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Semaine télé du 21 au 27 mai 2016
Salut les câblés !
publié le vendredi 20 mai 2016

Samedi 21 mai 2016

20.40 : Melinda de Vincente Minnelli (1970), Paramount Channel
À voir, afin de tenter de comprendre comment un cinéaste aussi magnifique a pu tourner cette plate histoire mêlant hypnose et réincarnation. Yves Montand semble moins inspiré par Barbra Streisand que par Marilyn, au début de la décennie.

20.40 : Rome, saison 2, OCS City
Quelle tristesse ! La série s’achève avec ces épisodes 9 et 10 et ne reprendra pas. Mais elle demeure comme une des meilleures jamais réalisées, et les deux saisons sont en coffret DVD.

20.40 : Présumé coupable de Vincent Garenq (2011), OCS Max
L’affaire d’Outreau, vue du point de vue de l’huissier anéanti par les accusations, avant d’en être lavé. Le film traite l’histoire simplement, sans effets ni racolage, et Philippe Torreton y trouve un de ses plus beaux rôles.

20.40 : Du rififi à Tokyo de Jacques Deray (1962), OCS Géants
En deux films, Symphonie pour un massacre et celui-ci, Deray s’imposait comme un des réalisateurs de polars très prometteur. Il en a fait beaucoup d’autres ensuite, mais peut-être pas aussi inventif et plaisant que ces deux-là.

20.45 : Peter’s Friends de Kenneth Branagh (1992), Club
C’est grâce à ce film que nous avons découvert Branagh réalisateur, et surtout la bande d’acteurs qui l’entouraient : Emma Thompson, Stephen Fry - et même Hugh Laurie, pas encore Dr. House, notre médecin préféré.

20.45 : La Mort du cygne de Jean Benoit-Lévy & Marie Epstein (1937), Classic
Du patrimoine - Yvette Chauviré, Jeannine Charrat, étoiles du ballet de l’Opéra des années 30 et 40, chorégraphie de Serge Lifar - pas souvent visité. À partir du même roman de Paul Morand, Henry Koster a tourné, dix ans plus tard, La Danse inachevée, avec Cyd Charisse.

22.25 : Le Pays de Charlie de Rolf De Heer (2013)
Le dernier film du cinéaste australien, toujours trop méconnu, superbe et déplorable histoire d’un Aborigène (le grand David Gulpilil) qui tente de retrouver sa dignité sur le terre de ses ancêtres.

22.25 : Les Chevaux de feu de Serguei Paradjanov (1965), Classic
Personne ne savait qui était Paradjanov lorsque ce film a éclaté, au milieu des années 60. Le reste de sa carrière, après l’interdiction de Sayat Nova, son film suivant, se résuma à quelques titres, mal distribués, à peine entrevus. Profitons donc pleinement de ce chef-d’œuvre rare.

Dimanche 22 mai 2016

20.40 : Le Pont de la rivière Kwaï de David Lean (1957), OCS Géants
Le premier titre de la seconde carrière de l’auteur : après ses comédies et ses mélos des années 40 et début 50, il change de braquet et ne tournera plus que des superproductions, toutes admirables. Du grand cinéma !

20.50 : Le Temps des porte-plumes de Daniel Duval (2006)
Après plus de vingt ans de silence, comme réalisateur, Duval a signé cet ultime film, totalement différent de ses quelques longs métrages précédents, autobiographie toute imprégnée de douceur et d’une émotion qu’on était loin d’imaginer chez lui.

20.50 : La Maison de Frankenstein d’Erle C. Kenton (1944), Ciné FX
En VF, mais celle-ci fait partie du charme, comme dans les salles des temps héroïques, Colorado ou Atomic. Pour le plaisir de retrouver Boris Karloff (qui, pour une fois, n’est pas la créature, mais le savant fou) + le loup-garou (Lon Chaney Jr) + Dracula (John Carradine).

20.55 : Hotel Woodstock d’Ang Lee (2009), France 4
Le plus grand festival de l’histoire de la pop, vu du côté des coulisses, ou plutôt du côté logistique : ou comment les hôteliers d’un coin de campagne tranquille vont vivre les quatre jours de "peace, music and love". Lee a sans doute fait mieux, mais le film est fort agréable.

22.25 : Gente de bien de Franco Lolli (2014)
L’unique film, pour l’instant, de ce réalisateur colombien. Pas très réjouissante la réalité quotidienne de Bogota, mais le voyage en vaut la peine. Sélectionné à la Semaine de la critique de Cannes, le film a glané plusieurs prix dans les festivals européens.

22.45 : J’ai tué ma mère de Xavier Dolan (2009), OCS Max
Pour les amateurs du cinéaste québécois - et surtout de ses deux actrices, Anne Dorval et Suzanne Clément.

22.50 : Crossing Guard de Sean Penn (1995), TCM
Bonne idée de programmer ce film lointain de Penn, au moment où son dernier, The Last Face, vient de passer à Cannes. Nicholson était encore en pleine forme, et Anjelica Huston également.

Lundi 23 mai 2016

20.45 : The Major de Youri Bykov (2013), Club
Pas vu, mais les films russes, hors festivals (tels ceux de Zviaguintsev), parviennent rarement jusqu’à nos écrans. On peut donc partir avec intérêt à la découverte de ce thriller.

20.45 : L’enfer est pour les héros de Don Siegel (1962), TCM
Remarquable film de guerre, sec et efficace, comme tout ce que réalisait Siegel. Steve McQueen, entre Les 7 Mercenaires et La Grande Évasion (tout comme son compère James Coburn, également présent ici), s’autorisait une expérience d’anti-héros, alcoolique et cabochard, sacrifié bien sûr. Avec Bobby Darin, chanteur oublié mais bon comédien.

20.55 : Les assassins sont parmi nous de Wolfgang Staudte (1946), Arte
Le cinéma allemand, la guerre à peine terminée, n’hésitait pas à aborder le problème de la culpabilité. Il faut dire que le film fut tourné en zone soviétique, ce qui explique pourquoi il ne ménage pas la société allemande, en voie de normalisation - l’ex-capitaine nazi est déjà bien réinstallé au chaud…

22.15 : Jacob le menteur de Frank Beyer (1974), Arte
Soirée est-allemande sur la chaîne. Tant mieux. Il est temps de découvrir toute cette partie du cinéma germanique bien peu explorée.

01.55 : Commérages de Roy Rowland (1953), TCM
Passer un film inconnu de l’auteur des 5000 Doigts du docteur T à une telle heure est une honte. D’autant que les autres (et derniers) passages sont à 7.05 et à 3.30 ! Pour ceux qui ont un enregistreur. Certes, il y a Victor Mature, ce qui n’est pas très excitant, mais Jean Simmons, à sa grande époque, et Jane Darwell (la Ma’ Joad des Raisins de la colère) compensent largement.

Mardi 24 mai 2016

20.40 : Fruitvale Station de Ryan Coogler (2013), OCS City
Le film passe régulièrement (trois fois en deux ans), mais ça n’empêche pas d’y prendre plaisir. Le film était plein de promesses, Coogler les a-t-il tenues avec Creed ?

20.40 : Omar m’a tuer de Roschdy Zem (2011), OCS Choc
Après l’affaire d’Outreau, l’affaire Omar Raddad. L’approche est similaire : précise, efficace, sans pathos, même si le point de vue du narrateur est évidemment favorable au jardinier condamné. Sami Bouajila est parfait.

20.40 : Boudu sauvé des eaux de Jean Renoir (1932), OCS Géants
Ouf, enfin le vrai Boudu et pas l’horrible version de Gérard Jugnot (ni celle, idiote, de Paul Mazursky). Michel Simon et sa boîte de sardines, ou arpentant, rasé de frais, les quais de la Seine, ou s’essuyant les chaussures avec la nappe. Inépuisable.

21.10 : Le Chant des sirènes de Laurent Herbiet (2011), TV5
Téléfilm de ce bon cinéaste (Mon colonel, 2006), scénariste de Resnais, où l’on retrouve avec plaisir Sabrina Ouazani, toujours excellente, et Cyril Descours, le héros de la dernière couverture de Jeune Cinéma.

22.40 : Gloria de Sebastian Lelio (2013), Club
Encore un bon exemple de ce jeune cinéma chilien si attachant (voir la notice sur ce cinéaste dans le n° 359, mai 2014, de Jeune Cinéma). Ours d’argent à Berlin pour Paulina Garcia, la comédienne principale.

Mercredi 25 mai 2016

20.40 : Le Grand Soir de Gustave Kervern & Benoît Delépine (2012), OCS City
Le dernier bon film en date du tandem, bien plus jouissif que leurs récents NDE et Saint-Amour. Poelvoorde, "dernier punk à chien d’Europe" et Dupontel, en roue libre. On en redemande.

20.40 : Bells of Coronado de William Witney (1950), OCS Géants
Pas vu, mais les amateurs de séries B se doivent de ne pas rater cette rare apparition sur le câble de Roy Rogers, plus de cent westerns dans lesquels il jouait le rôle de Roy Rogers. Et Witney est le meilleur réalisateur de serials de l’histoire du genre, alors…

20.45 : Carnage de Roman Polanski (2011), Émotion
Lorsque l’on connaît le film, c’est plutôt à la chaîne Frisson qu’il renvoie. Car pas beaucoup d’émotion ici, mais un jeu de massacre entre parents, tout à fait délectable. Une mention à Kate Winslet et à Christoph Waltz.

20.50 : Je suis un criminel de Busby Berkeley (1939), Polar
BB n’a pas signé que des chorégraphies sublimes et des comédies musicales. La preuve, ce polar (en vo), avec John Garfield et Claude Rains, tout à fait présentable.

20.55 : L’Ibis rouge de Jean-Pierre Mocky (1975), Arte
Avec Mocky, on ne sait jamais trop à quoi on peut s’attendre. Mais s’il accumule depuis quelques années des films oubliables aussi vite qu’on les a vus, il n’en a pas toujours été ainsi. Et celui-ci fait partie des bons souvenirs, avec Le Pactole ou Le Miraculé. Serrault est grandiose, et Simon, que l’on a vu hier pimpant dans un de ses premiers films parlants, achève sa filmographie en beauté.

20.55 : Entre les murs de Laurent Cantet (2008), France 4
Une palme d’or surprise mais méritée. En huit ans, les classes de collège populaire sont-elles toujours les mêmes ? À vérifier.

22.05 : Week-ends d’Anne Villacèque (2014), Émotion
Variation sur le thème classique des couples amis qui s’effilochent. Si on le note, c’est parce que la réalisatrice est méconnue et qu’il y a Karin Viard et Noémie Lvovsky, comédiennes toujours remarquables.

22.10 : Quand la RDA faisait son cinéma d’André Meier (2016), Arte
Documentaire inconnu, mais le sujet est fort intéressant et bien peu abordé.

22.15 : Salvador Allende de Patricio Guzman (2003), OCS City
Beau documentaire, dans lequel l’auteur rend hommage au président chilien, sans tomber dans l’hagiographie. Il reviendra de façon moins directe, mais aussi émouvante, sur la période dans ses magnifiques essais, Nostalgie de la lumière et Le Bouton de nacre.

23.05 : Goya l’hérétique de Konrad Wolff (1971), Arte
Pour illustrer le docu précédent, ce film, également inconnu de nos services, signé par un des meilleurs cinéastes est-allemands. À découvrir.

Jeudi 26 mai 2016

20.40 : Big Jake de George Sherman (1971), Paramount Channel
Le grand John Wayne commençait à avoir un peu de mal à se bouger, mais retrouver Richard Boone, le "villain" absolu, est toujours un régal. Et Sherman est un petit-maître à explorer, cf. "Comanche Territory" ou "Le Trésor de Pancho Villa".

20.40 : Weekend of a Champion de Roman Polanski & Frank Simon (2013), OCS Géants
Dialogue entre Polanski et Jackie Stewart, filmé en 1971, lorsque ce dernier était champion du monde de Formule 1. On ne se souvient pas d’une sortie française du documentaire, avant cette nouvelle version augmentée de quelques minutes, Stewart étant un des rares champions de l’époque encore actif.

20.40 : Verdun, visions d’histoire de Léon Poirier (1931), Histoire
Il s’agit de la version sonorisée du film muet sorti en 1928. Longtemps méprisé, le film vaut cependant d’être vu, car il est didactique et pas trop patriotard, même s’il ne fait pas le poids dramatique face à son contemporain Les Croix de bois de Raymond Bernard.

20.45 : Le Discours d’un roi de Tom Hooper (2010), Émotion
Ce n’est pas une découverte, mais la programmation des autres chaînes à la même heure est si terne qu’on peut revoir avec intérêt le grand numéro de Colin Firth et de Geoffrey Rush, son orthophoniste.

20.55 : Jordskott, la forêt des disparus, saison 1, Arte
Deux derniers épisodes de la série suédoise, pour ceux qui l’ont suivi dès le début.

22.55 : Coming Out de Heiner Carow (1989), Arte
Encore un film est-allemand inconnu, Ours d’argent à Berlin 1990 - vu la date, il semble s’agir d’un des derniers films tournés avant la chute du Mur.

00.20 : Traître sur commande de Martin Ritt (1970), Paramount Channel
Pour ceux qui ne l’ont pas vu le 20 mars dernier. On reprend : "un chef-d’œuvre de Ritt. Ou comment noyauter une société secrète, les Molly Maguires, au sein des mineurs irlandais de Pennsylvanie, en 1876. Sean Connery contre Richard Harris, le duel est superbe."

Vendredi 27 mai 2016

20.40 : À cause d’un assassinat d’Alan J. Pakula (1974), Paramount Channel
La grande époque du cinéma américain paranoïaque, type Conversation secrète ou Les Trois Jours du condor. Pour Warren Beatty, mais aussi pour Paula Prentiss, trop rarement à l’honneur.

20.40 : Harlow, la blonde platine de Gordon Douglas (1965), OCS Géants
À voir, ne serait-ce que pour essayer de comprendre comment un cinéaste aussi talentueux que Gordon Douglas a pu rater ce film. Le genre biopic ne lui convenait pas ? Carroll Baker était-elle trop difficile à canaliser ?

20.45 : Blood Diamond d’Edward Zwick (2006), Premier
Aventures en Sierra Leone, mais pas seulement car le film s’appuie sur une bonne description du marché des "diamants de guerre". Leonardo DiCaprio vieillit doucement, mais bien.

20.45 : Gerry de Gus Van Sant (2002), Club
L’auteur n’a pas fait beaucoup de concessions : le film est d’une extrême radicalité. Deux acteurs (Casey Affleck et Matt Damon, également scénaristes), tous deux prénommés Gerry, seuls dans le désert californien durant 103 minutes, il y aurait de quoi craquer. Eh bien non, ça passe très bien (le film n’est sorti ici qu’en 2004, après la palme d’or attribuée à Elephant).

20.45 : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander de Woody Allen (1972), Classic
Le troisième long métrage de l’auteur, qui osait alors se permettre d’aller très loin - le sketch où il est déguisé en spermatozoïde a même été jugé limite à l’époque. Que reste-t-il de ces audaces 44 ans plus tard ? En tout cas, le film était drôle, plus que sa production récente.

22.30 : La Rue de Jerry Schatzberg (1987), Paramount Channel
Street Smart (titre original) n’est pas souvent programmé - est-il ressorti depuis bientôt trente ans ? Schatzberg est un réalisateur que l’on aime, et pas seulement parce qu’il a signé les si belles photos de Dylan en 1966, mais parce que l’on retrouve dans chacun de ses films des qualités d’artisan inspiré. Il a permis ici à Christopher Reeve d’échapper à ses habits trop pesants de Superman.

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