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Semaine télé du 24 au 30 octobre 2020
Salut les câblés !
publié le samedi 24 octobre 2020

Jeune Cinéma en ligne directe

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La Bande du Rex de Jean-Henri Meunier (1980)

Humeurs de Lucien Logette


 

Samedi 24 octobre 2020

 

20.50 : Night Call de Dan Gilroy (2014), Premier
Passé tardivement sur OCS Max, cf. note du 12 octobre 2016.

20.50 : Un, deux, trois, soleil de Bertrand Blier (1993), Club
Inédit - mais il en reste, des films de Blier, et des grands, comme Les Côtelettes (2003), ou Le Bruit des glaçons (2010). Deuxième volet du triptyque Anouk Grimberg. Ce n’est pas parce que le film se passe à Marseille qu’il est moins dérangeant que le précédent, Merci, la vie (1991) ou que le suivant, Mon homme (1996). L’actrice est déchirante, comme à l’accoutumée, coincée entre une mère oppressante, Myriam Boyer, et un père épave alcoolisée, Marcello Mastroianni.

22.45 : Descente aux enfers de Gary Sherman (1982), Classic
Inédit. Le titre français, quoique exact, est un peu racoleur et l’on préfère le Vice Squad original. Une des découvertes récentes de la collection de Jean-Baptiste Thoret, Make My Day. Pour en savoir plus, cf. la dernière chronique de Jérôme Fabre dans Jeune Cinéma n°402-403, octobre 2020.

C’est tout - un peu frustrant pour une période de couvre-feu.

 

Dimanche 25 octobre 2020

 

20.40 : Soirée Just Jaeckin, OCS Géants
La chaîne persiste à épuiser la filmographie du réalisateur-photographe, en allant jusqu’au bout de l’ennui : la preuve, non seulement sont reprogrammés, à 18.55, Gwendoline (1984), mais également, à 22.25, L’Amant de lady Chatterley (1981), et à 00.10, Emmanuelle (1974), comme la semaine dernière.
Une nouveauté : à 20.40, Madame Claude (1977), qui présente le faible intérêt de prouver que de bons acteurs - Françoise Fabian, Maurice Ronet, Murray Head, Klaus Kinski - peuvent s’égarer pour gagner leur croûte. Autre intérêt, la musique de Gainsbourg, lui non plus pas très regardant sur les images sur lesquelles il mettait des notes.

20.50 : Soirée catastrophe, Frisson
La curiosité de ce programme est qu’il ne présente que des films norvégiens, d’abord The Quake de John Andreas Andersen (2018), ensuite, à 22.30, The Wave de Roar Uthaug (2015). Le second est passé le 31 mai 2018 et nous a laissé un bon souvenir - un séisme dans les montagnes au-dessus du fjord de Geiranger, c’est autrement plus exotique que la Californie. Le film d’Andersen (sorti uniquement en VOD) semble avoir été produit pour profiter du succès du premier, et ce n’est plus une bourgade perdue mais carrément Oslo qui est menacé.

20.50 : Indian Palace de John Madden (2011), Émotion
Dernier passage, le 12 mai 2015. Presque un inédit, donc. Un petit régal pour les amateurs de cinéma British : Judi Dench, Maggie Smith et Penelope Wilton (les deux dernières en tournage parallèle de Downton Abbey) + Bill Nighy, en vieux gentleman - et l’Inde éternelle autour.

20.50 : Scotland Yard appelle FBI de Val Guest (1956), Classic
L’inconnu du soir. Guest a tourné à la chaîne entre 1943 et 1984 (il est mort en 2006, à 95 ans) tout ce qu’on lui proposait, polar, aventures historiques ou guerrières, SF (dont deux titres fort réussis, The Quatermass Xperiment (1955) et Quatermass 2 (1957), en français Le Monstre et La Marque). Tout n’était pas toujours au niveau, et on se souvient du Redoutable Homme des neiges (1957), qui n’était pas piqué des hannetons. Ce soir, un polar londonien qui fait appel à des Américains, bonne idée sur le papier, puisque à l’équipe anglaise (Herbert Marshall, Laurence Naismith) s’ajoutent, côté US, Steve Cochran et surtout Lizabeth Scott. Avec, en prime la Française Nicole Maurey, toujours entre deux continents.

22.50 : 24 heures avant la nuit de Spike Lee (2002), Premier
Attention : le film est passé le 16 mai 2020 sous son titre français, La 25e Heure. Les programmateurs ont dû utiliser le titre québécois pour laisser croire à un inédit…

00.15 : La Bergère et les ramoneurs de Kris Bakelit (2018), Frisson
Il ne s’agit pas d’une version inconnue du film de Paul Grimault et Jacques Prévert, mais d’un film érotique. Pour les amateurs de détournement.

 

Lundi 26 octobre 2020

 

20.50 : L’Homme fidèle de Louis Garrel (2018), Club
Les Deux Amis (2015), premier titre de LG nous avait gentiment surpris, même si les deux acteurs principaux, Vincent Macaigne et lui, ne sortaient pas de leurs schémas habituels - mais il y avait Golshifteh Faharani, qui transfigurait le film. Cette fois, malgré Laetitia Casta et Lily-Rose Depp, on peine à compatir aux hésitations des protagonistes - sur une thématique identique, Philippe, le père, s’est déjà montré plus affûté. Un avantage : le film ne dure que 70 mn.

20.50 : La Bataille d’Angleterre de Guy Hamilton (1969), Classic
Inédit. Tout est dans le titre - la bataille aérienne la plus longue de l’Histoire guerrière et les raids allemand sur Londres et les grandes villes britanniques. Si on est allergique aux bruits des Messerschmitts et des Spitfires, mieux vaut choisir le film de Garrel. Mais si on est curieux de vérifier la qualité de la reconstitution et d’apprécier une distribution qui n’a oublié aucun des grands acteurs anglais du temps, on peut s’installer devant son écran pour 130 mn de spectacle (le film n’était-il pas plus long jadis ?).

Tout le reste des programmes n’est que recyclage, hélas.

 

Mardi 27 octobre 2020

 

20.40 : Soirée islandaise, OCS Choc
À l’image de la soirée norvégienne d’avant-hier sur Frisson, Choc a concocté une soirée islandaise avec deux polars dont on ne sait rien. D’abord, à 20.40, La Mule de Börkur Sigthorsson (2018), suivi à 22.10 par Black’s Game d’Oskar Thor Axelsson (2012). Assurément des surprises, car le cinéma de Reykjavik est aussi intéressant que les romans policiers de même origine. Il paraîtrait qu’il y a plus de cadavres en un an dans les polars islandais, livres ou films, qu’en dix ans dans le pays réel.

20.50 : Au bout des doigts de Ludovic Bernard (2018), Émotion
Dans la série ’les enfants de Billy Elliott", je voudrais le jeune pianiste génial mais un peu délinquant, et qui, pris en mains par le bon coach, va retrouver la voie du clavier. C’est du mélo, mais le propre des bons mélos, c’est de nous émouvoir. Ici, sauf si l’on a un cœur sec, on regarde avec sympathie le jeune Jules Benchétrit sur le chemin de la gloire. Les plus anciens se souviendront de Roberto Benzi dans Prélude à la gloire de Georges Lacombe (1950), qui voguait sur les mêmes eaux sucrées.

20.50 : Libre comme le vent de Robert Parrish (1958), Classic
Enfin un inédit de belle allure. Parrish a signé ses deux meilleurs films, des westerns, en 1958 et 1959, puisqu’il enchaînera avec L’Aventurier du rio Grande. Mitchum aurait sans doute été un meilleur "grand frère" que Robert Taylor pour domestiquer ce jeune chien fou de John Cassavetes, dans son premier vrai rôle. Beau scénario de Rod Serling (la série La Quatrième Dimension) et Daniel Fuchs (Storm Warning de Stuart Heisler en 1951) avec Julie London en prime.

22.15 : La Montagne des neuf Spencer de Delmer Daves (1963), Classic
Pas proposé depuis le 2 janvier 2015, une éternité. Malgré Henry Fonda et Maureen O’Hara, c’est un peu mou du genou, comme ce qu’a fait Daves après La Colline des potences en 1959. Mais comme tout ce qui est annoncé à la même heure est du rabâchage (Robocop, Yves Saint-Laurent, Le bonheur est dans le pré, Joyeuses Pâques, Jugé coupable, King Kong, help !), on peut aller se promener dans les montagnes du Wyoming.
Et pour ceux qui l’auraient raté, cinquième passage en deux semaines de L’Amant de lady Chatterley de Just Jaeckin (1981), à 00.00 sur OCS Géants. Quand on aime, on ne compte pas.

 

Mercredi 28 octobre 2020

 

20.40 : Le Douzième Homme de Harald Zwart (2017), OCS Choc
De nouveau un film norvégien (quelle semaine !), sur la Résistance et quelques faits réels. Inconnu, car sorti uniquement en DVD en janvier 2020.

20.40 : Soirée Arizona, OCS Géants
Pour mémoire, car les deux westerns sont passés l’été 2020 : à 20.40, Arizona de Wesley Ruggles (1940) et à 22.45, Représailles en Arizona de William Witney (1965). Mais l’idée est amusante de relier deux films par leur titre.

20.50 : Cœurs ennemis de James Kent (2019), Premier
Dans Mémoires de jeunesse (2014), Kent faisait évoluer Alicia Vikander au milieu des années 10 et de la Grande Guerre. Cette fois-ci, il fait évoluer, dans l’Allemagne d’après la Seconde Guerre, Keira Knightley, prise dans un mélo amoureux qui vaut plus par le soin apporté à la reconstitution et aux costumes d’époque que par la vérité des sentiments. Mais KK continue à lester tous ses rôles d’un charme qui ne se dément pas.

20.50 : Oliver ! de Carol Reed (1968), Classic
Cf. note du 7 janvier 2017.

20.50 : Soirée western, TCM
Le rapprochement n’est pas ici dû aux titres, mais à l’année de production, 1948. Dommage que les deux films aient été vus en 2017, mais l’un et l’autre tiennent encore la distance. À 20.50, Ciel rouge de Robert Wise (1948), avec Robert Mitchum et Barbara Bel Geddes. À 22.20, Rachel et l’étranger de Norman Foster (1948), avec William Holden et Loretta Young (mais aussi Mitchum, c’était peut-être ça le thème de la soirée). En tout cas, joli programme.

23.10 : Jeux interdits de René Clément (1951), Classic
Déjà quatre ans et demi que nous n’avons pas entendu la guitare de Narciso Yepes égrener les quelques notes qui lui ont apporté célébrité et fortune. On sait depuis que sa musique originale n’était qu’un arrangement de thèmes recueillis (sans doute chez Fernando Sor - connu grâce au sketch de Raymond Devos, La jota). Et qu’on l’avait déjà entendu dans la version de Arènes sanglantes de Rouben Mamoulian (1940).

 

Jeudi 29 octobre 2020

 

20.40 : Soirée islandaise, OCS City
Que se passe-t-il ? Le bouquet OCS aurait-t-il acheté les droits de tous les films islandais sortis depuis deux ans, comme c’est le cas pour les trois proposés ce soir ?
Dans l’ordre : à 20.40, Un jour si blanc de Hlynur Palmason (2019), suivi, à 22.25, par Echo de Runar Runarsson (2019) et à 23.45 par Mjolk, la guerre du lait de Grimur Hakonarson (2019). Parmi tous ces "son" (pas beaucoup de "dottir"), on ne connaît que le court métrage cannois, déjà intéressant, de Runrasson, Two Birds (2008) et, bien entendu, le savoureux Rams de Hakonarson, prix Un Certain Regard à Cannes 2015.

20.50 : Le Beau Mensonge de Philippe Falardeau (2014), Émotion
Cf. note du 23 août 2017 - le titre proposé était l’américain, The Good Lie.

23.15 : William Holden - Entre ombres et lumières de Sébastien Zulian (2019), OCS Géants
Doc inconnu. L’acteur, qui fut une star des années 40 à 60, n’a créé aucune mythologie. Mais ce fut un comédien extrêmement solide, à l’aise dans tous les rôles, crédible aussi bien en gigolo dans Sunset Boulevard de Billy Wilder (1950), en ingénieur dans La Tour des ambitieux de Robert Wise (1954), en journaliste dans La Colline de l’adieu de Henry King (1955) ou en commandant dans Le Pont de la rivière Kwai de David Lean (1957).

 

Vendredi 30 octobre 2020

 

20.50 : Lautrec de Roger Planchon (1998), Club
Seul passage le 12 décembre 2015. Le dernier des trois films réalisés par Planchon, qui, comme tous les grands metteurs en scène de théâtre, Brook ou Chéreau, a voulu tâter du cinéma - et ne s’en est d’ailleurs pas si mal sorti, voir Louis, enfant-roi (1993) et cette recréation de la vie du peintre. Deux César, un pour les décors, l’autre pour les costumes. C’est un peu le problème, comme si l’essentiel avait été la beauté de la reconstitution, qui corsète un peu les personnages. Mais c’est de la belle ouvrage.

20.50 : Soirée Mario Monicelli, Classic
Soirée agréable mais qui ne nous fera rien découvrir : à 20.50, Le Pigeon (1958), à 22.30, Casanova 70 (1965) et à 00.15, La Grande Guerre (1959).

22.20 : Les Canons de Navarone de Jack Lee Thompson (1961), OCS Géants
Inédit sur le câble ! L’écran domestique n’est pas le meilleur écrin pour un film aussi spectaculaire, mais on doit tout de même en prendre plein les yeux. Le film a fait en son temps plus de 10 millions d’entrées, aucun des acteurs de choc, Gregory Peck, David Niven et Anthony Quinn n’en avait jamais rassemblé autant. On a pris Lee Thompson pour un grand réalisateur, ce qui n’était pas le cas, il n’empêche qu’il a tourné d’autres choses pas mal du tout, comme Les Nerfs à vif (1962) ou Tarass Boulba (1963).



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