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14-18. Des centenaires
Brèves
publié le dimanche 11 novembre 2018

Jeune Cinéma en ligne directe

* Journal de Ma’ Joad 2014 (jeudi 31 juillet 2014 ; samedi 2 août 2014).

* Journal de Hushpuppy 2016 (dimanche 10 juillet 2016).

* Journal de Ben Cash 2017 (dimanche 21 mai 2017 ; samedi 11 novembre 2017).

* Journal de Louise Wimmer 2018 (lundi 26 février 2018 ; mardi 19 juin 2018 ; dimanche 11 novembre 2018).

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Jeudi 31 juillet 2014

 

Vous le savez sûrement : "On a tiré sur M. Jaurès !"
(L’Été 14, 7e volume des Thibault de Roger Martin du Gard, Prix Nobel de littérature 1937 (7e volume).

Nous avons vu trois films :

* Jean Jaurès, vie et mort d’un socialiste de Ange Casta (1979).

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* Jaurès, la force de l’idéal de Didier Baulès (1995).

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* Jaurès, naissance d’un géant de Jean-Daniel Verhaege (2005).

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Samedi 2 août 2014

 

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Dimanche 10 juillet 2016

 

Jacques Rouffio (1928-2016) est mort vendredi 8 juillet 2016.

Nous avions beaucoup aimé son premier film, L’Horizon (1967), et son générique de luxe, technique comme casting. C’était un des premiers films à évoquer l’envers de 14-18, avec les révoltes de 1917.

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Cinquante ans après, c’était pas encore possible d’en parler, toujours incorrect, pas convenable, pas à la mode. Il restait encore trop de poilus, abîmés ou pas, que ça aurait pu faire souffrir : des héros inutiles ? des sacrifices pour rien ? des camarades courageux autrement ?
Rouffio, qui avait été l’assistant de ces grands réalisateurs, Delannoy (1908-2008), Verneuil (1920-2002) et Franju (1912-1987), - qualité française comme croyait les insulter l’insolente génération montante d’alors -, avait 40 ans.
Ce fut un échec, et il mit dix ans à s’en remettre.

Après quoi, il put, dans la seconde partie de sa vie, avec des co-scénaristes de haut niveau comme Georges Conchon, Jean-Loup Dabadie, Claire Denis, Gilles Perrault, faire des films à son goût, qui finit par correspondre à celui du public.

Personne, bien sûr, n’a oublié La Passante du sans-souci (1982), à cause de l’émotion et de Romy la très populaire.



Dimanche 21 mai 2017

 

Cannes 2017 bat son plein.

Un flash back :

C’est pas pour assombrir la journée et les avant-scènes étincelants, donc aveuglants, qui se multiplient, mais un petit signe aux douloureux passés n’est jamais inutile.
Question de prudence aussi : quand les succès humains sont trop visibles, les dieux sont toujours jaloux.

Nous n’oublions pas qu’il y a 100 ans, entre le 20 mai et le 10 juin 1917, les mutineries dans l’armée française (mais aussi dans l’armée allemande) ont connu leur paroxysme, après la boucherie du Chemin des dames.

Nous n’oublions ni les boucheries ni les fusillés pour l’exemple.

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Nous voulons croire, envers et contre tout, que les bonnes mémoires, tôt ou tard, vont servir à quelque chose, vers un avenir radieux.

Et quelques flash forward :

Le New York Times du 19 mai 2017 titre : The risk is clear. Antarctica’s collapse could threaten coastal cities everywhere, New York and Shanghai included.

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Le site Notre planète évoque l’Australien Frank Fenner (1914-2010) et l’Anglais Stephen Hawking (né en 1942), deux scientifiques respectés ayant désormais perdu tout espoir dans la survie de l’humanité.

Tous les nouveaux fléaux réunis deviennent inéluctables dans un avenir proche : guerre nucléaire, pandémie suite à l’apparition d’un virus génétiquement modifié, domination de l’espèce humaine par l’intelligence artificielle, épuisement des ressources de la planète incapables de satisfaire une croissance démographique effrénée.

On pense à la Loi de Murphy, citée dans Interstellar de Christopher Nolan (2014) : "Tout ce qui peut arriver arrivera".

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En attendant Nadeau, dans sa prochaine édition, nous parle du livre de Chrìstos Ikonòmou, Le salut viendra de la mer, traduit du grec par Michel Volkovitch, Éditions Quidam (2017).

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On se souvient de Bourek de Vladan Nikolic (2015).

Oui la Grèce, un retour aux sources, pour attendre la fin ou trouver la renaissance, qui sait, c’est une belle idée.

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Et puis, un beau dimanche de printemps presque comme d’autres, on redécouvre un film extraordinaire, le premier film de l’immense Len Lye, alias Leonard Charles Huia Lye (1901-1980).

Il était néo-zélandais, il s’inspirait des Aborigènes, traversés par le Tjukurrpa (le temps du rêve), qui en savaient long sur le monde, et dont on a détruit le savoir.

C’est Tusalava (1929) qui redécouvre la naissance du monde.
Son apogée complexe.
Et sa fin.


 

Car tout ce qui a un début a une fin, postulat basique du paradigme Éternité.

C’est le moment de (re)jeter un coup d’œil à notre rubrique Anthropocène, constament mise à jour.



Samedi 11 novembre 2017

 

1917, les grandes révolutions russes, porteuses d’espoirs et de désespoirs.
Et pendant ce temps… la "Grande Guerre" infâme continuait.
Encore un an à attendre avant l’Armistice… qui ne fut qu’un armistice comme on sait.

Entre ces deux "mouvements", ça communiquait.
Ce que raconte le film de de Pierre Goetschel : Les Mutins de la Courtine (2015). Même si on sait que les mutineries (et les fusillés pour l’exemple), c’était dès 1914, et, en 1917, plutôt au début de l’année.

En 2017, il ne reste plus aucun poilu vivant, la mémoire peu à peu se dissout dans les temps sociaux et sous les poussières des archives familiales.

Le soldat aérostier Maurice Vignaux (1888-1984) ne survit que dans les archives de ses petites-filles et celles déposées au service historique de la Défense de Vincennes.

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Le soldat Gaston Lavy (1875-1949), lui, a été numérisé par la BDIC et il est en (première) ligne.

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* Un de La Territoriale (1914-1918). Le Bataillon errant. Texte et dessins de Gaston Lavy.

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La BDIC recèle des trésors. Il faut consulter ses collections.

Maudite soit la guerre !
Alfred Machin dès 1914 en faisait un film.
 

À bas la guerre ! clamaient Rosa et Karl.

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Désobéir ! ce qu’on ne nous apprend pas, surtout pas aux filles, mais pas non plus aux garçons.
 

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Un rendez-vous à Bondy avec la Ligue des droits de l’homme, et une exposition Fusillés pour l’exemple. Vernissage à midi (11 novembre-5 décembre 2017).

La LDH et beaucoup d’autres (la Libre Pensée, les Écologistes, l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance…) réclament depuis longtemps la réhabilitation des soldats fusillés pour l’exemple de 14-18.

Mairie de Bondy, Esplanade Claude-Fuzier, 93000 Bondy.

Bonnes lectures :

* André Loez & Nicolas Mariot éds., Obéir / désobéir. Les mutineries de 1917 en perspective, La Découverte, 2008.

* Guy Pedroncini, Les Mutineries de 1917, Presses universitaires de France, 1967.

* Nicolas Offenstadt, Les Fusillés de la Grande Guerre et la mémoire collective, Odile Jacob, 1999.

La Chanson de Craonne.


 



Lundi 26 février 2018

 

En février 1918, la WWI est loin d’être finie.
Il y a cent ans, à pareille époque, la Grande Guerre est plus mondiale que jamais.
Des images, on en a beaucoup, dans toutes les familles, et essentiellement au Service historique de la Défense, dont 8% censurées pour de multiples raisons, stratégiques ou politiques.
Si le peuple savait les vérités, nul ne sait ce qu’il adviendrait.

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Quand on a raté l’exposition du Château de Vincennes, l’année dernière, Images interdites de la Grande Guerre, on peut réviser.

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La grippe espagnole aussi est mondiale et c’est un carnage : 1 milliard de malades dans le monde, 50 millions de morts. Ces temps-ci, on réévalue : plutôt autour de 100 millions de morts, parmi lesquels l’adorable Vera Kholodnaïa, ou bien Egon et Edith Schiele, Guillaume Apollinaire, Edmond Rostand, Max Weber.

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Au Mans, plus que quelques jours pour voir l’expo Tardi. Le Dernier Assaut (12 octobre 2017-11 mars 2018).

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Abbaye Royale de l’Epau, 9 rue Christian Pineau, 72000 Le Mans.

C’est le moment, de toute façon, si on ne l’a pas déjà dans sa bibliothèque, de se procurer le livre, avec CD.

* Dominique Grange & Jacques Tardi, Le Dernier Assaut, Paris, Casterman, 2016.

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On le feuillette.



Mardi 19 juin 2018

 

À Paris, à la Galerie Octopus, jeudi dernier, on a verni la Série 14-18 de Étienne Le Roux (14 juin-7 juillet 2018).

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Galerie Octopus, 69 rue Saint-Jacques, 75005 Paris.



Dimanche 11 novembre 2018

 

* Anatole France, "On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels", L’Humanité du 18 juillet 1922.

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Paysages.

* Déclare la grève des mères par Montehus (1872-1952).

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* La Bataille de la Somme (The Battle of the Somme) de Geoffrey H. Malins & John B. McDowell (1916). Documentaire.


 

* Les Croix de bois de Raymond Bernard (1931). (Avec des acteurs engagés).


 

* La Maison des bois de Maurice Pialat (1971). (Loin du front)

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* On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels de Michel Collomb (2014). (Pas comment, mais pourquoi)


 

* Le point de vue de Jolie Môme en 2018.

À chaque jour, suffit sa peine.
Dès demain, il faudra passer à d’autres périls qui montent, qui montent.

Sarcasmes.

On évoquait Guillaume Apollinaire (1880-1918) mort de la grippe espagnole (et pour la France).
On a mieux : Jacques Vaché (1895-1919), anti-militariste convaincu, mort d’une overdose d’opium, "mort pour la France" aussi le 6 janvier 2019 (parce qu’il était en uniforme).

Bonne lecture :

* Jacques Vaché, Lettres de guerre (1914-1918), édition de Patrice Allain et Thomas Guillemin, préface de Patrice Allain, Paris, Gallimard, 2018.

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Commentaire de Georges Brassens.


 

Réconfort et lendemains qui chantent.

Bonne lecture :

* Silvano Serventi, La Cuisine des tranchées. L’alimentation en France pendant la Grande Guerre, Bordeaux, Sud Ouest, 2014. Réédition en 2018.

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Après l’Armistice, les soldats survivants ont mis longtemps à rentrer, pas à la maison avant 1919. Silencieux, détruits.

* Johnny s’en va-t-en guerre (Johnny Got His Gun) de Dalton Trumbo (1971).

* La Chambre des officiers de François Dupeyron (2000).

Mais sinon, après, quelle fête !... pour certains.

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Révision des visions.

À la Tate Britain, avec l’exposition Aftermath : Art in the Wake of World War (5 juin-24 septembre 2018).


 

En catalogue raisonné.

Et dans ses archives.

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Ou avec les footages de la BBC.

* Ils ne vieilliront pas (They Shall Not Grow Old) de Peter Jackson (2018).


 



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