours dominant, ça va pas la tête ? Même "l’austérité" augmente, pour les plus inégaux d’entre nous, bien sûr.

Quand le site de Jeune Cinéma était hébergé chez OVH, on était perdu dans la masse, et les problèmes de communication étaient innombrables.
Aujourd’hui, Jeune Cinéma est hébergé par Oxymium, à taille humaine.
Les relations y sont conviviales et personnelles, on est à la maison.

Bonnes lectures :

* Ernst Friedrich Schumacher, Small Is Beautiful : A Study Of Economics As If People Mattered, Londres, Blond & Briggs 1973. Small is beautiful. Une société à la mesure de l’homme, traduction de Danielle et William Day et Marie-Claude Florentin, Paris, Seuil, 1978.
À lire en ligne.

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* Ivan Illich, Tools for conviviality, New York, Harper & Row, 1973. La Convivialité, traduction de Luce Giard, Paris, Seuil, 1973.

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* Donella Meadows, Dennis Meadows, Jørgen Randers, William W. Behrens III, The Limits to Growth, Universe Books, Chelsea, Green Publishing, 1972. Halte à la croissance ? Rapport du Club de Rome, sur les limites de la croissance, Paris, Fayard, 1973.
À lire en ligne.

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Cf. Bibliographie Anthropocène.


L’Institut polonais ne veut pas perdre contact et propose un premier film, disponible pendant 72 heures, qui a été présenté lors de Kinopolska 2020, 13e édition (11-13 septembre 2020).

Ce soir :

* À 19h00 : Supernova de Bartosz Kruhlik (2019).


 

Inscription.


La Fondation Cartier, fermée, célèbre en ligne le dernier film de Artavazd Pelechian, né en 1938 :

* La Nature de Artavazd Pelechian (2020).


 

C’est l’occasion d’une rencontre plus complète avec le cinéaste, Le projet Artavazd Pelechian :

* Chapitre 1, 1938-1968. De Erevan à Moscou.


 

* Artavazd Pelechian, Erevan, Arménie de Hrant Vardanyan (2021).


 


On découvre les ressources de la Magnum Gallery, dans sa newsroom.

Par exemple : Diary of a Pandemic 2020.

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À la Galerie Italienne, ouverte.

* Andy Warhol. Instantanés (2 mars-10 avril 2021).

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Réservation.

Galerie Italienne, 15 rue du Louvre, 75001 Paris.


De Lille, l’association L’Esprit d’Archimède (ALEA) présente des cycles de conférences-débats.
Un de ceux qui nous intéressent est celui sur les inégalités.

Ce soir :

* À 18h00 : Inégalités de santé et accès aux soins : derrière les chiffres, des visages.
Par et avec Marie Cauli.

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La revue Ballast, née en 2014, avait voulu paraître à la fois sur papier et sur website, l’un et l’autre ne se superposant pas, mais se complétant. C’est ce que fait Jeune Cinéma, papier depuis 1964, website depuis 2014.

La revue a décidé d’arrêter, après le n°11, qui paraîtra en librairie au mois de mai 2021. Trop de travail pour des bénévoles. On les comprend, on s’en désole.

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On va les voir sur le site, on se procure le dernier numéro en librairie ou par internet, le n°10.

Les collectionneurs ne résistent pas à acquérir les autres numéros qui sont encore disponibles et feront date.



Voyage dans le temps.

 



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