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Semaine télé du 25 novembre au 1er décembre 2017
Salut les câblés !
publié le vendredi 24 novembre 2017

Samedi 25 novembre 2017

20.40 : Le Petit Locataire de Nadège Loiseau (2016), OCS Max
Il faut toujours voir les premiers films français, car seule la moitié d’entre eux aura une suite. On est ici dans la comédie contemporaine, avec problèmes contemporains - avoir un enfant à la presque cinquantaine… Karin Viard est toujours à la hauteur, mais Philippe Rebbot tient enfin un rôle important.

20.45 : Cet homme est dangereux de Jean Sacha (1953), Classic
Soirée Eddie Constantine sur la chaîne, sous les auspices de Bertrand Tavernier. On a oublié l’importance de l’acteur dans le cinéma populaire du temps : entre 1953 et 1963, il a tourné 43 films, en France et chez les voisins. Là-dedans, du bon et du pire. On pouvait faire confiance à Tavernier pour choisir le meilleur, à savoir ni du Bernard Borderie ou du Jean Laviron, mais du Jean Sacha et du John Berry.
Le premier film, adaptation du n° 2 de la Série Noire, paru huit ans plus tôt (les dialogues sont signés Marcel Duhamel lui-même), confirme la présence rare de l’acteur et sa technique instinctive : il joue toujours un peu à côté, comme s’il gardait une distance par rapport à son rôle, en forme de décalage-clin d’œil. Pas étonnant que Godard ait pensé à lui pour Alphaville, douze ans plus tard. Colette Deréal n’est pas une blonde ravageuse, comme Dominique Willms dans La Môme Vert-de-gris, immédiatement avant, mais elle est tout à fait bonne.

20.45 : Petits meurtres entre amis de Danny Boyle (1994), TCM
Le premier film du futur réalisateur de Slumdog Millionaire (2008). A-t-il fait mieux depuis ? Peut-être. En tout cas, on y découvrait Ewan McGregor et Kerry Fox et on savait déjà qu’on les reverrait.

22.15 : Ça va barder de John Berry (1954), Classic
Berry, exilé par le maccarthysme, n’a jamais retrouvé vraiment la réussite de ses premiers films à Hollywood. Mais ses deux titres avec Constantine, celui-ci et Je suis un sentimental (1955), représentent ce qui s’en approche le plus, côté narration, rythme, sens du décor, etc. - l’American touch. Ce n’est pas une adaptation de Peter Cheyney, comme d’habitude, et Lemmie Caution est devenu Johnny Jordan, mais le résultat est aussi convaincant.

22.25 : Nos meilleures années de Marco Tullio Giordana (2003), OCS City
Suite et fin de la saga des étudiants italiens des années de plomb. Impossible d’y échapper si l’on a regardé les trois premières heures, même si la tristesse des illusions perdues et des vies non conformes aux rêves de formation n’est pas facile à supporter.

23.45 : Lucky Jo de Michel Deville (1964), Classic
En dix ans, le mythe a déjà vieilli et Constantine n’est plus un costaud irrésistible, agent secret ou détective, mais un truand maladroit et malchanceux. Toujours une Série Noire cependant (signée Pierre Lesou, comme Le Doulos de Melville), amusée et réjouissante, avec un duo de Brasseur, Pierre et Claude.

Dimanche 26 novembre 2017

20.40 : Presque tous les films annoncés ce soir sur le bouquet OCS ont été projetés durent ces derniers mois. On peut donc choisir, sur ce terrain balisé, entre Brothers de Sheridan à 20.40 sur OCS Max, note du 7 mai 2017) ; Les Chansons que mes frères m’ont apprises de Zhao sur OCS City à 20.40, note du 17 juillet 2017) ; SOS Fantômes de Feig sur OCS Max à 22.25, note du 17 septembre 2017) ; Carlos de Assayas sur OCS Choc à 22.10, note du 2 août 2017), Taxi Driver de Scorsese sur OCS Géants à 22.35, note du 28 mai 2017 ).

20.40 : MASH de Robert Altman (1970), OCS Géants
Il reste ce seul titre, non pas inédit, mais pas passé depuis longtemps (30 décembre 2015, notre dernier relevé, ce qui semble étonnant). Le premier grand film d’Altman, aussi inépuisable que les suivants. Pour Elliot Gould, Donald Sutherland, et Sally "Hot Lips" Kellerman…

20.45 : Doctor Frankenstein de Paul McGuigan (2015), Frisson
La concurrence étant amorphe, on peut compléter sa connaissance du mythe le plus fréquenté du cinéma fantastique avec ce petit film, pas le dernier assurément inspiré par Mary Shelley, pas le pire ni le meilleur.

20.45 : Le Mystère Jérôme Bosch de José Luis Lopez-Linares (2016), Club
La crème de la crème de l’intelligence occidentale a été interrogée (Salman Rushdie, Orhan Pamuk, William Christie, Michel Onfray, etc.) sur ses relations avec Le Jardin des délices de Bosch. C’est passionnant, et on peut même regarder le film en coupant le son, pour s’absorber dans le tableau.

22.10 : Soy Nero de Raffi Pitts (2016), Club
Pas vu, mais les précédents films de Pitts (La Cinquième Saison, en particulier) nous ont plus qu’intéressés. Le sujet étant inédit - un immigré mexicain peut gagner sa "green card" en s’engageant dans l’US Army (un peu comme dans la Légion étrangère des années 30) - on demande à voir.

00.25 : Ex-Lady de Robert Florey (1933), France 3
Dernier film de l’hommage à Robert Florey, toujours dans la série Warner (on s’étonne que la collection de DVD pré-code n’ait pas encore inscrit à son catalogue Bedside, programmé dimanche dernier, et dont l’arrivisme cynique est garanti d’époque). Ce soir Bette Davis, dans son premier grand rôle et déjà étincelante - heureusement car Gene Raymond, son partenaire, est assez transparent.

Lundi 27 novembre 2017

20.40 : Bons baisers d’Athènes de George Pan Cosmatos (1979), OCS Géants
C’est la soirée des séries sur OCS, donc il ne reste que ce titre pour les réfractaires. Ce n’est pas un James Bond, malgré les apparences (titre, Roger Moore) et le réalisateur n’est pas un géant, mais ça se regarde sans déplaisir.

20.45 : Les Délices de Tokyo de Naomi Kawase (2015), Club
La cinéaste japonaise nous a plus souvent discrètement ennuyés que transportés. On n’en est que plus heureux devant cette réussite, variation très sensible sur la vieillesse et la mort, en même temps extrêmement joyeuse. Kirin Kiki, la reine du dorayaki, est une vieille dame adorable. Le dernier film de Kawase, Vers la lumière, bientôt dans les salles, n’atteint pas cette qualité d’émotion.

20.45 : Le Désert des Tartares de Valerio Zurlini (1976), Classic
La gageure était tentante : adapter le roman de Dino Buzzati, réputé aussi inadaptable que Le Rivage des Syrtes de Gracq. Pas simple, la transposition d’une action immobile, qui ne vaut que par l’écriture narrative. Il fallait oser. Le résultat correspond à l’inquiétude devant le projet : Zurlini, pourtant grand cinéaste inspiré (rappelons-nous La Fille à la valise ou Cronaca familiare), échoue à restituer l’atmosphère de monde hors du temps. Et ce, malgré Gassman, Noiret, Perrin, Trintignant, Terzieff, von Sydow. Au moins, les extérieurs, tournés en Iran, dans la forteresse de Bam, sont sublimes.

20.45 : L’aigle vole au soleil de John Ford (1957), TCM
Le film ne passe pas très souvent (et même jamais depuis 2014). C’est un "petit" Ford, biopic du commandant Frank Wead, aviateur héros de deux guerres. L’aspect militaro-patriotico n’est pas trop envahissant, et Ford mène tout son petit monde d’habitués vieillisants, John Wayne, Maureen O’Hara, Ward Bond, Dan Dailey (et les seconds couteaux Sig Rumann et Henry O’Neill), comme dans un film familial, fort agréablement.

22.35 : Diamond Island de Davy Chou (2016), Club
Après un bon docu, Le Sommeil d’or, sur le cinéma cambodgien disparu (celui d’avant les Khmers rouges), le premier film de fiction de Chou nous fait découvrir la nouvelle Pnom Penh et ses constructions touristiques folles. L’exploitation des travailleurs urbanisés, le rêve impossible du départ pour les USA, les petits trafics et les gangs, le Cambodge fait partie du monde. Le film est remarquable.

22.35 : La Double Énigme de Robert Siodmak (1946), Polar
Attention : VF, hélas. Mais si on a déjà vu la VO, on peut couper le son et admirer le double jeu d’Olivia De Havilland (et de sa jumelle) et la photo de Milton Krasner (+ Eugen Shuftan !). Hollywood découvrait la psychanalyse, aussi le scénario de Nunnally Johnson n’est-il pas léger, léger.

22.40 : L’Œil du diable d’Ingmar Bergman (1960), OCS Géants
Le film passe rarement ; il est vrai qu’il ressemble bien peu à un Bergman labellisé, mais à une comédie un peu égrillarde - le Diable envoie Don Juan sur Terre pour triompher de la vertu d’une jeune vierge ; on est loin du Septième Sceau. La troupe bergmanienne est réduite à Gunnar Bjornstrand et à Bibi Andersson + Jarl Kulle qui reviendra.

Mardi 28 novembre 2017

20.40 : La Famille Hollar de John Krasinski (2016), OCS City
On l’a pas vu mais on en a entendu causer, en bien. Film familial, comme son titre l’indique, sans doute tire-larmes (une mère malade). On peut tenter l’aventure.

20.45 : Madame Bovary de Sophie Barthes (2014), Émotion
IMDB répertorie 38 versions du roman depuis celle de Renoir, en 1934. Le plus curieux est qu’un sujet aussi daté puisse encore préoccuper de jeunes cinéastes, comme si l’ennui provincial et l’adultère bourgeois n’avaient pas d’équivalent aujourd’hui. Le plus grand intérêt du film (on ne connaît pas les titres précédents de la réalisatrice) est de montrer que Mia Wasikowska est capable, à quelques années d’écart, d’incarner l’Alice de Lewis Carroll et l’Emma de Flaubert.

20.45 : Richard Cœur-de-lion de David Butler (1954), Famiz
La programmation de la chaîne est souvent surprenante. On ne peut que la féliciter d’avoir été repêcher ce film dans les oubliettes - on ne se souvient pas de l’avoir jamais vu sur le petit écran et, sur le grand, il y a fort longtemps. David Butler n’est pas Michael Curtiz (mais il a au moins réalisé une chose fort étrange en 1930, Just Imagine, en français L’Amour en l’an 2000). Rex Harrison, Virginia Mayo, George Sanders, Laurence Harvey : du vrai cinoche.

22.10 : Au Paradis à coups de revolver de Lee H. Katzin (1969), Classic
Malgré le titre, ce n’est pas un western italien (en VO Heaven with a Gun). Le scénario mêle deux sous-genres, les films à troupeaux (et la lutte entre éleveurs) et les films de rédemption - Glenn Ford est un ancien tueur devenu pasteur évangélique, et placé devant l’éternel dilemme, la Bible ou le Colt. La greffe des deux tendances prend bien et on a plaisir à retrouver Carolyn Jones (ex de Presley dans King Creole) et découvrir Barbara Hershey (pas encore Bertha Boxcar pour Scorsese).

22.10 : Psychose IV de Mick Garris (1990), Paramount Channel
La dégringolade continue (même s’il s’agit d’un téléfilm sorti en salles). Même remarque que pour les versions 2 et 3 (note du 21 novembre). Trente ans après, Perkins est toujours présent, hélas.

22.35 : Apnée de Jean-Christophe Meurisse (2016), Club
L’Annuel du cinéma définit le film comme "une fantaisie anarchiste et foutraque". On ne saurait mieux dire, même si on pencherait plus vers le foutraque que vers l’anarchie. En tout cas, cette première œuvre ne ressemble à rien d’autre, part dans tous les sens, retombe plus ou moins sur ses pattes - en bref, un bain de fraîcheur.

00.10 : Sans espoir de retour de Samuel Fuller (1989), Polar
Un scénario de Jacques Bral d’après David Goodis, la patte de Fuller là-dessus, que rêver de mieux ? Dans notre souvenir, c’était pourtant loin d’être à la hauteur de l’attente, au point que l’on n’a jamais eu envie de le revoir. Production TV, tournage en anglais, générique cosmopolite associant David Carradine et Andréa Ferréol, Bill Duke et Bernard Fresson, le mélange n’avait pas pris. Deuxième chance.

Mercredi 29 novembre 2017

20.40 : My Sweet Pepper Land de Hiner Saleem (2013), OCS City
Certes déja programmé le 1er mars 2017, mais la soirée étant consacrée à Golshifeth Farahani, on ne pouvait laisser passer le film sans le signaler de nouveau. L’actrice est aussi crédible en institutrice d’un village perdu de la montagne kurde, que dans le film suivant (cf. 22.10)

20.45 : Bronco Billy de Clint Eastwood (1980), TCM
Note du 30 septembre 2015 : "C’est peut-être dans ses films les moins ’genrés’ (westerns, polars, guerre) qu’Eastwood touche le plus juste : Breezy, Honkytonk Man, Bird et ici, cette histoire d’un directeur de cirque à la ramasse."

20.45 : Spotlight de Tom McCarthy (2015), Premier
Ainsi, des prêtres auraient abusé sexuellement de jeunes enfants et auraient été couverts par leur hiérarchie ! Par bonheur, tout cela se passait à Boston, au début du siècle. Jamais de telles pratiques ne pourraient avoir cours ici. On respire. Michael Keaton, en journaliste d’investigation, est parfait. Oscar du meilleur film et du meilleur scénario.

20.45 : Coup de foudre à Rhode Island de Peter Hedges (2008), Émotion
Le coup de foudre éclate partout, à Notting Hill (1999) ou à Bollywood (2004). Pourquoi pas à Rhode Island ? C’est (presque) toujours le même déroulement, tout dépend du décor et des interprètes. Cette fois, c’est Juliette Binoche, qui persiste à nous étonner, et Steve Carell, toujours excellent.

20.45 : Les Amants de Vérone d’André Cayatte (1948), Classic
Note du 25 janvier 2016 : "Le film passe très rarement sur le câble et il est célèbre sans être très fréquenté. C’est pourtant un des grands scénarios de Jacques Prévert et le couple Serge Reggiani-Anouk Aimée défie les âges, comme leurs ancêtres Roméo et Juliette."

22.10 : Syngue sabour, pierre de patience d’Atiq Rahimi (2012), OCS City
Comme le film de 20.40, celui-ci est passé il y a peu (cf. note du 29 mai 2017). Mais comment se lasser de Golshifteh Faharani ?

22.10 : Le Parc de Damien Manivel (2016), Club
En deux films très courts et très simples (deux acteurs, une action immobile) l’auteur est parvenu à créer un petit monde particulier. Ici, presque rien, encore une fois, un couple dans un parc, une séparation, une rencontre, une ambiance légèrement fantastique. Et ça marche.

23.20 : Un jeune poète de Damien Manivel (2014), Club
Passer un premier film après le second est une étrange tactique. Le propos du cinéaste est minimal : un apprenti-poète de 18 ans, Sète, le cimetière marin, le souvenir de Paul Valéry, une rencontre. 71 minutes chrono. On s’installe et on se laisse porter.

Jeudi 30 novembre 2017

20.40 : El Paso, ville sans loi de Lewis R. Foster (1949), Paramount Channel
On s’obstine à avoir de la sympathie pour les films de ce cinéaste sans postérité, ses westerns standard mais toujours plaisants, ses séries B comme on n’en voit plus. Comme d’habitude, c’est John Payne qui est en tête du générique, avec Gail Russell, si appréciée dans Le Réveil de la sorcière rouge (E. Ludwig, 1948) et dans 7 hommes à abattre (Boetticher, 1956).

20.45 : Poesia sin fin d’Alejandro Jodorowski (2016), Club
Une soirée offerte au réalisateur-poète-dramaturge-sculpteur-dessinateur-etc. qui nous surprend depuis cinq décennies (les spectateurs d’un de ses premiers happenings de 1965 s’en souviennent encore). Au cinéma, on a eu parfois un peu de mal à le suivre dans ses films, étouffants à force de folie inventive. Poésie sans fin, le titre est bien trouvé pour cette (vague) autobiographie transposée.

20.55 : Un village français, France 3
On ne l’a pas fait jusqu’à présent, mais pour répondre à quelques reproches, signalons les deux derniers, ultimes même, épisodes (n° 11 et 12) de cette série épatante qui a réussi à nous tenir en haleine sept saisons durant. On a rarement fait aussi bien dans le genre. On attend un coffret DVD complet, pour nos cinéthèques, et l’édification de nos enfants.

22.30 : Rocky IV de Sylvester Stallone (1985), Frisson
On le note surtout pour s’étonner de la fréquence d’occupation de la chaîne Frisson par la saga Rocky, dont les six (ou sept, on ne sait plus) titres ne cessent de passer (douze fois cette semaine). Demande des spectateurs ?

22.50 : Jodorowsky’s Dune de Frank Pavich (2013), Club
L’adaptation du roman de Frank Herbert avait d’abord été confiée à Jodo, avant, quelques soubresauts de production plus tard, d’échoir à David Lynch (qui aurait d’ailleurs mieux fait de passer la main, eu égard au résultat). Qu’est-ce que Dune aurait donné dans les pattes de l’auteur de La Montagne sacrée ? On ne sait. En tout cas, c’était une bonne idée de faire un doc sur le sujet.

Vendredi 1er décembre 2017

20.40 : Psychose d’Alfred Hitchcock (1960), Paramount Channel
Encore ! Dernier passage le 7 novembre 2017. Mais cette fois-ci, la chaîne programme les quatre Psychose à la suite, jusqu’à 02.15 pour le dernier de la liste. Souhaitons de ne plus avoir à y revenir.

20.40 : La Nef des fous de Stanley Kramer (1965), OCS Géants
Kramer n’est pas le parangon de la légèreté, mais ses films ont parfois bien vieilli (comme Le Dernier Rivage, qui prend un peu plus d’épaisseur à chaque vision). Ici, l’intérêt tient au sujet (un bateau qui va du Mexique vers l’Allemagne en 1933), mais surtout au paquet d’acteurs requis : Simone Signoret, Lee Marvin, Vivien Leigh, Oskar Werner, José Ferrer, George Segal. Photo d’Ernest Laszlo, superbe (Oscar 1966).

20.45 : Encore heureux de Benoît Graffin (2016), Émotion
Après quinze années d’écriture de scénario (Corsini, Salvadori, Fontaine), Graffin revient à la réalisation. C’est encore l’univers de la comédie contemporaine, plutôt côté jeune bourgeoisie urbaine que chômeurs des cités périphériques. Mais c’est agréablement tourné et Sandrine Kiberlain y est à l’aise, comme souvent.

20.45 : 45 ans d’Andrew Haigh (2015), Club
Encore un couple, comme chez Graffin, mais avec de la bouteille, puisqu’il fête ses noces de vermeil. De vieux époux qui doutent, ce pourrait être sans grand intérêt : mais puisqu’il s’agit de deux acteurs aussi magnifiques que Charlotte Rampling et Tom Courtenay (à peine vieilli depuis La Solitude du coureur de fond), on les suit sans problème.

20.45 : Ces messieurs dames de Pietro Germi (1966), Classic
Note du 3 mars 2017 : "Quel scandale lorsque Lelouch dut partager son Grand Prix cannois (la Palme d’or avait disparu en 1963 et ne réapparaîtra qu’en 1975) avec cet italien sans renom. Et pourtant, cinquante ans et plus après, la mythologie essoufflée du chabadabada pleurnichard ne tient pas face à la justesse et au cynisme choral des Trévisans filmés par Germi."

22.15 : La Mort de Louis XIV d’Albert Serra (2016), Club
Le film a fait un tabac critique à défaut d’un succès public (mais 38000 spectateurs, c’est beaucoup pour un film aussi sévère). Jean-Pierre Léaud est en majesté (ouaf !). Si on est fasciné par le comédien, on l’accompagnera dans ses derniers instants. Sinon…

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