Journal de Louise Wimmer (juillet 2018) I
1er-15 juillet 2018
publié le samedi 14 juillet 2018


 

JUILLET 2018

(1er-15 juillet 2018)
 



Samedi 14 juillet 2018

 

Bon anniversaire, Ingmar Bergman (1918-2007), cent ans exactement aujourd’hui.

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Des rétrospectives partout dans le monde et toute cette année 2018.

À Stockholm, une exposition au Scenkonst Museum : Bergman. Truth and Lies (16 juin-16 septembre 2018).

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Et des films aussi, l’année 1957, et une bonne mémoire.

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* Bergman, une année dans une vie (Bergman - ett år, ett liv) de Jane Magnusson (2018).


 

* Minnet av Ingmar Bergman de Jörn Donner (2018).

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À Bruxelles, la Cinematek fait un Hommage à Frances McDormand (14 juillet-30 août 2018).

Ce soir :

* À 21h00 : Sang pour sang (Blood Simple) de Joel Coen & Ethan Coen (1984).


 

Faites votre programme.

Cinematek, 9 rue Baron-Horta, 1000 Bruxelles.


À Paris, c’est aujourd’hui que l’Institut finlandais rouvre ses portes, après de longs travaux de rénovation, et il faut fêter ça en allant y voir de plus près ce qui a changé.
En attendant que le cinéma y fasse sa réapparition.

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Il avait été ouvert en 1990, rue des Écoles, on fréquentait régulièrement ses séances de cinéma, et son vaste espace-bar, avec le wifi et d’excellentes bières artisanales, avec deux entrées (et deux sorties) était infiniment séduisant parce que relativement secret.
Il nous a manqué.

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Institut finlandais, 60 rue des Écoles et 33 rue du Sommerard, 75005 Paris.


À Marseille, tous les dimanches, grâce à la Friche Belle de mai, sur le toit-terrasse, des films gratuits ouverts à tous : Belle et toile 2018, avec comme fil rouge, l’amour (1er juillet-26 août 2018).

Demain soir, donc, ouverture à 20h00 :

* À la nuit tombée : Before Sunrise de Richard Linklater (1995).


 

La Friche, 41 rue Jobin, 13003 Marseille.


D’une façon générale, ce lourd week-end chargé, ce samedi militaire et demain, ce dimanche particulier, 15 juillet 2018 : mauvais esprit, mauvaise réputation, mauvaise herbe.


 


 


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 14 au 20 jillet 2018.



Vendredi 13 juillet 2018

 

À New York, on passe le week-end et au delà au Metrograph, ce cinéma génial et inattendu à Manhattan, concept de cinéphile français, look à l’américaine, qui a ouvert ses portes en 2016.

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Metrograph reçoit Xan Cassavetes (alias Alexandra), fille de John et Gena, sœur de Nick et de Zoe.
Il a programmé son documentaire télé, demain samedi 14 juillet 2018 :

* À 20h30 : Z Channel : A Magnificent Obsession (2004).


 

Et du coup, il a concocté cinq jours de projections pour sertir ce film mal connu : Z Channel presents, (13-17 juillet 2018).

Ça commence aujourd’hui :

* À 13h00 : Heaven’s Gate de Michael Cimino (1980).


 

* À 17h00 : Some Call it Loving (Sleeping Beauty) de James B. Harris
(1973).

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* À 19h00 : McCabe & Mrs. Miller de Robert Altman (1971).


 

Faites votre programme.

Metrograph, No.7 Ludlow Street, New York NY 10002.


* À New York, on passe par Times Square.

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On y découvre, grâce notamment au Queens Museum les deux sculptures de Mel Chin : Wake et Unmoored, une vision prophétique d’une ville naufragée dans la marée du réchauffement climatique (11 juillet-5 septembre 2018).


 


À Paris, on danse, aujourd’hui et demain.

Les bals populaires des 13 et 14 juillet, c’était une tradition, qui avait reflué, qui reprend peu à peu. Peut-être est-ce la prise de conscience du volcan qui gronde, pour l’instant encore sourdement, sous nos pieds.

Ce soir, on danse avec ATTAC, la Ligue des droits de l’Homme et les Amis du Monde Diplomatique, pour ne pas oublier la répression du 14 juillet 1953, il y a 65 ans.

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C’était le 14 juillet 1953. La manif arrivait place de la Nation, la police parisienne avait chargé le cortège de nationalistes algériens pour leur arracher leur matériel (banderoles, drapeaux, pancartes). Ils avaient tiré : 7 morts, 6 Algériens et un syndicaliste français, et 50 blessés par balle.

Grâce à Philippe Bouvier, on a trouvé les noms des victimes (droits réservés).
Dommage que Facebook soit si stupide, parce qu’on y trouve des gens de fort bonne compagnie.

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* À 18h30 : Hommages et prises de parole.


* À 19h00 : Bal avec valse musette, rock, pop et disco.

* À 22h30 : Bal avec les musiques du monde, salsa, reggae, raï, zouk, musique africaines.

Et entre les deux bals, des extraits du film :

* À 22h00 : Les Balles du 14 juillet de Daniel Kupferstein (2014).

Les balles du 14 juillet 1953 from Daniel Kupferstein on Vimeo.

 

Bonne lecture, le livre après le film :

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* Daniel Kupferstein, Les Balles du 14 juillet 1953, préface de Didier Daeninck, Paris, La Découverte, 2017.


 

Place de l’ile de la Réunion, à Nation, à côté de la colonne du Trône, boulevard de Picpus, 75012 Paris.



Jeudi 12 juillet 2018

 

À Zürich, dans le grand hall de la gare centrale, le Brésilien Ernesto Neto a installé ses tricotages modernes, à l’instigation de la Fondation Beyeler. (30 juin-29 juillet 2018).

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On se souvient de son installation à l’Arsenale, à la Biennale de Venise 2001 : Human Kind. Elle semblait figurer, en plastique, la triperie des corps, qui, tout compte fait, n’est autre chose que l’âme elle-même.

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À l’époque, Neto travaillait les plastiques, qu’il s’agissait de "récupérer" de la déchetterie ou des estomacs des poissons.
Cette fois, il travaille le coton teint à la main, au crochet ou en nouages, du travail de dames. Ou plutôt du travail artisanal selon la tradition et la vision du monde des Huni Kuin de la frontière péruvienne

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Et comme toujours son installation accueille avec douceur les vivants errants dans les grands halls du monde.

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Ça fait 20 mètres de haut et ça s’appelle GaiaMother Tree.

Le vernissage comme si vous y étiez.

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Puisqu’on est en Suisse, terre multilingue de contrastes, on en profitera pour tirer un bord vers la maison mère, la Fondation Beyeler à Riehen, près de Bâle, pour y découvrir les expos actuelles intra muros :

* Ernesto Neto intime et son programme d’accompagnement

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* Brice Marden (20 mai-12 août 2018).

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* Bacon-Giacometti (29 avril-2 septembre 2018).

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On note tout de suite une rencontre avec Willem Dafoe, le 26 juillet 2018 à 18h30, qui lira, en anglais, deux entretiens de Francis Bacon (1909-1992 et Alberto Giacometti (1901-1966 avec David Sylvester (1924-2001.

Bonnes lectures :

* David Sylvester, Entretiens avec Francis Bacon, introduction et traduction de Michel Leiris, Paris, Flammarion, 2013.

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* David Sylvester, En regardant Giacometti, traduction de Jean Frémon, Marseille, André Dimanche, 2001.

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Fondation Beyeler, Baselstrasse 101, 4125 Basel.



Mercredi 11 juillet 2018

 

Le dérèglement climatique, il y a au moins 10 ou 15 ans que plus personne n’ose en ricaner, genre "Y a plus de saison !".

Des variations saisonnières, on en a toujours connu.
Le 3 juillet 1953, Benjamin Péret écrivait à Elisa Breton à Saint-Cirq :

"Ici [à Paris], il fait un temps abominable.
Mardi, il a fait un tel orage que le cimetière de Passy s’est écroulé sur la place du Trocadéro avec toute sa marchandise, et que, depuis, 6000 lignes de téléphone sont interrompues. Il y avait un torrent de 30 cm de profondeur qui dévalait le boulevard Saint-Michel, et cela duré trois heures".

* André Breton & Benjamin Péret, Correspondance 1920-1969, Gallimard, 2017.

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Mais là, ces dernières années, ce n’est pas pareil, et chacun peut percevoir, à sa propre fenêtre, des aberrations de toutes sortes.
Ça ne se réchauffe pas seulement, ça se dérègle, même en zone tempérée.
Comme en un miroir symétrique de la dérégulation économique.
Les prévisions météo elles-mêmes, qui semblaient avoir fait des progrès grâce aux satellites, se plantent régulièrement, surprises par des yoyos capricieux et imprévisibles, des déluges, des tornades, des coups de chaud et des coups de froid en quelques heures...

Les climatologues sont de plus en plus inquiets, et pensent que les modèles actuels (et à plus forte raison les modèles officiels) pourraient sous-estimer l’ampleur des changements à venir. Par exemple, la hausse du niveau des mers pourrait atteindre six mètres dans quelques dizaines d’années et ça pourrait durer plusieurs milliers d’années.

On se souvient de Waterworld de Kevin Reynolds (1995), il y a 23 ans, et, en ce temps-là, c’était encore pure science-fiction.


 


À propos de l’eau, dont il est difficile de nier que c’est un "bien commun", ces richesses offertes par la Terrre au Terriens : Garrett Hardin, en 1968, disait que traiter les biens communs comme des biens privés conduisait à leur destruction.
Il semblerait que ce soit bien parti, à Vittel.

Bonnes lectures :

* Garrett Hardin, La Tragédie des communs, traduction par Laurent Bury et présentation par Dominique Bourg, Paris, Presses universitaires de France, 2018.

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* John Bellamy Foster, Marx écologiste, Paris, Éditions Amsterdam, 2011.

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À Paris, à la Maison rouge, c’est la dernière exposition : L’Envol ou le rêve de voler (16 juin-28 octobre 2018).


 

C’est vraiment la dernière.
Parce qu’elle est ouverte depuis 2004, la Maison rouge, et que son fondateur, Antoine de Galbert, pense qu’il ne pouvait pas faire mieux, et qu’il valait mieux arrêter à l’apogée.

La Maison rouge, 10 boulevard de la Bastille, 75012 Paris.


Les sorties sur les grands écrans

* Moi et le Che de Patrice Gautier (2016).

* Dark River de Clio Barnard (2017).

* C’est qui cette fille ? (Thirst Street) de Nathan Silver (2017).

* Zama de Lucrecia Martel (2017).

* The Strange Ones de Christopher Radcliff & Lauren Wolkstein (2017).

* Dogman de Matteo Garrone (2018).

* Paranoïa de Steven Soderbergh (2018).

Les ressorties en versions restaurées

* La Femme à abattre (The Enforcer) de Raoul Walsh & Bretaigne Windust (1951).

* Hair de Milos Forman (1979).

* La Ballade de Narayama (Narayama bushikō) de Shohei Imamura (1983).

* Bagdad Cafe de Percy Adlon (1987).

* Central do Brasil de Walter Salles (1998).



Mardi 10 juillet 2018

 

À Marseille, dans toute la ville et la région même, avec d’innombrables partenaires, commence le Festival international de cinéma (FID), 29e édition (10-16 juillet 2018).

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150 films de 37 pays en 7 jours.
Avec Isabelle Huppert comme invitée d’honneur.

On note tout particulièrement, outre les compétitons habituelles (internationale,
française, "premier film", et cinéma de recherche-CGCR), les traditionnelles séances spéciales et les rencontres et tables rondes professionnelles, la section Écrans parallèles avec sept pistes où toutes les découvertes sont possibles.

Notamment :

* Edie Sedgwick, une des grandes actrices de Andy Warhol.

* Livre d’image. Hommage à Paul Otchakovsky-Laurens (1944-2018), qui fut le président du festival.

Ce soir, ouverture, en entrée libre :

* À 21h30 : Home de Ursula Meier (2008).
En présence de Isabelle Huppert.


 

Faites votre programme.

FID, 14 allée Léon-Gambetta, 13001 Marseille.


À Bruxelles, la Cinematek, dans le cadre de son cycle Flappers & Other Girls from the Roaring Twenties (28 juin-30 août 2018), ce soir :

* À 18h00 : Irene de Alfred E. Green (1926).

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Faites votre programme.

Cinematek, 9 rue Baron-Horta, 1000 Bruxelles.



Lundi 9 juillet 2018

 

À Paris, la Cinémathèque invite à une Rétrospective Sergio Corbucci (9-29 juillet 2018).

* À 20h00 : Compañeros de Sergio Corbucci (1970).


 

On note tout de suite, la "conversation" du samedi 21 juillet 2018 :

* À 19h30 : Le Mercenaire (Il mercenario) de Sergio Corbucci (1968).
Suivi de À propos du Mercenaire et de Sergio Corbucci avec Jean-François Rauger et Gabriela Trujillo.


 

Faites votre programme.

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


À San Francisco, le Musée d’art moderne (SFMOMA) : René Magritte. The Fifth Season (19 mai-28 octobre 2018).

L’exposition est consacrée aux 25 dernières années de Magritte, quand, à partir de la Seconde Guerre mondiale, au tournant de la quarantaine, il changea de style et de vie : 70 œuvres pour représenter sa période Renoir, sa période "vache", sa période fauve...

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Au point qu’une critique américaine a pu imputer ce changement à la nécessité d’éviter les persécutions nazies.

SFMOMA, 151 Third Street, San Francisco, CA 94103.


À Londres, la Tate Britain explore l’impact de la Première Guerre mondiale sur l’art français, allemand et anglais, et les multiples façons d’affronter le traumatisme : Aftermathart in the Wake of World War One (5 juin-23 septembre 2018).

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Avec une belle bande-annonce.

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Tate Britain, Millbank, London SW1P 4RG.


Chez soi, devant sa bécane, ce 9 juillet 2018, on fête les 110 ans du photographe Minor White (1908-1976) en regardant son œuvre en ligne.

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* Sur le site du MoMA.

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* Ou sur le site de Open Culture.

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Samedi 7 juillet 2018

 

D’abord on salue bien bas Cédric Herrou d’avoir procédé au nécessaire ravalement de façade des frontons de la République. Avec l’aide du Conseil constitutionnel, qui a confirmé, hier vendredi 6 juillet 2018, qu’une aide désintéressée au "séjour irrégulier" ne saurait être passible de poursuites, au nom du "principe de fraternité".

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Ravaler la devise de fraternité n’est pas une mince affaire, elle est l’oubliée de la triade.

La liberté est tout le temps agressée, et il y a tant de servitudes plus ou moins volontaires que la défendre ne va pas de soi. Mais elle demeure relativement bien comprise par le genre humain et elle est solidement défendue.

L’égalité, aussi, est défendue. Par des idéologies et des groupes de toutes sortes, qui, souvent, par ailleurs, acceptent - ou même revendiquent - toutes sortes de hiérarchies. Il n’est pas interdit de penser que c’est - aussi - ce paradoxe interne qui constitue l’origine de leurs défaites répétées.

Quant à la fraternité, elle est évacuée des esprits depuis longtemps, et cela, notamment, par mille et une ruses du "système" hypercompétitif par nature, dont la principale est la dérive rhétorique : la notion se déguise en empathie (la plus moderne), charité (la plus ancienne), solidarité même ou même amitié, etc., des mots connotés tout autrement, et faciles à dévoyer. Pour redonner à la notion tout son lustre, il y aura besoin de temps et d’une vigilance de tous les instants, mais le premier pas est fait.

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Cédric Herrou y est parvenu, avec sa manière propre, une persévérance sans slogan et sans violence, une désobéissance civile patiente et raisonnable, un discours de bon sens, avec son association, des amis et quelques porte-voix, celui du Festival de Cannes notamment : la montée des marches en 2017, et, en 2018, un film (et les marches encore).

* Libre (aka À tous vents) de Michel Toesca (2018).


 

Les faits sont têtus, et la réalité, la question migratoire, les migrations et les migrants, il faudra les affronter autrement que par des devises.
Mais c’est extrêmement encourageant de constater, une fois de plus, que c’est dans l’action et de la lutte que naissent les cadres philosophique et politique qui forgent la notion de démocratie.
Presque tout fout le camp, et c’est pas les notions qui font les vécus.
Mais quelques valeurs de base décapées, qui échappent au cynisme dominant ambiant, c’est bon à la santé morale.

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À Paris, au Musée Branly, voici le festival Hip Hop Collections, projet-phare de l’association Hip Hop Citoyens (7-8 juillet 2018). Entrée libre.

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* À partir de 14h30, les deux jours : un programme d’enfer.
Ikaz Boi, King Doudou feat. Faktiss, Rashid & DJ Nyack (B•Mundo Label), Rakoto 3000 feat. Illy Baze, Nodey feat. Huong Thanh, Rocé et Hyacinthe, DTWEEZER.

Avec un environnement de paradis : des rencontres et visites guidées, et aussi de quoi manger, boire, écouter et lire.

Musée Branly, 37 quai Branly, 75007 Paris.


À Paris encore, à la Maison de la culture du Japon (MCJP), dans le cadre du cycle Nouvelles trajectoires, du cinéma.

* À 17h00 : Yakuza et constitution de Koji Hijikata (2016).


 

Maison de la culture du Japon à Paris, 101 bis quai Branly, 75015 Paris.


À Paris toujours, la Librairie Tropiques salue le philosophe Domenico Losurdo (1941-2018), qui vient de mourir, ce 28 juin 2018, et, par la même occasion, rappelle que Hegel est toujours d’actualité, et (relativement) accessible au commun des mortels.


 

* À 19h30 : Hommage à Domenico Losurdo.
Avec Bernard Bourgeois, Aymeric Monville, Dominique Pagani.

Tropiques, 56 et 63 rue Raymond Losserand, 75014 Paris.


À Lyon, le Musée des Confluences invite toute une année à aller à la rencontre des fantômes : Yokainoshima, esprits du Japon (7 juillet 2018-25 août 2019).

Yokainoshima, esprits du Japon from Musée des Confluences on Vimeo.

 

Avec un catalogue.

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Faites votre programme.

Confluences, 86 quai Perrache, 69002 Lyon.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 7 au 13 juillet 2018.



Vendredi 6 juillet 2018

 

Claude Lanzmann (1925-2018) est mort hier, ce 5 juillet 2018.

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Rien de plus volatile que la mémoire vive, celle des mortels, celles des civilisations.

On peut compter, pour chaque humain, au mieux, deux générations, les parents et les grands-parents ou dans l’autre sens, les enfants et les petits-enfants, au delà, même les fans de généalogie se sentent dépourvus d’affect.

Quant à la mémoire morte - le savoir sec des archives - elle est périssable, la numérique, étant infiniment plus fragile que celle de Gutenberg.

Toutes les traces, tous les témoignages sont donc précieux, qui font tenir ensemble la communauté hétéroclite des Terriens, plus que jamais menacée d’entropie.

C’est pourquoi les hommages affluent de toute part vers Claude Lanzmann, cet homme remarquable qui ne fut pas seulement un corps mortel, mais plutôt un morceau de l’espace-temps de l’histoire de l’humanité : sa vie, sa carrière, son œuvre, ses écrits, ses films, ses polémiques représentent tout un éco-système emblématique d’un 20e siècle terrible.

Son film Shoah (1985)
sera diffusé sur Arte, demain, samedi 7 juillet 2018.


 

Son dernier film, Les Quatre Sœurs (2017) est sorti en salles, mercredi dernier, le 4 juillet 2018.


 


À Toulouse, la Cinémathèque se transforme en Cinéma à ciel ouvert, 14e édition (6 juillet-25 août 2018).

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Ce soir :

* À 22h30 : Laura de Otto Preminger (1944).


 

Faites votre programme.

Cinémathèque, 69 rue du Taur, 31000 Toulouse.


À Avignon, aujourd’hui commence LE Festival, 72e édition, le plus grand festival de théâtre du monde et le plus populaire (6-24 juillet 2018).

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Le Festival d’Avignon In a une grande histoire qui confine à la légende au fur et à mesure que le temps passe. On peut la réviser depuis 1947.

On se souvient tout particulièrement de l’édition 1968, il y a 50 ans, quand on jetait le bébé avec l’eau du bain.


 

Que d’injustices mais que de jubilations, au Verger, dans les rues, dans les cloîtres, au cinéma de la place !

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Même les meilleurs des pères savent qu’un jour ou l’autre, ils seront tués.
Les plus sages savent que c’est la loi de la vie et de l’histoire, et ils l’acceptent.

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En cette année 2018, on note l’exposition de la Maison Jean-Vilar : Je suis vous tous qui m’écoutez. jeanne moreau, une vie de théâtre.

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Depuis 1966, il y a le Festival Off, aussi, de plus en plus vivant.


 

Ce soir, ouverture dans le IN, à la Cour d’honneur :

* À 21h30 : Thyeste de Sénèque, mise en scène de Thomas Jolly.

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Faites votre programme.

Festival d’Avignon IN, Cloître Saint-Louis, 20 rue du Portail-Boquier, 84000 Avignon.
Avignon Festival & Compagnies OFF, 24 boulevard Saint-Michel, 84000 Avignon.


À Aix-en-Provence, commencent les Rencontres déconnomiques, 7e édition : La monnaie dans tous ses états (6-8 juillet 2018).

"Les plus déconnants sont pas ceux qu’on croit, les plus déconneurs sont parfaitement connus".

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Avec les Amis du Monde Diplo et le Monde Diplo lui-même, Les économistes atterrés, Fakir, Là-bas si j’y suis, Politis, ATTAC,
etc.

Faites votre programme. http://deconnomistes.org/v2/programme/
 

Parc Saint-Mitre, avenue Jean-Monnet, 13090 Aix-en-Provence.



Jeudi 5 juillet 2018

 

À New York, le MoMA célèbre le grand maître du film de kung-fu, Lau Kar-leung alias Liu Chia-liang (1934-2013), avec 10 films réalisés pour la Shaw Brothers (5-17 juillet 2018).

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L’âge d’or de la Shaw Brothers se compose de deux vagues de réalisateurs successives.
D’abord les cinéastes du Nord, King Hu ou Chang Cheh.
Puis, à partir de la fin des années 60, les cinéastes cantonais tels que Chu Yuan et Lau Kar-leung alias Liu Chia-liang (et avec eux, les légendes du Sud, des moines Shaolin au Docteur Wong Fei-hong).

Aujourd’hui :

* À 19h00 : Legendary Weapons of China de Lau Kar-leung (1982).


 

Faites votre programme.

Museum of Modern Art, 11 West 53 Street, New York, NY 10019.


À Bruxelles, à la Cinematek, le cycle Voyages, voyages est en cours (1er juillet-31 août 2018).

Ce soir, le chef d’œuvre de JLG, que les jeunes doivent découvrir et que les vieux doivent revisiter :

* À 21h00 : Pierrot le fou de Jean-Luc Godard (1965).


 

Cinematek, 9 rue Baron-Horta, 1000 Bruxelles.


À Paris, au Centre culturel irlandais, on fête Nick Kelly, musicien (ancien leader du groupe de Dublin de The Fat Lady Sings) et cinéaste, avec un concert et un film, en plein air.

* À 20h00 : Ouverture des portes et restauration à l’irlandaise ("Irish cheese steak sandwiches", options végétariennes et bières artisanales).

* À 20H45 : Concert de Nick Kelly.

* À 22h00 : The Drummer & The Keeper de Nick Kelly (2017).
En sa présence.


 

Centre culturel irlandais, 5 rue des Irlandais, 75005 Paris.


Chez les Grands Voisins aussi, du plein air et en accès libre, dans la cour de l’Oratoire, un programme de courts métrages avec Écrans voisins, et la programmation de Olivier Forest & Lukasz Drygas.

* À 21h00 : La Chanson de Tiphaine Raffier (sélection de la Quinzaine des Réalisateurs, Cannes 2018) ; et trois films de Max Colson : Construction Lines (2017), Le Medina (2016), et A New Investment Vehicle 
 (2015).

LA CHANSON / THE SONG teaser from annee zero on Vimeo.

 

Faites votre programme de juillet 2018.

Les Grands Voisins, 74 avenue Denfert-Rochereau, 75014 Paris.



Mercredi 4 juillet 2018

 

À Paris, la Cinémathèque rend hommage à Françoise Fabian (2-9 juillet 2018).

Ce soir :

* À 19h30 : L’Américain de Marcel Bozzuffi (1969).
Présentation par Françoise Fabian.

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À la Cinémathèque toujours : Robert Bresson. Le cinéma réinventé (4-29 juillet 2018).

Ce soir :

* À 20h00 : Les Dames du bois de Boulogne de Robert Bresson (1944).

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Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


Les sorties sur les grands écrans

* Trois contes de Borges de Maxime Martinot (2014).

* Les Quatre sœurs (parties I & II) de Claude Lanzmann (2017).

* Femmes du chaos vénézuélien (Women of Venezuelan Chaos) de Margarita Cadenas (2017).

* Au Poste ! de Quentin Dupieux (2018).

* À la dérive (Adrift) de Baltasar Kormákur (2018).

* L’Île au trésor de Guillaume Brac (2018).

* Joueurs de Marie Monge (2018).

* Woman at War de Benedikt Erlingsson (2018).

Les ressorties en versions restaurées

* Journal d’un curé de campagne de Robert Bresson (1951).

* L’Œuf du serpent (The Serpent’s Egg) de Ingmar Bergman (1977).

* L’une chante, l’autre pas de Agnès Varda (1977).

* Out of Africa de Sydney Pollack (1985).

Et on se réécoute la musique de John Barry (1933-2011).


 



Mardi 3 juillet 2018

 

Maurice Lemaître (1926-2018) est mort hier, ce lundi 2 juillet 2018.

Il fut un des grands ténors du Lettrisme, mais pas seulement.

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Son œuvre poétique, picturale, chorégraphique, discographique, photographique et cinématographique est reconnue par les galeries et les musées.
Sa vie d’agitateur culturel donc politique a marqué une génération.

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À Grenoble, à la Cinémathèque, commence le Festival du film court en plein air, 41e édition (3-7 juillet 2018).

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Autour des séances de la Place Saint-André, dans toute la ville, il y a des projections, avec compétitions et prix, des rencontres, des ateliers, des cartes blanches, une nuit blanche aussi, etc., tout l’appareil classique festivalier.
Et puis, c’est gratuit donc ouvert à tout le monde, et ça c’est moins "classique".

Aujourd’hui :

* À partir de 14h00, à la cinémathèque : Découverte de la table Mash-up.

Et soirée d’ouvertures et de compétition :

* À 20h30, au cinéma Juliet Berto et à 22h00, place Saint-André : Programme 1.

* Les Indes galantes de Clément Cogitore (2017).

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* Abu Adnan de Sylvia Le Fanu (2017).

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* The Box de Dusan Kastelic (2017).

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* Dans l’armoire de Sébastien Carfora (2017).

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* Negative Space de Ru Kuwahata & Max Porter (2017).

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* Aria de Myrsini Aristidou (2017).

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* Malik de Nathan Carli (2018).

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* Mayla de Rafaël Klepfisch & Léopold Deru (2017).

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Demain, mercredi 4 juillet 2018 :

* À 11h30 : Apéro avec les réalisateurs.

* À 22h00, place Saint-André : Programme 2.

Faites votre programme.

Cinématheque de Grenoble, 4 rue Hector-Berlioz, 38000 Grenoble.



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