Journal de Wayne Hays (février 2021) II
16-28 février 2021
publié le samedi 27 février 2021


Samedi 27 février 2021

 

Avec le Goethe Institut, les Samedis du cinéma allemand en ligne, aujourd’hui et demain dimanche 28 février 2021 :

* À 11h00 : The Cleaners de Hans Block & Moritz Riesewieck (2018).

La vie de "charognards digitaux" philippins, sous-traités par la Silicon Valley, dont le job est d’effacer les contenus "inconvenants" du Net.


 


Jane Fonda va recevoir, demain dimanche 28 février 2021, - le Cecil B. DeMille Award pour l’ensemble de sa carrière, à l’occasion de la 78e cérémonie des Golden Globes,organisée par la Hollywood Foreign Press Association.

Il ne semble pas que quiconque, y compris l’intéressée, ait relevé l’ironie de la chose, un des cinéastes américains les plus fasciste couronnant une de nos plus fières radicales... America, terre de contrastes et de paradoxes...

L’Institut Lumière, à Lyon, dont elle fut le Prix Lumière 2018 se souvient de son passage éblouissant.

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C’est le seul prix féminin avec celui de Catherine Deneuve en 2016 sur 12 prix attribués depuis 2009.


 


À New York, au Metropolitan Museum of Art (MET), qui a fêté ses 150 ans en 2020, on a participé à l’African-American History Month, cette célébration, chaque mois de février, née en 1976.

C’était l’occasion de rappeler son exposition de 1969, Harlem on My Mind : La capitale culturelle de l’Amérique noire (1900-1968), qui avait marqué son 100e anniversaire, et qui fut très controversée pour ses lacunes.

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Ce fut l’occasion d’une réflexion, et dans les décennies qui ont suivi, le musée s’engagea davantage dans l’acquisition des œuvres d’artistes noirs.
Cela ressembla aux autocritiques et aux rectifications de programme qu’on a pu observer dans la plupart des musées américains, surtout new-yorkais, ou dans le réseau ArtNet, après l’assassinat de George Floyd et les manifestations Black Lives Matter de l’été 2020.

En 2021 : Harlem on Whose Mind ?" : The Met and Civil Rights.

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À Brooklyn, au BAM : The 35th Annual Brooklyn Tribute to Dr. Martin Luther King, Jr.


 


Le feuilleton du samedi, la chronique d’une post-production : MarseilleS #7, par Viviane Candas.

L’histoire de l’immigration à Marseille, de 1986 à 2021.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 27 février au 5 mars 2021.



Vendredi 26 février 2021

 

À Lleida, le festival international de cinéma d’animation de Catalogne, Animac, fête ses 25 ans, en édition hybride (25 février-7 mars 2021).


 

Des événements dans la ville, au théâtre de la Llotja, et au siège de CaixaForum, dans la salle virtuelle Filmin, et sur les réseaux sociaux pour les conférences, pour célébrer les meilleures animations de ces 25 dernières années.

Au programme, deux rétrospectives

* Joanna Quinn qui reçoit le Premi Honorari l’any pour son film Affairs of the Art (L’Art dans le sang, 2020).


 

* Adam Elliot qui reçoit le Premi Animation Master.


 

Ce soir, ouverture au théâtre Llotja :

* À 19h00 : Wolfwalkers de Tomm Moore & Ross Stewart (2021).


 

Faites votre programme.


À New York, le MoMA est ouvert tous les jours, mais avec une organisation sanitaire hyper rigoureuse.

Il propose aussi ses Virtual Views.

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Une exposition s’est ouverte hier :

* Engineer, Agitator, Constructor : The Artist Reinvented (25 février-10 avril 2021)

On parcourt l’Europe et la Russie de 1918 à 1939, pour une démonstration de la place des artistes en pérode de tumultes. À la suite de la guerre, de la révolution et du changement social et technologique, les artistes et les designers ont repensé leurs rôles et leurs pratiques, travaillant comme agitateurs immédiats et théoriciens, en utilisant les outils des médias de masse.
L’idée, c’est d’en tirer les leçons pour notre époque.


 


À Paris, le Pavillon de l’Arsenal continue son Histoire naturelle de l’architecture.

Aujourd’hui, l’épisode 2 : Comment le blé à inventé les villes.

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Jeudi 25 février 2021

 

Par ces temps bizarres qui durent quand même depuis plus d’une année, auxquels s’est ajouté le couvre-feu, on s’est remis à la lecture, et on voit trois ou quatre films chaque soir à la télé - cf. les suggestions de Salut les câblés !

Comme autrefois, dans des temps lointains, on attendait les changements essentiels et inévitables de scénarios à cause de l’irruption des téléphones portables, on guette les mutations dues à la distance entre les corps, qui, même si la pandémie se termine, laissera des traces dans la vie sociale comme dans la vie amoureuse. On se souvient de l’importance du sida.

Eh bien, à part dans les séries popotes comme Un si grand soleil, - et encore, ça se voit très peu -, on ne trouve guère encore de traces de ce profond bouleversement des consciences qui ne peut manquer d’arriver.

Aujourd’hui jeudi, en attente de nouvelles déclarations ministérielles, on a eu un coup de cœur pour un court métrage qui la joue frontal :

* Covidream de Philippe Lebraud & Pierre Glénat (2020).


 


Il se passe toujours quelque chose à la Cinémathèque du documentaire, et c’est gratuit.

Ce soir, une avant-première :

* À 19h00 : Aquí y allí, journal d’une exilée de Emma Fariñas (2021).

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On s’inscrit.

Et dans le cadre de Filmer le travail 2021 :

* À 23h55 : Clean with me (After dark) de Stemmer Gabrielle (2019).


 

On s’inscrit.


À Copenhague, commence le Festival international du film d’animation 2021, 7e édition (VOID), en ligne (25 février-6 mars 2021.
En ligne, les films ne sont accessibles qu’au Danemark, en Suède et en Norvège.

On s’informe quand même.


 


À Paris, à la Bibliothèque publique d’information (BPI), commence, en ligne, le festival de littérature contemporaine, Effractions, 2e édition (25 février-1er mars 2021).
Cette année, il s’agit d’explorer les liens entre littératures et réel.

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Ce soir :

* À 18h00  : L’effraction du réel.
Conférence inaugurale de Alexandre Gefen.

* À 20h00 : La littérature à cœur ouvert.
Rencontre avec Lise Charles.

Faites votre programme.


En Allemagne, comme en France, tous les musées sont fermés.

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Le Hamburger Bahnhof, l’ancienne gare transformée en musée d’art contemporain, possède une riche collection composée d’œuvres de Andy Warhol, Cy Twombly, Robert Rauschenberg, Roy Lichtenstein, Anselm Kiefer.
Et surtout Joseph Beuys avec un fonds de plus de 450 de ses dessins.

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Pour ne pas se faire oublier, et pour célébrer à l’avance le centenaire de Beuys, né en 1921, le musée a eu l’idée d’une visite par téléphone pour 5€.
Ô vous, les résistants au portable, s’il en reste, n’y pensez même pas.

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Aujourd’hui :

* À 17h00 : Zeit für Fragmente. Perspektive auf Joseph Beuys.

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Mercredi 24 février 2021

 

Lawrence Ferlinghetti (1919-2021) est mort avant-hier, le 22 février 2021.

En 2015, Old Gringoavait fêté, le 24 mars 2015, son anniversaire. lui souhaitant d’aller jusqu’à cent ans, et, en 2019, Ellis & Neck avaient oublié de les lui souhaiter, ses 100 ans accomplis, le 24 mars 2019.
Sa vie est devenue destin, et le temps est venu des esquisses de bilan dont celle de Jeune Cinéma.

* L’hommage du New York Times.


 

Un bon souvenir.


 

Bonne lecture :

* Lawrence Ferlinghetti, Vie vagabonde. Carnets de route 1960-2010, Paris, Seuil, 2019.

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À Glasgow, commence le Film Festival 2021,en ligne (24 février-7 mars 2021).

Les films, pour nous Français, sont "Not available in your country", mais sans le covid, on n’y serait peut-être pas allé non plus. C’est juste pour savoir, rétrécis comme nous sommes, ce qui se passe dans le vaste monde.


 

Ce soir, ouverture :

* À 19h00 : Minari de Lee Isaac Chung (2019).


 


L’Association française de recherche sur l’histoire du cinéma (AFRHC) qui publie la revue 1895. donne quelques conseils de lecture :

* Christophe Gauthier

, éd., Patrimoine et patrimonialisation du cinéma
, Paris, École nationale des Chartes, 2020.

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* Paola Palma & Dimitri Vezyroglou

, Nosferatu le vampire, 
 Neuilly, Atlande, 2021.

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* Nadja Cohen, éd., Un cinéma en quête de poésie
, 

Bruxelles, Les Impressions Nouvelles, 2021.

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* Joseph Armando Soba

, Dans les coulisses de Hollywood. Syndicalisme et mondialisation (1920-2012)
, Paris, L’Harmattan, 2020.

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* Germaine Dulac

, Écrits sur le cinéma (1919-1937), textes réunis et présentés par Prosper Hillairet, réédition de l’ouvrage de 1994, avec une nouvelle préface, Paris Expérimental, 2021.

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* Sylvain Dreyer & Dominique Vaugeois éds., La Critique d’art à l’écran, tome 2. Filmer la littérature, Lille, Presses universitaires du Septentrion
, 2021.

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Mardi 23 février 2021

 

Aujourd’hui, c’est à Paris que commencent, en direct de l’Auditorium du Louvre, les Rencontres internationales Paris/Berlin 2021, en ligne et en entrée libre (23-28 février 2021).

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En 2020, elle ont eu lieu à Berlin, et on peut regarder les films toujours en ligne.

Au programme parisien de cette année, une thématique d’actualité, Les espaces hybrides. Par exemple le devenir des formes audiovisuelles et de leur modes de diffusion, ou les singularités et les convergences des pratiques artistiques entre le nouveau cinéma et l’art contemporain, avec des films, des rencontres, des dialogues.

Avec des temps forts :

* Une séance spéciale avec Heinz Emigholz, le 26 février 2021.

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* Une carte blanche à Laurie Anderson, le 27 février 2021.

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* Une carte blanche à Apichatpong Weerasethakul, le 28 février 2021.

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Ce soir, en direct, ouverture en direct, avec des films expérimentaux :

* À partir de 18h00 : De la nature.
Requerimiento de Andrea Bordoli (2020) ; Love Needs Time to Kill de Txuspo Poyo (2020) ; Prossimo de Emanuele Dainotti (2020) ; Interspecies de Mauricio Freyre (2020) ; Jalan-Jalan de Mark Salvatus (2019) ; Soon It Will Be Dark de Isabell Heimerdinger (2020).

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* À 19h00 : Ouverture de l’espace 3D immersif.

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On s’informe, avec la newsletter.

On s’accrédite.

On fait son programme quotidien.


Il ne faut pas confondre les Rencontres Internationales Paris/Berlin avec la Berlinale 2021, 71e édition, qui, elle, toujours à Berlin, fait des acrobaties avec le calendrier, à cause de vous savez quoi.
Cette Berlinale spéciale 2021 est divisée en deux parties :

* Le Marché européen du film et de la coproduction pour les professionnels (1er-5 mars 2021).

* La Berlinale Summer Special (9-20 juin 2021), avec un vrai palmarès et l’espoir que les projections publiques seront normales en salles et en plein air.
On en reparlera.

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Lundi 22 février 2021

 

Pour Jeune Cinéma, l’actualité, c’est la sortie, enfin, d’un coffret DVD consacré à Pierre Prévert (1906-1988), chez Doriane, avec six de ses films, restaurés et reconstitués, et un livret de 70 pages, avec textes et documents, constitué par Daniel Vogel.

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Deux films mythiques :

* L’affaire est dans le sac (1932), et Voyage-Surprise qu’il a co-signé avec Jacques (1947).

Et aussi :

* Paris mange son pain (1958), Paris la Belle (1960), Prix spécial du Jury au Festival de Cannes 1960, Le petit Claus et le grand Claus (1964), La Maison du passeur (1965).

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Quand on parle de "Prévert", tout le monde pense immédiatement à Jacques Prévert (1900-1977), grand poète, immensément sympathique, pourvu de tous les talents, y compris celui de la chance.
Mais Jacques avait un petit frère, et les deux frères s’aimaient tendrement.

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Pierre Prévert était un cinéaste inventif et remarquable, scénariste et acteur aussi, modeste, trop peut-être, pas "commerçant" pour un sou, et qui, de plus, dans les années 60, tourna des films pour la télévision - ce qui, encore aujourd’hui, n’est jamais très gratifiant.
Quand Jean Genet (1910-1986) se présentait, il disait toujours "Jean Genet", considérant qu’un nom se compose d’un prénom et d’un nom, qui ne sont pas séparables.
Désormais, pour être compris, on ne parlera plus de "Prévert", mais on précisera duquel on parle, en disant le prénom.

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* Mon frère Jacques de Pierre Prévert (1961).


 

Cf. "Entretien entre Pierre Prévert et Luce Vigo-Sand", Jeune Cinéma n°29, mars 1968

Pierre Prévert est mort le 5 avril 1988, 12 ans après son frère.
Cette année-là, juste avant sa mort, du 9 au 15 mars 1988, la Coordination des Fédérations de ciné-clubs lui avait rendu hommage au Républic Cinéma.
À cette occasion, Lucien Logette avait conçu et réalisé une plaquette, aujourd’hui épuisée.

* Parlons cinéma... avec Pierre Prévert, série de Harry Fischbach (1976).


 

Bonus : Un clin d’œil au frère "dominant", Jacques Prévert, avec Bernard Chardère.


Au Musée du Quai Branly, une nouvelle exposition : Ex Africa. Présences africaines dans l’art d’aujourd’hui (9 février-27 juin 2021).

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Plus de 150 œuvres d’artistes contemporains de toutes générations et de toutes origines, pour décrypter les relations qui unissent la scène artistique actuelle et les arts africains anciens depuis la fin du 20e siècle, de Jean-Michel Basquiat à Chéri Samba, en passant par ORLAN, Annette Messager, Hervé di Rosa, Kader Attia ou encore Romuald Hazoumè.
Les artistes exposés.

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Bon, en France, les musées sont fermés, mais hier soir, dimanche 21 février 2021, à 21h00, on pouvait assister au vernissage en mode confiné, avec Philippe Dagen et Noëmie Roussel.
Merci la modernité du "distanciel" et de l’ère de la reproduction technique, on peut remettre ça : Play it again, Sam !



Samedi 20 février 2021

 

Les ressources de Arte, sont inépuisables, en six langues, en direct, en replay, du cinéma, des tas de fictions, et des documentaires, sans compter les concerts.

Une proposition :

* La Fabrique de l’ignorance de Franck Cuvelier (2020).
Prochaine diffusion en direct le mardi 23 février 2021, et disponible du 16 février au 23 avril 2021.


 


La Maison européenne de la photographie (MEP), qui attend sa réouverture, s’est mise en mode ligne, c’est la mode, la seule.

Tous les 15 jours, elle offre une pépite de sa collection, une image avec une minute de commentaire.

* Yasumasa Morimura.

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Le Pavillon de l’Arsenal est toujours inventif.
Il ne peut pas ouvrir, on ne peut pas entrer ?
Il propose des micro-expositions visibles depuis le boulevard Morland : Studiolo : Ceci n’est pas une porte ! à partir des portes récupérées sur le site de l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul.
C’est une belle promenade dans Paris, c’est un quartier délicieux.

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Arsenal, 21 boulevard Morland, 75004 Paris.

L’Arsenal, en ligne, est aussi toujours pédagogique.
Il offre en ligne, à partir d’aujourd’hui, une série de courts métrages de 8 épisodes, pour tous publics : Petite histoire naturelle de l’architecture de Philippe Rahm, avec Merci Alfred et Playground Paris.

L’architecture, il faut y prêter attention et la décrypter.
Depuis son invention au néolithique, elle raconte la condition humaine, depuis les corps et la nécessité de les maintenir à 37°C, jusqu’aux climats, en passant par les hiérarchies, les invasions et les guerres.

Épisode 1 : Pourquoi nos enzymes sont à l’origine de l’architecture ?

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Prochains épisodes le 25 février et le 4 mars 2021.


On n’entend plus parler de la Syrie sur les chaînes d’information. C’est comme si tout allait bien là-bas, désormais. On n’y croit pas une seconde, c’est juste l’occasion de constater comme les médias, leurs gros titres, leurs images, leurs choix façonnent nos esprits et nos soucis.

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On se réanime au Getty Research Institute de Los Angeles : Return to Palmyra avec Louis-François Cassas (1756–1827), Louis Vignes (1802–1867), et Gerard Hofsted van Essen, dont on sait juste qu’il est mort après 1713.

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Plus précisément :

* Un entretien avec Waleed Khaled al-As’ad.

* Un essai, Palmyra Caravan City and Cultural Crossroads.

* Une exposition, The Legagcy of Ancient Palmyra.

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Comme chaque samedi, MarseilleS #6, Chronique d’une post-production, par Viviane Candas.

C’est l’histoire de l’immigration à Marseille, de 1986 à 2021, du mythe du retour au séparatisme.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 20 au 26 février 2021.



Vendredi 19 février 2021

 

À Poitiers, commence le festival Filmer le travail 2021, 12e édition, en ligne et gratuit (19-28 février 2021).

On fait connaissance avec l’Association Filmer le travail.

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Au programme, une thématique centrale et transversale : l’éducation, avec des films - compétition et rétrospective - qui seront en ligne gratuitement à partir de demain, samedi 20 février 2021, jusqu’au 28 février 2021, dans la limite des places disponibles, avec une inscription.
On consulte le mode d’emploi.


 

Dans la La compétition internationale de longs métrages, un choix de hasard :

* Curtir a pele de Inês Gil (2019).


 

Dans La compétition internationale de courts métrages, le choix du plus rare, disponible seulement deux jours (23-25 février 2021) :

* Clean with me (After Dark) de Gabrielle Stemmer (2019).


 

Dans La rétrospective Éducation, un choix de hasard :

* Carrousel de Marina Meijer (2019).


 

* Les jurys.

Ce soir, la cérémonie d’ouverture, est accessible sur inscription.

* À 18h00 : L’éducation et l’enseignement aux temps du coronavirus.
Dialogue inaugural entre Nathalie Quintane et Étienne Douat.


 

* À 20h30 : Pipicacadodo (Chiedo asilo) de Marco Ferreri (1979).
Suivi d’un échange enregistré avec Adriano Aprà et Stefania Parigi, animation par Federico Rossin.


 

Faites votre programme.

À Paris, la Cinémathèque du documentaire (BPI, Beaubourg), relaie l’information.

C’est l’occasion de rappeler les richesses de la collection Mémoire du travail de la Cinémathèque de Bretagne.


Ce mois de février 201, le site L’Histoire par l’image propose un dossier sur le compagnonnage, son histoire, ses rites, ses codes et ses représentations.

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* Le refondateur du compagnonnage.

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* Le Tour de France des compagnons.

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* Symbolique et mystique du compagnonnage.

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On peut découvrir aussi :

* La grève au Creusot en 1899.

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* Les travailleurs de la mine : les abatteurs.

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* Ou de nombreux articles sur l’immigration.

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Jeudi 18 février 2021

 

À la Gaîté lyrique commence, en ligne, le Festival international de films sur la musique, Fame 2021, 7e édition (18-25 février 2021).

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Tous les films sont disponibles à l’unité (3, 99€, par film) à partir 17h00, sur la plateforme MK2 Curiosity.
Au programme, en exclusivité française et mondiale, une compétition de documentaires musicaux, beat, break, pulsations, dancefloor, enjeux de société, tout quoi.


 

On note un événement réservé aux facebookers le 23 février 2021 à 15h00, avec le Centre Wallonie-Bruxelles : Performance Crossover.

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* La Nuit des traqués de Bernard Roland (1959).


 


Tout le monde connaît Les Mutins de Pangée, une coopérative audiovisuelle unique en son genre. "Coopérative", vous savez ce mot qui fait frémir Jules Berry dans Le Crime de Monsieur Lange de Jean Renoir (1935), à peu près autant que le mot "communiste" aux States.

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Les Mutins ont un riche catalogue qui propose des DVD, une plateforme VOD, mais aussi des livres, des CD, des t-shirts, etc. De ces films de base, "qu’il faut avoir vus", comme on dit à la Cinémathèque de Toulouse, que nous disons plutôt "qu’il faut voir, revoir et diffuser". Le mieux, pour tout savoir, est de consulter leur site, et pour connaîtrre les nouveautés, de demander leur newsletter.

On est content de retrouver chez eux un film feelgood qu’on avait aimé :

* Enfin des bonnes nouvelles de Vincent Glenn (2016).


 

Les Mutins promettent pour bientôt l’ensemble de ses documentaires.

Aujourd’hui, ils mettent en ligne un entretien en libre accès, à l’occasion de la sortie en DVD d’un film, soutenu par la Quinzaine des réalisateurs, qui a reçu un excellent accueil notamment sur les réseaux sociaux :

* Un pays qui se tient sage de David Dufresne (2020).


 

L’entretien :

* Un petit bout de sparadrap. Entretien avec David Dufresne.


 


Il paraîtrait que la courbe épidémique s’infléchirait, ou, au moins, cesserait d’augmenter (selon les chaînes d’info). Pas d’affolement, pas le moment de baisser la garde (le masque entre autre). On pourrait peut-être, sans perdre la face, saisir ce prétexte (si ça dure et sauf nouveaux variants hyper menaçants) pour rouvrir les musées et les salles de cinéma, dans des conditions sanitaires strictes, ça aiderait à patienter et ce serait une consolation pour nos âmes grises. Enfin si le ministère de la Culture n’a pas été supprimé par mégarde.

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Apparemment la vague de froid est passée et on va assister à une esquisse de printemps. En Europe au moins, parce que, aux États-Unis, la vague de froid est historique.

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Voir le Texas sous une épaisse couche de neige, privé d’électricité pour une autre raison que les excès des climatiseurs, ça s’ajoute aux diverses inquiétudes planétaires qui nous tourmentent.


 

Ces "nouvelles" devraient surtout nous rappeler ce qui est passé au second plan depuis plus d’un an : le changement climatique, alors que c’est la toile de fond de tous nos malheurs à venir. "Changement" et pas seulement "réchauffement", on ne parle plus guère, par exemple, du Gulf Stream qui pourrait disparaître. Et sur ce front-là, il y a des initiatives personnelles et collectives, ici ou là, mais au niveau global des gouvernements, ça ne semble pas bouger beaucoup, où que ce soit dans le monde.


La Monnaie de Paris propose un ambitieux projet sur trois ans, une trilogie, des monnaies "Nature de France", "des forces symboliques à s’offrir ou à offrir à ses proches",

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Très symboliques, pour l’instant seulement le laurier en 2020 et le chêne en 2021, on attend avec impatience la surprise 2022, mais ça va probablement pas suffire.

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Au British Museum, focus sur un continent négligé, qu’il serait bien de considérer avant sa disparition programmée : Arctic, Culture and Climate (22 octobre 2020-21 février 2021).


 


Au Brooklyn Museum, les peuples autochtones sont les plus touchés par ce changement, repéré comme "en cours" depuis maintenant des décennies : Climate in Crisis : Environmental Change in the Indigenous Americas (14 février 20 juin 2021).

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Mercredi 17 février 2021

 

À Saint-Philippe de La Réunion, commence le festival Même pas peur, 11e édition, en vrai et en entrée libre (17-20 février 2021).

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C’est une carrément une cartographie du cinéma fantastique mondial, avec des films venus d’Afrique du Sud, d’Allemagne, d’Australie, de Belgique, du Canada, du Danemark, d’Espagne, des Etats-Unis, de France, de Grèce, d’Inde, d’Indonésie, d’Iran, d’Italie, du Japon, de La Réunion, de Norvège, des Pays-Bas, du Pérou, du Portugal, du Royaume-Uni et de Suisse (22 nationalités).


 

Ce soir, l’ouverture est sur invitation, mais les autres jours, c’est entrée libre avec mesures sanitaires habituelles. Y en a qui ont de la chance.

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Faites votre programme.

Cinéma Henri-Madoré, 1 rue du Stade, 97442 Saint-Philippe.


La Cinémathèque du documentaire en ligne.

Aujourd’hui, dans le cadre du cycle de l’EHESS L’art du récit dans le cinéma documentaire, séminaire en ligne de Stéphane Breton (3 février-3 mars 2021).

* À 14h00 : Qui parle de qui ?

Autour de son film Les Forêts sombres (2014).

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On s’inscrit.


La Cinémathèque française, invite dans sa salle Henri, à toute heure :

* Le Voyage à Lyon (Die Reise nach Lyon) de Claudia von Alemann (1981). Jusqu’au 16 mars 2021.

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Et aussi :

* Mauprat de Jean Epstein (1926).


 


Le Goethe Institut et son ciné-club présentent deux manières de découvrir le monde du 19e siècle : celle de Alexander von Humboldt, naturaliste, et celle de Carl Friedrich Gauss, mathématicien.

* À 18h00 : Die Vermessung der Welt de Detlev Buck (2012).


 

On s’inscrit.


La Société Louise-Michel (SLM)

* À 19h00 : La Seine n’est pas à vendre !
Visioconférence avec Bernard Landau et Tanguy Le Dantec.

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On s’inscrit.



Mardi 16 février 2021

 

Giuseppe Rotunno (1923-2021) est mort le 7 février 2021.

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Son nom n’est pas connu du public, et sa mort n’a fait les gros titres qu’en Italie.
Mais il est reconnu et très respecté par les professionnels et les cinéphiles de tous les pays pour être un des plus grands chefs opérateurs de l’histoire du cinéma.
C’est le lot de la plupart des métiers du cinéma, art collectif rassemblé sous un seul nom, celui du réalisateur.

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De 1955 à 1997, il a mené une carrière sans faille, la commençant avec Pain, amour, ainsi soit-il (Pane, amore e...) de Dino Risi (1955) et Les Nuits blanches (Le notti bianche) de Luchino Visconti (1957). Celui-ci fera de nouveau appel à lui à plusieurs reprises, notamment pour Rocco et ses frères (1960) et pour Le Guépard (1963).

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À la suite des Nuits blanches, la fin des années 50, fut pour lui une trentaine triomphante, un temps de décollage, avec Luigi Zampa - pour La ragazza del palio (1957) et Mario Monicelli pour La grande guerra (1959), puis Henry Koster pour La maja nue (1958) et Stanley Kramer pour Le Dernier Rivage (1959), tous deux avec Ava Gardner, qui aimait son regard sur elle, aussi dans The Bible : In the Beginning... de John Huston (1966).

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Suivirent les cinéastes italiens, Mario Soldati, Valerio Zurlini, Vittorio De Sica, Pier Paolo Pasolini, Mauro Bolognini, Sergio Corbucci, Roberto Benigni, Dario Argento...

On retiendra particulièrement, bien sûr, Federico Fellini qu travailla avec lui pour huit films, peut-être après l’avoir vu dans le film à sketches Boccace 70 (1962), où il éclairait Il lavoro de Luchino Visconti.
La première fois, ce fut éblouissant, avec Tobby Dammitt, le segment qui sauve les Histoires extraordinaires (1968), où ceux de Louis Malle et de Roger Vadim font pâle figure. À côté de Terence Stamp et de sa petite fillle diabolique, ni Jane Fonda ni Brigitte Bardot ne faisaient le poids.

TOBY DAMMIT (Federico Fellini) Trailer from Jon Dieringer on Vimeo.

 

À partir de là, Fellini collabora avec lui, pendant 15 ans du Satyricon (1969) à E la nave va (1983)

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Suivirent aussi d’autres cinéastes du monde entier : Martin Ritt, John Huston, Edward Dmytryk, Bob Fosse, Fred Zinnemann, Richard Fleischer, Robert Altman, Alan J. Pakula, Monte Hellman, Sydney Pollack, ainsi que Mike Nichols qui fit appel à lui deux fois et Lina Wertmüller trois fois.

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Inoubliable étape :

* Les Aventures du baron de Munchausen (The Adventures of Baron Munchausen) de Terry Gilliam (1988).

Cf. "Münchhausen, alias Munchausen," la note érudite de Lucien Logette, Jeune Cinéma en ligne directe.


 

Jusqu’à ses dernières collaborations :

* La Nuit et le moment (The Night and the Moment) de Anna Maria Tatò (1994) avec Jean-Claude Carrière comme co-scénariste.

Et son dernier film - il avait alors 74 ans -, un an après la mort de Marcello Mastroianni (1924-1996), sélection officielle Un certain regard au Festival de Cannes 1997 :

* Marcello Mastroianni, je me souviens (Marcello Mastroianni : mi ricordo, sì, io mi ricordo) de Anna Maria Tatò (1997).


 

On se souvient, à Bologne, de la présentation du film, à la sublime Biblioteca comunale dell’Archiginnasio par Gianluca Farinelli et Giovanni Egidio.

Naturellement, il fut beaucoup nommé et récompensé, et cela dès 1980 : Academy Awards, BAFTA Awards, David di Donatello Awards, Pietro Bianchi Award, etc., et plusieurs fois pour l’ensemble de sa carrière, notamment en 1999 en Pologne et en 2013 en Italie.

C’est ce qu’on peut appeller une vie réussie.


À Rennes, commence le Festival du cinéma Travelling, créée par l’association Clair Obscur, ) 32e édition, en ligne dans la salle virtuelle de la 25e heure, et dans les classes des écoles qui, elles, demeurent ouvertes (16-23 février 2021).

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Au programme, focus sur la Nouvelle-Orléans et le sud des États-Unis.

Ce soir, ouverture avec un film que nous avons beaucoup aimé puisque nous avons donné la parole, toute l’année 2016, à son héroïne, Hushpuppy.

Il fallait voir, sur la scène de la salle Lumière, au Festival de Cannes 2012, les grandes personnes, soulevant à bout de bras la petite Quvenzhané Wallis, 6 ans à l’époque, sous les ovations de la salle enthousiaste.

* À 20h30  : Les Bêtes du Sud sauvage (Beasts of the Southern Wild) de Benh Zeitlin (2012).


 

Faites votre programme.


L’Institut polonais de Paris, pour ne pas perdre le contact avec son public, offre un film en ligne, disponible pendant 72 heures :

* À 19h00 : All for My Mother (Wszystko dla mojej matki) de Małgorzata Imielska (2019).


 

On s’inscrit.



Voyage dans le temps.

 



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