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Mangini, Cecilia II (1927-2021)
Brèves
publié le mercredi 7 mai 2014

Jeune Cinéma en ligne directe

Journal de Ma’ Joad 2014 (mercredi 7 mai 2017)
Journal de Wayne Hays 2021 (mardi 26 janvier 2021)

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Mardi 26 janvier 2021

 

Cecilia Mangini (1927-2021) est morte le 21 janvier 2021.

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On n’a appris sa mort qu’hier, grâce au Festival international de films de femmes (FIFF), qui l’avait reçue comme invitée d’honneur en 2011, et qui lui rendra hommage dans sa prochaine édition (2-11 avril 2021).

Jeune Cinéma la connaissait depuis les années 70. Andrée Tournès l’avait rencontrée à Venise, à propos de La villegiatura de Marco Leto (1973), dont elle avait écrit le scénario.
Elle avait réalisé dix documentaires, dont quatre avec Pier Paolo Pasolini (1922-1975) : Ignoti alla citta (1958), Stendali (1960), La canta della marane (1962) et All’armi, siam fascisti (1968), en collaboration avec Lino Del Fra et Lino Micciché, qui sont des travaux nettement plus personnels.

Cf. "Pasolini documentariste" à Lussas 2001, Jeune Cinéma n°277 septembre 2002.

Cf. aussi Julie Paquette, "Cecilia Mangini et Pier Paolo Pasolini : des oubliés du pouvoir au fascisme à chemise blanche", Nouveaux Cahiers du socialisme, n°15, hiver 2016. 108–119.

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Rappelons que cette année-là, la Mostra officielle n’a pas eu lieu et seules se sont tenues les Journées démocratiques du cinéma italien. La revue Jeune Cinéma était là, et a rencontré, à cette occasion, Pier Paolo Pasolini, Florestano Vancini, Elio Petri, Lino del Fra, Cecilia Mangini, Marco Leto, Giancarlo Cobelli.

Cf. "Venise rendu aux cinéastes, Les Journées démocratiques de Venise 1973" in Jeune Cinéma n°74, novembre 1973

Nous nous souvenons aussi d’elle à Bologne, au cours de Il cinema ritrovato 2019,toujours la même vivacité.

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Un de ses derniers entretiens a eu lieu à la Viennale 2019 avec Eva Sangiorgi.


 

On reviendra à nouveau sur cette grande militante féministe et anarchiste qui commence à être reconnue, avec le FIFFF, 43e édition, en avril 2021, sans doute en ligne, ou en vrai, on peut toujours rêver.



Mercredi 7 mai 2014

 

Un mail du Festival international de films de femmes de Créteil (FIFF).
Qui nous donne des nouvelles de Cecilia Mangini.

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On est invité à une rétrospective de ses films à Montréal et à Québec, où elle sera présente. C’est un peu loin, mais ça fait plaisir.

Cecilia Mangini, qui va sur ses 87 ans, est une documentariste "engagée", comme on disait autrefois.
Elle a été célébrée par la Cinémathèque de Bologne, et par le FIFF (en 2011), mais dans l’ensemble, elle est inconnue en France.

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Jeune Cinéma, branchée Italie et engagement, ne l’avait pas manquée, ni elle, ni son mari, Lino del Fra (1929-1997), avec qui elle a travaillé.
En 1977, Lino Del Fra avait remporté le Léopard d’or à Locarno, pour son film Antonio Gramsci - Journal de prison (Antonio Gramsci : I giorni del carcere), dont elle était la co-scénariste.


 

Elle avait croisé notamment Gianfranco Mingozzi (1932-2009) et Lino Micciché (1934-2004), tout spécialement chouchoutés par Jeune Cinéma. Elle était la scénariste de La villegiatura de Marco Leto (1973).

Cf. les deux entretiens avec Cecilia Mangini et Lino Del Fra :

* À propos de Torta in cielo, (La Tarte volante) de Lino Del Fra, in Jeune Cinéma n° 74, novembre 1973, spécial Journée démocratiques du cinéma, Venise 1973.

* À propos de Antonio Gramsci - Journal de prison (Antonio Gramsci : I giorni del carcere), in Jeune Cinéma n°107, décembre 1977.



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