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Semaine télé du 23 au 29 janvier 2016
Salut les câblés !
publié le vendredi 22 janvier 2016

Samedi 23 janvier 2016

20.40 : Essaye-moi de Pierre-François Martin-Laval (2005), OCS Max
Ce n’est pas le chef-d’œuvre de la décennie, mais dans le genre cinéma français sympathique avec héros distrait, ce n’est pas si mal - un peu comme les premiers films de Pierre Richard. Pef a depuis fait deux tabacs avec Les Profs 1 & 2, mais on préfère ça.

20.40 : Opération Marrakech de Don Sharp (1966), OCS Géants
Encore un film tiré du placard aux oubliés d’OCS. L’ombre d’Hitchcock semble planer sur le scénario. Don Sharp n’est pas le plus grand réalisateur anglais du temps, mais il y a Senta Berger.

20.45 : Docteur T & les femmes de Robert Altman (2000), Émotion
Le film n’avait pas été très bien accueilli, on avait même parlé de misogynie - Altman misogyne ! Mais les trois quarts de la production de celui qui demeure le plus intéressant cinéaste américain du dernier demi-siècle ont été reçus avec des grimaces, rappelons-nous Popeye, Buffalo Bill ou Prêt-à-porter. Alors, n’hésitons pas à retrouver Richard Gere aux prises avec ses clientes.

22.45 : Mes chères études d’Emmanuelle Bercot (2010), Émotion
Téléfilm pas vu, mais rien de ce qu’elle a tourné, pour petits ou grands écrans, n’est indifférent. Le sujet ne semble pas très neuf - la prostitution pour payer des études -, mais Déborah François est une raison suffisante pour regarder.

01.05 : Qu’est-ce que maman comprend à l’amour ? de Vincente Minnelli (1958), TCM
La palme de la débilité au titreur français de The Reluctant Debutante original. La comédie est gentille, Sandra Dee pas très inspirante, mais le couple des parents, Rex Harrison et Kay Kendall, est superbe.

Dimanche 24 janvier 2016

20.40 : La Fille de Ryan de David Lean (1970), OCS Géants
Il est conseillé d’acheter très vite un home video pour savourer le film dans les meilleures conditions. Lean n’a pas fait dans la broderie, mais quelle beauté et quelle puissance !

20.45 : Calculs meurtriers de Barbet Schroeder (2002), Club
Le film avait été une bonne surprise de Cannes 2002. Pourquoi n’aurait-il pas tenu la distance ? En regardant la distribution, on découvre qu’un jeune nommé Ryan Gosling y avait un rôle important et qu’on l’a complètement oublié…

20.50 : La Chose surgie des ténèbres de Nathan Juran (1957), Ciné FX
Si l’on supporte la VF (mais comment le voir autrement), on prendra un plaisir d’insectophile à cette petite chose en noir & blanc, fauchée mais bien agréable. Après les fourmis de Gordon Douglas, la tarantule de Jack Arnold, c’est au tour de la mante religieuse de Juran.

22.15 : La Grande Attaque du train d’or de Michael Crichton (1979), TCM
Un argument de western transposé dans l’Angleterre victorienne, le train pour le Texas remplacé par celui pour la Crimée. Sean Connery et Donald Sutherland s’en donnent à cœur joie.

22.40 : Some More : Barbet Schroeder de Victoria Clay Mendoza (2015), Club
On a suivi de près toute la carrière de B.S., sans guère avoir une opinion globale sur l’auteur, capable de nous emmener très haut ou de nous faire tomber très bas. En tout cas, il reste un des plus intéressants documentaristes français, de Idi Amin Dada à L’Avocat du diable. Ce documentaire nous aide à trancher sur lui : B.S. est un réalisateur extrêmement fréquentable.

00.55 : Révolte au zoo de Rowland V. Lee (1933), France 3
Longtemps, le film fut invisible, et on en était réduit à croire sur parole Ado Kyrou, qui y voyait un des plus grands films d’amour de l’histoire, parmi quelques milliers d’autres. Une fois réédité, Zoo in Budapest s’est révélé pas très loin de ce que Kyrou en disait. Et son réalisateur a signé par ailleurs de fort honnêtes films.

Lundi 25 janvier 2016

En priorité, soirée spéciale Ettore Scola sur Arte, avec à 20.55 : Une journée particulière (1977), suivi de Affreux, sales et méchants (1976).
On connaît tous les deux films, on les a vus maintes fois du vivant de leur auteur.
Les revoir aujourd’hui sera notre façon de penser très fort à lui.

20.40 : Fric-frac de Maurice Lehmann (1939), OCS Géants
C’est signé par Lehmann, mais c’est réalisé par Autant-Lara. Et l’adaptation de la comédie d’Édouard Bourdet est un régal. Tout comme le numéro de Michel Simon, joueur de bonneteau à la sauvette ("Où qu’est-y, Où qu’est-y ?") et celui d’Arletty, avec un de ses plus étonnants dialogues - il faut dire que Trignol était "conseiller en argot"…

20.45 : Joue-la comme Beckham de Gurinder Chadha (2002), Famiz
Ou de la libération des adolescentes pakistanaises en Angleterre par le football. C’est sympathique et tonifiant.

20.45 : Queen and Country de John Boorman (2014), Club
La suite de Hope and Glory, presque aussi réussie. Il semblerait, hélas, que l’autobiographie de Boorman s’arrête ici.

20.45 : Le Renard du désert de Henry Hathaway (1951), TCM
Si on aime Hathaway, si on aime James Mason, il ne faut pas s’en priver, même si le sujet - un (bob) portrait de Rommel dans l’Afrika Korps de 1942 - n’est pas très inspirant.

20.50 : Clara et les méchants de Raoul André (1958), Gulli
Le réalisateur fut un des plus toxiques des années 50 à 70 (Y a un os dans la moulinette, 1974, est inoubliable). Donc pas de miracle à attendre ici. Mais il y a Poiret et Serrault alors à leurs presque débuts, et surtout Minou Drouet (son seul rôle au cinéma), la fameuse poétesse de 8 ans à propos de laquelle Barthes a écrit une de ses mythologies les plus réjouissantes.

21.00 : La Fureur du dragon de Bruce Lee (1972), D8
Bruce Lee, on l’avait découvert lors d’une séquence de La Valse des truands (1969) de Paul Bogart, dans un numéro de kung-fu étourdissant. Quel plaisir de déguster ensuite les trois films tournés dans la foulée, La Fureur de vaincre, celui-ci et Opération Dragon, dans lesquels la chorégraphie martiale était de toute beauté. On en a vu tellement depuis, que reste-t-il de l’étonnement ancien ? Verdict ce soir.

22.25 : Les Amants de Vérone d’André Cayatte (1949), OCS Géants
Le film passe très rarement sur le câble et il est célèbre sans être très fréquenté. C’est pourtant un des grands scénarios de Prévert et le couple Serge Reggiani-Anouk Aimée défie les âges, comme leurs ancêtres Roméo et Juliette.

22.55 : La Fureur de vaincre de Lo Wei (1972), D8
Le film précède chronologiquement celui de 21.00 - pourquoi les présenter dans cet ordre ?

Mardi 26 janvier 2016

20.40 : Braquages de David Mamet (2001), TCM
Mamet est un excellent scénariste qui met en images ses scénarios et ça passe très bien (cf. la surprise de La Prisonnière espagnole). Surtout lorsqu’il y a Gene Hackman, en cambrioleur sur le retour, avec toute la fatigue du monde sur les épaules.

20.40 : La Proie d’Éric Vallette (2011), OCS Choc
Déjà recommandé le 13 août dernier, pour ceux qui n’étaient pas à la plage. Si Alice Taglioni peine à incarner une commissaire, Dupontel est parfait en évadé vengeur.

20.40 : That Cold Day in the Park de Robert Altman (1969), OCS Géants
Deux gâteries : un film d’Altman qu’on ne se souvient pas d’avoir vu distribué autrement que sur le câble, en juin 2013. Un film avec Sandy Dennis, que l’on oublie doucement, délicat souvenir des années 60 (Escalier interdit de Mulligan).

20.45 : Le Trésor du pendu de John Sturges (1958), Classic
Entre 1956 et 1960, Sturges a tourné cinq westerns, tous réussis. Celui-ci est moins connu que OK Corral ou Les 7 Mercenaires, mais tout aussi intéressant. Robert Taylor est toujours aussi ennuyeux, mais Richard Widmark compense largement.

20.50 : Maman est folle de Jean-Pierre Améris (2007), Numéro 23
Deux ans avant Welcome de Lioret, Améris abordait, dans ce téléfilm, le problème des migrants bloqués à Calais, avec une même force - et une interprétation remarquable d’Isabelle Carré. Neuf ans plus tard, le problème s’est aggravé, mais ce n’est pas la faute d’Améris.

22.00 : Cloro de Lamberto Sanfelice (2015), Sundance Channel
Très beau premier film italien, prix d’interprétation à Annecy 2015 pour Sara Serraiocco. Ou comment la natation synchronisée peut faire oublier la réalité rugueuse - la montagne, l’hiver, la boue, la misère. On aimerait une vraie distribution.

22.15 : Gente de bien de Franco Lolli (2014), Club
Le nouveau cinéma colombien (même s’il s’agit ici d’une coproduction française) commence à être apprécié sur nos rivages. Premier long métrage, présenté par la Semaine de la Critique à Cannes 2014, primé à San Sebastian.

Mercredi 27 janvier 2016

20.40 : Reality de Matteo Garrone (2012), OCS City
Une idée un peu banale (l’emprise de la téléréalité) superbement servie par une mise en scène inventive - au bout d’une heure, l’invention s’essouffle et c’est dommage. Mais la première partie est vraiment réussie.

20.45 : 12 Years a Slave de Steve McQueen (2013), Premier
Le dernier film en date d’un réalisateur polymorphe (cf. le Journal de Hushpuppy du 10 janvier 2016) et convaincant dans toutes ses manifestations. Et puisque l’on cite notre rédactrice de l’année, rappelons que Quvenzhané Wallis apparaît dans ce film, sous un autre nom moins poétique, celui de Margaret Northup.

20.45 : Pickpocket de Robert Bresson (1959), Classic
Attention, chef-d’œuvre absolu, nous assure l’Histoire. Bon. Extrayons tout de même ces quelques lignes signées Jean Queval (Mercure de France n° 1160, avril 1960) : "Je demeure sidéré par une obsession sans vie, par un cinéaste sans regard. L’auteur obtient un effet de rareté dans le cinéma mais au prix d’une raréfaction d’air. Le dos tourné à la passion d’amour et à la jalousie, quelqu’un raconte obstinément, implacablement, impavidement, une aventure dite intérieure, mais alors laquelle, et qu’y reste-t-il ?".

22.00 : Au hasard Balthazar de Robert Bresson (1966), Classic
Autre chef-d’œuvre absolu, etc…

22.25 : Gomorra de Matteo Garrone (2008), OCS City
Un très grand film d’après Roberto Saviano (qui a donné lieu depuis à une série TV). Naples comme on ne l’avait jamais vue et la Camorra comme on l’avait rarement montrée.

23.10 : Le Mystère de la flamme fantôme de Tsui Hark (2010), France 4
Tsui Hark + le détective Dee (l’original du juge Ti de Robert Van Gulik) + Andy Lau + Tony Leung, quatre raisons, pour les amateurs, de s’installer devant ce film, en attendant La Légende du dragon des mers, toujours de Tsui.

Jeudi 28 janvier 2016

20.40 : Sailor et Lula de David Lynch (1990), TCM
Surprise ! On n’a jamais encore noté ce chef-d’œuvre de Lynch, une des Palmes cannoises les plus étonnantes (oserait-on aujourd’hui récompenser un tel film ?). 25 ans après, toujours aussi exaltant.

20.40 : Les Vitelloni de Federico Fellini (1953), OCS Géants
Le premier d’une longue lignée de films italiens (et français) sur les adolescents velléitaires, traînant la savate d’un café à l’autre. Un des meilleurs Fellini de la décennie, sans pleurnicheries masiniennes. Avec des acteurs de première catégorie, Sordi, Fabrizi, Interlenghi, pas encore célèbres.

20.45 : L’Hypnotiseur de Lasse Hallstrom (2012), Frisson
Pourquoi l’auteur n’est-il pas plus apprécié ? Il a pourtant tourné pas mal de films notables. Retour en Suède, après sa campagne hollywoodienne, pour un polar d’après Paolo Vacirca, qui n’est pas Mankell mais pas négligeable pour autant.

20.55 : Wolf Hall de Peter Kominsky (2014), Arte
La suite (trois derniers épisodes) de la série commencée le jeudi précédent et qu’on suivra avec plaisir si les trois premiers nous ont plu.

22.20 : Le Dernier Train de Gun Hill de John Sturges (1958), Paramount Channel
Encore un western de Sturges cette semaine et pas très connu non plus. Kirk Douglas et Anthony Quinn sont à leur place, et il y a la trop rare Carolyn Jones, sa frange et ses grands yeux - et l’Israélienne Ziva Rodann, en Indienne ( le viol qu’elle subit était, pour l’époque, impressionnant).

Vendredi 29 janvier 2016

20.45 : Les Chinois à Paris de Jean Yanne (1974), Classic
L’accueil des films de Yanne illustre la formule connue : "Personne n’aime ça, sauf le public". Il faut dire qu’en plein délire pro-chinois (relisons "Tel quel" ou les "Cahiers du cinéma" du temps !), celui-ci avait tout pour déplaire aux bien-pensants. À revoir aujourd’hui.

20.55 : Au nom du fils d’Olivier Péray (2015), Arte
Téléfilm pas vu, mais Un soupçon d’innocence (2010), autre téléfilm nous avait intéressés à l’époque, tout comme son premier film Petits désordres amoureux (1995), qui aurait pu déboucher sur une vraie carrière au cinéma. Ici, Brest, le travail sur les chantiers, Lola Naymark, ça donne envie.

23.05 : Dark Touch de Marina De Van (2013), Premier
Marina De Van est une des cinéastes françaises les plus joyeusement tordues, avec Lucille Hadzihalilovic. Il faut supporter son univers trouble (cf. ses courts Rétention ou Alias et Dans ma peau, son premier long), mais une fois que l’on est dedans, on peut en savourer l’incongruité.

23.30 : Les Fantômes du chapelier de Claude Chabrol (1982), Classic
Un des meilleurs Chabrol et une des plus justes adaptations de Simenon. Serrault hantant les rues nocturnes de La Rochelle, épié par le petit tailleur Aznavour, on ne s’en lasse pas.

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