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Journal de Louise Wimmer (février 2018)
Février 2018
publié le mercredi 28 février 2018


 

FÉVRIER 2018

 



Mercredi 28 février 2018

 

À Lyon, à l’Institut Lumière, c’est le rendez-vous Écologie, ce soir Spécial Arbres.

* À 20h00 : L’Intelligence des arbres de Julia Dordel & Guido Tölke (2017).
En présence de Ernst Zürcher.


 

Bonne lecture :

* Ernst Zürcher, Les Arbres entre visible et invisible, préface de Francis Hallé, postface de Bruno Sirven, photographies de André Hemelrijk, Arles, Actes Sud, 2016.

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Institut Lumière, 25 rue du Premier-Film, 69008 Lyon.


À Paris, le Centre Wallonie-Bruxelles (CWB) invite à découvrir Le Continent belge : 20 ans d’Art BUL et quelques… avec les œuvres de plus de soixante-dix artistes belges et internationaux (28 février-29 avril 2018).

Notamment : Ben, Jean-Michel Folon, Pol Bury, Pierre Alechinsky, Kikie Crêvecoeur, Jacques Lizène, Antonio Segui, Daniel Spoerri, Roland Topor…

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Occasion de faire connaissance avec Daily-Bul.

À la fois, une pensée, une revue, un centre d’archives, et une maison d’édition fondée par André Balthazar et Pol Bury à La Louvière, en 1957, Daily-Bull s’inscrit dans le sillage du mouvement CoBrA, né en 1948, et du surréalisme belge.

Centre Wallonie-Bruxelles (CWB), 127-129, rue Saint-Martin 75004 Paris.


À Paris encore, à l’Institut hongrois, dans le cadre de Littérature et cinéma en République populaire de Hongrie (1949-1989) : passages, résonances, surgissements.

* À 19h30 : Les Sans-Espoir (Szegénylegények) de Miklós Jancsó (1966).
Réservation nécessaire.


 

Institut hongrois, 92 rue Bonaparte, 75006 Paris.


À Paris toujours, la Cinémathèque rend hommage au grad directeur de la photographie Vittorio Storaro (28 février-5 mars 2018).

Né en 1940, il a surtout travaillé avec Bernardo Bertolucci depuis Prima della rivoluzione en 1964, mais aussi, dans leurs plus grands succès, avec notamment Francis Coppola, Carlos Saura, Woody Allen, Warren Beatty.

Ce soir :

* À 20h00 : Le Conformiste (Il conformista) de Bernardo Bertolucci (1969).
En présence de Vittorio Storaro.

LE CONFORMISTE (il Conformista) de Bernardo Bertolucci - Official Trailer - 1970 from FURY on Vimeo.

 

Faites votre programme.

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


À Paris enfin, à la librairie Tschann, la revue Lundimatin papier présente son dernier numéro.

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Lundimatin est un journal en ligne qui paraît chaque lundi matin. Il en est à son numéro 135.

Une édition papier, diffusée par La Découverte et Interforum, a suivi, le numéro 1 est paru là la rentrée 2017 . Ce n’est pas rétrograde, le papier après le Web, Lundimatin va dans le bon sens.

Après l’ineluctable grand collapse, privé d’électricité et de connexions, on sera bien content d’avoir des livres et des usuels en papier qui, défiant le temps, nourriront autrement et à un autre rythme, nos esprits en mutation.

* À 19h30 : Textes et documents relatifs à l’affaire dite de Tarnac.

L’affaire Julien Coupat a défrayé la chronique, à partir de novembre 2008.
Il était l’auteur "présumé" (par la police) du grand succès L’Insurrection qui vient (2007), publié par Éric Hazan. Il fut donc suspect, forcément suspect du sabotage d’une caténaire de ligne TGV.

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On peut réviser en gros avec wikipedia. Mais autant consulter les vrais documents.

D’autres librairies accueilleront Lundimatin. Renseignez-vous.

Tschann Libraire, 125 boulevard du Montparnasse, 75006 Paris.


Les sorties sur les grands écrans

* La fête est finie de Marie Garrel-Weiss (2017).

* Lady Bird de Greta Gerwig (2017).

* Call Me By Your Name de Luca Guadagnino (2017).

* L’Amour des hommes de Mehdi Ben Attia (2017).

* Les Garçons sauvages de Bertrand Mandico (2017).

Les ressorties en versions restaurées

* Rio Grande de John Ford (1950).

* Les Oiseaux (The Birds) de Alfred Hitchcock (1963).

* Le Pont du Nord de Jacques Rivette (1981).



Mardi 27 février 2018

 

De derrière les fagots, le petit anniversaire d’un événement historique minuscule, devenu un tsunami : la création des Ateliers nationaux.

Après les Journées révolutionnaires de 1848 (22-25 février 1848), après la fuite de Louis-Philippe, la IIe République avait repris les idées utopistes du socialiste Louis Blanc, pour le contenir en le récupérant.

Louis Blanc (1811-1882) cherchait à imposer des "ateliers sociaux", ou coopératives ouvrières de production.

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Le 27 février 1848, on inventa les "Ateliers nationaux", destinés à fournir du travail aux chômeurs, mais sous une forme plus convenable que la coopérative : la bienfaisance des dames patronesses.
Les ouvriers, quand on leur consent quelque chose, c’est toujours plus ou moins de la charité, et non une dette.
Dans la foulée, d’ailleurs, d’une pierre deux coups, les bénéficiaires de l’invention pouvaient être réquisitionnés pour réprimer les éventuelles manifestations ouvrières à venir.

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Pour le chômage, ça valait quand même mieux que rien.
C’était mal pensé, il n’y avait pas de travail prévu pour eux, les ateliers étaient débordés par les demandes et devenaient des foyers d’agitation révolutionnaire. Les ouvriers, il vaut mieux pas les parquer ensemble, on ne sait jamais ce qu’il peuvent imaginer.

Évidemment, ça n’a pas duré.
Les ateliers nationaux ont été fermés le 21 juin 1848, on envoya les jeunes dans l’armée et les vieux en province. Illusion / déception pour les ouvriers qui, en quelque sorte, faisaient leurs classes et apprenaient la vraie nature du capitalisme : super malin.

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Les Journées des 22 au 26 juin 1848, prirent la suite de celles de février.
Selon les estimations les plus récentes, elles firent 4000 morts parmi les insurgés (1800 morts parmi les forces de l’ordre, qui probablement venaient de la même classe ouvrière). Sans compter tous les blessés, plus de 2500 soignés dans les hôpitaux.

Marx et Engels identifient ces journées comme la rupture irréparable entre la République et la classe ouvrière. Les mots, même recouverts par l’histoire de sédiments divers, ont gardé le même sens, même en démocratie et contrairement à ce qu’on tente souvent de faire croire : "républicains" et "socialistes", c’est pas compatible.


À Lyon, retour des Causerie du IIIe.
Bernard Chardère parle de ses amis à ses amis.

* À 18h00 : Comme les 5 doigts de la main.

Pour entretenir l’amitié, pour la nourrir et la cimenter, pour la rendre durable, pense Bernard Chardère, la meilleure recette, c’est un projet commun.

* Avec Michel Ciment : la revue Positif (née en 1952).

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* Avec André Collombet : les Films du Galion.

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* Avec Max Schoendorff : la revue Premier Plan (1959-1970).
Un numéro spécial de Premier Plan, hors série, Alice au jour le jour, à la mémoire de Alice Chardère (1931-2016) est paru en septembre 2017.

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* Avec Raymond Chirat : l’Institut Lumière (créé en 1982).

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* Avec Sonia Bove : Les causerie du IIIe (depuis 2016).

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Mairie du 3ème, salle Eugène-Brouillard, 215 rue Duguesclin, 60003 Lyon.


À Paris, le Ciné-club de l’ENS.

* À 20h30 : J’ai tué ma mère de Xavier Dolan (2009).


 

ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.


À Los Angeles, au Getty, deux expos photographiques (27 février-27 mai 2018).

* Paper Promises : Early American Photography.

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* Cut ! Paper Play in Contemporary Photography.

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The Getty Center, West Pavilion, Lower Level, 1200 Getty Center Drive, Los Angeles, CA 90049.



Lundi 26 février 2018

 

Sridevi Kapoor (1963-2018) est morte samedi dernier, le 24 février 2018, à Dubaï.
Seuls les spécialistes de Bollywood la connaissaient… et, quand même, plus d’un milliard de Terriens, les Indiens de l’Inde et ceux de la diaspora.


 


En février 1918, la WWI est loin d’être finie.
Il y a cent ans, à pareille époque, la Grande Guerre est plus mondiale que jamais.
Des images, on en a beaucoup, dans toutes les familles, et essentiellement au Service historique de la Défense, dont 8% censurées pour de multiples raisons, stratégiques ou politiques.
Si le peuple savait les vérités, nul ne sait ce qu’il adviendrait.

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Quand on a raté l’exposition du Château de Vincennes, l’année dernière, Images interdites de la Grande Guerre, on peut réviser.

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La grippe espagnole aussi est mondiale et c’est un carnage : 1 milliard de malades dans le monde, 50 millions de morts. Ces temps-ci, on réévalue : plutôt autour de 100 millions de morts, parmi lesquels l’adorable Vera Kholodnaïa, ou bien Egon et Edith Schiele, Guillaume Apollinaire, Edmond Rostand, Max Weber.

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Au Mans, plus que quelques jours pour voir l’expo Tardi. Le Dernier Assaut (12 octobre 2017-11 mars 2018).

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Abbaye Royale de l’Epau, 9 rue Christian Pineau, 72000 Le Mans.

C’est le moment, de toute façon, si on ne l’a pas déjà dans sa bibliothèque, de se procurer le livre, avec CD.

* Dominique Grange & Jacques Tardi, Le Dernier Assaut, Paris, Casterman, 2016.

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On le feuillette.


À Valence, Espagne, à l’IVAM : Joan Miró, ordre i desordre (15 février-17 juin 2018).

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Joan Miró (1893-1983, "Catalan international", sort de ses réserves naturelles, la Fondation Joan-Miró de Barcelone, la Fondation Pilar et Joan Miró de Palma de Majorque, le MNAM de Paris (Beaubourg), le LaM de Lille et le MoMA de New York City, pour une magnifique rétrospective.

Instituto Valenciano de Arte Moderno (IVAM), Calle de Guillem de Castro, 118, 46003 Valencia.


À Vienne, Autriche : Man Ray (14 février-26 juin 2018)

De grands classiques, à voir en vrai.

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D’autres œuvres moins connues à découvrir.

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Kunstforum Wien, Freyung 8, 1010 Vienna.



Dimanche 25 février 2018

 

À Saint-Étienne, ce sont les premières projections du dernier film de Yannis Youlountas.

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Le film passera ensuite dans des tas d’autres villes, parmi lesquelles les villes de nos cœurs comme Clermont-Ferrand, Toulouse, Fribourg, Lausanne, Uzès, Nantes, St Ouen-l’Aumpone, Antibes, Nice, Avignon, Bruxelles…

Après Ne vivons plus comme des esclaves (2013).


 

Après Je lutte donc je suis (2015).


 

* À 19h00 et à 21h00 : L’Amour et la révolution de Yannis Youlountas (2017).
En sa présence.


 

Contrairement à ce qu’on vous raconte, tout est loin d’être fini en Grèce.
À partir de fin mars 2018, les projections seront également l’occasion de collecter les objets et denrées listés parmi les besoins des lieux autogérés en Grèce, dans le cadre de la préparation du prochain grand convoi solidaire qui partira en mai 2018.

Faites votre programme.

Cinéma Le Méliès, 10 place Jean-Jaurès, 42000 Saint-Étienne.



Samedi 24 février 2018

 

Les États-Unis demeurent un pays de cow boys chevauchant dans l’Ouest sauvage ou de gangsters flinguant au coin des rues.
Avec 5% de la population mondiale, les Américains (du Nord) possèdent 50 % des armes à feu privées.

Comparés à ceux des autres pays à revenu élevé, le taux d’homicides y est 6,9 fois plus élevé, le taux d’homicides, pour les 15 à 24 ans, est 42,7 fois plus élevé, le taux de suicide par arme à feu est 5,8 fois plus élevé (chiffres du National Institutes of Health).

Alors que la démographie terrestre galopante apparaît - enfin - comme un danger réaliste, immédiat même, les Américains ont choisi un mode de régulation qui, s’il coûte plus cher, vaut peut-être en efficacité celui de l’avortement (qui, lui, régresse). On attend l’étude qui comparera les coûts des deux méthodes, et l’économiste fûté qui l’intégrera au PIB.

Les cartoonistes s’en mêlent.


 


À New York, ville de belle modernité et de résistance aux archaïsmes, le MoMA apporte un témoignage et des pièces inédites au "débat" sur l’immigration avec un film de Joshua Bonnetta & J. P. Sniadecki’s, qui ont passé deux années dans le désert de Sonora, à la frontière mexicaine (23 février-1er mars 2018).

* À 16h00 : El Mar, La Mar de Joshua Bonnetta & J. P. Sniadecki (2017).
Discussion avec Patty Keller.

EL MAR LA MAR (trailer) / 2017 / 94 minutes / Joshua Bonnetta & J.P. Sniadecki from J.P. Sniadecki on Vimeo.

 

Choisissez votre horaire.

The Museum of Modern Art, 11 West 53 Street, New York, NY 10019.


À Villeneuve d’Ascq, le LaM, musée d’art moderne d’art contemporain et d’art brut, propose une rétrospective des sculptures-spectacles de Nicolas Schöffer (23 févier-20 mai 2018).

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Nicolas Schöffer (1912-1992) est un artiste cinétique, cybernétique même, qui eut beaucoup de succès dans la seconde moitié du 20e siècle.
Et puis on l’a un peu oublié.
Aujourd’hui, il est considéré comme un des pionniers de l’art numérique.


 

Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut, 1 allée du Musée, 59650 Villeneuve-d’Ascq.


À Toulouse, la cinémathèque se pose une bonne question : Qu’est-ce que le cinéma ? (24 février 2018-14 mars 2018).

C’est cette fameuse question qu’avait posée André Bazin (1918-1958), en quatre tomes.
Ses écrits formèrent plus ou moins la génération des cinéphiles historiques, qui - dans l’accord ou le désaccord - ont tous été influencés par les Cahiers du Cinéma, créés en 1951.
Lesquels seront là, sous leur forme actuelle (24 février-14 mars 2018).

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Ce soir :

* À 19h00 : Espoir, sierra de Teruel de André Malraux (1938).


 

* À 21h00 : Umberto D. de Vittorio De Sica (1952).


 

Faites votre programme.

Cinémathèque de Toulouse, 
69 rue du Taur, 31000 Toulouse.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 24 février au 2 mars 2018.



Vendredi 23 février 2018

 

En février, les USA et le Canada célèbrent l’histoire de la diaspora africaine, avec le Black History Month (1er-28 février 2018). En 1926, c’était une semaine, depuis 1976, c’est un mois.

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James Baldwin avait proposé, en 1986, une semaine de l’histoire des blancs. Morgan Freeman, en 2005, avait trouvé ça ridicule, étant donné que l’histoire des noirs, c’est l’histoire américaine.
Le rappel de l’histoire aux humains préoccupés de survie hic et nunc, c’est toujours dérisoire mais c’est mieux que rien, le silence aussi, c’est la meilleure et la pire des choses.

Le marché de l’art ne rentre pas dans ces considérations.
Il aime la couleur et l’argent.

Pour Artnet Auctions, c’est l’occasion d’organiser une vente dédiée aux artistes noirs influents et acclamés avec des œuvres de Kara Walker, de Mickalene Thomas, de Adam Pendleton, de Sam Gilliam, de Lorna Simpson, de Malick Sidibé, de Sanford Biggers, de Shinique Smith, Andres Serrano.
Et nous sommes heureux de faire leur connaissance.


À Paris, à la Maison rouge, après la Friche de la Belle de mai à Marseille, en 2017 : Ceija Stojka, une artiste rom dans le siècle (23 février-20 mai 2018).

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Ceija Stojka (1933-2013) est la première femme rom rescapée des camps nazis qui ait témoigné. À partir de 1988, à Vienne, et jusqu’à sa mort, elle s’est consacrée à la peinture. Elle a également écrit quatre livres.

Bonnes lectures :

* Ceija Stojka, Je rêve que je vis ? Libérée de Bergen-Belsen, traduction par Sabine Macher de Träume ich, dass ich lebe ? Befreit aus Bergen-Belsen (Picus Verlag, Vienne, 2005), avant-propos de Karin Berger, Éditions Isabelle-Sauvage, 2016.

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* Ceija Stojka, Nous vivons cachés. Récits d’une Romni à travers le siècle, traduction par Sabine Macher de Wir leben im Verborgenen. Aufzeichnungen einer Romni zwischen den Welten (Picus Verlag, Vienne, 2013), avec deux entretiens et un essai par Karin Berger, Éditions Isabelle-Sauvage, 2018.

La Maison rouge, fondation Antoine-de-Galbert, 10 boulevard de la Bastille, 75012 Paris.



Jeudi 22 février 2018

 

Les Beaux-Arts de Paris se souviennent du bon vieux temps : Images en lutte. La culture visuelle de l’extrême gauche en France (1968-1974) (21 février-20 mai 2018).

En 1968, l’atelier populaire des Beaux-Arts fut à l’avant-garde pendant plus d’un mois, et actif longtemps après, quand la plage commençait à recouvrir les pavés.

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L’exposition, en partenariat avec la BDIC, présente des affiches, des peintures, des sculptures, des installations, des films, des photographies, des tracts, des revues, des livres et des magazines, dont quelque 150 publications consultables dans le cadre d’une bibliothèque ouverte.

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On n’est pas encore au 22 mars et encore loin du 13 mai.
Les Beaux-Arts sont toujours à l’avant-garde, qui donnent le coup d’envoi des commémos longtemps avant le printemps, dès février, alors que le "Moscou-Paris" commence à faire parler les miss Météo.
Mais l’expo s’arrête le 20 mai 2018, avant les accords de Grenelle. Autant dire qu’il vaut mieux y aller maintenant, avant la bousculade et la pagaille verbale et mentale qui ne manquera pas d’accompagner ce demi-siècle incertain.


 

*À 18h00, demain vendredi 23 février 2018, à l’amphithéâtre des Loges : Conférence de Philipe Artières et Éric de Chassey, commissaires de l’exposition.

Palais des Beaux-Arts, 13 quai Malaquais, 75006 Paris.


À Pantin, le festival Côté Court a lieu chaque année en juin.
Mais entre temps, chaque mois, c’est Écrans libres.

Aujourd’hui, Écrans libres #5 donne carte blanche à Côme Mosta-Heirt, qui, pour présenter ses recherches a choisi certaines de ses œuvres, mais pas seulement.

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* À 20h15 : Haro artistes (2007) ; Sculpture (1978) ; Tauromacherie (2002) de Côme Mosta-Heirt.

Et aussi : Puissance de la parole de Jean-Luc Godard (1988) ; La Leçon de cartes de Daniel Buren (1969) ; Tout le reste va sans dire, performance de Isabelle Lartault (2014).

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Ciné 104, 104 avenue Jean-Lolive, 93500 Pantin.


Neïl Beloufa est partout.

À Bruxelles, après la Berlinale, la Tate Modern ou la section Wavelength du festival de Toronto, la Cinematek lui donne une Carte blanche (12-26 février 2018).

Ce soir :

* À 19h00 : Brune Renault (2009) + Occidental (2017) de Neïl Beloufa.
Suivi d’une conversation entre Neïl Beloufa et Jean-Marc Adolphe.


 

Et demain, vendredi 23 février 2018 :

* À 19h00 : Vengeance (2014) + Data for Desire (2015) + Agarrando pueblo de Luis Ospina & Carlos Mayolo, (1978).

* À 21h00 : Nahla de Farouk Beloufa (1979).
Séance présentée par Farouk & Neïl Beloufa.

Cinematek, salle Ledoux, rue Baron-Horta 9, 1000 Brussel.

Il est aussi à Paris, au Palais de Tokyo, avec L’Ennemi de mon ennemi, un dispositif scénographique représentant de façon chaotique et parcellaire "la manière dont s’écrit l’Histoire et se légitiment les pouvoirs aujourd’hui" (16 février 2018-13 mai 2018).

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Puisqu’on est au Palais de Tokyo, on en profite pour tirer un bord vers le laboratoire de recherche : L’Un et l’Autre de Kader Attia & Jean-Jacques Lebel (16 février-13 mai 2018).

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Et vers Daimyo. Les seigneurs de la guerre & Le corps analogue de Henry Longly (16 février-13 mai 2018).

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Palais de Tokyo, 13 avenue du Président-Wilson, 75016 Paris.


À Beaubourg : Rétrospective David Goldblatt (21 février-7 mai 2018).

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L’œuvre de Goldblatt est entièrement dédiée à l’histoire de son pays, l’Afrique du Sud et engagée contre l’apartheid.
Au programme, sept films spécialement créés pour l’occasion, 200 clichés et une centaine de documents inédits.

Centre Pompidou, place Georges-Pompidou, 75004 Paris.



Mercredi 21 février 2018

 

Bon anniversaire à Alain Ollivier (1938-2010).
Il a 80 ans aujourd’hui.
Homme de théâtre essentiellement, metteur en scène, comédien, directeur du Studio-Théâtre de Vitry (1983-2001), puis du Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis (2002-2007), il ne dédaignait ni le cinéma ni la télévision.

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Lui qui, sur les planches, se montrait de la plus grande exigence et savait jouer avec la durée, se jouer d’elle même, dans les œuvres les plus classiques, il avait pressenti, dès 1979, l’intérêt du temps différent des séries, qui triomphent aujourd’hui sur les petits écrans domestiques.
C’est ainsi qu’il avait participé aux séries françaises pionnières : Les Cinq Dernières Minutes en 1979), Commissaire Moulin en 1982, Navarro en 1990 ou Louis la Brocante en 2002.

Il était sérieux, austère même. Quand il souriait, c’était de façon réservée. C’est pourquoi on aimait tellement quand il riait.


Un peu partout, aujourd’hui, se déroulent des hommages à Missak Manouchian (1906-1944), torturé puis fusillé le 21 février 1944 au Mont-Valérien, à lui et et à son groupe FTP MOI, composé de résistants immigrés antifascistes.


 

Nous revenons sur le film de Robert Guediguian, L’Armée du crime (2009).

Le mémorial Manouchian à Evry :

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Les étrangers sont parmi nous, c’est une grande richesse.
Ceux qui ne le savent pas, et refusent de "partager", sont des pauvres d’esprit.

À Aubervilliers, on revient sur le sale fait-divers du 31 décembre 1969 : la mort par asphyxie de cinq travailleurs mauritaniens et sénégalais dans les bidonvilles d’Auber et de Saint-Denis.

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* À 19h30 : Étranges étrangers de Marcel Trillat & Frédéric Variot (1970).
En présence de Marcel Trillat et de Tangui Perron.

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Cinéma le Studio, 2 rue Édouard-Poisson, 93000 Aubervilliers.


Les sorties sur les grands écrans

* Corps étranger de Raja Amari (2016).

* Winter Brothers de Hlynur Palmason (2017).

* Moi, Tonya (I, Tonya) de Graig Gillespie (2017).

* L’Insoumis de Gilles Perret (2017).

* La Forme de l’eau (The Shape of Water) de Guillermo del Toro (2017).

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Les ressorties en versions restaurées

* Sérénade à trois (Design for Living) de Ernst Lubitsch (1933).

* Les Amants diaboliques (Ossessione) de Luchino Visconti (1943).

* Rétrospective Jacques Prévert en 14 films.

Sur France Culture…

... Ou vu par Maurice Henry en 1939.

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Mardi 20 février 2018

 

La National Rifle Association (NRA) défend le deuxième amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique, qui reconnaît et garantit à tout citoyen américain le droit de porter des armes.

Elle ne se contente pas de "défendre", mais elle "promeut" littéralement les armes à feu, sous couvert de "protéger" les "droits civiques". Ça dépend sans doute desquels, on serait étonné qu’elle ait rejoint le Civil Rights Movement des années 60.

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Par ailleurs, c’est "une association à but non lucratif". Ce qui nous étonne encore. Les crimes commis sous l’égide du deuxième amendement profitent évidemment financièrement à quelques-uns, non ?
Alors que les lobbys s’affichent sans vergogne en tant que tels et ont pignon sur rue, le labyrinthe des intérêts souterrains, l’univers des sous-mains et des prête-noms s’activent intensément.

Face à eux, la vieille taupe a du mal à se frayer ne serait-ce qu’un sentier de survie.
Après ça, quand on vire complotiste, on se fait engueuler.

Pendant ce temps, la vie américaine suit son cours, tranquille, cool.
À Parkland, 17 morts dans une école, mercredi dernier, le 14 février 2018, 19e tuerie depuis le début de l’année 2018.

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Quand la loi est injuste, il est juste de "désobéir".
Non-violence contre gros flingues ?
Ironie pendant que les morts s’accumulent ?
Que faire ?

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Merci Nicolas Barral.


À la Fondation Seydoux : Max Linder, drôle de dandy ! (20 février-6 mars 2018).

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Aujourd’hui :

* À 15h00 : Programme "Max victime du quinquina".

Au Music Hall (1907) ; Les Surprises de l’amour (1909) ; Max veut faire du théâtre (1912) ; Max victime du quinquina (1917) ; Max fait de la photographie (1913).


 

* À 16h30 : Programme "Max au couvent".

Le Chapeau de Max (1913) ; Max à Monaco (1914) ; Max au couvent (1915)


 

Toutes les séances sont accompagnées au piano par les élèves de la classe d’improvisation de Jean-François Zygel, en partenariat avec le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris.

Faites votre programme, si vous le trouvez sur le site.
Aujourd’hui, on en est encore à celui du mélodrame italien, qui était superbe, et dont on espère qu’il aura une suite.

Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, 73 avenue des Gobelins, 75013 Paris.


Au ciné-club de l’ENS.

* À 20h30 : Touche pas à la femme blanche ! (Non toccare la donna bianca) de Marco Ferreri (1973).

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Ciné-club de l’ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.


Au ciné-club de Conséquences.

* À 20h00 : Regarde elle a les yeux grand ouverts de Yann Le Masson (1980).

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FDP, 73 rue Philippe-de-Girard, 75018 Paris.



Lundi 19 février 2018

 

Idrissa Ouedraogo (1954-2018) est mort à Ouagadougou, hier dimanche 18 février 2018.

Il était "un militant cinématographique", comme le titrait Africultures, pour un de ses derniers entretiens avec Claude Forest, en octobre 2017.

Trois de ses films avaient été sélectionnée dans diverses sections des festivals de Cannes : Yam Daabo (Le Choix, 1986) ; Yaaba (Grand-Mère, 1989) ; Tilaï (La Loi, 1990).

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Tilaï, avait reçu le Prix du jury au Festival de Cannes 1990.

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Didier Lockwood (1956-2018) est mort brutalement, hier, dimanche 18 février 2018.

C’était un grand violoniste électrique, unique.
Il est mort comme sous un coup de foudre.

Ce sont des jours de pluie.


 


À Fontenay sous bois, les Amis du Monde diplomatique invitent à faire, en avant-première, plus ample connaissance avec Jean-Luc Mélenchon, grand tribun vénéré et haï, intellectuel pédagogue, coureur de fond impatient, charmeur caractériel, homme historique.

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Avec lui, on comprend qu’en politique, il peut exister autre chose que la sempiternelle langue de bois (comme on l’avait entendu, en 1981, avec Mitterrand), autre chose aussi que les afféteries coquettes et cuistres, ou les vulgarités de charretiers, autre chose que le mensonge.

* À 20h00 : L’Insoumis de Gilles Perret (2017).


 

Cinéma Le Kosmos, 243 ter avenue de la République,
94000 Fontenay-sous-bois.


À Bruxelles, à la Cinematek, le cycle Cinéma et histoire se poursuit.

* À 19h00 : De la représentation de la Der des Ders, entre conséquences, accusations et projections.
Cours 3 de Laurent Vanclaire.

* À 21h00 : Sergent York 
de Howard Hawks (1941).


 

Musée du cinéma de Bruxelles, rue Baron Horta 9, 1000 Brussel.


À Paris, à la Maison de la poésie, on parle d’amour et de mort.

* À 19h00 : L’amour après.
Avec Marceline Loridan-Ivens et Judith Perrignon.
Rencontre animée par Sophie Joubert.

Bonne lecture :

* Marceline Loridan-Ivens avec Judith Perrignon, L’Amour après, Paris, Grasset, 2018.

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Maison de la Poésie, passage Moliėre, 157 rue Saint-Martin, 75003 Paris.



Dimanche 18 février 2018

 

Toutes ces expos qui nous font envie...

À Marseille, dans le cadre de Picasso-Méditerranée 2017-2019, à l’initiative du Musée Picasso de Paris, avec plus de soixante institutions, on regarde l’œuvre "obstinément méditerranéenne" de Pablo Picasso (1881-1973).

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* Au Mucem : Voyages imaginaires : Picasso et les ballets russes (16 février-24 juin 2018).

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* À la Vieille Charité : Picasso, voyages imaginaires : peintures, sculptures, assemblages et dessins (16 février-24 juin 2018).

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Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem), 7 Promenade Robert-Laffont, 13002 Marseille.
Vieille Charité, 2 rue de la Charité, 13002 Marseille.


À Paris, à Beaubourg : Jim Dine, une reconnaissance (14 février-23 avril 2018).


 

Jim Dine, né en 1935 à Cincinnati, passe, depuis 2001, la plupart de son temps à Montrouge. Il vient de donner 28 de ses œuvres au Centre Pompidou pour remercier de "la dette culturelle qu’il se sent avoir vis-à-vis de la France.

Centre Pompidou, Galerie du musée et galerie d’art graphique, niveau 4, 75004 Paris.


À Paris et à Beaubourg toujours, Sheila Hicks, "la bricoleuse" comme l’appelait Lévi-Strauss (7 février-30 avril 2018).

Au printemps 2017, elle était à Chaumont-sur-Loire (Loir-et-Cher), elle avait enchaîné par la Biennale de Venise 2017, à l’Arsenale.


 

Sheila Hicks, site personnel.

Centre Pompidou, place Georges-Pompidou, 75004 Paris.


À Saint-Paul-de-Vence, à la Fondation Maeght : Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Regards sur la condition humaine (16 décembre 2017-11 mars 2018).

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60 artistes, une centaine d’œuvres.
Tous les gens chic qui passent l’hiver sur la Riviera, comme Jean Lorrain et quelques autres, l’on déjà vue.


 

Fondation Maeght, 623, chemin des Gardettes, 06570 Saint-Paul-de-Vence.



Samedi 17 février 2018

 

À Venise, à la toute jeune galerie Alberta-Pane, c’est jour de vernissage, avec sa 3e exposition collective : La ginestra (17 février-5 mai 2018).

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Les artistes sont invités à penser l’œuvre de Giacomo Leopardi (1798-1837), La ginestra o Il fiore del deserto (1836), une ode au genêt qui pousse sur les flancs du Vésuve.

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C’est le plus long et l’avant dernier de ses Canti, et il est considéré comme son testament poétique et philosophique.
Leopardi y exprime son pessimisme face à la vanité et l’illusion des mortels qui se mesurent à la Nature toute puissante.

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* À 17h00 : La ginestra, vernissage.

Avec les œuvres de Ismaïl Bahri (Tunisie, né en 1978), Charbel-Joseph H. Boutros (Liban, né en 1981), Paul Hage Boutros (Liban, né en 1982), Christian Fogarolli (Italie, né en 1983), Marco Godinho (Portugal, né en 1978).

Galleria Alberta Pane, Calle dei Guardiani 2403/H, Dorsoduro 30123, Venezia.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 17 au 23 février 2018



Vendredi 16 février 2018

 

À Parkland, Florida, à 55 km au nord de Miami, où le climat est doux mais les ouragans terrifiants, un "ado à problèmes", armé d’un fusil d’assaut, a flingué à mort, méthodiquement, 14 élèves et 3 enseignants de son lycée, blessant une quinzaine d’autres personnes. Il avait prévenu sur son réseau social. 19e tuerie depuis le début de l’année 2018.

À Colombine, en 1999, il n’y avait eu que 12 morts.
Cf. Bowling for Columbine de Michael Moore (2002) et Elephant de Gus Van Sant (2003).

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Condoléances du président : le plus urgent, c’est de soigner les fous. Ce qui lui donne du temps.

L’élève Sarah Chadwick, témoin du carnage, a tweeté : "I don’t want your condolences you fucking price of shit, my friends and teachers were shot. Multiple of my fellow classmates are dead. Do something instead of sending prayers. Prayers won’t fix this. But Gun control will prevent it from happening again." 155.000 retweets et près de 370.000 likes. Pour l’instant.

À Fort Lauderdale, Florida, à 20 km de là, on se console comme on peut à la New River Fine Art : Roberto Matta. On the Edge of a Dream (15 février-16 mars 2018).

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New River Fine Art, 914 E. Las Olas Boulevard Fort Lauderdale, FL 33301, USA.


À Pézenas, commence la Rencontre cinématographique, 56e édition (16-22 février 2018).

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Cette année, c’est la fête du cinéma belge, wallon et flamand, avec le concours du Centre Wallonie-Bruxelles de Paris, avec des hommages à Natacha Régnier et à Claire Simon.

Aujourd’hui :

* À 17h30, à la médiathèque : Visite de l’exposition Femmes de cinéma (22 janvier-28 février 2018) et rencontre avec Valérie Nagant, suivie d’un apéro et d’un clin d’œil musical.

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* À 20h30, au Molière : La vie est belge de Vincent Bal (2014).
En présence de Louis Héliot.


 

Faites votre programme.

Fédération des ciné-clubs de la Méditerranée, 5 passage Jean-Magrou, 34500 Béziers.
Médiathèque, 4 place Frédéric-Mistral, 34120 Pézenas.
Cinéma le Molière, 1 place Ledru-Rollin, 34120 Pézenas.


À Paris, le ciné-club de l’Aéro-club de France met un coup de projecteur sur la "science-fiction bis" (série B ou série Z).
Présence du cinéma a été la première revue à s’y intéresser en décembre 1960.

* À 19h30 : Mutiny in Outer Space de Hugo Grimaldi & Arthur C. Pierce (1965).


 

Avec l’habituelle première partie : Tobor and the Atomic Submarine (1957) Serial ; Y a- t-il enfin un pilote dans l’avion ? (1982) Extrait ; Actualités d’antan, Cartoon.
Et l’habituelle troisième partie : En fin de projection, le pot traditionnel de l’amitié.
Confirmation nécessaire.

Salon de l’Aéro-Club de France, 6 rue Galilée, 75016 Paris.


À Bologne, l’exposition Bologna fotografata. Tre secoli di sguardi a fermé ses portes le 5 février 2018 (9 juin 2017-5 février 2018).
Consternation.

À la demande générale, elle rouvre un moment (16 février-2 avril 2018), jusqu’au début de la rénovation du passage souterrain.
Et surtout avec le projet de d’un espace d’exposition permanent sur l’histoire de cette ville sublime.
En attendant, vidéos.

* La mostra ’Bologna fotografata. Tre secoli di sguardi’

* La mostra ’Bologna fotografata. Il contest’.


 

Sottopasso di Piazza Re Enzo, Bologna.


À Toulouse, aux Abattoirs, hier deux vernissages :

* Renaud Jerez. Miroir Noir (16 février-4 mars 2018).

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* Gisèle Vienne. Marionnettes (16 février au 17 juin 2018).

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Les Abattoirs, 76 allées Charles-de-Fitte, 31300 Toulouse.



Jeudi 15 février 2018

 

新年快樂的地球狗


 

C’est ce soir, exactement à 21h05 heure sidérale de la Nouvelle Lune, soit 22h05 heure de Paris, que commence l’Année du Chien, même si les festivités publiques ne commencent que le 23 février 2018.

Les Chiens sont loyaux et mélancoliques.
Précision : L’Année du Chien revient tous les 12 ans. Mais en astrologie chinoise, il existe 5 sortes de Chiens : bois, feu, terre, métal, eau.
Cette année, c’est le Chien de Terre. L’année qui vient ressemblera particulièrement à ceux qui sont nés en 1958, qui se trouvent être, en astrologie occidentale, ceux qui sont en train de négocier le tournant de leurs 60 ans.

Un joli cadeau à tous vos chiens préférés, une monnaie.

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À Berlin, commence la Berlinale 2018, 68e édition (15-25 février 2018).

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C’est le premier festival important depuis l’affaire Weinstein, normal qu’on soit encore tout remué. On va en causer, forcément, pas en chuchotant lâchement comme depuis des siècles, mais courageusement et à voix haute, cette fois, ah mais !
Dans la foulée, un effort remarquable est souligné par les organisateurs : Quatre films réalisés par des femmes sur les dix-neuf films en compétition. Bel effort, en effet. Pour les récompenser d’avoir tant souffert ? La méthode des quotas est douteuse évidemment, mais absolument nécessaire pourtant dans les périodes de transition. Qui nous semblent n’avoir jamais de fin.

Le jury (Président : Tom Tykwer).

L’Hommage (Ours d’or d’honneur) à Willem Dafoe.

Les sections :

* La compétition (Pour l’Ours d’or.

* Panorama.

* Forum.

* Génération.

* Perspektive Deutsches Kino.

* Rétrospective : le cinéma de Weimar.

La soirée d’ouverture :

* À 17h15 : L’Île aux chiens (Isle of Dogs) de Wes Anderson (2017).


 

Faites votre programme quotidien.

Berlin International Film Festival, Potsdamer Straße 5, 10785 Berlin.


À New York, commence le MoMA’s International Festival of Nonfiction Film and Media : Doc Fortnight, 17e édition (15–26 février 2018).

Le MoMA précise qu’il se place "at a time of escalating sociopolitical tension" (à l’heure de l’escalade de la tension sociopolitique).
Cette année, Hommage à Jonathan Demme (1944-2017), qui réalisa une demi douzaine de documentaires entre 1998 et 2011.

Ce soir :

* À 17h30 : Habaneros de Julien Temple (2017).

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Faites votre programme.

MoMA, The Museum of Modern Art, Floor T1, Theater 1, 11 West 53 Street, New York, NY 10019.


À Dublin, on expose l’artiste allemand Emil Nolde (1867-1956) : Emil Nolde. Colour is Life (14 février-10 juin 2018).

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Il n’aura jamais bien réussi sa vie sociale. À partir de 1935, il aurait bien aimé être accepté par le parti - il n’était déjà plus de la première jeunesse -, mais le parti le considéra comme dégénéré. Il aura eu tout faux comme citoyen, faisant partie de ceux qui sont plus heureux seuls qu’en société. Mais comme artiste, il reste admirable.

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Digression.
Bachelard cite Nietzsche : "Il faut deviner le peintre pour comprendre l’image".
Une jolie phrase et une méthode juste, qui devrait être valable pour toutes les œuvres, mais ne facilite pas le jugement, ni l’éventuelle censure (toujours plus ou moins d’actualité dans les commémorations, par exemple). Il est vrai que "comprendre" ne veut pas dire "excuser".

National Gallery of Ireland, Merrion Square West, Dublin 2.


À Paris, le cinéma La Clef, en péril, a lancé une pétition et a récolté 9000 signatures en ligne en une semaine. La presse commence à partager le combat.

Les pétitions, comme moyens démocratiques et pacifiques, c’est vraiment bien, même si nous avons du mal à constater leurs efficacité. Les sondages (autoréalisateurs ou pas), les élections (et leur énorme part négligée d’abstentions, de blancs et de nuls), les décisions venues des pouvoirs structurels, et même, de l’autre côté, les grèves obstinées (qui parfois réussissent) leur font un tel ombrage !

Il n’empêche que, comme le boycott, elle doivent être aussi utilisées.
Dans le cas de La Clef, nous attendons donc la suite, et conseillons la persévérance.
Signez la pétition. Car le pire n’est pas toujours sûr.

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Et faites votre programme.

Cinéma La Clef
, 34 rue Daubenton
, 75005 Paris.



Mercredi 14 février 2018

 

À Bruxelles, à la Cinematek, on fête Valentin toute la soirée.

Le principe est très tarte.
Mais la belgitude le transfigure : quatre belles histoires d’amour, les couples ne payent qu’un ticket pour deux, de 17h30 à 21h30, il y a du Prosecco (de Toscane, pas de Venise, mais bon), et on termine par un Terence Davies. Hors de question de résister.

* À 18h00, salle Plateau : Remorques de Jean Grémillon (1941).

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* À 19h00, salle Ledoux : Rose bonbon (Pretty in Pink) de Howard Deutch ((1986).


 

* À 20h00, salle Plateau : Annie Hall de Woody Allen (1977).

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* À 21h00, salle Ledoux : The Deep Blue Sea de Terence Davies (2011).


 

Cinematek, Monts des arts, rue Baron Horta 9, 1000 Bruxelles.


À Paris, à la Cinémathèque, commence la rétrospective Tod Browning (14 février-4 mars 2018).

Ce soir, ciné-concert.

* À 20h00 : L’Inconnu (The Unknown) de Tod Browning (1927).
Guitares et samplers de Rodolphe Burger.


 

Faites votre programme.

Cinémathèque française, musée du cinéma, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


À Beaubourg, à l’occasion de la sortie de son flipbook, Holon (1982-2017), on fait la fête à Christian Lebrat.

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* À 19h00 : Liminal Minimal.

HOLON_animation 2 from Lebrat Christian on Vimeo.

 

Centre Pompidou, place Georges-Pompidou, 75004 Paris.


La Société Louise-Michel a attendu la fin de l’exposition Le Che à Paris, à la Mairie de Paris (qui finit samedi prochain, le 17 février 2018), pour que ses invités aient le temps d’aller la voir et d’en parler.
Ce sera l’occasion d’évoquer les polémiques, les critiques et les lâchetés auxquelles elle a donné lieu.

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* À 19h00 : Che Guevara. Revisiter l’histoire sans la réécrire
Avec Janette Habel.

Cf. Entretien avec Juan Martin Guevara.

Bonne lecture :

* Janette Habel, "Le Che contre le mythe", in Ignacio Ramonet, Bernard Cassen & Maurice Lemoine, éds., Amérique latine. Du Che à Marcos, Manière de voir n°36, novembre-décembre 1997.

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Le Lieu-Dit, 6 rue Sorbier, 75020 Paris.


Les sorties sur les grands écrans

* Finding Phong de Phuong Thao Tran & Swann Dubus-Mallet (2016).

* Phantom Thread de Paul Thomas Anderson (2017).

* Wajib de Annemarie Jacir (2017).

* Bravo virtuose de Levon Minasian (2017).

* Quatre histoires fantastiques de William Laboury, Steeve Calvo, Maël Le Mée et Just Philippot (2017).

Les ressorties en versions restaurées

* Johnny Guitar de Nicholas Ray (1954).

* L’Insoumis de Alain Cavalier (1964). https://www.youtube.com/watch?v=7YawNMI7QrI

* Vivre ensemble de Anna Karina (1972).

* Sid and Nancy de Alex Cox (1986).



Mardi 13 février 2018

 

Chaque semaine : Ciné-club de l’ENS.

* À 20h30 : Les Harmonies Werckmeister (Werckmeister harmóniák) de Béla Tarr (2000).


 

Ciné-club de l’ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.


Chaque semaine aussi : le Ciné-club de Conséquences.

* À 20h00 : Kashima Paradise de Yann Le Masson (1973).


 

Centre culturel FDP, 73 rue Philippe-de-Girard, 75018 Paris.


Chaque mois, le ciné-club du Carreau du temple, Cinécaro.

* À 19h30 : Un héros très discret de Jacques Audiard (1996).
Débat avec le scénariste du film Alain Le Henry.


 

Cinécaro, auditorium du Carreau du Temple, 2 rue Perrée, 75003 Paris.


À la Maison de la poésie, on réinvente les représentations des cartes et graphies des migrations.

* À 19h00 : Cartographies sensibles de la Ville #5
Avec Cyrille Hanappe, Sarah Mekdjian, Marie Moreau & Judith Perrignon. Entrée libre.

Les villes sont sauvages, et vivantes.
Leurs cartes sont des refuges pour les mortels errants et fragiles en flux. Pour les joueurs inspirés, elles peuvent aussi être utilisées comme des "contraintes", autorisant et encadrant toutes les dérives.

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Maison de la Poésie, passage Moliėre, 157 rue Saint-Martin, 75003 Paris.



Lundi 12 février 2018

 

À Paris, avec ATTAC, on n’oublie pas la Grèce.

* À 20h00 : L’Audit. Enquête sur la dette grecque de Maxime Kouvaras (2017).
En sa présence et celle de Pascal Franchet (CADTM France).

trailer L'AUDIT - Enquête sur la dette grecque from zin tv on Vimeo.

 

Sept Parnassiens, 98 boulevard Montparnasse, 75014 Paris.


À Bruxelles, à la Cinematek, dans le cadre de son cycle Cinéma et histoire, on focalise sur Mata Hari (1876-1917).

Vraie espionne au dossier accablant, ou coupable idéale d’une période troublée et trouble ? Franck Ferrand pose la question dans le film de Alice Béthular & Christian Huleu (2017).


 

On en parle ce soir, à travers ses représentations.

* À 19h00 : Entre réalité et fantasme. Les personnages historiques comme matière filmique 
par Muriel Andrin.

* À 21h00 : Mata Hari de George Fitzmaurice (1931).


 

Bonne lecture :

* Muriel Andrin, Maléfiques. Le Mélodrame filmique américain et ses héroïnes (1940-1953), Berne, Éditions Peter Lang, 2005.

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Cinematek, salle Ledoux, rue Baron Horta 9, 1000 Bruxelles.



Dimanche 11 février 2018

 

Toutes ces villes du monde où on voudrait être !

* À San Francisco : Casanova, la séduction de l’Europe (10 février-28 mai 2018).

* À Los Angeles : Jasper Johns. ’Something Resembling Truth’ (10 février-13 mai 2018).

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* À Bilbao : Michaux pattes de mouche (2 février-15 mai 2018).

* À Conegliano : Wolf Ferrari, délicieuse décadence (2 février-24 juin 2018).

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* À Londres : Modigliani & Les Chants de Maldoror (11 février 2018).

* À New York : Tarsila do Amaral. Inventing Modern Art in Brazil (11 février-3 juin 2018).

* À Marseille : Ludwig, requiem pour un roi vierge (Ludwig, Requiem für einen jungfräulichen König) de Hans-Jürgen Syberberg (1972).

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Le film est très rare. On le préfère - et de loin - à l’académique et populaire Ludwig de Visconti (1972 aussi), et pourtant, c’est pas faute d’aimer Visconti. Les décadences italiennes sont toujours moins tragiques que les allemandes.
Chez Syberberg, le lent et si court voyage neigeux - vertigineux - du petit roi solitaire, vers son éternel crépuscule, est inoubliable.


 

Mais on va être raisonnable, et se cantonner à une vieille émotion (et des explications nouvelles), qui nous parviennent de notre ami Bernard Nave.

Tout le monde ne sait pas ce qu’est un thérémine.

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Mais tout le monde, ou presque, connaît les "voix" enchantées de Ennio Morricone.


 



Samedi 10 février 2018

 

À Paris, on va tous au Forum des Halles - il fait bon dans le ventre de Paris -, plus précisément à la Bibliothèque François-Truffaut, écouter Jean-Jacques Meusy nous parler du bon vieux temps.

C’est que la lecture de son double livre magnifique ne nous a pas suffi. Il est tellement riche qu’on en demande encore, et qu’on a envie de l’entendre le commenter.

* À 17h00 : La séance de cinéma depuis les origines.
Conférence de Jean-Jacques Meusy.

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Bonne lecture (et bonne signature) :

* Jean-Jacques Meusy, Écrans français de l’entre-deux-guerres, t. 1 : L’Apogée de "l’art muet" ; t. 2 : Les Années sonores et parlantes, Paris, AFRHC, 2017, 354 p. + 258 p. (coffret).

Bibliothèque François-Truffaut, salle de la Lucarne, Forum des Halles, rue du Cinéma, 75001 Paris.


C’est la Semaine anticoloniale et antiraciste qui commence (10 février-30 mars 2018).

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Non seulement (non solum) les dates officielles prouvent qu’il s’agit plutôt de sept semaines et pas d’une seule, mais encore (sed etiam) on constate que des tas d’événements ont lieu, de-ci de-là, qui s’en réclament ou s’y rattachent plus ou moins et sont absolument hors dates. Bientôt toute l’année anticolonialiste et antiraciste ?
Ça met de bonne humeur.

* On peut rappeler par exemple la soirée des Amis du Monde diplomatique, au Lieu-Dit, à propos du numéro Manière de voir  : Palestine : Un peuple, une colonisation de Akram Belkaïd & Olivier Pironet, qu’on annonçait le 7 février 2018. Trop tard pour la réunion, mais parfaitement d’actualité pour la revue.

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* On se souvient de Charonne, où, il y a 54 ans, le 8 février 1962 exactement, à la fin d’une manifestation contre l’OAS et pour la paix en Algérie, des manifestants se sont fait écraser contre les grilles fermées du métro. Neuf morts et des centaines de blessés.
Certains d’entre nous y étaient, à cette manif historique, et se souviennent des charges des CRS. Marina Vlady, par exemple.

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* Ou alors, les vitrines du Palais Royal.
Un vaste espace de 1 000 m2 avait été ouvert cet été par Emmaüs Solidarité pour accueillir 150 artistes en exil, baptisé aa-e.

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Quelques mois plus tard, on peut admirer le travail de certains : L’atelier des artistes en exil (29 janvier-30 mars 2018).
Palais Royal, 5 rue de Valois, 75001 Paris.

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Aujourd’hui, calendrier chargé, tout le monde sait bien que les méfaits de la colonisation, sous toutes les formes de sa longue histoire millénaire, n’en finissent pas de gangréner la Terre. Ce ne sont pas seulement des dates, des faits, des guerres, c’est un état d’esprit.

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* À partir de 9h30 : Migrations climatiques et environnementales : quelles questions, quelles réponses ?
Dans le cadre des Rencontres du MRAP.
Mairie de Saint-Denis, 2 place du Caquet, 93200 Saint-Denis.

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* À 14h00 : Afriques en lutte.
Table de presse, soirée festive avec concerts et bar/restauration.
La Parole errante, 9 rue François-Debergue, 93100 Montreuil.

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* À 15h00 : Rassemblement pour la dignité humaine et contre la chasse aux migrants et le racisme.
Il fait beau pour la première fois depuis longtemps, c’est plus facile d’être solidaire.
Place de la République

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* À 17h00 : Concert de solidarité pour les droits et les libertés en Turquie.
Salle Olympe-de-Gouges,
 15 rue Merlin, 75011 Paris.

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* On note tout de suite l’acmé de la dite Semaine : le Salon anticolonial, les 10 et 11 mars 2018.
La Bellevilloise, 21 rue Boyer, 75020 Paris.

* On n’oublie pas la mémoire permanente du Musée national de l’histoire de l’immigration.
Palais de la Porte Dorée, 293 avenue Daumesnil, 75012 Paris.

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* On fait son programme des jours suivants.

Bonne lecture :

* Guide du Paris colonial et des banlieues, Éditions Syllepse, Paris 2018.

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Et pendant ce temps, si on est aux States, sur la route, par exemple, au hasard, on ne se désolidarise pas vraiment de l’anticolonialisme éternellement "en travail" en Europe, en allant faire un tour du côté de la vision des vainqueurs, pour admirer l’Ouest sauvage et les fiers cowboys de cette Amérique profonde qu’on connaît mal.

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À Los Angeles, on va au Museum of the American West - The Autry inaugurer l’exposition Masters of the American West (10 février-25 mars 2018).

Dans la foulée, on tire des bords vers Indianapolis, vers Tucson, vers Lincoln, vers Kerrville, vers Cartersville, vers Tacoma, etc.

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Quand il s’agit de légende, même si on ne zappe pas le génocide des Indiens, on ne barguigne pas trop sur la nature du bulletin de vote ni sur l’adhésion têtue au Deuxième amendement de la Constitution des États-Unis.

C’est ainsi. La pureté n’existe pas chez les humains, c’est ce qui fait notre charme.


À la Fête du livre des Éditions Noir et Rouge, comme chaque année, on va fouiner à la recherche de ces livres réputés introuvables, rares ou épuisés.

On y trouve souvent son bonheur, à des prix défiant toute concurrence.

* À partir de 10 heures : Des milliers de livres neufs et d’occasion.

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Local EDMP, 8 impasse Crozatier (43 rue Crozatier), 75012 Paris.


Bien sûr, par chez nous, en Europe, rendez-vous à Notre-Dame des Landes, pour un grand carnaval heureux, à partir de 10h30.
Quand, quelque part dans le vieux monde, se pointe une jeune et jolie utopie - même si les utopies sont toujours complexes - personne ne doit craindre ni la boue ni le froid. Et on n’hésitera ni à traverser la route des chicanes, à babord et à tribord, ni à rencontrer les diverses tendances.

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Dernière minute :

On nous fait remarquer que nous avons oublié de rappeler que, à Santiago du Chili, c’est la pharmacie Lopez qui est de garde demain dimanche. Voilà qui est fait.

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Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 10 au 16 février 2018.



Vendredi 9 février 2018

 

À N’Djaména, on a appris que Mahamat Saleh Haroun a quitté ses fonctions de ministre de la Culture et du Tourisme, le 8 février 2018. Il les occupait depuis un an.

"Je ne suis pas devenu ministre pour laver la mémoire du Tchad", avait-il déclaré début février, dans un entretien au magazine Jeune Afrique.

Mahamat Saleh Haroun est un cinéaste reconnu internationalement.
Politique ou artiste, il faut choisir.
Et ne pas penser naïvement qu’un fois qu’on a mis les doigts dans le pot de confiture politicien, on peut les garder propres, ses doigts, ses valeurs, ses actions, son âme.

Son dernier film : Une saison en France (2017).


 


Sinon, en France, plus moyen de la jouer mainstream bon chic bon genre. Mais pas non plus à NYC ou à Venise.

À Toulouse, commence le Festival Extrême Cinéma, 19e édition (9-17 février 2018).

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Des films qui ont mauvaise réputation.
Ce soir, ciné-concert d’ouverture :

* À 21h00 : L’Invincible Spaventa (Der Unüberwindliche) de Max Obal (1928).
Séance accompagnée par Patrick & Kragg.

Faites votre programme.

Cinémathèque, 69 rue du Taur, 31000 Toulouse.


À Lyon, on fréquente aussi les marges avec Les Inattendus, 11e édition (9-17 février 2018).

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Des films (très) indépendants.

Ce soir :

* À 18h00 : Commodity Trading, Election Day de M. Woods (2016) ; Voyage au cœur de l’Europe socialique de Pierre Merejkowsky (2016).
En sa présence.


 

* À 20h00 : Tabula rasa (2016), suivi de La Chanson politique de Colette Magny de Yves-Marie Mahé (2017).
En sa présence.


 

* À 21h30 : Ossos de Pedro Costa (1997).

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Faites votre programme.

MJC Monplaisir, 25 avenue des Frères-Lumière, 69008 Lyon.


À Paris, c’est pas tellement plus convenable.

À la Villette, à côté de la Cité des sciences, le 4 décembre 2017, a ouvert le Magic Wip, sous la houlette de Thierry Collet, un nouveau lieu consacré à la magie, celle qui s’apprend, avec des résidences et des rencontres.

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C’est là qu’on passe le premier Magic week end (9-11 février 2018)


 

Faites votre programme.]

Magic Wip, 30 avenue Corentin-Cariou, 75019 Paris.


À Venise, c’est du même tonneau, puisque c’est le Carnaval, ce moment populaire - ce qui est déjà limite - où on est censé renverser les hiérarchies (4-13 février 2018).

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Le prologue de cette édition 2018, c’était samedi 27 janvier 2018, avec la Fête de l’eau sur le Rio de Cannaregio.
Mais ça n’a vraiment commencé que le samedi suivant, avec la Festa delle Marie

Carnevale di Venezia 2018 - Cortei Storici from Andrea Rizzo on Vimeo.

 

… Et, surtout, dimanche 4 février 2018, avec Il volo dell’angelo à partir du campanile.


 

Comme depuis trois ans, les canaux sont à sec à cette époque, ça pue un peu partout. Heureusement, les touristes sont contingentés, cette année.
Et on a beau jouer les blasés, on est quand même épaté, ému même.


À New York, le désordre du wild side continue.

Le MoMA est en avance pour célébrer le Nouvel An lunaire, qui aura lieu exactement à la Nouvelle lune, le 15 février 2018, à 21h05, heure sidérale.

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Le MoMA le fête avec Bubble_T Night Market, dans le cadre de sa Night at the Museum, et il y aura tout ce qu’il faut pour boire, manger, danser, exposer, installer, projeter, tout ce qui permet le cul par dessus la tête, et les contestations qui grondent. Ne jamais se fier au rose.

* À 20h00 : Lunar New Year.

MoMA PS1, 22-25 Jackson Ave, Long Island City, NY 11101.



Jeudi 8 février 2018

 

D’abord, toutes affaires cessantes, même quand on doute de l’efficacité des pétitions malgré le charme de leur méthode pacifique, on signe celle-là tout particulièrement, pour sauver le cinéma La Clef.

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Le cinéma La Clef programme et soutient fidèlement des films mal distribués, parfois abandonnés de tous sans qu’on sache vraiment pourquoi.
Il nous donne ainsi le temps de les découvrir face au "Next !" des défilés ininterrompus de la course au profit. Cet îlot de résistance nous est indispensable à nous et à la santé du cinéma.

Dernier exemple en date :

* Non de Eñaut Castagnet & Ximun Fuchs (2017).


 

Presque personne n’a parlé du film.
Mais on peut encore le voir ces jours-ci, à la Clef, et même en présence de l’équipe du film, le 10 février 2018.

On sait que les critiques, même dithyrambiques, ne font pas un strapontin. Le public a aussi ses logiques personnelles.
Mais le silence total, lui, est efficace, grignotant même l’éventuel bouche-à-oreille, qui, parfois, a effectué des sauvetages miraculeux, on pense aux Virtuoses (Brassed Off) de Mark Herman (1996), un triomphe alors qu’il était en train de sombrer.

Contact.

Cinéma La Clef, 34 rue Daubenton, 75005 Paris.


La Bibliothèque François-Truffaut invite la grande revue thématique Cinémaction à l’occasion de la sortie de son n°165.

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* À 19h15 : Chris Marker, pionnier et novateur.
Animée par Kristian Feigelson avec Catherine Belkhodja et Bamchade Pourvali.

Bibliothèque François-Truffaut, Forum des Halles, 4 rue du Cinéma, 75001 Paris.


À Londres, chez Victoria & Albert, on la joue nostalgique des années folles d’un pays de marins et de upper class members, voyageurs il va sans dire : Ocean Liners (3 février-17 juin 2018).

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Quand le monde vous appartient, et que le soleil ne se couche jamais sur l’empire, il est de son devoir d’aller le visiter, en s’habillant pour le dîner.

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Les grands bateaux luxueux, les packet-boats - le Normandie, le Queen Mary, le Canberra, et, évidemment, le Titanic - font toujours rêver, eux-mêmes autant que leurs somptueux contenus : objets (in)animés, vivants mortels et savoir-vivre sophistiqué.

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Digression : La splendeur de tout ce que seul le capitalisme a produit, grâce au temps libre dégagé issu de l’inégalité organisée, nous éblouit sans fin, on est obligé de le reconnaître. Ils sont morts nos ancêtres citrons-pressés, on se fout du passé, et nous nous réjouissons, sans la moindre culpabilité, d’admirer ce qu’ils ont payé de leur sang. Le vivant, ça se reproduit, ça n’a pas de prix et ça ne coûte rien. Tandis que les œuvres d’art… Quoique. Depuis qu’on a découvert que l’œuvre d’art aussi était reproductible, on a des doutes. Fin de la digression (en queue de poisson ou en queue de pie, ce qui revient au même).

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Victoria and Albert Museum, Cromwell Road, London, SW7 2RL.



Mercredi 7 février 2018

 

Bon anniversaire à notre ami François Vila.

Pour lui, les toits de Barcelone (vus par Picasso, période bleue).

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Solidarité avec les inondés d’Île-de-France sans électricité, avec les eaux qui tournent verglas autour d’eux.

Merci au gouvernement qui nous a fait savoir que les 50 SDF de la capitale Paris intra muros étaient des hommes, célibataires, qui ne souhaitaient pas se réfugier dans les centres d’accueil. Nous voilà rassurés.

Merci à Rose Lecat et à Hans Lucas de nous en montrer la réalité.

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À Saint-Denis, au cinéma L’Écran, commencent les Journées cinématographiques dionysiennes, 18e édition : Rebel Rebel (7-13 février 2018).


 

70 films sur toutes les rébellions de tous les genres, avec Larry Clark comme invité d’honneur, une carte blanche à F.J. Ossang, une master class de Tony Gatlif, une performance de Lech Kowalski avec les ouvriers de GH&S (autosmobiles) et le retour de l’anarchiste classique et ronchon Jean-Pierre Mocky.
Avec aussi des films pour les enfants qu’il faut éduquer le plus tôt possible.

Cinéma L’Écran, place du Caquet, 93200 Saint-Denis.


À Paris, au Musée de l’Homme, c’est le rendez-vous mensuel Homme et environnement

* À 18h00 : MIRR de Mehdi Sahebi (2016).
Prix Bartók (Société française d’ethnomusicologie) et Prix Monde en regards de l’Inalco ex æquo.
Projection suivie d’un débat. Entrée libre et gratuite

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Musée de l’Homme, auditorium Jean-Rouch, 17 place du Trocadéro, 75016 Paris.


À Paris, à la Cinémathèque : Gérardmer à Paris (7-11 février 2018).

Reprise de la sélection du Festival international du film fantastique de Gérardmer 2018, 25e édition (31 janvier-4 février 2018).

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Ce soir :

* À 21h15 : Les Bonnes manières (As Boas Maneiras) de Juliana Rojas (2017).
Présentation par Marco Dutra.

Cinémathèque, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


Au Musée du Quai Branly, l’université populaire en est à sa 11e année.

Au cours de cette saison 2017-2018, quatre thématiques : Les grandes révoltes, Du neuf dans la famille, L’invention du futur, et Grands Témoins.

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Aujourd’hui, dans le cadre de L’invention du futur, en ce jour d’anniversaire de Thomas More (1478-1535), né le 7 février, et 502 ans après la parution de son œuvre pionnière, De optimo rei publicæ statu, deque nova insula Utopia (1516) :

* À 18h30 : L’utopie ou Utopia de Thomas More par Yolène Dilas-Rocherieux.

Musée du Quai Branly, Théâtre Claude-Lévi-Strauss, 37 quai Branly, 75007 Paris.


Les Amis du Monde diplomatique, dans le cadre de la Semaine anticoloniale, organisent une rencontre-débat, pour présenter le dernier numéro de Manière de Voir sur un siècle de combats constants et de résistances vaines. Entrée libre et gratuite, sans réservation.

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* À 19h00 : Palestine, un peuple, une colonisation.
Avec Akram Belkaïd et Olivier Pironet.

Contact.

Lieu-Dit, 6 rue Sorbier, 75020 Paris.


À Rome, le Museo dell’Ara Pacis, fête les 70 ans de la légendaire Agence Magnum, créée en 1947, par notamment Robert Capa, David Seymour, Maria Eisner, Henri Cartier-Bresson : Magnum Manifesto. Guardare il mondo e raccontarlo in fotografia (7 février-3 juin 2018).

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Museo dell’Ara Pacis, Museo dell’Ara Pacis, lungotevere in Augusta (angolo via Tomacelli), 00100 Roma.


Les sorties sur les grands écrans

* Vivir y otras ficciones de Jo Sol (2016).

* The Ride de Stéphanie Gillard (2016).

* Stronger de David Gordon Green (2017).

* Ni juge, ni soumise de Jean Libon & Yves Hinant, les créateurs de Strip Tease (2017).

* England Is Mine de Mark Gill (2017).

* Atelier de conversation de Bernhard Braunstein (2017).

* Jusqu’à la garde de Xavier Legrand (2017).

* Human Flow de Ai Weiwei (2017)

Bonus : Ai Weiwei en gros bébé égocentrique et narcissique mais militant.

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Les ressorties en versions restaurées

* Uniformes et jupons courts (The Major and the Minor) de Billy Wilder (1942).

* Un enfant attend (A Child is Waiting) de John Cassavetes (1963).



Mardi 6 février 2018

 

Au programme de ce mardi, d’abord les ciné-clubs du jour.

À Bruxelles, à la Cinematek, dans le cadre du cycle Science Fiction & Fantasy (1902-1929).

* À 20h15 : La Femme sur la lune
 (Die Frau im Mond) de Fritz Lang (1928).


 

Cinematek, salle Plateau, rue Baron Horta 9, 1000 Brussel.


À Paris, la séance de ciné-club du Centre culturel irlandais a lieu aux 3 Luxembourg.

* À 19h30 : It’s Not Yet Dark de Simon Fitzmaurice (2016).


 

Les 3 Luxembourg, 67 rue Monsieur-le-Prince, 75006 Paris.


À Paris toujours, à l’Archipel, c’est le rendez-vous bimestriel de À la rencontre, 4e année avec Marc-Antoine Vaugeois et Damien Truchot.

Ce soir des courts métrages :

* La Chambre à lessive de Stanley Woodward (2017) ; Idols de Blanca Camell Galì (2017), Prix d’interprétation féminine pour Marta Camell Galí au Festival Côté Court de Pantin 2017 ; Lettres à Adja de Marie-Stéphane Imbert (2017).

Seuls les amis de Facebook ont accès aux photos et aux vidéos. Dommage.

Cinéma l’Archipel, 17 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris.


Suivent les expositions du monde qu’on n’a pas envie de manquer, même si on a encore un peu de temps pour se les programmer.

À Paris, au Musée du Jeu de paume Concorde les nouvelles expositions (6 février-20 mai 2018).

* Raoul Hausmann. Un regard en mouvement.

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L’exposition a été présentée à Cherbourg-en-Cotentin, à la galerie Le Point du jour (24 septembre 2017-14 janvier 2018), on vous en parlait en janvier 2018, et on annonçait sa venue à Paris.


 

* Susan Meiselas. Médiations.

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* Damir Očko. Dicta II Satellite 11.

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Musée du Jeu de Paume, 1 place de la Concorde, 75008 Paris.


À New York, la Robert Mann Gallery a inauguré la nouvelle série du photographe australien Murray Fredericks : Vanity
qui fait suite à le précédente, Salt en 2001 (1er février-7 avril 2018).

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Fredericks est un psycho-métaphysicien matérialiste.
Ce n’est pas Prométhée qu’il convoque pour expliquer les déboires de l’Anthropocène, mais plutôt Narcisse.
Dans son univers, c’est le miroir qui en est l’emblème : les humains sont obsédés par eux-mêmes et par leur image, individuellement et collectivement.
Dans sa série Vanity, il tente de détourner leurs regards et déplace l’image vers l’ailleurs de leurs misérables égos, vers la lumière, la couleur et l’espace.

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Il ne le dit pas - et peut-être qu’on sollicite sa pensée - mais on a le sentiment qu’avec ses moyens à lui, sur le lac Eyre aux eaux salée et irrégulières du grand désert Sud de l’Australie, il s’approche de Lao Tseu et du vide parfait du Tao.

'VANITY' Art House film from Marcus O'Brien on Vimeo.

 

Robert Mann Gallery, 525 W. 26th Street New York, NY 10001.


À Vienne, c’est la célébration de Gustav Klimt et de ses congénères, Koloman Moser (1868-1918), Richard Gerstl (1883-1908), Otto Wagner (1841-1918), Egon Schiele (1890-1918), etc. par tous les musées de la ville (18 janvier-10 juin 2018).

Gustav Klimt (1862-1918) est mort le 6 février 1918, il y a cent ans, et cette année-là fut particulièrement meurtrière.

Ces temps-ci - centenaire oblige - les prix se sont envolés dans les diverses ventes. Klimt fait partie de ces grands peintres qui ont atteint le grand public, sans déchoir.

Le MUDEC de Milan avait pris de l’avance, l’an dernier en 2017, avec son expérience multimédia (26 juillet 2017-7 janvier 2018).


 

On se souvient aussi des photomontages de Inge Prader, en 2015, pour soutenir la recherche contre le SIDA.

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Il ne s’agit pas de dévoiements, mais de reconnaissance.



Lundi 5 février 2018

 

À Toulouse, à l’ABC et à la Cinémathèque, ainsi que dans toute la région, commence le festival de films LGBT, Des images aux mots 2018, 11e édition (5-11 février 2018).

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Avec une exposition Mikl Mayer (1er-15 février 2018).

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Ce soir, ouverture à l’ABC.

* À 20h00 : Al Berto de Vicente Alves do O (2017).

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Demain, mardi 6 février 2018, c’est à la Cinémathèque.

* À 19h00 : Olivia de Jacqueline Audry (1951).

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* À 21h00 : Les Amitiés particulières de Jean Delannoy (1964).

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Faites votre programme de Toulouse.

Faites votre programme dans la région.

ABC, 13 rue Saint-Bernard, 31000 Toulouse.
Cinémathèque, 69 rue du Taur, 31000 Toulouse.


Le 31 janvier 2018, c’était la Pleine Lune, à 13h27 heure sidérale (dont 13h27 heure de Paris), à 11° lion-verseau. Elle était accompagnée d’une éclipse lunaire, ce qui est courant.

La précédente Pleine Lune avait eu lieu le 2 janvier 2018, à 2h24 heure sidérale, à 11° cancer-capricorne.
Ce qui fait de 2018, une année de 13 lunes, ce qui se produit à peu près tous les 3 ans.
Et ce qui n’a aucun sens cosmique particulier, puisque le calendrier occidental est parfaitement arbitraire et n’obéit à aucune obligation astronomique (contrairement à d’autres calendriers). Faut pas tout mélanger sauf à produire des prédictions auto-réalisatrices, l’inconscient étant pourvu d’un arsenal de ruses illimité.

On pense plutôt au film très peu magique.

* L’Année des treize lunes (In einem Jahr mit 13 Monden) de Rainer Fassbinder (1978).


 

Quant à la "Blue Moon", c’est juste une idée poétique.


 

Occasion de se passer un petit Elvis, ou, tiens, plutôt la grande Billie, ou notre chère Ella.

Si on veut bien recevoir les multiples signes qui nous sont envoyés, comme c’est fortement recommandé quand on veut avoir une vraie vie (celle qui semble absente parce qu’elle est ailleurs), il faut juste prendre le temps d’être attentif, et d’organiser ces signes avec une méthode et une conscience à soi.

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Un cycle lunaire, c’est comme une respiration.

Ça commence avec la Nouvelle Lune et c’est l’inspiration (et l’action). Elle succède aux jours de nuits noires de la lune balsamique, qu’il ne faut pas confondre avec la lune noire, alias Lilith, qui, elle, n’est qu’un point fictif pour les astrologues, eh oui, tout s’apprend, même André Breton s’y était mis.
La Nouvelle Lune, on ne la voit pas (encore), elle apparaît lentement, ce sont les quartiers.
Jusqu’à la Pleine Lune, bien visible par temps clair et sujet de tous les fantasmes de l’humanité.
Puis vient l’expiration (et le lâcher prise) jusqu’à la prochaine Nouvelle Lune.
La Pleine Lune est un moment de retournement, plus ou moins ressenti par les éléments de la couche terrestre quels qu’ils soient (océans, végétaux, animaux, humains-humaines, et autres lycanthropes) selon leurs accords dans l’harmonie céleste générale.

Mais ce sont les commencements - souvent insensibles - qui sont grands.
En attendant la prochaine Nouvelle Lune, celle du 15 février 2018, à 21h05 heure sidérale (donc 22h05 heure de Paris), à 27° du verseau, qui va nous faire entrer dans l’année du Chien de Terre, année lunaire, elle...

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... on va (re)voir, dans le cadre du séminaire de Marie-Rose Moro, à l’hôpital Cochin

* À 17h00 : Je m’appelle / Je demande la lune de Manuela Morgaine (2017).
Manuela qui tient le coup sur sa péniche Saturne et qui sera présente.
Présentation et débat avec Marie-Rose Moro et Carlos Parada, Lucile Latour et Francesca Pollock.

Extrait Je m'appelle/Je demande la lune from Manuela Morgaine on Vimeo.

 

Hôpital Cochin, Maison de Solenn, salle Lebovici, 97 boulevard du Port-Royal 75014 Paris.


À Paris, à la Cinémathèque, c’est la séance Aujourd’hui le cinéma du lundi soir.

* À 19h00 : Programme japonais.

Oh Lucy ! de Atsuko Hiranayagi (2014) ; 663114 de Isamu Hirabayashi (2011) ; And So We Put Goldfish in the Pool de Makoto Nagahisa (2016) ; Home Away from Home de Yukinori Makabe (2016) ; Lies de Naomi Kawase (2015).

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Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.



Dimanche 4 février 2018

 

Bon anniversaire à Georges Sadoul (1904-1967), 114 ans aujourd’hui.

Son Histoire générale du cinéma (1946-1975), en 6 tomes, qui distinguait soigneusement les deux métiers de critique et d’historien, écrite contre celle des deux fascistes Bardèche et Brasillach (1935), a formé des générations de cinéphiles, y compris ceux qui n’ont lu que la version abrégée.

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Comme il était journaliste, surréaliste et bédéiste, communiste, militant et très actif, il fut vigoureusement décrié, et étiqueté "stalinien" par les petits messieurs du début des années 60 (et, il faut l’avouer, dès 1931, par les ennemis surréalistes de Aragon, son pote).

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Ils critiquaient ses choix, forcément idéologiques - qui y échappe ? - et en profitaient pour critiquer aussi ses méthodes, ses lacunes ou ses erreurs.
Eux-mêmes se rêvaient avec les oripeaux de Dieu (qui est mort en 1882) ou de Sirius (qui lui-même ne se sent pas très bien). Réactionnaires en somme, mais "c’est bien de réagir, non ?" disait Godard dans on ne sait plus quel film de l’époque, ça active la dialectique (ça, il ne le disait pas, mais il aurait pu).
Le "D’où ça cause", qui rectifie tout, c’est plus tard qu’il s’est répandu, même chez les intellos.

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Et puis, cette Histoire du cinéma du vieux Sadoul a été oubliée, et remplacée, sur les étagères, par des dictionnaires collectifs - surtout le Passek - qui flirtent toujours avec une objectivité supposée possible et souhaitable, mais qui, régulièrement remis à jour, sont dépassés sitôt parus. Pour un historien comme pour un encyclopédiste, un bon cinéaste est un cinéaste mort. Quant au flux mouvant du Net, modifiable en permanence et à l’infini, il est d’autant plus fragile et incohérent.

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Quoiqu’il en soit, pour ce qui concerne LE Sadoul, c’est comme au bridge, les méthodes se succèdent, mais on n’oublie jamais Pierre Albarran le pionnier, même si on ne le cite plus.

Cf. la revue 1895.


À Toulouse, au Théâtre du Capitole, Wagner est à l’affiche
avec La Walkyrie (1870).
Direction musicale de Claus Peter Flor, mise en scène de Nicolas Joel avec Sandra Pocceschi et décors de Ezio Frigerio, avec l’Orchestre national du Capitole (30 janvier-11 février 2018).

À cette occasion, ce soir, la Cinémathèque propose un ciné-concert prestigieux : Les Nibelungen 
de Fritz Lang (1924) en deux parties.
Accompagnement au piano par Karol Beffa.


 

* À 15h00 : La Mort de Siegfried (Siegfrieds Tod).

* À 20h00 : La Vengeance de Kriemhild (Kriemhilds Rache).

Et si n’avez pas le temps, Gérard Courant vous la fait courte.

Théâtre du Capitole, place du Capitole, 31000 Toulouse.



Samedi 3 février 2018

 

Le 3 février 1468, il y a 550 ans, est mort, à Mayence, Johannes Gensfleisch, alias Gutenberg.
Il y était né entre 1397 et 1400.
Il nous léguait l’imprimerie.

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Aujourd’hui, à la BNU de Strasbourg, on lance l’année Gutenberg, en lui rendant hommage toute la journée, après une visite guidée "Sur les pas des imprimeurs" et une inauguration de tramway, on retourne au principal : les livres.

Sur inscription.

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* À 16h30 : Retour sur l’expérience éditoriale et sur le sens de l’œuvre de Gutenberg pour les acteurs du livre d’aujourd’hui.

Table ronde avec les auteurs du numéro spécial de la Revue de la BNU  : Christophe Didier, Maud Pfaff & Olivier Deloignon, éd., Gutenberg aujourd’hui (1468-2018), numéro spécial réalisé par les étudiants du Master Métiers de l’édition de l’Université de Strasbourg.

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* À 18h30 : Verre de l’amitié.

* À 20h00 : Gutenberg, l’aventure de l’imprimerie de Marc Jampolsky (2017).
En présence de membres de l’équipe du film.


 

Bibliothèque nationale et universitaire (BNU), auditorium, 6 place de la République, 67000 Strasbourg.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 3 au 9 février 2018.



Vendredi 2 février 2018

 

En Seine Saint-Denis (Bagnolet, Bobigny, Bondy, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, Romainville), un nouveau festival démarre : Repérages, le cinéma de demain, 1ère édition (2-9 février 2018).

Cette première édition est placée sous le patronage du grand Reda Kateb.

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Le festival est entièrement dédié aux premières œuvres, avec tous les éléments nécessaires pour qu’il ait une longue vie devant lui : compétition, avant-premières, court et longs métrages, documentaires et fiction.

Particularité : ce sont six jeunes résidents du département (entre 17 et 25 ans), qui forment le jury et décernent le Grand Prix.


 

Ce soir, en ouverture, une avant-première :

* À 20h30 : Après la guerre (Dopo la guerra) de Annarita Zambrano (2017).
En sa présence.

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Faites votre programme.

Festival Repérages dans les Cinémas d’Est Ensemble, 100 avenue Gaston Roussel, 93230 Romainville.


À Clermont Ferrand, commence leFestival du court métrage, 40e édition, qui, lui, a une sacrée bouteille (2-10 février 2018). 40 ans au compteur, et de belles origines.

Bande-annonce du festival du court métrage de Clermont-Ferrand 2018 from ClermontFd Short Film Festival on Vimeo.

 

Les compétitions : internationale, 30e édition ; nationale 40e édition ; compétition labo 17e édition.

Les rétrospectives.

Faites votre programme de la semaine.

Faites votre programme d’aujourd’hui.

Festival international du court métrage, 6 place Michel-de-l’Hospital, 63000 Clermont-Ferrand.


À Rouen (et au Havre, à Mont-Saint-Aignan) commence le festival À l’Est du nouveau, 13e édition (2-11 février 2018).

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Dans les années 60, certains passaient à l’Ouest.
Jeune Cinéma, qui venait de naître, allait plutôt voir à l’Est, d’où les films arrivaient par vagues, avec des époques florissantes et des petits creux.

La revue a été parmi les premières à découvrir Jerzy Skolimovski (dès son n°1), Milos Forman, Jan Nemec, Jiri Menzel, Istvan Gaal, Kosa Ferenc, Vera Chytilova, etc.
D’autres n’ont pas été oubliés, qui n’avaient pas besoin de Jeune Cinéma : Miklos Jancso, Andrzej Wajda, Istvan Szabo, etc.

En 2002, à Rouen, David Duponchel a estimé qu’il était temps de rafraîchir le regard sur ces cinémas qu’on dit maintenant "d’Europe centrale et orientale".

Et puis, comme on est toujours à l’Est de quelqu’un ou de quelque chose, à Rouen, il y a aussi le Pérou (depuis 2009), et l’Argentine (depuis 2013), casés dans la section Al Este dans le Monde. C’est trop bête de se spécialiser pointu ou carré quand la Terre est (encore) ronde.

Préouverture aujourd’hui, 2 février 2018, ouverture mardi 6 février 2018, c’est difficile de se repérer, mais le charme discret du zig-zag emporte toutes les adhésions des aventuriers.

Faites votre programme.

Office du tourisme, 25 place de la Cathédrale, 76000 Rouen.



Jeudi 1er février 2018

 

Bon anniversaire à Pierre Naville (1904-1993), 114 ans aujourd’hui. Il eut plusieurs vies qui se succédèrent, bien qu’il garde toujours son propre cap, et se cloisonnèrent sans qu’il le veuille spécialement.


 

Ceux qui l’ont bien connu comme sociologue du travail ne connaissaient pas forcément son passé surréaliste, et ignoraient souvent son âme trotskiste, tout autant que ses nombreux compagnonnages, Henri Lefebvre, Philippe Soupault, Blaise Cendrars, Benjamin Péret, Henri Barbusse, Victor Serge, et tant d’autres, célèbres et anonymes.

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Bonnes lectures :

* Pierre Naville, Trotsky vivant, Éditions Lettres nouvelles,1962.

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* Pierre Naville, Mémoires imparfaites. Le Temps des guerres, Éditions La Découverte, 1987.

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À Lyon, à l’Institut Lumière, commence ce soir le Festival Sport, littérature et cinéma, 5e édition (1er-4 février 2018).

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Ce soir, séances d’ouverture :

* À 17h00 : Un vrai sport de gonzesses de Farid Haroud (2012). À la Villa Lumière.
En présence de Wendie Renard et Camille Abily.

Un vrai sport de gonzesses from Guillaume Caron on Vimeo.

 

* À 19h00 : The Battle of the Sexes de James Erskine & Zara Hayes (2013).
Présentation par Thierry Frémaux.


 

Faites votre programme.

Institut Lumière, 25 rue du Premier-Film , 69008 Lyon.


À Barcelone, commence Oui ! le Festival de théâtre en français, 2e édition (1er-11 février 2018).


 

Le festival a été fondé, l’année dernière, en 2017, par Mathilde Mottier et François Vila.

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Pour sa deuxième édition, il programme 9 spectacles écrits par des auteurs francophones en provenance de France, Québec, Belgique, Suisse et Roumanie.
Barcelone est une métropole internationale.

Ce soir :

* À 20h00 : Et pendant ce temps, Simone Veille de Corinne Berron, Hélène Serres, Vanina Sicurani, Bonbon & Trinidad. (Institut français de Barcelone).

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Faites votre programme.

Contact.

Lieux : Almeria Teatre, Institut Français de Barcelone, La Caldera, Institut del Teatre.

Institut del Teatre, Plaça de Margarida Xirgu, s/n, 08004 Barcelona.
Institut français de Barcelone, Carrer de Moià, 8, 08006 Barcelona.


À Paris, au Goethe, on regarde du côté des séries ou des mini-séries, qui intéressent de plus en plus les réalisateurs, une nouvelle temporalité, une nouvelle addiction.

* À 19h30 : Das Verschwinden de Hans-Christian Schmid (2017).
En sa présence, discussion avec Pierre Eisenreich.


 

Goethe-Institut Paris, 17 avenue d’Iéna, 75016 Paris.


À Paris encore, au Centre culturel irlandais (CCI), Lian Bell, set designer et arts manager, est en résidence pendant les trois premiers mois de 2018.

En 2016, l’Abbey Theatre avait initié un programme, pour marquer le centenaire de l’insurrection de Pâques 1916 : Waking the Nation.

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Dans la très catholique Irlande, où le corps des femmes ne leur appartient toujours pas, il est question d’un référendum sur l’avortement au printemps 2018. Il y demeure illégal depuis la création de l’État en 1922.

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Pourtant, les féministes irlandaises existent, et leur rôle politique, comme partout ailleurs, ne devrait jamais être sous-estimé. On pense à la suffragette Sarah O’Flynn, et à sa grève de la faim, pour obtenir le statut de prisonnière politique en 1910, préfigurant celle de Bobby Sand.

Lian Bell a prolongé - et enrichi - le mouvement Waking the Nation par Waking the Feminists, en dénonçant le manque de femmes dans le monde du théâtre, auteures et metteuses en scène.
Elle raconte ce soir sa mini-épopée.

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* À 19h30 : Waking the Feminists, par Lian Bell.

Entrée libre et réservation conseillée.

Centre culturel irlandais
, 5 rue des Irlandais
, 75005 Paris.



* Louise Wimmer-édito 2018 * Janvier 2018 * Février 2018 * Mars 2018
 



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