Journal de Louise Wimmer (mai 2018) II
16-31 mai 2018
publié le jeudi 31 mai 2018


 

MAI 2018

(16-31 mai 2018)
 



Jeudi 31 mai 2018

 

À Bruxelles, à l’occasion du 50e anniversaire du Printemps de Prague, la Cinematek, se souvient de la Nouvelle vague tchèque.

Ce soir :

* À 19h00 : Le Vampire de Ferat de Juraj Herz (1982).

FERAT VAMPIRE (Juraj Herz, 1981) from Spectacle Theater on Vimeo.

 

Cinematek, 9 rue Baron Horta, 1000 Bruxelles.


À Paris, à la Cinémathèque, une intégrale : Brian De Palma, un maître du suspense (31 mai-4 juillet 2018).

Ce soir :

* À 21h15 : Blow Out de Brian De Palma (1981).


 

On note tout de suite, samedi 2 juin à 14h30, la master class du maître.

Faites votre programme.

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


À Paris, au Centre culturel irlandais, on fait une fête.

On vernit la nouvelle exposition de Corban Walker, Come What May (31 mai-6 juillet 2018).
C’est en entrée libre mais il faut réserver.

Corban Walker, né en 1967 à Dublin, nous avait épatés à la Biennale de Venise en 2011.

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Il fut en résidence au CCI de janvier à avril 2016.
Il revient pour présenter ses dernières œuvres.

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* À partir de 18h30 : Corban Walker. Come What May.

* À 20h00 : After party musicale dans la cour du CCI avec Aerie. et son fondateur, en 2013, le saxophoniste Ingo Hipp.


 

Centre culturel irlandais, 
5 rue des Irlandais,
 75005 Paris.


Le Monde Diplomatique de juin 2018 est paru.

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On feuillette le numéro.

On rejoint les Amis du Monde Diplomatique.

On s’abonne.



Mercredi 30 mai 2018

 

À Paris, à Beaubourg, une exposition inédite : Jean-Jacques Lebel, l’Outrepasseur (30 mai-3 septembre 2018).

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Une cinquantaine d’œuvres (de tableaux), des vidéos, des photos (où certains peuvent même se reconnaître) et de nombreux documents d’archives.


 

Félix Guattari l’appelait "Peintre de la transversalité".

Mais Jean-Jacques Lebel(né en 1936) est plus que seulement transversal, il est aussi vertical et outrepasse largement les hiérarchies fallacieuses, par ses actions, ses visions, ses écrits, ses téléscopages, ses films, ses performances, ses tribus, ses coups, et toute définition, lui est forcément restrictive.

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Il est un activiste, un agitateur, un provocateur, doté d’un troisième œil, de la race de ces acteurs sociaux qui font croire que les happenings ressemblent à des insurrections et que l’art peut changer le monde.

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Les projections quotidiennes, en lien avec l’exposition Lebel :

* À 11h30 : Polyphonix 4 de Jacques Boumendil (1984).

* À 12h30 : André Breton de Dominique Païni (1991) ; Le Cowboy et l’Indien de Alain Fleischer (1994).

* À 14h00 : Monument à Félix Guattari de Jean-Jacques Lebel & François Pain (1995).

* À 15h30 : Trois Happenings de Jean-Jacques Lebel (2001).

* À 16h30 : L’Art du montage de Danielle Shirman (2011).

* À 18h30 : Beat Generation de Jean-Jacques Lebel & Xavier Villetard (2013).

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Centre Pompidou, Galerie du musée, place Georges-Pompidou, 75004 Paris.


À la Fondation Seydoux, un nouveau cycle : Premières images du Maghreb (30 mai-30 juin 2018).

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"Il y a dans l’Atlantide un grand acteur : c’est le sable", disait Louis Delluc à propos du film L’Atlantide de Jacques Feyder.
On se remet à rêver à Antinéa.

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* À 15h00 : Programme Alexandre Promio : un opérateur lumière (Algérie, Tunisie, Égypte, 1896-1903).


 

* À 16h00 : Programme Architecture, villes et archeologie (Algérie, Maroc Tunisie, 1910-1926).

Faites votre programme.

Fondation Jérôme-Seydoux-Pathé, 73 avenue des Gobelins, 75013 Paris.


À Paris, commence Bobines et parchemins, 6e édition (30 mai-3 juin 2018).

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Deux films nous tiennent particulièrement à cœur qui sont présentés par des collaborateurs de Jeune Cinéma.

Ce soir :

* À 20h00 : Les Vikings (The Vikings) de Richard Fleischer (1958).
Discussion avec Geneviève Bührer-Thierry et Patrick Saffar.


 

On note tout de suite aussi, vendredi 1er juin 2018 :

* À 20h00 : Valhalla Rising (Le Guerrier silencieux) de Nicolas Winding Refn (2009).
Discussion avec Laurent Di Filippo et Philippe Piazzo.


 

Faites votre programme.

Cinéma Les Écoles 21 (ex Desperado), 23 rue des Écoles 75005 Paris.


À Paris, la Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes, 5e édition a commencé (25 mai-10 juin 2018).

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Dans ce cadre, l’Association centraméricaine-Paris (ACA) et Jour et Nuit Culture invitent à découvrir, à la Filmothèque, l’Amérique centrale à travers quelques courts métrages sélectionnés.

Ce soir :

* À 20h00 : La Centre-Amérique en courts.
Projection suivie d’un débat.
Au programme de la soirée, le Guatemala, le Salvador, le Honduras, le Costa Rica, et Panama.

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Filmothèque du Quartier-Latin, 9 rue Champollion, 75005 Paris.


Toujours dans le cadre de la dite Semaine, 5e édition, on note tout de suite le Weekend du cinéma des Caraïbes et d’Amérique centrale, avec El Perro que Ladra (le Chien qui aboie) (8-10 juin 2018).

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Au programme : le Costa Rica, la République Dominicaine, le Guatemala, Cuba, Porto Rico et la Caraïbe colombienne.

Ça commence vendredi 8 juin 2018 :

* À 17h00 : Cinéma et réalités des Caraïbes et de l’Amérique centrale, table ronde. Entrée libre.

* À 20h00 : El día de la cabra de Samir Oliveros (2017).


 

* À 22h30 : Soirée caribéenne colombienne, en présence de la comédienne Katia Howard, en partenariat avec l’Ambassade de Colombie en France.

Faites votre programme.

Film au Cinéma Christine 21, 4 rue Christine, 75006 Paris.
Table ronde et cockail à l’Espace Jour et Nuit Culture, 9 place Saint-Michel, 75006 Paris.


À la Cinémathèque française, reprise de la Sélection de la Semaine de la critique, 57e édition, du Festival de Cannes 2018, courts et longs métrages (30 mai-6 juin 2018).

Ce soir :

* À 20h00 : Nos batailles de Guillaume Senez (2018).

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Faites votre programme.

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


À la MEP, aujourd’hui, commencent les nouvelles expositions (30 mai-29 juillet 2018).

* Nicolas Combarro : Interventions.

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* James Nachtwey : Memoriaphotographies

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On note tout de suite un cycle de projections Photographes de guerre, les samedis et dimanches de la période, à 15h00.

Maison européenne de la photographie, 5-7 rue de Fourcy, 75 004 Paris.


Les sorties sur les grands écrans.

* Je vais mieux de Jean-Pierre Améris (2017).

* My Pure Land de Sarmad Masud (2017).

* Une année polaire de Samuel Collardey (2017).

* Les Sept Déserteurs ou la guerre en vrac de Paul Vecchiali (2017).

* Train de vies ou les voyages d’Angélique de Paul Vecchiali (2018).

Les ressorties en versions restaurées.

* La Femme insecte (Nippon konchūki) de Shohei Imamura (1963).

* Nous nous sommes tant aimés ! (C’eravamo tanto amati) de Ettore Scola (1974).

* Cinq et la peau de Pierre Rissient (1982).

* Reprise de Hervé Le Roux (1995).



Mardi 29 mai 2018

 

Avis à qui avait ses habitudes au ciné-club de l’ENS du mardi :
Ces derniers temps, on ne pouvait plus y entrer si on n’avait pas une carte de la maison.
Ça s’est assoupli : Pour assister aux séances, même non encarté, il faut juste envoyer ses noms et prénoms par mail, avant midi, le samedi qui précède.

Ce soir :

* À 20h30 : On achève bien les chevaux (They Shoot Horses, Don’t They ?) de Sydney Pollack (1969).


 

Ciné-club de l’ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.


À Paris, à la Maison de la poésie,
les Éditions Le temps des cerises fêtent leurs 25 ans.

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* À 21h00 :Lectures par François Marthouret et Anne Alvaro, et quelques uns des auteurs maison : Maram al-Masri, Francis Combes, Marie-Laure Coulmin-Koustaftis, Julien Delmaire, Jean-Luc Despax.
Accompagnés en musique par Arthur de Barochez.

Maison de la Poésie, passage Moliėre, 157 rue Saint-Martin, 75003 Paris.


À Villeneuve d’Asq, à l’Espace Culture de l’université de Lille, on se demande comment l’art peut interroger les mécanismes qui engendrent la lumière et l’espace-temps.

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On y a verni hier une nouvelle exposition, réalisée en partenariat avec l’ESÄ et l’Espace croisé : Collisions (28 mai-13 septembre 2018). Entrée libre.

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Cité scientifique Villeneuve-d’Ascq, 59655 Villeneuve-d’Ascq.


Souvent, les galeries d’art vernissent le samedi, puis, après avoir appâté l’amateur, restent fermées le dimanche et le lundi. Les travailleurs doivent se rattraper en semaine.

À Paris, la Galerie Lelong & Co présente ses nouvelles expos (26 mai-13 juillet 2018).

* David Hockney. Pictures of Daily Life.

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* Jannis Kounellis. Boîtes : 1989-2015.

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* David Nash.

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Galerie Lelong & Co, 13 rue de Téhéran, 75008 Paris.


À Paris, la Galerie Octopus accueille le premier recueil de la série Midnight Tales, la BD du Label 619, par Mathieu Bablet, Guillaume Singelin, Sourya, Gax et Elsa Bordier (25 mai-9 juin 2018).

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Voir les auteurs Octopus.

Galerie Octopus, 69 rue Saint-Jacques, 75005 Paris.


À Venise, la Galerie Alberta-Pane, en harmonie avec la Biennale d’architecture, 16e édition, présente une exposition collective de trois artistes préoccupées par les interactions entre les corps et leurs espaces, périmètres de sécurité ou fusion : Extended Architectures (26 mai-29 septembre 2018).

* Luciana Lamothe.

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* Marie Lelouche.

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* Esther Stocker.

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Galleria Alberta-Pane,
 Calle dei Guardiani 2403/H,
 Dorsoduro, 30123 Venezia.



Lundi 28 mai 2018

 

Le 28 mai 1871, c’était un dimanche.
C’est vers midi que la dernière barricade est tombée, défendue par quelques irréductibles, dont Théophile Ferré (1846-1871), Jean-Baptiste Clément (1836-1903), et Eugène Varlin (1839-1871) qui y laissa la peau.
Il y a 147 ans de ça et ça sanglote encore dans les chaumières.

Les Amis de la Commune ont commémoré ces jours funestes de la Semaine sanglante samedi dernier, le 26 mai 2018, avec leur habituel rendez-vous au Mur des Fédérés, devant la plaque des 147 fusillés.

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Ils nous en disent plus sur le déchirant monument de Paul Moreau-Vauthier (1871-1936), dans le square Samuel-de-Champlain, qui date de 1909, utilisé à tort pour illustrer la Commune de Paris, alors que son titre est "Aux victimes des révolutions".

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Déchirant mais controversé.
On le soupçonne de mélanger les bons et les méchants, les Communards et les Versaillais, toutes les victimes de toutes les révolutions. Dans "les révolutions", il faut choisir son camp, pas de no man’s land, pas de zone grise, pas de "bavure".
Et pas de "victimes" donc.
Pourtant, l’inscription de Victor Hugo, dans le bas du monument : "Ce que nous demandons à l’avenir, ce que nous voulons de lui, c’est la justice, pas la vengeance", pourrait nuancer l’ambiguïté du titre.

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Bien sûr, on choisit son camp : Il n’y a que des "maintenant" et "ce ne sont pas les raisons qui font les révolutions, ce sont les corps", tout invisible qu’il est, le Comité parle d’or.

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Mais les siècles effacent et éventent tout et tous (et toutes).
En même temps que d’admiration, on tremble de terreur, de pitié et de compassion pour cette humanité en quête inlassable d’une justice inatteignable, cet artefact social, double illusoire d’une loi naturelle imaginaire.
C’est son honneur de l’avoir inventé, c’est sa punition d’avoir défié les dieux, c’est sa tragédie de la confondre avec la vengeance.

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On a envie de suivre la grande Séverine (1855-1929), citée par les Amis de la Commune qui le trouvait splendide, ce monument hanté de fantômes, peut-être douteux mais en voie de disparition.
Elle n’est pas soupçonnable, Séverine, qui aurait dit à Jules Vallès : "Je meurs de ce qui vous fait vivre, de révolte et de haine… Je meurs de n’avoir été qu’une femme alors que brûlait en moi une pensée virile et ardente".

On suit aussi la Commune de Paris de Michèle Audin, et ses histoires de mur.

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Bonne lecture, aux Éditions Bleu autour, qui viennent de fêter leurs 20 ans.

* Éloi Valat, La Semaine sanglante de la Commune de Paris, préface de Marie-Hélène Roque, Éditions Bleu autour, 2013.

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Et aussi :

* Jean Braire, Sur les traces des Communards. Guide de la Commune dans le Paris d’aujourd’hui, Paris, Les Amis de la Commune, 1988.

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* Danielle Tartakowky, Nous irons chanter sur vos tombes, Paris, Aubier, 1999.

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À Paris, commence le Festival du Cinéma Chinois en France (FCCF), 8e édition (30 mai-19 juin 2018).
Il poursuivra son panorama jusqu’au 10 juillet 2018, dans plusieurs villes de France dont Strasbourg, Lyon, Marseille, Cannes, Brest et également l’Ile de la Réunion.

Cette édition 2018 a pour ambassadeur Costa Gavras, et pour invités d’honneur, notamment Liu Ye et Virginie Ledoyen.


 

Ce soir, c’est la cérémonie d’ouverture sur invitation réservée aux happy few, avec :

* Forever Young de Li Fangfang (2018).


 

Les autres cinéphiles pourront voir les films au Gaumont-Marignan (30 mai-5 juin 2018) et au Cinéma Christine 21 (6 juin-19 juin 2018)

Faites votre programme (si vous trouvez le calendrier).

Cinéma Gaumont-Marignan, 27 avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris
Cinéma Christine 21, 4 rue Christine, 75006 Paris.



Dimanche 27 mai 2018

 

Le site de Jeune Cinéma, né le 27 mai 2014 vers 16h00, fête ses 4 ans d’existence.
Il commence donc sa 5e année, sous la vigilance de Oxymium.
Il est suivi, chaque jour, par 200 à 300 visiteurs, de tous pays.

On peut dire qu’il passe sans trop d’encombre son complexe d’Œdipe.

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À New York, le MoMA présente Bodys Isek Kingelez : City Dreams (26 mai-1er janvier 2019).

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Quelque part après le Belge Émile Verhaeren (1855-1916) et ses villes tentaculaires, et l’Italien Italo Calvino (1923-1985) et ses villes invisibles, le Congolais Bodys Isek Kingelez (1948-2015) invente un droit à la ville pacifique, avec ses maquettes extrêmes ses modèles fantastiques, ses perspectives utopiques et ses matériaux improbables.

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MoMA, 11 W 53rd St, New York, NY 10019.



Samedi 26 mai 2018

 

Service minimum.

Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 26 mai au 1er juin 2018.

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©Nam June Paik, 1964.



Vendredi 25 mai 2018

 

D’abord du cinéma et des images.

À Paris, commence le Festival Ciné-Palestine, 4e édition (25 mai-3 juin 2018).



 

Ce soir, ouverture au Luminor Hôtel de ville.

* À 19h30 : The Reports on Sarah and Saleem de Muayad Alayan (2018).
En sa présence.


 

Faites votre programme.

Cinéma Luminor-Hôtel de ville, 20 rue du Temple, 75004 Paris.


À Paris, le Centre Wallonie-Bruxelles, fête le 60e anniversaire des Schtroumpfs avec une Rétrospective Peyo (25 mai-28 octobre 2018).

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Peyo alias Pierre Culliford (1928-1992) est le père des schtroumpfs, nés en Belgique en 1958, adorés par les Français, et découverts par la chaîne NBC aux États-Unis, vers leur quarantaine, dans les années 80.

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Il est temps que les enfants du 21e siècle redécouvrent ce peuple de la forêt et ses utopies, tant qu’il reste encore des forêts sur Terre.
Les grandes personnes aussi, au moins celles qui se targuent de sémiologie et lisent Umberto Eco (et ses Puffi).

Cf. Umberto Eco, "Schtroumpf und Drang" (critique de l’ouvrage Peyo, II puffissimo-L’uovo dei puffi-L’ap¬prendista puffo-I puffi neri, Firenze, Salani, 1979, 4 vol.), in Alfabeta, 5 septembre 1979.

Excellente occasion de faire connaissance avec la revue Alfabeta (1979-1988) et Alfabeta2 (depuis 2010), et son numéro spécial Mai 68.

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Centre Wallonie-Bruxelles, 127-129 rue Saint-Martin, 75004 Paris.


À Décines, Courts toujours, 3e édition, c’est ce soir.

Le Toboggan a sélectionné les courts métrages de jeunes réalisateurs de la région Auvergne-Rhône-Alpes, et les fait découvrir, en présence des réalisateurs, en entrée libre.

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* À 19h30 : Rencontres avec une drag queen peu ordinaire, un cyborg, un Père Noël, un cauchemar, une simili vampire, un tueur, un régime, des pyjamas suspects. On va voir les teasers en cliquant sur les liens.

Au programme :

* Combats ordinaires : Messalina de Barbara Arsenault (2017).

* Al’Tarba - Malevolent Park de Enzo Benoit (2017).

* Le Noël d’Arthur de Killian Dancourt (2018).

* Une belle rencontre de Salima Mansouri (2017).

* Le Silence des mouches de Packet Prod (2018).

* Méli-Mélo de Thomas Cressens (2017).

* UPIR de Laura Rembault (2016).

* Pyjama Suicide de Ruby Cicero (2018).

* Et enfin, celui qui aiguise la curiosité : Last Trip de Hugo Guillemin.
Pas de date, pas de vidéo, pas d’image, mais une piste sur le réalisateur.

Cine Toboggan, 14 avenue Jean-Macé, 69150 Décines-Charpieu.


À Montreuil, l’ETNA invite à une soirée "Cinéma élargi" avec des performances sonoro-poétiques.
Avec Guillaume Anglard & Philippe Darcy & matériel brouilleur, Tomaž Burlin, Hector Castells Matutano, François Delagnes, Nathaniel Draper, Samuel Kilcoyne, Taka Mukai, Marc Plas, Stanley Schtinter, Jim Stickel.

* À partir de 21h00  : Glissements.

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Atelier de cinéma expérimental, dans la cour, 71 rue Robespierre, 93100 Montreuil.


Ensuite des rencontres.

À Paris, la librairie La Brèche, parmi les mille et un contes de Mai 68, voici celui de la JCR, un des plus puissants et des plus légitimes du bon vieux temps.

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Parmi les interviewés, on trouve de tout, y compris les renégats les plus fieffés. Ce que c’est qu’un destin, hein ! Dieu reconnaîtra les siens parmi eux, en ordre alphabétique : Alain Badiou, José Bové, Philippe Caubère, Annick Coupé, Alain Geismar, Romain Goupil, Pierre Juquin, Alain Krivine, Arlette Laguiller, Olivier Martin, Charles Piaget, Edwy Plenel, Ignacio Ramonet, François Sabado, Henri Weber.

* À 18h00 : Nos Mai 68.
Avec Marie-Anne Sorbat et Alain Krivine.

Bonne lecture :

* Marie-Anne Sorba & Jean-Loup Cazeneuve, Nos Mai 68, Paris, Privat 2018.

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Librairie La Brèche
, 27 rue Taine, 
75012 Paris.


À Paris toujours, les Éditions La ville brûle invitent à s’échapper des terrifiants pépins de la réalité et voyager dans le temps et l’espace :

* À 14h30 : Origines de l’humanité. Les nouveaux scénarios.
avec le paléoanthropologue Bruno Maureille et le préhistorien Nicolas Teyssandier.

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Auditorium du CNRS, 3 rue Michel-Ange, 75016 Paris.

* À 16h00 : L’Harmonie secrète de l’Univers.
Avec le cosmologiste Jean-Philippe Uzan.

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Mairie du Ve, 21 place du Panthéon, 75005 Paris.



Jeudi 24 mai 2018

 

À Paris, au Musée d’Orsay, le Festival Baltique prolonge l’exposition Âmes Sauvages. Le symbolisme dans les pays baltes (10 avril-15 juillet 2018) avec des concerts et un bal électro-balte, le samedi 26 mai 2018, dans la salle des fêtes.

Il propose aussi un peu de cinéma.

Ce soir :

* À 20h00 : Le Coup de grâce (Der Fangschuss) de Volker Schlöndorff (1975).
En sa présence, avec Nicolas Auzanneau.


 

Demain soir, jeudi 25 mai 2018, on peut découvrir le cinéma d’animation de Lettonie, de Lituanie et d’Estonie :

* À 20h00 : Panorama du cinéma d’animation balte.=47797&no_cache=1]
Présentation par Xavier Kawa-Topor.

Échantillon :

* Pilote on the Way Home (Lendurid koduteel) de Pritt & Olga Pärn (2014).

Lendurid koduteel / Pilots on the Way Home // Trailer from Eesti Joonisfilm on Vimeo.

 

* Birth de Signe Baumane (2009).

"Birth" from Signe Baumane on Vimeo.

 

Musée d’Orsay, 1 rue de la Légion d’Honneur, 75007 Paris.


À Paris, au Lieu dit, on rencontre Serge Quadruppani à l’occasion de la sortie de son dernier livre. La Révolution n’est pas pour ce soir, mais les "Zones à défendre", elles, se multiplient.

* À 19h00 : Le Monde des Grands Projets et ses ennemis.

Bonne lecture :

* Serge Quadruppani, Le Monde des Grands Projets et ses ennemis. Voyage au cœur des nouvelles pratiques révolutionnaires, Paris, La Découverte, 2018.

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Le Lieu-Dit, 6 rue Sorbier, 75020 Paris.


À Liverpool, la Tate fête à son tour l’année Egon Schiele (1890-1918), en l’associant - très finement - à la photographe Francesca Woodman (1958-1981), 60 ans depuis le 3 avril 2018 : Life in Motion : Egon Schiele/ Francesca Woodman (24 mai-23 septembre 2018).


 

À un siècle d’écart, ils se retrouvent tous deux, comme presque jumeaux, obsédés par leur propre corps.

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À un siècle d’écart, devant l’Éternité, tous deux morts prématurément.

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Tate Liverpool, Albert Dock, Liverpool Waterfront, Liverpool L3 4BB.



Mercredi 23 mai 2018

 

Les Éditions Maurice-Nadeau vernissent, à la Galerie Malebranche, les œuvres de Pierre-André Sauvageot et reçoivent Alain Joubert pour son dernier livre préfacé par Michel Ciment. Ils seront tous présents.

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* À partir de 18h00 : Le cinéma des surréalistes.
Dédicace, lecture, expo.

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Bonne lecture :

* Alain Joubert, Le Cinéma des surréalistes, préface de Michel Ciment, illustrations de Pierre-André Sauvageot, Éditions Maurice-Nadeau-Cinémathèque de Toulouse, 2018.

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Sur France Culture.

Galerie Malebranche, 11 rue Malebranche, 75005 Paris.


Les Amis du Monde Diplomatique commémorent Mai 68 en "s’efforçant de dépasser la success story libérale-libertaire".
Entrée libre et gratuite, sans réservation

* À 19h00 : 68. Passé et présent d’une mobilisation sans pareille.
Avec Xavier Vigna et Boris Gobille.

Bonne lectures :

* Xavier Vigna, L’Insubordination ouvrière dans les années 68. Essai d’histoire politique des usines, préface de Serge Wolikow, Presses universitaires de Rennes, 2007.


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* Boris Gobille, Le mai 68 des écrivains : crise politique et avant-gardes littéraires, Paris CNRS, Culture et société, 2018.

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Lieu-Dit, 6 rue Sorbier, 75020 Paris.

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Les sorties sur les grands écrans

* Quiet People, un jour à Zagreb (Takva su pravila) de Ognjen Svilicic (2014).

* Frontières de Apolline Traoré (2016).

* Bienvenue en Sicile (In guerra per amore) de Pierfrancesco Diliberto alias Pif (2016).

* Manifesto de Julian Rosefeldt (2017).

* Le Ciel étoilé au-dessus de ma tête de Ilan Klipper (2017).

* Gueule d’ange de Vanessa Filho (2018).

* Hubert Reeves - La Terre vue du cœur de Iolande Cadrin-Rossignol (2018).

Les ressorties en versions restaurées

* Le Voyeur (Peeping Tom) de Michael Powell (1960).

* Une certaine rencontre (Love with the Proper Stranger) de Robert Mulligan (1963).



Mardi 22 mai 2018

 

Service minimum. Pas de République sans service public.
Après la manif, on va au ciné.

On va à un de nos deux ciné-clubs favoris Ciné Caro. (privé de l’autre tant que Normale Sup est fermée au public).

* À 19h30 : Five Broken Cameras de Emad Burnat & Guy Davidi (2011).
En présence de Guy Davidi.


 

Auditorium du Carreau du Temple, 2 rue Perrée, 75003 Paris.


Ou bien on suit l’Institut polonais
qui présente, dans le cadre de Martin Scorsese présente : les chefs-d’œuvre du cinema polonais #2

* À 20h00 : La Constante (Constans) de Krzysztof Zanussi (1980). https://vimeo.com/74108650
En sa présence.

LA CONSTANTE from clavis on Vimeo.

 

Reflet Médicis, 3 rue Champollion, 75005 Paris.



Lundi 21 mai 2018

 

Il y a 660 ans - certains disent que c’était précisément le 21 mai 1358 - a éclaté, dans le Nord de la France, la Grande Jacquerie.

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C’était le temps de la Guerre de Cent ans (1337-1453) et de la Grande Peste noire (1347-1352), des milliards de morts.

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On ne parle même pas des famines, des violences antisémites, des chasses aux sorcières, de la danse de Saint-Guy...

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Les paysans en ont eu marre, se sont révoltés, ont été écrasés début juin.
La noblesse a perdu en légitimité, mais elle avait encore de beaux jours devant elle.
Il a fallu attendre encore plus de 400 ans avant une vraie Révolution française, et plus de 500 ans avant une vraie Révolution internationaliste. Dont il va de soi qu’elles ont participé, chacune à sa manière, au pitoyable état du monde d’aujourd’hui.

Juste pour recommander aux jeunes émeutiers d’être patients et de penser en siècles.
Ce dont sont incapables les vieux politiciens, quel que soit leur âge.


À Bologne, commence le Festival du film asiatique, 15e édition (21-28 mai 2018).

Le Cineforum Robert-Bresson, association à but non lucratif, avait organisé, en 2002, un Festival du film de Taiwan, devenu, en 2003, Festival du film asiatique.
Il a eu lieu à Rome jusqu’en 2010, avec des échanges et des expositions italiennes en Indonésie (2006), au Vietnam (2007), en Malaisie et en Thaïlande (2008), et en Inde (2009). En 2011, le Festival du film asiatique est remonté vers le Nord, et s’est fixé, depuis 2 ans, à Bologne.

Trois sections (Compétition, Hors compétition et Nouveaux Talents), et des "événements collatéraux" (marché du film et conférences).

Soirée d’ouverture avec Taiwan et le Japon :

* À 20h30 : A Fish Out of Water (Shang an de yu) de Lai Kuo-an (2017).
En sa présence.


 

* À 22h30 : The Third Murder (Sandome no satsujin) de Hirokazu Kore-Eda (2017).


 

Faites votre programme.

Cinema Lumière, Piazzetta Pier-Paolo-Pasolini, via Azzo Gardino 65, 40122 Bologna.



Dimanche 20 mai 2018

 

Festival de Cannes 2018, 71e édition (8-19 mai 2018).

Hier, samedi 19 mai 2018, cérémonie de clôture, avec cette année, deux palmes d’or.

* Une affaire de famille (Manbiki kazoku) de Hirokazu Kore-Eda (2018), palme d’or normale.

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* Livre d’image de Jean-Luc Godard (2018), palme d’or spéciale.

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Voir tout le palmarès.

On range les escabeaux, ils resserviront.

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On décroche l’affiche, c’est un collector.

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La red carpet, on la recyclera, promis.

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Rendez-vous l’année prochaine.



Samedi 19 mai 2018

 

À Cannes, la Queer Palm 2018 a été décernée à Girl de Lukas Dhont (2018).


À Paris, comme partout dans le monde, c’est la MAM, 6e édition. Autrement dit, la Marche contre Monsanto & Cie.

& Cie ?
Le 24 mars 2018, Monsanto et Bayer ont convolé en justes noces. Autrement dit, ils se sont acoquinés : Monsanto rend malade, et Bayer soigne les malades. Diabolique.

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* À Paris, à 14h00 : Greenpeace, (et quelques autres) donne rendez-vous place de la République.

Bonne lecture de base :

* Marie-Monique Robin, Le Monde selon Monsanto. De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien, Paris, La Découverte, 2008.

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On note la date de parution, 2008, dix ans plus tard, aujourd’hui, il n’est pas sûr que le préfacier serait le même. "On ne peut pas être et avoir été", dit une plaisanterie strictement grammaticale.

Sur France Culture.


Festival de Cannes 2018, 71e édition (8-19 mai 2018).

Ce soir, cérémonie de clôture, à partir de 18h20, sur Canal+ en clair, avec le palmarès et le film qui a finalement triomphé de toutes les épreuves depuis sa conception en 2000 : L’Homme qui tua don Quichotte (The Man Who Killed Don Quixote) de Terry Gilliam (2017). Il est dédié à la mémoire de John Hurt (1940-2017) et Jean Rochefort (1930-2017).

Le film sort aussi en salle aujourd’hui.


 


Hier soir, les prix Un certain regard ont été annoncés par le jury, présidé par Benicio del Toro :

* Prix Un certain regard : Gräns (Border) de Ali Abbasi (2018).

* Prix du scénario : Sofia de Meryem Benm’barek (2018).

* Prix d’interprétation : Victor Polster dans Girl de Lukas Dhont (2018).

* Prix de la mise en scène : Sergei Loznitsa pour Donbass (2018).

* Prix special du jury : Chuva é cantoria na aldeia dos mortos (Les Morts et les autres) de João Salaviza & Renée Nader Messora (2018).


À Paris, Jean-François Stévenin et Yann Dedet au Panthéon.

* À 11h00 : Passe-Montagne de Jean-François Stévenin (1978).
Présentation et débat avec Stéphane Cattalano.


 

* 113 mn et quelque plus tard, dédicace et coup à boire à la librairie.

Bonne lecture :

* Yann Dedet, Le Point de vue du lapin, Paris, POL, 2017.

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Cinéma du Panthéon et Librairie du cinéma Cinélittérature, 13-15 rue Victor Cousin, 75005 Paris.


La nuit qui vient, c’est la Nuit européenne des musées, 14e édition.

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Faites votre programme dans la région Île-de-France.

Faites votre programme européen.


Mai 68.

Il y a cinquante ans, commençaient les États généraux du cinéma.

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À Paris, dans la foulée de cette journée ensoleillée, on se fait plaisir à la Madeleine.

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Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 19 au 25 mai 2018.



Vendredi 18 mai 2018

 

Dernière minute :

Ça y est, on a (presque) tout vu.
Et voici les films qui resteront dans nos mémoires, comme représentants du cru Cannes 2018, 71e édition (8-19 mai 2018).

Dans la sélection officielle en compétition

* Les Éternels (Jiang hu er nv) de Jia Zhang-Ke (2018).

* Lazzaro felice (Heureux comme Lazzaro) de Alice Rohrwacher (2018).

* Une affaire de famille (Manbiki kazoku) de Hirokazu Kore-Eda (2018).

* En guerre de Stéphane Brizé (2018).

* 3 Faces (Trois visages) de Jafar Panahi (2018).

Dans la sélection officielle Un certain regard

* Gräns de Ali Abbasi (2018).

* Girl de Lukas Dhont (2018).

* Sofia de Meryem Benm’barek (2018).

À la Quinzaine des réalisateurs

* En liberté ! de Pierre Salvadori (2018).


Festival de Cannes 2018, 71e édition (8-19 mai 2018).

Cannes 2018, dernier jour de projos.
Les casiers de presse sont vides. Les couloirs aussi. Les journalistes sont barrés. Les jurés affûtent leurs arguments de délibération. Hier soir, à 22h00, salle Bazin, on se bousculait pas pour Burning de Lee Chang-dong.


 

Sur les écrans de télé du monde entier, ça va se réchauffer demain, en fréquentation people, pour la cérémonie du palmarès, avec les jurés, le gratin local et professionnel, et qui, parmi les artistes, aura eu l’heureuse surprise d’être rappelé pour la distribution finale.

* Les prix de la Cinéfondation ont été attribués hier.

Pour les sections parallèles, les mutiples prix ont aussi été attribués.

* Semaine de la critique, 57e édition.

* Quinzaine des réalisateurs, 50e édition.

Et on attend la Queer Palm, qui a eu l’embarras du choix, cette année.

On termine donc la Sélection officielle avec :

* Ayka de Sergey Dvortsevoy (2018), en compétition.

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* Ahlat Agaci (Le Poirier sauvage) de Nuri Bilge Ceylan (2018), en compétition.


 

* Manto de Nandita Das (2018), Un certain regard.


 


À Paris, c’est Cannes à Paris, 6e édition avec un choix de films de la Sélection officielle (18-20 mai 2018).

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Faites votre programme.

Gaumont Opéra, 2 boulevard des Capucines, 75009 Paris.


Mai 68.

Il y a cinquante ans, ce 18 mai-là, on projette Peppermint frappé de Carlos Saura et malgré lui, toutes lumières allumées, sous les huées des enragés, devenus suspects habituels en quelques jours. Tout le monde les connaît maintenant.


 

Alain Resnais décide de retirer son film, Je t’aime je t’aime. de la compète.


 

Le lendemain, 19 mai 1968, c’est un dimanche, le CA du festival décide de le clore.


Mai 68 à Paris, rappel : on peut encore réviser un peu au centre Pompidou, avec Assemblée générale (28 avril-20 mai 2018.


 

On en profite pour focaliser sur Stéphane Gatti 4/4 : La question émigrée et la construction du parti (15 mai-21 mai 2018).

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Beaubourg, place Georges-Pompidou, 75004 Paris.


À Paris, la librairie Quilombo et les Éditions L’échappée invitent à une grande soirée festive, en guise d’avant-première du Festival Istrati organisé, à Bucarest, par la librairie française Kyralina (25-27 mai 2018).

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* À partir de 18h00 : Hommage à Panaït Istrati (1884-1935).
Dédicaces, lecture et concert.

Ce qui n’empêche nullement d’aller à Bucarest.

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Faites votre programme de Bucarest.

Librairie Quilombo, 23 rue Voltaire, 75011 Paris.


À New York, au MoMA : William Fox Presents : Restorations and Rediscoveries
from the Fox Film Corporation
(18 mai-5 juin 2018).

La vieille Fox de William Fox (1879-1952), née en 1915 et fusionnée, en 1933, avec la Twentieth Century Pictures de Darryl F. Zanuck (1902-1979), avec son "écurie" de petits génies, Frank Borzage, Allan Dwan, John Ford, Howard Hawks, William Henry, Henry King, William Cameron Menzies, FW Murnau, Alfred Santell, Raoul Walsh, et quelques autres, avait vu la plupart de ses films d’avant 1932 détruits par un incendie, le 9 juillet 1937, dans son centre de stockage de Little Ferry dans le New Jersey.
Elle présente quelques-uns de ses trésors restaurés, grâce à Eileen Bowser du MoMA, copies de travail de nitrate et copies de référence stockées à Los Angeles.

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Ce soir :

* À 16h30 : Sunnyside Up de David Butler (1929).

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Faites votre programme.

The Museum of Modern Art, 11 West 53 Street, New York, NY 10019.



Jeudi 17 mai 2018

 

Festival de Cannes 2018, 71e édition (8-19 mai 2018).

Le festival commence à s’alanguir. On le voit dans les couloirs du Bunker, aux chemises défraîchies des journalistes, à leurs cernes, à leurs pas ralentis, à une chute d’énergie dans leurs mutuelles interpellations.

Dans les salles, c’est une autre temporalité, un autre rythme, et la curiosité pour chaque fim qui commence est intacte. Même les journalistes les plus mal lunés s’apaisent et se carrent dans leurs fauteuils, quand surgit le merveilleux générique, qui vieillit si bien.

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Mais il y a toujours une globalité d’un festival.
C’est comme ça, un festival - comme tout vivant - a une naissance, une jeunesse, une maturité-plateau, un vieillissement, une mort.

La différence avec la trajectoire des humains, c’est que, quand il y a une compétition, la fin est une fête, un feu d’artifice, fort en émotions, et peu importe qu’elles soient positives ou négatives, ce qui compte, c’est le vivant. Belle idée, d’ailleurs, que les sociétés devraient magnifier, de la mort comme acmé.

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Ça explique pourquoi les festivals, même quand ils ont commencé sans compétition, ont tendance à en créer une au bout de quelques années. On préfère ne pas s’attarder sur cette notion, bien sûr qu’on s’ennuierait si l’égalité régnait, en tout cas, en Occident, on n’a pas trouvé d’autres moyens de se distraire que les affrontements hiérarchiques et les distributions de prix. Même les "opposants", tous imprégnés de valeur d’échange, ne savent pas exactement ce que pourrait être une société sans prix, mue par la seule valeur d’usage. Heureusement que nous sommes quelques-uns qui alimentons la diversité, en conservant toute notre affection aux derniers de la classe près du radiateur, à propos de radiateur, heureusement qu’on a emporté sa doudoune.

Le commerce, lui, en tout cas, ne faiblit pas. Il y a eu une mi-temps lundi dernier, avec, sans doute, remplacement des équipes (rares sont ceux qui restent les deux semaines et les stars ne sont invitées que 3 jours). Un mystère paradoxal apparaît chaque année : les tarifs des hôtels. Les Novotel de Cannes, par exemple, font passer le prix de la nuit de 401€ la première semaine à 569€ la seconde, hop, comme une tour de magie, dans la nuit du dimanche à lundi.

Aujourd’hui, beau programme, donc queues et ciné, normalement quoi.

Sélection officielle

* Capharnaüm de Nadine Labaki (2018), en compétition.

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* Libre de Michel Toesca (2018), Hors compétition.


 

* Whitney de Kevin McDonald (2018) Hors compétition.


 

Semaine de la critique

* Guy de Alex Lutz (2018), film de clôture.


 

Cinéma de la Plage

* Le Grand Bal de Laetitia Carton (2018).

Le Grand Bal un film de Laetitia Carton from SaNoSi Productions on Vimeo.

 


À Paris, on rencontre Maria Kourkouta, Niki Gianniri et, surtout, Housam Jackl, acteur, pour parler du camp de réfugiés d’Idomeni, en Grèce.

Il y a les regards extérieurs, les rapports officiels, les films.
Il y a surtout, la parole des réfugiés, qui ont vécu, vivent, vivront sans doute de plus en plus, les misères morales et physiques de la migration et de l’exil.
On a besoin de tous les témoignages.
Personne ne devrait pouvoir dire "on ne savait pas".

* À 20h00 : Des spectres hantent l’Europe de Maria Kourkouta & Niki Gianniri (2016).

Spectres are haunting Europe (trailer) from maria k on Vimeo.

 

Reflet Médicis, 3 rue Champollion, 75005 Paris.


À Paris, le ciné-club de l’Aéro-club propose une des raretés dont il a le secret.

Avec toujours la même belle convivialité : un environnement luxueux, des bonus extra de vidéos d’aviation, des cartoons, des actualités de la période du film, pas de contribution financière, mais un pot de l’amitié auberge expagnole.

* À 20h00 : Hell Divers (Les Titans du ciel) de George W. Hill (1930).


 

Il est nécessaire de s’inscrire auprès de Jean-Louis Merle.

Ciné-club de l’Aéro-club, salle du Conseil d’administration, 6 rue Galilée, 75016 Paris.


À Paris, à La Villette, on découvre un collectif japonais extraordinaire, au carrefour de l’art, de la science et de la technologie, à l’intersection du réel et du fantasme : TeamLab : au-delà des limites (15 mai-9 septembre 2018).

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Ce collectif, composé d’artistes, de programmateurs, d’ingénieurs, d’animateurs 3D, de mathématiciens et d’architectes, propose de s’immerger dans cinq installations grand format, déployées à 360° sur plus de 2 000 m2.


 

L’exposition s’insère dans le cadre du programme officiel de Japonismes 2018, qui marque le 160e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et le Japon, et le 150e anniversaire de l’ére Meiji, et qui va commencer en juillet 2018.

Grande Halle de la Villette, 211 avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris.



Mercredi 16 mai 2018

 

Festival de Cannes 2018, 71e édition (8-19 mai 2018).

Aujourd’hui, le choix de Jeune Cinéma.

Sélection officielle

* Burning de Lee Chang-dong (2018), en compétition.


 

* Dogman de Matteo Garrone (2018), en compétition.


 

* Sofia de Meryem Benm’barek (2018), Un certain regard.

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Quinzaine des réalisateurs

* Ming wang xing shi ke (The Pluto Moment) de Ming Zhang (2018).


 


À Argelès, commencent aujourd’hui les Rencontres Cinémaginaire, 33e édition (16-21 mai 2018).
Thème 2018 : Après Mai (comme le film de Olivier Assayas, réalisé en 2012, qui passera demain, jeudi 17 mai 2018 à 15h00).

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Ce soir, au Jaurès, à la Galerie Marianne et à l’Espace Liberté, c’est en entrée libre :

* À 18h30 : Pourquoi j’ai écrit la Bible de Alexandre Steiger (2017).


 

* À 19h00 : Discours et buffet.
Et découverte de l’installation de Sylvain Maisonneuve : Bannières et graffs.

* À 20h45 : Les Grandes Ondes de Lionel Baier (2013).
Avec les éclats musicaux du groupe Combo Swing.

Trailer "Les Grandes Ondes" de Lionel Baier (FR) from Rita Productions on Vimeo.

 

On note tout de suite le film de clôture, lundi 21 mai 2018, juste après Cannes : L’Homme qui tua Don Quichotte (The Man Who Killed Don Quixote) de Terry Gillian (2018).

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Faites votre programme.

Cinémaginaire, Cinéma Jaurès, Pôle Argelès Culture, 66700 Argelès-sur-Mer.


À New York, au Lincoln Center, on célèbre les 25 ans du New York African Film Festival en rendant hommage aux pionniers du cinéma africain (16-22 mai 2018).

On n’y oublie pas pour autant la nouvelle génération de conteurs visuels qui perpétuent et élargissent la tradition.
Au programme, aussi, évidemment, le centenaire de Nelson Mandela (1918-2013), avec une section toute consacrée aux films d’Afrique du Sud, sa terre natale.
Au total, 66 films de 25 pays.

Ce soir, Opening night Apolline Traoré avec un hommage à Idrissa Ouedraogo (1954-2018), son maître, à 16h30, au Walter Reade Theater :

* Idrissa Ouedraogo. From the Land of the Upright People (Burkina Faso National Television, 2016).

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* Borders de Apolline Traoré (2017).
En sa présence.


 

On note tout spécialement, vendredi 18 mai 2018, le film de notre amie Valérie Osouf.

* À 17h00 : Abderrahmane Sissako. Beyond Territories de Valérie Osouf (2017).
En sa présence.

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Faites votre programme.

Walter Reade Theater, 165 W 65th St, New York, NY 1002.


À Paris, à la librairie Quilombo, on s’envole un moment vers Strasbourg, il y a 52 ans, et on s’occupe un peu de la misère en milieu étudiant, de la vie quotidienne, de la marchandise, et de quelques autres préoccupations (toujours autant d’actualité), quand se croisèrent, comme sur un carrefour évident, quelques avant-gardistes turbulents.
Le scandale que cette agitation avait provoqué n’était rien à côté de ce qu’il allait engendrer quelques mois plus tard, en mai 68.
Mais, raconté par qui l’a vécu, ça prend tout de suite une autre fraîcheur et une autre tournure que les considérations des parvenus de cette saga.

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* À 20h00 : Le scandale de Strasbourg.
Présentation-débat en présence de André Bertrand.

Bonne lecture :

* André Bertrand & André Schneider, Le Scandale de Strasbourg mis à nu par ses célibataires, même, Éditions L’Insomniaque, 2018.

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On révise l’affaire avec France Culture.

Quilombo, 23 rue Voltaire, 75012 Paris.


À Paris, avec la Fondation Maison des sciences de l’homme, on apprend, avec plus de précisions et en entrée libre, comment le gouvernement a tenté de récupérer les hackers menaçants, et ce qu’il est advenu (et advient encore) de cette union contre-nature, avec quelques questions : Comment l’inclusion de hackers clandestins a altéré la façon d’opérer et d’appréhender la sécurité, la discrétion et la surveillance des services de renseignements en France ? Comment la répression et l’arrestation de hackers, en particulier lorsque l’infiltration a été connue, a construit la volonté politique, l’engagement et la vision du gouvernement et de la surveillance des futures générations de hackers français ?

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* À 17h00 : Hacker les hackers. Le milieu du hacking français dans son contexte historique.
Conférence de Gabriella Coleman.

Maison des sciences de l’homme, Forum de la Bibliothèque-Laboratoire, 54 boulevard Raspail, 75006 Paris.


À Paris, la Société Louise-Michel s’occupe de la métamorphose des familles.

* À 19h00 : Les nouvelles parentalités. La procréation médicalement assistée (PMA) et la gestation pour autrui (GPA).
Avec Marie-Josèphe Devillers et Jocelyne Fildard.

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Lieu-dit, 6 rue Sorbier, 75020 Paris.


Les sorties sur les grands écrans

* Senses 5 de Ryusuke Hamaguchi (2015).

* No dormirás de Gustavo Hernandez (2017).

* Des spectres hantent l’Europe de Maria Kourkouta & Niki Giannari (2017).

* 14 pommes de Midi Z (2018).

* En Guerre de Stéphane Brizé (2018).

Les ressorties en versions restaurées

* L’Affaire Thomas Crown (The Thomas Crown Affair) de Norman Jewison (1968).

* Fata Morgana de Werner Herzog (1971).



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