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Semaine télé du 7 au 13 mars 2020
Salut les câblés !
publié le samedi 7 mars 2020

Jeune Cinéma en ligne directe

Hommage à Rosto (14 février 1969-8 mars 2019).

* Thee Wreckers Tetralogy de Rosto est sorti en salle ce mercredi 4 mars 2020.

Bonus  : No Place Like Home de Rosto (2008).

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Humeurs de Lucien Logette


 

Samedi 7 mars 2020

 

20.40 : Last Vegas de Jon Turteltaub (2013), Paramount Channel
Inédit - et inconnu : JT est pour nous le réalisateur des 3 Ninjas (1992) et de Rasta Rocket (1993) et on n’a jamais eu envie d’en connaître plus. Erreur, peut-être, au vu du générique de ce film de vieux potes : Michael Douglas, Robert De Niro, Morgan Freeman et Kevin Kline.

20.40 : À l’heure des souvenirs de Ritesh Batra (2017), OCS Max
Son premier film, The Lunchbox (2013) avait fait un tabac à la Semaine de la Critique cannoise. Celui-ci a moins bien marché, malgré ses acteurs célèbres (Charlotte Rampling et l’immense Jin Broadbent + Michelle Dockery, issue de Downton Abbey). Il est pourtant plus intéressant, à la fois plus traditionnel et moins "objet de festival".

20.50 : Les Apprentis de Pierre Salvadori (1995), Club
Inédit, ce qui est curieux, car les autres films de l’auteur sont souvent programmés (Comme elle respire et De vrais mensonges, plusieurs fois depuis six ans). Deuxième titre de Salvadori, jolie histoire de pieds nickelés, braqueurs minables, parfaitement interprétés par François Cluzet et Guillaume Depardieu (le cinéaste l’utilisa à quatre reprises) d’un côté, Marie Trintignant et Judith Henry de l’autre.

20.50 : Schlock de John Landis (1973), Classic
C’est la soirée des inédits sur Ciné+ ! Le premier film de Landis n’était qu’un souvenir lointain jusqu’à sa récente réédition par Carlotta. Galop d’essai pour le futur auteur des Blues Brothers (1980), mais il manifeste déjà tout l’humour décalé dont il fera preuve ensuite, dès son titre suivant, le fameux Hamburger Film Sandwich (1977). Ce soir, film fauché, produit par les amis du cinéaste, lui-même interprétant le rôle du gorille amoureux d’une jeune aveugle qui le prend pour un chien. À sa sortie, le film s’intitulait ici Schlock, le tueur à la banane.

20.50 : Manon des sources de Marcel Pagnol (1952), Classic
Passé il n’y a pas si longtemps, mais reste rare. Cf. note du 14 janvier 2018.

22.35 : Retour vers l’enfer de Ted Kotcheff (1983), Paramount Channel
Ne pas confondre avec le film de Don Taylor, Nimitz, retour vers l’enfer (1980). Kotcheff est un réalisateur difficile à cerner, capable de signer des bluettes - Touche pas à mon gazon (1977) -, des comédies - La Grande Cuisine (1978) et ce film sur le Vietnam en guerre (avec un Gene Hackman en grande forme, comme d’habitude). De toutes façons, il demeurera comme l’auteur du film le plus effrayant sur le bush australien, Outback, Le Réveil dans la terreur (1971), un chef-d’œuvre.

00.00 : Voyage à travers le cinéma français (2) de Bertrand Tavernier (2017)
Suite de la première étape, revue samedi dernier.

 

Dimanche 8 mars 2020

 

20.40 : Crazy Amy de Judd Apatow (2015), OCS City
On aime ou on n’aime pas Apatow. Dans le premier cas, on reverra avec plaisir Amy Schumer (en outre scénariste) aux prises avec ses multiples amants. Dans le second cas, on passera à autre chose sans regrets.

20.40 : Hook ou La revanche du capitaine Crochet de Steven Spielberg (1991), OCS Géants
Peter Pan, le retour. Nul mieux que Spielberg ne pouvait tenter le passage de l’animation aux personnages réels. Tout le monde est sur le pont, Robin Williams (qui se donne un mal fou), Dustin Hoffman et son crochet, Julia Roberts en fée Clochette, Bo Hoskins en M. Mouche et les deux Wendy, la jeune (Gwyneth Paltrow) et l’âgée (Maggie Smith). Pourquoi donc ça-t-il coince ainsi ? Peut-être parce que le long métrage de Disney reste un de ses meilleurs et que l’histoire de J.M. Barrie se prêtait mal à une suite - sinon pas de syndrome, pas de "peterpanisme".

20.50 : La Femme au tableau de Simon Curtis (2015), Émotion
Cf. note du 31 mai 2017.

20.50 : L’Enfer dans la ville de Renato Castellani (1959), Classic
Castellani est un cinéaste bien oublié (aucun passage sur le câble). Les anciens se souviennent de Deux sous d’espoir (1951) et de sa version de Roméo et Juliette (1954), multi primés en leur temps. Ce soir, confrontation unique entre Anna Magnani et Giuletta Masina, dans le cadre d’une prison de femmes. En prime, Alberto Sordi en Adonis (!) et Renato Salvatori. La soirée Magnani se prolonge avec des titres plus fréquents, Mamma Roma de Pier Paolo Pasolini (1962) à 22.25, Rome, ville ouverte de Roberto Rossellini (1945) à 00.05 et Beaucoup de rêves sur les routes de Mario Camerini (1948) à 01.45.

23.00 : Robin Williams : Come Inside My Mind de Marina Zenovich (2018), OCS Géants
Doc inconnu (disponible uniquement en VOD), mais on ne demande qu’à en savoir plus sur le personnage.

 

Lundi 9 mars 2020

 

20.40 : Bonjour tristesse d’Otto Preminger (1957), OCS Géants
Inédit. On est curieux de revoir ce film bien lointain. L’adaptation du roman de Françoise Sagan ne nous avait pas vraiment convaincus, sans doute parce que la mise en espace des personnages ne faisait que souligner leur inintérêt, qui passait grâce à l’écriture de la romancière. Mais on retrouvera avec plaisir Jean Seberg, rescapée des flammes de Saint Joan (1957), Deborah Kerr et Mylène Demongeot.

20.50 : Normandie nue de Philippe Le Guay (2018), Émotion
Passé il y a quelques mois sans qu’on le signale. L’auteur persiste à arpenter des chemins originaux, après Alceste à bicyclette (2013) ou Floride (2015). Cette fois-ci, toujours la province, un village normand sur lequel le maire (François Cluzet) veut attirer l’attention en acceptant la proposition d’un photographe américain conceptuel de faire poser la population tout entière, nue dans un champ. Pratiquant d’habitude un cinéma d’individus, Le Guay fait dans le choral, avec une galerie de personnages bien typés, Grégory Gadebois, Philippe Rebbot, Patrick d’Assumçao, Arthur Dupont.

20.50 : I Feel Good de Benoît Delépine & Gustave Kervern (2018), Club
Inédit. Les deux compères, à force de tourner très rapidement, parviennent à leurs limites : scénario sans structure ferme, succession de saynètes qui s’effilochent. L’invention visuelle de Aaltra (2004) ou de Avida (2006) est loin, la force dénonciatrice intelligente de Louise-Michel (2008) également. Et ce n’est pas leur récent Effacer l’historique (2020) qui marque une renaissance, accentuant même le laisser-aller. Mais on leur garde sa sympathie.

21.30 : 38 témoins de Lucas Belvaux (2012), OCS Choc
Pas passé depuis le 19 avril 2016. Bien dans la lignée des films de l’auteur, fidèle depuis sa trilogie de 2003 à sa radiographie sociale - ici, le silence lâche d’habitants qui ont vu une femme se faire assassiner et refusent de témoigner. La vision est aussi juste et désespérante que dans La Raison du plus faible (2006) ou Chez nous (2017).

22.35 : En solitaire de Christophe Offenstein (2013), Émotion
Premier et pour l’instant avant-dernier film du chef opérateur de Guillaume Nicloux et de Guillaume Canet. Encore avec Cluzet, puisque c’est sa soirée, et avec Virginie Efira. Il n’est plus maire du Mêle-sur-Sarthe mais concurrent du Vendée Globe et on perd un peu au change. Inédit.

 

Mardi 10 mars 2020

 

20.40 : Soirée Olivier Marchal, OCS Choc
Pour les amateurs, deux films réalisés par l’ex-policier acteur, Les Lyonnais (2011), suivi, à 22.20, de MR 73 (2008). Des acteurs (Lanvin, Auteuil), de l’action, du spectacle, etc.

20.40 : Que le spectacle commence de Bob Fosse (1979), OCS Géants
Cf. note du 4 septembre 2018.

20.50 : Soirée Gregory Peck, Classic
On n’a pas trouvé trace d’un passage du premier film (20.50), Quand siffle la dernière balle d’Henry Hathaway (1970). Ce n’est le meilleur film ni d’Hathaway ni de l’acteur, c’est sans surprise et Peck en tueur d’élite est moins brillant que, vingt ans plus tôt, dans The Gunfighter d’Henry King. Mais c’est solide, comme tout ce qu’a signé HH. Le western suivant (passé le 23 janvier 2020), à 22.20, est d’une autre qualité. L’Homme sauvage de Robert Mulligan (1969), est remarquable, comme toujours, et Peck magnifique en éclaireur recueillant une autre "prisonnière du désert". Enfin, l’inusable Du silence et des ombres de Robert Mulligan (1962) à 00.05 conclut cette riche soirée.

 

Mercredi 11 mars 2020

 

20.40 : Le Seul Témoin de Peter Hyams (1990), Paramount Channel
Inédit. IMDB indique une date de sortie en janvier 1991, mais le titre n’éveille aucun souvenir. Hyams a signé quelques films curieux : Capricorn One (1977), et son faux voyage interplanétaire. Gene Hackman est un argument suffisant pour donner envie de regarder ce polar.

20.40 : Raoul Taburin a un secret de Pierre Godeau (2018), OCS Max
Quand on l’a vu, le film s’intitulait Raoul Taburin tout court, mais ce doit être le même. L’idée de départ, adaptée de la BD de Sempé, est celle de l’imposture : Benoît Poelvoorde est un réparateur de vélos expert, une légende, mais dont le secret - il n’a jamais réussi à tenir en selle - va être découvert. Comédie dans une province française qui paraît sortir de FR3 Régions. On sait à quoi s’attendre, mais c’est gentil et sympathique.

20.40 : Du sang dans le désert d’Anthony Mann (1957), OCS géants
Cf. note du 16 mars 2017.

20.50 : Le Mariage de Verida de Michela Occhipinti (2019), Club
Inédit. Premier film intéressant, italien, mais qui se passe en Mauritanie, avec une tradition "culturelle" qui consiste à gaver une future mariée afin qu’elle soit plus désirable aux yeux de son mari, évidemment choisi par les parents. Le tout cohabitant avec les aspects habituels de la modernité, réseaux sociaux, sorties, etc.

22.25 : Western de Valeska Grisebach (2017), Club
Inédit. Rien à voir avec le genre évoqué par le titre, à moins de considérer les ouvriers allemands qui travaillent sur un chantier en Bulgarie comme des cow-boys allant d’un ranch à l’autre, réfugiés dans le silence et sans contacts avec les habitants. Ce qui n’empêche pas le film d’être très réussi. Un des bons souvenirs d’Un Certain Regard 2017.

 

Jeudi 12 mars 2020

 

20.40 : Abimes de David Twohy (2002), OCS Choc
Inédit. Un sous-genre dans le genre "Films de sous-marins", puisque non seulement, il y le vase clos et ses tensions obligatoires, mais encore des manifestations fantastiques, dues aux rescapés d’un sauvetage. Du poltergeist dans le Nautilus. A marché, car Twohy a aussi signé Pitch Black (2000) et les Chroniques de Riddick (2004), ce qui n’est pas rien.

20.40 : Jours tranquilles à Clichy de Claude Chabrol (1990), OCS Géants
Qu’est-ce qui a poussé Chabrol à adapter les souvenirs d’Henry Miller ? Le même désir de surprendre qu’en tournant Le Cheval d’orgueil (1980), pour échapper aux étiquettes "auteur de polars" ou "peintre de la bourgeoisie provinciale" ? C’était méritoire, même si le résultat n’est pas pleinement convaincant - en tout cas, moins que la première version tournée vingt ans plus tôt par Hans Jurgen Thorsen, bien plus proche, lui, des intellectuels marginaux. Mais le film est rare, que seuls connaissent les amateurs raffinés de tout Chabrol.

20.50 : Soirée Ciné+ dans le rouge, et pas seulement en première partie, les seuls titres jamais proposés étant Bons baisers de Hong Kong de Yvan Chiffre (1975), avec les Charlots, à 22.25 sur Famiz, et Viens, j’ai pas de culotte de Claude Pierson (1982), avec des inconnues, à 23.00, sur Club - après tout, pourquoi pas ? Sinon, on est dans l’increvable : les trois épisodes du Cœur des hommes, Le Silence des agneaux, ou Liliom de Lang, maintes fois passé et qui ne vaut pas la version de 1930 de Borzage. No comment.

23.00 : Le Gang des Newton de Richard Linklater (1998), TCM
Western inconnu, la honte. Pas sûr que l’on plane à une grande hauteur, l’auteur étant plus à l’aise dans ses comédies intimistes : Before Sunset (2004) et Before Midnight (2013). Mais il nous avait surpris avec A Scanner Darkly (2006), son adaptation de Substance Mort de Philip K. Dick. Et comme il y a ce soir Matthew McConaughey et Ethan Hawke…

 

Vendredi 13 mars 2020

 

20.40 : Les Gazelles de Mona Achache (2014), OCS Max
Dernier passage le 14 février 2016. Vu la légèreté du film, on peut l’avoir oublié depuis. Histoire d’une trentenaire, mal dans sa peau et dans son couple, qui trouve plaisir à repartir à zéro. On a l’impression d’avoir vu ça une petite centaine de fois, mais il y a Audrey Fleuriot et Camille Chamoux. D’ailleurs c’est elle la reine de la soirée, puisque l’on peut voir ensuite, à 22.20, Larguée d’Éloïse Lang (2018), dont elle est la protagoniste).

20.50 : Travelling avant de Jean-Charles Tacchella (1987), Club
L’auteur est le grand oublié du câble : sauf erreur, aucun titre programmé depuis 2014. Les copies seraient donc si difficiles à retrouver ? Heureusement, une bonne partie de ses films a été rééditée en DVD. On recommande Escalier C (1985), qui tient fort bien la distance). Ce soir, reconstitution d’une belle époque, celle qui vit fleurir les ciné-clubs à la fin des années 40, lorsque Tacchella était lui-même rédacteur à L’Écran français. La cinéphilie était alors un combat et une exploration et le film en rend bien compte.

23.10 : L’Inconnue du palace de Dorothy Arzner (1937), TCM
Passé une seule fois et à 00.30. Cf. note du 10 mars 2016.

23.25 : Je suis un tueur de Maciej Pieprzyca (2016), Frisson
Inconnu - le film n’est passé que sur Canal+ Cinéma en 2018. Mais un polar polonais, ça interpelle. Le réalisateur a déjà tourné La vie est belle ( 2013), film dont on ne sait rien. Une découverte ?



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