Journal de Louise Wimmer (juin 2018) I
1er-15 juin 2018
publié le vendredi 15 juin 2018


 

JUIN 2018

(1er-15 juin 2018)
 



Vendredi 15 juin 2018

 

À Audierne, dans le Finistère, une vraie bonne idée et un festival comme on les aime, amical : le Festival des seconds rôles, acteurs, réalisateurs et techniciens du cinéma (14-17 juin 2018), dont il semble que ce soit déjà la 5e édition.

JPEG - 137.3 ko

 

Quarante films longs et courts, des tas d’invités


 

Aujourd’hui :

* À 18h30 : Inauguration devant le cinéma d’Audierne.

* À 20h30 : Soirée Adolfo Arrietta, avec deux films : Le Crime de la toupie (1965), son tout premier court métrage et Flammes (1978), nouveau montage et restauration.
En sa présence.


 

* À 22h40 : Séance de courts métrages, avec La Jetée de Chris Marker (1963) ; Mare nostrum de Rana Kazkas & Anas Khalaf (2016) ; Habana de Édouard Salier (2014) ; Pour la France de Shanti Masud (2013).


 

On note tout de suite les rencontres de demain,
samedi 16 juin 2018 :

* À 16h00 : Rêves et réalités.
En présence de tous les invités du festival.

* À 17h30 : Master class de Jean-François Laguionie.


 

Faites votre programme.

Cinéma le Goyen, 13 rue Louis-Pasteur, 29770 Audierne.


À Paris, se déroule le Champs-Élysées film festival, 7e édition (12-19 juin 2018), dans les beaux quartiers.

JPEG - 257.2 ko

 

On va y voir, tout spécialement, un film ami dont le cheminement hors circuit de distribution est exemplaire.

JPEG - 164.6 ko

 

* À 18h00 : 68, mon père et les clous de Samuel Bigiaoui (2017).

JPEG - 135.6 ko

 

Faites votre programme du Champs-Élysées film.

Cinéma Le Balzac, 29 avenue de Friedland, 75008 Paris.


À Houston, Texas, l’Art Car Museum célèbre ses 20 ans, avec des artistes texans, si ça existe, y a pas que des cow boys fachos armés jusqu’aux dents : Celebration of Art Cars (2 juin- 27 août 2018).
Les bagnoles, on a quand même beaucoup aimé ça, surtout les Bugatti d’ailleurs, mais aussi les borderline.

JPEG - 266.5 ko

 

Art Car Museum, 140 Heights Blvd., Houston, Texas, 77007.



Jeudi 14 juin 2018

 

Bon anniversaire à Che Guevara (1928-1967), seulement 90 ans aujourd’hui.

JPEG - 365.8 ko

 

Bon anniversaire à Serge Moscovici (1925-2014), 93 ans aujourd’hui.

JPEG - 162.5 ko

 


Solidarité avec les retraités, partout en France, et à Paris, de l’Opéra à la Bastille.

JPEG - 233.8 ko

 

Ces dizaines d’euros piqués dans leurs poches, c’est d’une telle vulgarité de pensée, qu’on n’en revient toujours pas.


L’Entrepôt est en pleine mutation (cinéma délicieux autrefois, devenu "biosphère culturelle" et "votre lieu de culture", en train de se penser "lieu secret", et de s’espérer "Nouvelle lumière dans Paris", courage, on va y arriver).
L’Olympic, puis l’Olympic-Entrepôt, on les a tant aimés. On a vu, au long des années, le 14e arrondissement, autour d’eux, se "gentrifier" comme on dit, et, curieusement, les deux cinémas peu à peu, tomber dans l’oubli. On racontait ça dans le Journal de Ben Cash, à l’automne dernier, le 9 octobre 2917.

JPEG - 361.7 ko

 

JPEG - 365.2 ko

 

Là, on n’a pas bien compris ce qu’il prépare, l’Entrepôt, mais on relève, dans un Festival d’Avant-séance mal connu (Hélas, ça communique surtout via Facebook, faut aimer), deux journées spéciales organisées en collaboration avec Normale Sup, Arte et Amnesty International : Les Frontières de l’Europe. La Philosophie en temps de crise (14-15 juin 2018).

JPEG - 166 ko

 

Deux rencontres à entrée libre, avec réservation nécessaire :

Aujourd’hui, jeudi 14 juin 2018 :

* À 18h30 : L’envers de L’Europe.
Table ronde avec Samuel Bollendorff, Joana Hadjithomas, Khalil Joreige et Miguel de Beistegui.

Demain, vendredi 15 juin 2018 :

* À 18h30 : Les territoires de Claire Denis.
Conversation avec Frédéric Worms.

Et puis des très bons films toute la journée.

Aujourd’hui :

* À 18h00 : Le Havre de Aki Kaurismäki (2011) ; Bienvenus ! de Rune Denstad Langlo (2016) ; Fuocoammare, par-delà Lampedusa de Gianfranco Rosi (2016).

* À 20h00 : Welcome de Philippe Lioret (2009) ; Frost de Sharunas Bartas (2018) ; L’Héroique Lande, la frontière brûle de Nicolas Klotz & Elisabeth Perceval (2018).

* À 22h00 : Eden à l’Ouest de Costa Gavras (2009) ; Boza de Walid Fellah (2017).

La programmation cinéma en 1 clic.

L’Entrepôt, 7 rue Francis de Pressensé, 75014 Paris.


À l’Institut hongrois, on va revoir le film mal connu d’une cinéaste qu’on a beaucoup aimée.

* À 19h30 : L’homme sans sépulture (A temetetlen halott) de Márta Mészáros (2004).

JPEG - 616 ko

 

Entrée libre, réservation nécessaire.

Institut hongrois, 92 rue Bonaparte, 75006 Paris.


À Rouen, le Musée des Beaux-Arts célèbre un enfant du pays de façon pédagogique : ABCDuchamp : comprendre Duchamp (14 juin-24 septembre 2018).

JPEG - 478.2 ko

 

Marcel Duchamp (1887-1968), alias Rrose Sélavy est mort(e) le 2 octobre 1968, il y a 50 ans. L’année dernière, on célébrait ses 130 ans. En fait, il-elle ne nous quitte jamais, devenu(e) horizon indépassable du 20e siècle, jouant les prolongations au 21e siècle..

JPEG - 273 ko

 

JPEG - 398.8 ko

 

Des visites commentées, des visites décalées, des ateliers enfants.

Avec une expo BD qui a déjà commencé : Marcel Duchamp, un petit jeu entre moi et je de François Olislaeger (9 juin-24 septembre 2018).

JPEG - 193.6 ko

 

Avec, pour clore l’opération, un spectacle par le Théâtre de l’Impossible, Marcel Duchamp, soigneur de gravité, le 23 septembre 2018 à 16h00.

Avec deux journées d’études, en entrée libre dans la mesure des places disponibles.

Aujourd’hui, en partenariat avec l’Institut national d’histoire de l’art (INHA)

* À partir de 9h15 : D’ailleurs, Duchamp est d’ici.

Demain, vendredi 15 juin 2018, en partenariat avec le Laboratoire GRHis de l’Université de Rouen-Normandie :

* À partir de 9h15 : Regards de chercheurs.

Musée des Beaux-Arts de Rouen, 26 bis rue Lecanuet, 76000 Rouen.



Mercredi 13 juin 2018

 

On commence par les urgences.
La question des migrants et des migrations est capitale, et deviendra de plus en plus cruciale avec le déréglement climatique.
Les tergiversations, les mesquineries pathétiques, les vraies saloperies, parfois, des autorités, ici et ailleurs, en témoignent sous forme de déni et a contrario : C’est, avec la dégradation écologique, le premier souci planétaire.

JPEG - 290.8 ko

 

L’accueil des "naufragés" (à tous les sens du terme), loi des mers, devrait être une loi de la Terre, et une priorité politique, cela indépendamment même de l’élémentaire charité, de la sage solidarité, de la traditionnelle hospitalité qui devraient guider nos actes, ces "autres lois de la jungle".

L’histoire, ces derniers jours, de l’Aquarius, refusé de toute part, est particulièrement emblématique, après des années d’alertes et des centaines de morts.


 

Au milieu des déclarations cyniques et honteuses (voire des ricanements quand "on n’a pas de port sur la Méditerranée"), on est reconnaissant à l’Espagne d’être simplement juste, en accueillant dans le Port de Valence, les 629 humains de l’Aquarius. Et même reconnaissant à la Corse de sa déclaration, reçue, forcément, comme un coup politique. Les paroles ne s’envolent pas autant qu’on le croit, il y a aussi de la mémoire, un peu partout.

Les mobilisations sont nombreuses et diverses, concrètes et symboliques, mais encore éparpillées, les actions des ONG, comme les initiatives individuelles devraient se rassembler en un puissant mouvement européen, mondial, raisonnable.

On a déjà parlé du film de Michel Toesca, Libre (aka À tous vents, 2018) sur le combat de Cédric Herrou dans la vallée de la Roya, présenté en séance spéciale au Festival de Cannes 2018.


 

Aujourd’hui, voici l’initiative de Manuela Morgaine, qui soutient SOS Méditerranée, en courant le 17 juin 2018, et en récoltant des fonds.

JPEG - 232.8 ko

 

JPEG - 245.3 ko

 


À la Gaîté lyrique, le cycle Afrocyberféminismes explore les technologies numériques à travers les questions de genre et de race, à travers la place de l’Afrique et de ses diasporas. Il est dédié à tous les cyborgs des marges (21 février-4 juillet 2018).

JPEG - 224 ko

 

Aujourd’hui, à travers une conférence et un film, on traque les biais des algorithmes, qui, contrairement à ce qu’on a cru, ne sont pas neutres et n’abolissent ni la couleur de peau ni le genre.

Ce soir à 19h00 :

* Conférence : La race et le genre à l’épreuve du code. (Afrocyberféminismes #5).
Avec Peggy Pierrot et Mimi Onuoha.

* Film : Black Code / Code Noir de Louis Henderson (2015).
Présentation par Olivier Marboeuf.

La Gaîté lyrique, 3bis rue Papin, 75003 Paris.


Au Musée du Quai Branly, c’est la 11e année de l’Université populaire (2017-2018). qui s’est élaborée autour de quatre cycles thématiques : les Grandes Révoltes, Du neuf dans la famille, L’invention du futur, et Grands Témoins.

Ce soir, dans le cadre des grandes révoltes :

* À 18h30 : La longue marche de Mao.
Par Alain Roux.

JPEG - 487.6 ko

 

JPEG - 315 ko

 

Faites votre programme.

Musée du Quai-Branly, Théâtre Claude Lévi-Strauss, 37 quai Branly 75007 Paris.


Les sorties sur les grands écrans

* Désobéissance (Disobedience) de Sebastián Lelio (2017).

* Filles du feu de Stéphane Breton (2017).

* Madame Fang (Fāng Xiùyīng) de Wang Bing (2017).

* Voyage en pleine conscience de Marc Francis & Max Pugh (2017).

* Le Cercle littéraire de Guernesey (The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society) de Mike Newell (2018).

Les ressorties en versions restaurées

* Écrit sur du vent (Written on the Wind) de Douglas Sirk (1955).

* 2001 : l’Odyssée de l’espace (2001 : A Space Odyssey) de Stanley Kubrick (1968).

* Le Spécialiste (Gli specialisti) de Sergio Corbucci (1969).

* Mon voisin Totoro (Onari no Totoro) de Hayao Miyazaki (1988).

JPEG - 446.5 ko

 

Et dans le cadre de L’Expérience diagonale :

* Les Belles Manières de Jean-Claude Guiguet (1978).

* Simone Barbès ou la Vertu de Marie-Claude Treilhou (1979).

* Beau Temps mais orageux en fin de journée de Gérard Frot-Coutaz (1986).



Mardi 12 juin 2018

 

Yvette Horner (1922-2018) est morte hier lundi 11 juin 2018.


 

Oh, Yeah ! Ton accordéon me fatigue, Yvette, si tu jouais plutôt de la clarinette, élucubrait Antoine en 1966.
Ça ne l’a guère dérangée.


Les Prix Jean-Vigo ont été créés en 1951.

En 2018, ils ont été attribués hier soir, lundi 11 juin 2018, et remis par Agnès Varda :

Le jury 2018 : Marie Desplechin, Leïla Férault, Sophie Fillières, Charlotte Garson, Alain Keit, Jacques Kermabon, Quentin Mével, José María Riba, Nicolas Sand, Marcos Uzal et Gérard Vaugeois.

* Vigo d’honneur : Jean-François Stévenin.

JPEG - 309.2 ko

 

Prix Jean-Vigo du court métrage :

* L’Amie du dimanche de Guillaume Brac (1ère partie de Contes de juillet, 2017).

JPEG - 320.6 ko

 

Prix Jean Vigo du long métrage ex aequo :

* Shéhérazade de Jean-Bernard Marlin (2018).

JPEG - 201.7 ko

 

* Un couteau dans le cœur de Yann Gonzalez (2018).

JPEG - 169.1 ko

 


Au ciné-club de CinéCaro :

* À 19h30 : Welcome de Philippe Lioret (2009).
Débat avec Emmanuel Courcol et Reza Serkanian.


 

CinéCaro, Carreau du Temple, 2 rue Perrée, 75003 Paris.


À l’Entrepôt, on vernit ce soir une exposition qui a déjà de la bouteille, et toujours la même ampleur : Hikari-Lumière (23 mai-29 juin 2018).

JPEG - 277.2 ko

 

* À partir de 18h00 : Les peintures de Lika Hagi.
En sa présence.

JPEG - 170.1 ko

 

JPEG - 371 ko

 

JPEG - 289.7 ko

 

Entrepôt, 7 rue Francis-de-Pressensé, 75014 Paris.


À Lyon, la dernière séance de la saison des Causeries du 3e, mensuelles de Sonia Bove et Bernard Chardère accueille Odile Nguyen-Schoendorff, poète et biographe.

Dans la collection Je suis, des Éditions Jacques-André, elle a publié Je suis... Paul Éluard, et aussi Claude Bernard, Jean-Jacques Rousseau, François Rabelais, Pierre Puvis de Chavannes...
Elle présente sa dernière biographie :

* À 18h00 : Nous sommes les Lumière.

JPEG - 284.1 ko

 

Causeries du 3e, salle Brouillard, Mairie du 3e, 215 rue Duguesclin, 69003 Lyon.


À la Maison du Danemark, on découvre le peintre Jan Sivertsen. avec une exposition : Champ de couleurs (5 juin-15 juillet 2018)

JPEG - 238.2 ko

 

JPEG - 495.2 ko

 

Maison du Danemark, 142 avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris.


À Buenos Aires, la Fundación Proa en collaboration avec le Getty Museum, présente l’exposition Fotografía argentina 1850-2010 : contradicción y continuidad (21 avril-9 juillet 2018).

Dans ce cadre, on remarque particulièrement Nicola Costantino et sa période zoophile.

JPEG - 198.1 ko

 

On se souvient d’elle à la Biennale de Venise de 2013.


 

Fundación Proa, Av. Pedro de Mendoza 1929 y Caminito, Buenos Aires.



Lundi 11 juin 2018

 

À Paris, à la Cinémathèque, c’est la Soirée Premiers Pas, avec cinq courts métrages de réalisateurs dont les films sont ou seront à l’affiche.

* À 19h00 : Deux courts métrages de Guillaume Brac et de Yann Gonzalez, et trois classiques produits par la société Diagonale dans les années 80.
Présentation par Marie-Claude Treilhou.

* Nous ne serons plus jamais seuls de Yann Gonzalez (2012)

Autour de Un couteau dans le cœur (sortie le 27 juin 2018)



* Le Repos des braves de Guillaume Brac (2016).
Autour de L’Île au trésor (sortie le 4 juillet 2018), et de Contes de juillet (sortie le 25 juillet 2018).


* Lourdes l’hiver de Marie-Claude Treilhou (1982).
Autour de Simone Barbès ou la vertu (1980) (reprise le 13 juin 2018 dans le cadre du cycle L’expérience Diagonale).

* Le Tiers providentiel de Gérard Frot-Coutaz (1985).
Autour de Beau temps mais orageux en fin de journée (1986) (reprise le 13 juin 2018 dans le cadre du cycle L’expérience Diagonale).



* La Visiteuse de Jean-Claude Guiguet (1982).
Autour de Les Belles Manières (1979) (reprise le 13 juin 2018 dans le cadre du cycle L’expérience Diagonale).

Simone Barbès ou la vertu, c’était vachement bien. On peut le voir en ligne.


 

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


ATTAC, dans le cadre de ses Images mouvementées 2018, nous invite en Palestine.

* À 20h00 : À la rencontre d’un pays perdu de Maryse Gargour (2014).
Discussion avec Maryse Gargour, Sandrine Mansour et Lucien Champenois.


 

Bonne lecture :

* Sandrine Mansour-Mérien, L’Histoire occultée des Palestiniens (1947-1953), Paris, Privat, 2013.

JPEG - 166.4 ko

 

Sept Parnassiens, 98 boulevard Montparnasse, 75014 Paris.


Les Éditions Desmos fêtent leur 35e anniversaire et invitent à une Semaine grecque qui commence aujourd’hui (11-17 juin 2018).

JPEG - 508.8 ko

 

Au programme des festivités : littérature, cinéma, théâtre et musique.

Ce soir :

* À 20h00 : Xamou de Clio Fanouraki (2016).
Présentation par Fanny Lignon en présence de Georges & Zoé Corraface.


 

Faites votre programme.

Sept Parnassiens, 98 boulevard Montparnasse, 75014 Paris.
Desmos, 14 rue Vandamme, 75014 Paris.


À Paris toujours, au Poche Montparnasse, c’est le ciné-club mensuel de Olivier Barrot.

JPEG - 209.3 ko

 

* À 21h00 : Entrée des artistes de Marc Allégret (1938).


 

Théâtre de Poche Montparnasse, 75 boulevard du Montparnasse, 75006 Paris.


À Londres, la National Gallery prolonge l’exposition du MET à New York, qu’on a annoncée le 30 janvier 2018, dans le Journal de Louise Wimmer de janvier 2018.

L’Américaine s’appelait Thomas Cole’s Atlantic Crossings (30 janvier-13 mai 2018). L’Anglaise est devenue Thomas Cole. Eden to Empire(11 juin-7 octobre 2018).
Les Anglais s’y connaissent mieux en Empires et en colonies.


 

The National Gallery, Trafalgar Square, WC2N 5DN Londres.



Dimanche 10 juin 2018

 

À Vincennes, au Château, une exposition vient de s’ouvrir : Histoire(s) de graffitis (6 juin-11 novembre 2018).

JPEG - 247.6 ko

 

JPEG - 465.5 ko

 

Des graffitis pas comme les autres : les témoignages des prisonniers qui ont croupi dans les cachots et qui, du 16e au 20e siècle, en ont eu aussi long à dire que les documents officiels sur l’histoire de cette demeure royale-prison d’État.


 

Même émotion qu’à Venise, quand, au tout début du 21e siècle, on a ouvert au public, les Piombi, cette vieille prison sous le Palais des Doges qu’on atteignait en passant par le Pont des Soupirs, celle d’où Casanova s’était évadé, où on mourait de froid. Les dessins et les écrits des prisonniers qu’on découvrait sur les murs, des plus anciens jusqu’à nos jours, éclairaient d’un nouveau sens, charnel, les vieilles pierres.

JPEG - 426.2 ko

 

Château de Vincennes, 1 avenue de Paris, 94300 Vincennes.


À San Diego, le MOPA fête son 35e anniversaire et accueille l’International Documentary Film Series, 10e édition, dédié à l’expérience des réfugiés, présenté par l’International Rescue Committee (IRC) (10-24 juin 2018).

JPEG - 258.3 ko

 

L’IRC, fondé en 1933 à l’appel d’Albert Einstein, travaille dans plus de 40 pays et 26 villes américaines, pour aider à survivre les victimes des conflits et des catastrophes.
À San Diego, depuis 1975, grâce à divers programmes d’immigration, d’éducation et d’autonomisation économique, il prend en charge, chaque année, plus de 8 000 réfugiés et immigrants.

Ce soir :

* À 18h30 : This is Home de Alexandra Shiva (2018).


 

Museum of Photographic Arts, 1649 El Prado, San Diego, California.


À Madrid, au Musée Reina Sofía : Dada Russe, 1914-1924 (6 juin-22 octobre 2018).

Des peintures, des collages, des illustrations, des publications, des films, 250 œuvres appartenant à des artistes russes : Natan Altman, Vasilii Ermilov, Ivan Kluin, Gustav Klutsis, Aleksei Kruchenykh, Valentina Kulagina, Vladimir Lebedev, Kazimir Malevich, Aleksei Morgunov, Ivan Puni, Aleksandr Rodchenko, Olga Rozanova, Sergei Sharshun, et quelques autres.


 

Musée Reina-Sofía, Calle Santa Isabel, 52, 28012 Madrid.


À Landerneau, le Fonds Hélène et Édouard Leclerc pour la culture (FHEL) présente une Rétrospective Henry Moore (10 juin-4 novembre 2018).

JPEG - 219.4 ko

 

Plus de 100 sculptures (plâtres, bronzes, bois, pierres) et 80 dessins, des œuvres réalisées à partir des années 1920-1930, ses Shelter drawings réalisés pendant la Seconde Guerre mondiale, une importante sélection de maquettes provenant de son atelier, ses grands projets d’architecture, dont le mur de Rotterdam et quelques œuvres monumentales dans le cœur de la ville.

JPEG - 213.5 ko

 

Fonds Hélène & Édouard Leclerc pour la culture, 71 rue de la Fontaine Blanche, rue des Capucins, 29800 Landerneau.



Samedi 9 juin 2018

 

À Paris, Paris Lignes présente son dernier film :

* À 20h00 : Seizieme de Nicolas Droin & Prosper Hillairet, musique de Jean-Pierre Stora (2018).
C’est la première, suivie d’un buffet amical.

JPEG - 121.8 ko

 

C’est le 6e film de la série Lignes, initiée en 2003.
Il arrive après Fantômes (2003) ; Canal (2005) ; Elle / Lui (2006) ; Sentiers (2010) ; Quadrilatere (2011) ; Blanche-Pigalle-Barbès (2013).

Studio des Ursulines, 10 rue des Ursulines, 75005 Paris.


À Paris, dans les Ve et XIe arrondissements, un nouveau festival voit le jour, Ici Vietnam Festival, 1ère édition, (9-10 juin 2018).

JPEG - 422.1 ko

 

Musique, cinéma, expos, vidéo, littérature, performances, danse urbaine, gastronomie… le Festival fait découvrir de la scène vietnamienne contemporaine.

Deux jours de courts métrages.

* À 13h45 : Avant le repas de Fabien & Sophie Tran Minh (2015) ; Disparaitre maintenant de Jacques-Alexis Nguyen (2010) ; Petit Père de Thomas Appolaire (2017) ; Mui Dien n’est pas mort de Tran-Minh Nam (2016).

* À 15h15 : Boom Boom... de Steve Tran & Sébastien Kong (2010) ; Les Ficelles de Frederic Bayer Azem (2013) ; Fresh Snow de Danh Dao (2016).


 

Faites aussi votre programme de demain dimanche.

Campus Jussieu, Amphithéâtre Durand, Bat Esclangon, 4 place Jussieu, 75005 Paris.


À Paris, à la Maison de la culture du Japon (MCJP)

* À 14h30 : Barberousse de Akira Kurosawa (1965).
Commentaire psycho-médical par Hiroaki Ota.


 

Maison de la culture du Japon à Paris, grande salle (niveau -3), 101bis quai Branly, 75015 Paris.


À Paris, dans le cadre de Lusoscopie, organisé par le Centre culturel Camoes, la GCA Gallery présente une exposition collective de street art portugais : Made in Portugal (9 juin-14 juillet 2018).

JPEG - 206.8 ko

 

Œuvres de Pantónio, Nuno Viegas, João Samira, Mr Dheo, Akacorleone, Gonçalo Mar, Mário Belém.

GCA Gallery Paris, 2 place Farhat-Hached, 75013 Paris.


À Paris, au Palais de la Porte Dorée, on fête la Journée mondiale de l’océan pendant deux jours. À l’Aquarium tropical, c’est la 2ème édition de la dite fête et c’est gratuit (9-10 juin 2018).

JPEG - 136.5 ko

 

Au programme, des conférences, des animations, des jeux, des ateliers, du théâtre, et une fête quasi-permanente sur le parvis.

Occasion de voir les deux expositions en cours : Cyclops. Explorateur de l’océan et Voyage au cœur des récifs coralliens (jusqu’au 2 septembre 2018).

Palais de la Porte Dorée, Aquarium tropical, 293 avenue Daumesnil, 75012 Paris.


À Collioure, au Château royal, et à Toulouse, une exposition concoctée par les deux cinémathèques de la région, celle de Toulouse et l’Institut Jean-Vigo de Perpignan : Aventures maritimes. Le cinéma s’affiche (9 juin-16 septembre 2018).

JPEG - 255.7 ko

 

Avec des conférences, des visites guidées, des ateliers, un catalogue.


 

Château royal de Collioure, quai de l’Amirauté, 66190 Collioure.
Cinémathèque, 69 rue du Taur, 31000 Toulouse.
Institut Jean-Vigo, 1 rue Jean Vielledent, 66000 Perpignan.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 9 au 15 juin 2018.



Vendredi 8 juin 2018

 

À Rome, dans le parc de la Villa Torlonia et ses musées, une nouvelle exposition-déambulation : Duilio Cambellotti. Mythes, rêves et réalité (6 juin-11 novembre 2018).

JPEG - 165.6 ko

 

Duilio Cambellotti (1876-1960) était un artiste très polyvalent, estampillé Art nouveau : d’abord sculpteur, mais aussi orfèvre, céramiste, illustrateur, peintre, photographe, scénographe et costumier de théâtre et de cinéma.

JPEG - 250.6 ko

 

JPEG - 195.7 ko

 

JPEG - 203.8 ko

 

Musei di Villa Torlonia (Casino dei Principi, Casino Nobile, Casina delle Civette), Via Nomentana 70, 00161 Roma.


À Madrid, le Prado expose à nouveau la grande toile de Pieter Bruegel dit L’Ancien (1525-1569), Le Triomphe de la mort, qui était en restauration depuis un an.


 

Bruegel l’Ancien y décrit la mort sous toutes ses ruses (suicide, crime, exécution, combat, maladie, etc.).

JPEG - 140.3 ko

 

JPEG - 170.7 ko

 

JPEG - 120.5 ko

 

Museo naccional del Prado, Paseo del Prado, s/n, 28014 Madrid.



Jeudi 7 juin 2018

 

À Paris, La Vieille Grille est menacée.

JPEG - 299.1 ko

 

JPEG - 328.8 ko

 

JPEG - 297.7 ko

 

On y a vu Romain Bouteille, en 1965, Maman, J’ai peur de Rufus-Higelin-Fontaine vers 1966, et des tas d’autres trucs historiques.
Mais les temps changent, les prix montent, les rentiers ont besoin d’argent, les baux ont une fin.
Cette année, en avril, le quartier a déjà vu disparaître le cinéma La Clef.

PNG - 949.3 ko

 

La forme d’une ville change plus vite, hélas !, que le cœur d’un mortel.

À la Vieille Grille, qu’on veut sauver, ce 21 juin 2018, il y a aura une fête de la musique historique, et un Vide-Vieille Grille, la première semaine de juillet 2018.
Sauf miracle.

Mais les miracles, ça arrive. On signe la pétition.

Et dès ce soir, on y va, comme autrefois.

* À 20h30 : Inventaire.
Un portrait collage de Jacques Prévert (7-10 juin 2018).
Mise en scène : Bernard Havette.
Avec Justine Jérémie au piano, François Le Floch (accordéon), et avec Bernard.

JPEG - 180.6 ko

 

JPEG - 217.1 ko

 

On se fait un programme Vieille Grille.

La Vieille Grille, 9 rue Larrey, 75005 Paris.


À la Maison des sciences de l’Homme (MSH), les Éditions de la FMSH entraînent Dans le sillage de Jean Rouch, avec deux cinéastes anthropologues : Rina Sherman et Idrissa Diabaté

JPEG - 153.5 ko

 

* À 14h00 : Swimming the Blues avec Jean Rouch, 1ère partie de Rina Sherman (1994-2017).

* À 14h45 : Jean Rouch, cinéaste africain de Idrissa Diabaté (2017).

* À 16h30 : Swimming the Blues avec Jean Rouch, 2e partie de Rina Sherman

Jean Rouch en Afrique, l'homme à la caméra de contact (Extrait #1) d'Idriss Diabaté from Centenaire Jean Rouch 2017 on Vimeo.

 

* À 18h00 : Rencontre autour du livre Dans le sillage de Jean Rouch avec les complices, témoins et acteurs de Jean Rouch.

Journée présidée par Jocelyne Rouch, Rina Sherman et Jean-Pierre Dozon.
En présence de Daniel Mallerin, Idrissa Diabaté, Steve Ungar, Nadine Ballot, Isabelle Merle des Isles, Inoussa Ousseini.

Bonne lecture :

* Rina Sherman, éd., Dans le sillage de Jean Rouch. Témoignages et essais, préface de Jean-Claude Carrière, Éditions de la FMSH 2018.

JPEG - 98.6 ko

 

Fondation Maison des sciences de l’homme (FMSH), Maison des sciences de l’Homme, Bibliothèque-laboratoir, 54 boulevard Raspail, 75006 Paris.


Siné Mensuel n°76 de juin 2018 est paru.

JPEG - 196.2 ko

 

On découvre le sommaire.

On l’achète en kiosque, ou, mieux, on s’abonne en version papier ou en version numérique.



Mercredi 6 juin 2018

 

Marc Ogeret (1932-2018) est mort le 4 juin 2018.
C’était un poète. C’était un honnête homme.
Des espèces en voie de disparition.


 


 


À Saint-Nazaire, commencent les rencontres internationales Zones portuaires, 3e édition (6-12 juin 2018).

JPEG - 189.4 ko

 

Au programme de l’embarquement, l’Italie du Sud, la Corée du Sud, Lisbonne et Tahiti.

Ce soir, inauguration festive.

* À partir de 19h00 : Cocktail.

* À 20h00 : Spectacle Mafia liquida.


 

* À 21h30 : Fame de Giacomo Abbruzzese & Angelo Milano (2017).

JPEG - 249.5 ko

 

JPEG - 157.4 ko

 

Faites votre programme.

Cinéma Jacques-Tati, 2 bis avenue Albert-de-Mun, 44600 Saint-Nazaire.


À Pantin, commence Côté court, 27e édition (6-16 juin 2018).

JPEG - 154.1 ko

 

Programme étourdissant comme d’habitude.
Des tas de prix attribués par des tas de jurys : Fiction, Art vidéo, Nouveaux médias, Presse, Public, Renard (pour le son), GNCR, Jeune, Conservatoire, Pitch, sans compter les coups de cœurs des lycéens et des adhérents.
On pense avec sympathie au malheureux film qui n’aura fait l’objet d’aucune récompense.

Cette année, un focus sur le Japon, et un hommage à André S. Labarthe (1931-2018) qui fait l’ouverture et la clôture.

Soirée d’ouverture :

* Adieu Rita de André S. Labarthe (1987).
Avec une lecture d’extraits de Happy End (Accords perdus 2) et de À Corps perdu de André S. Labarthe par Mathieu Amalric.


 

Faites votre programme.

Festival Côté court, Ciné 104, 104 avenue Jean-Lolive, 93500 Pantin.


À Paris, à la Cinémathèque propose une rétrospective Cinéma néerlandais
et révolution sexuelle
(6-27 juin 2018).

Dutch Sex Wave - Bande-annonce from La Cinémathèque française on Vimeo.

 

* À 20h00 : Les Affamées (Blue Movie) de Wim Verstappen (1971).

JPEG - 175.1 ko

 

Faites votre programme. http://www.cinematheque.fr/cycle/cinema-neerlandais-et-revolution-sexuelle-450.html

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


À Paris, la Fondation Seydoux, dans le cadre de ses Premières images du Maghreb, zoome sur la Tunisie, avec une journée dédiée à Albert Samama Chikly, pionnier du cinéma tunisien.
Entrée libre sur réservation.


 

* À 14h00 : Albert Samama Chikly, opérateur de guerre.
Séance d’ouverture présentée par Mariann Lewinsky.

* De 15h30 à 17h00 : Interventions de Antonio Bigini, Morgan Corriou, Mariann Lewinsky, Dominique Moustacchi.

* À 19h30 : Albert Samama Chikly, un pionnier du cinéma tunisien.
Présentation par Dominique Moustacchi.

Fondation Jérôme-Seydoux-Pathé, 73 avenue des Gobelins, 75013 Paris.


À Paris, au ciné-club-débat Homme et environnement Jean-Rouch, c’est le rendez-vous mensuel, et on va voir les débuts de l’électricité. En 1996.
Entrée libre.

* À 18h00 : Nioro-du-Sahel, une ville sous tension de Christian Lallier (1997). http://www.comitedufilmethnographique.com/film/nioro-sahel-ville-tension/


 

Bonne lecture :

* Christian Lallier, éd. Pour une anthropologie filmée des interactions sociales, Éditions Archives contemporaines, 2009.

JPEG - 66.5 ko

 

Comité du film ethnographique, Musée de l’Homme, 17 place Trocadéro, 75016 Paris.


À New York, au MoMA, on redécouvre le cinéma argentin classique et contemporain avec une Carte blanche à Edgardo Cozarinsky (6–24 juin 2018).

Edgardo Cozarinsky, né en 1939, est un réalisateur prolixe et un écrivain réputé, ami de Borges et de Bioy Casares, exilé à Paris à partir de 1974 pendant le régime des militaires, grand voyageur.
En confrontant les films d’époques différentes de son pays, il jette un regard neuf sur la culture cinématographique argentine.

Ce soir :

* À 16h30 : Las aguas bajan turbias (Dark River) de Hugo del Carril (1952).

JPEG - 130.2 ko

 

* À 19h00 : Los traidores (The Traitors) de Raymundo Gleyzer (1973).

JPEG - 142.3 ko

 

Faites votre programme.

The Museum of Modern Art, 11 West 53 Street, New York, NY 10019.


Les sorties sur les grands écrans

* Hedy Lamarr : From Extase to Wifi de Alexandra Dean (2017).

* Une affaire personnelle (Una questione privata) de Paolo & Vittorio Taviani (2017).

* La Mauvaise Réputation (Hva vil folk si) de Iram Haq (2017).

* Alberto Giacometti, The Final Portrait de Stanley Tucci (2017).

* Football infini de Corneliu Porumboiu (2018).

* Trois visages (Se rokh) de Jafar Panahi (2018).

La ressortie en version restaurée

* Morocco de Josef von Sternberg (1930).



Mardi 5 juin 2018

 

Sans aller jusqu’à l’Apocalypse du déréglement climatique accéléré, ni même à l’épanouissement de la bonne vieille bombe atomique (il paraît qu’en Suisse, toutes les caves des immeubles sont équipées en abris), les menaces sont bien présentes.

À la moindre grande panne informatique, venant d’un hacker fou isolé ou d’une quelconque organisation guerrière préférant l’attentat économique à l’attentat sanglant, les villes ne seront plus vivables.
Sans électricité, sans nourriture, sans eau peut-être, en quelques jours, les habitants se transformeraient en migrants dans un univers de SF.

JPEG - 401.8 ko

 

Depuis longtemps, on pense les villes du futur en abordant la question par tous les bouts, pas seulement les architectes, et pas seulement en construisant des logements.

Au Musée du Jeu de Paume, la nouvelle exposition a été vernie hier : Gordon Matta-Clark. Anarchitecte (5 juin-23 septembre 2018).


 

Gordon Matta-Clark (1943-1978) coupait.
Impitoyablement, il coupait les immeubles, les maisons, les containers, les saunas, les pièces. Il détruisait les séparations, les cloisons, les murs, les planchers, les plafonds.
Ce faisant, il créait des "installations" urbaines, il ouvrait des perspectives nouvelles, offrait une nouvelle identité à la ville, le Bronx par exemple, et une géographie psychique inédite. Il installait une sorte de "Renaissance" moderne.

Ses Building Cuts, il les photographiait, les filmait, les dessinait, les recyclait, aussi. Une centaine d’œuvres sont présentées au Jeu de Paume.

JPEG - 86.1 ko

 

À propos de son travail hyperactif, on pense à Patrick Keiller, comme à un double symétrique et immobile, inspiré par Humphrey Jennings et par Chris Marker, flâneur, arpenteur, qui compte sur le temps et n’intervient pas, lui.

JPEG - 291.1 ko

 

JPEG - 247.4 ko

 

Musée du Jeu de Paume Concorde, 1 place de la Concorde, 75008 Paris.


Au Pavillon de l’Arsenal, on réfléchit, on cherche, on propose, on innove.

JPEG - 484.6 ko

 

C’est Faire 2018 design urbain.

JPEG - 363.4 ko

 

Pavillon de l’Arsenal, 21 boulevard Morland, 75004 Paris.


À la Maison de la poésie, on pense la ville, avec l’Ifsttar.

JPEG - 171.8 ko

 

Ce soir :

* À 19h00 : Cartographies sensibles de la Ville #6.
Cartes et graphies des réseaux spatiaux et sociaux : relations et scénographies urbaines.
Avec Marion Maisonobe, Alain L’Hostis, Thomas Cheneseau & Éric Hazan.

Bonne lecture :

* Éric Hazan, L’Invention de Paris. Il n’y a pas de pas perdus, Paris, Seuil, 2002.

JPEG - 327 ko

 

Maison de la poésie, 57 rue Saint-Martin, 75003 Paris.



Lundi 4 juin 2018

 

D’abord, une nouvelle facétie Facebook, transmise par notre ami Carlos, qui, pour permettre à la vieille revue Jeune Cinéma d’être dans le vent, s’occupe de ce réseau social, avec des amis choisis et soigneusement sélectionnés.

Il a mis en ligne, sur FB, le compte rendu de l’expo de Beaubourg, Jean-Jacques Lebel l’outre-passeur. Notre Facebook s’est immédiatement bloqué : "On ne respectait pas les standards de la communauté". Avec, surtout, un commentaire édifiant : "L’image contient peut-être : 2 personnes, barbe". Sic.

JPEG - 561 ko

 

JPEG - 251 ko

 

En image, on avait mis un détail de son "Portrait de Nietzsche" (1961), en prenant soin de ne rien mettre de porno. Alors, il est vrai que Nietzsche a une grosse moustache. Et son Par delà le bien et le mal (en poche) - ouvrage séditieux que les censeurs philippins de FB ont sûrement lu - est méchamment cloué au mur, avec un peu de rouge, du sang quoi. On a demandé à FB, comme il le propose, à ce qu’on "revoie la publication sous un nouveau jour", ça prend 24 heures.

On ne saurait trop vous recommander de venir plutôt directement, sur le site.
Dans l’article, oui, il y a des images pas convenables du tout et du cul. Des gens à poil, mais pas tellement de barbes pourtant.
On devrait essayer de rajouter, sur le mur FB, quelques documents politiques qui figurent dans l’expo, voir si ça indispose autant les censeurs. Mais on connaît déjà la réponse, même les énormités sociales et politiques sont bien moins dangereuses, pour notre système dominant et bienaimé, que les affaires de mœurs, elles, irrécupérables.

JPEG - 212.6 ko

 

JPEG - 139.8 ko

 

Lebel serait heureux d’être encore aussi sulfureux en 2018 qu’il y a 50 ans.
"Éternel", comme Sade et quelques autres ? La vraie gloire.


À Paris, à l’Olympia, Joan Baez donne dix concerts (4-17 juin 2018).
Fare Thee Well, c’est le nom de cette tournée d’adieu (attention, hein, pas son dernier concert, mais sa dernière tournée, nuance, cf. le Never Ending Tour de Dylan.
Elle sera à Marciac le 12 août 2018 et le 14 août 2018 à Arles. Puis les 3, 4, 6, 12 et 13 février 2019 à l’Olympia à nouveau et le 15 février 2019 à Strasbourg.

Mais Whistle Down the Wind, pourrait être son dernier album.


 

Elle est née en 1941. Elle voudrait avoir plus de temps pour peindre.

Sa première exposition en solo, Mischief Makers (Fauteurs de troubles) a eu lieu à la Seager Gray Gallery, à Mill Valley, en Californie (1er septembre-1er octobre 2017).

Deux de ses icônes : Bob Dylan et Vaclav Havel.

JPEG - 195.4 ko

 

JPEG - 232.3 ko

 


Chaque printemps, focus sur les courts métrages, dont tout le monde sait qu’ils sont bien plus que des galops d’essai de débutants avant les longs métrages qui feraient une œuvre. Dans une époque vouée à l’ellipse, au speed, au sprint, au sms, etc., on ne comprend pas que n’arrive toujours pas le règne du court métrage.
À côté du temps long des séries, et des durées traditionnelles des films anciens, cela ferait un joli équilibre des récits.

En attendant le Festival Côté court, 27e édition (6-16 juin 2018), après-demain.

Au Centre Wallonie-Bruxelles, Le court en dit long, 26e édition (4-9 juin 2018).

JPEG - 173.2 ko

 

En 2018, le fameux festival de courts métrages belges est placé sous le patronage de Vincent Patar et Stéphane Aubier.


 

* À 20h30 : Soirée d’ouverture.

Avec Tiny Big de Lia Bertels (2017) ; Rikishi de Julien Menanteau (2017) ; Les Morsures de Denis de Wind (2017) ; Corps rebelle de Carole Rouquier (2017) ; Les Petites Mains de Rémi Allier (2017) ; Vitha de François Bierry (2017).

Faites votre programme.

CWB, salle de cinéma, 46 rue Quincampoix, 75004 Paris.


Au MK2, voici la séance mensuelle de C’est déjà demain, proposée par l’Agence du court métrage.

* À 20h00 : Icare de Nicolas Boucart ( 2017) ; Clapotis de Mor Israeli (2016) ; Un été viril de Laurent Lunetta (2018) ; Jacques a soif de Jérémie Laurent (2016).
En présence de Laurent Lunetta, Mor Israeli et Jérémie Laurent.


 

MK2 Odéon, 7 rue Hautefeuille, 75006 Paris.


À l’Institut hongrois, c’est la Semaine du cinéma du Groupe V4.

Le Groupe V4 ?
Autrement dit le Groupe de Visegrád, un groupe informel qui réunit quatre pays d’Europe centrale : la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie, 63,8 millions d’habitants en 2016.

* À 20h00 : Les Amours d’une blonde (Lásky jedné plavovlásky) de Milos Forman (1965).


 

Réservation nécessaire.

Institut hongrois, 92 rue Bonaparte, 75006 Paris.



Dimanche 3 juin 2018

 

D’abord un cadeau.
D’outre-Atlantique, il arrive aussi des bonnes nouvelles.

Le MoMAFilm a restauré un documentaire réalisé juste avant la Première Guerre mondiale, par une équipe de cameramen. Ils avaient été envoyés un peu partout dans le monde par la société suédoise Svenska Biografteatern pour faire des photos de lieux connus.

* New York en 1911.


 

La vie quotidienne à NYC, avant la WWI, n’est pas la même que celle d’après la guerre, comme on le voit dans Manhatta de Paul Strand & Charles Sheeler (1921).


Ubiquité, j’écris ton nom, sur toutes les pages blanches.

À Montréal, au Musée d’art contemporain (MAC), deux nouveaux Tableaux d’une exposition.

Les Tableau(x) d’une exposition, au MAC, c’est un cycle évolutif, développé à partir des œuvres de la collection en dialogue avec les nouvelles acquisitions.

* Les Prophètes (6 avril-26 août 2018).

JPEG - 119.8 ko

 

* Seuls ensemble (18 mai-26 août 2018).

JPEG - 203.7 ko

 

Et une nouvelle exposition Rafael Lozano-Hemmer : Présence instable (24 mai-9 septembre 2018).

JPEG - 116.4 ko

 

MAC, 185 rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal (Québec).


À San Diego, Ca, au Museum of Photographic Arts (MOPA) : George Hurrell’s Hollywood : Glamour Portraits 1925-1992 (24 mars-26 août 2018).

JPEG - 367.8 ko

 

JPEG - 80.8 ko

 

Museum of Photographic Arts (MOPA), 1649 El Prado, San Diego, CA 92101.


À Melbourne, Florida, le Foosaner Art Museum fête son 40e anniversaire.

JPEG - 220.2 ko

 

* A Look Back. Forty Years of the Foosaner Collection (2 juin-3 novembre 2018).

JPEG - 664.8 ko

 

Le Foosaner vient de célébrer les maîtres français de la photographie : French Twist : Masterworks of Photography
from Atget to Man Ray (24 mars-19 mai 2018).

JPEG - 191.3 ko

 

Foosaner Art Museum, 1463 Highland Ave, Melbourne, FL 32935, United States.


À Venise, la Biennale d’architecture, 16e édition, a commencé, aux Giardini et à l’Arsenale. Thème de cette année : Freespace

Échantillons de civilisations :

* Le pavillon de Grande Bretagne.

JPEG - 150.9 ko

 

* Le pavillon australien.

JPEG - 197.5 ko

 

* Le pavillon français.

JPEG - 221.7 ko

 

* Le pavillon allemand.

JPEG - 91.6 ko

 

* Le pavillon USA.

JPEG - 178.7 ko

 

* Singapour à l’Arsenale.

JPEG - 272.8 ko

 



Samedi 2 juin 2018

 

À Paris, à la Maison de l’Amérique latine, Thierry Dufrêne a précédé la Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes, en concevant une exposition dédiée à Adolfo Bioy Casares (1914-1999) et à son grand classique de la littérature fantastique : L’invention de Morel ou la Machine à images (16 mars-18 juillet 2018).


 

Le livre est paru en 1940.

JPEG - 425 ko

 

L’exposition rassemble des œuvres de 15 artistes, certaines spécialement créées pour l’occasion : photographies, installations, vidéo-projections, hologrammes, œuvres cinétique, bande-dessinée, des reflets du roman en dialogues avec lui.

Les artistes : Michel Bret/Edmond Couchot, Luc Courchesne, Jean-Louis Couturier (A.Jihel-JLC), Frédéric Curien/Jean- Marie Dallet (SLIDERS_lab), Nicolas Darrot, Leandro Erlich, Masaki Fujihata, Piotr Kowalski, Julio Le Parc, Rafael Lozano-Hemmer, Jean-Pierre Mourey, Stéphanie Solinas, Pierrick Sorin.

JPEG - 162.3 ko

 

JPEG - 390.7 ko

 

Bonnes lectures :

* Adolfo Bioy Casares, L’Invention de Morel (La invención de Morel), prologo de Jorge Luis Borges, Buenos Aires, Editorial Losada, 1940. Traduction de Armand Pierhal, Paris, Robert Laffont, 1984.

JPEG - 281.2 ko

 

* L’Invention de Morel ou la Machine à images. Adolfo Bioy Casares, avec le texte intégral du roman, introduction de Alain Rouquié, Thierry Dufrêne et Jean-Pierre Zarader, catalogue de l’exposition, Éditions X. Barral, 2018.

JPEG - 268.8 ko

 

Sur France Culture.

Maison de l’Amérique latine, 217 boulevard Saint Germain,75007 Paris.


À la Maison de la poésie, on se rencontre autour de lectures de textes vers une Déclaration des poètes et un Manifeste pour une mondialité apaisée : Osons la fraternité.

Trente écrivains et artistes racontent des histoires singulières de migrations.
Ils parlent exils, exodes, familles brisées, espoirs trahis ou réalisés, surprenantes rencontres, expériences uniques : leurs paroles s’insurgent et appellent à une nouvelle fraternité.

* À 19H00 : Osons la fraternité ! Les écrivains aux côtés des migrants.
Avec Michel Le Bris, Lola Lafon, Raphaël Glucksmann, Sami Tchak, Pascal Blanchard, Christelle Labourgade, Maya Mihindou.
Invité d’honneur : Hassan Yassine.

JPEG - 344.1 ko

 

JPEG - 455 ko

 

Bonne lecture :

* Patrick Chamoiseau & Michel Le Bris, Osons la fraternité ! Les écrivains aux côtés des migrants, Éd. Philippe Rey, 2018.

JPEG - 150 ko

 

Maison de la poésie, 157 rue Saint-Martin, 75003 Paris.


Connaissez-vous l’Atelier des Lumières ?

JPEG - 493.3 ko

 

On y fête le centenaire de la mort de Gustav Klimt (1862-1918).

Atelier des Lumières, 38 rue Saint-Maur, 75011 Paris.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma, du 2 au 8 juin 2018.



Vendredi 1er juin 2018

 

À Bruxelles, la Cinematek nous flanque le bourdon de la nostalgie.

Dans son Anthologie libre (1er-15 juin 2018), elle programme ce soir :

* À 20h15 : La Quatrième Dimension (Twilight Zone : The Movie) de John Landis, Steven Spielberg, Joe Dante et George Miller (1983).


 

C’est un hommage à l’original, la série mythique, de nos enfances :

* La Quatrième Dimension (The Twilight Zone) de Rod Serling (1959-1964).


 

Cinematek, 9 rue Baron Horta, 1000 Bruxelles.


À Toulouse, la Cinémathèque programme une Rétrospective Francis Ford Coppola (1er-30 juin 2018).

Ce soir :

* À 19h00 : Peggy Sue s’est mariée (Peggy Sue Got Married) de Francis Ford Coppola (1986).


 

* À 21h00 : Coup de cœur (One from the Heart) de Francis Ford Coppola (1982).


 

Faites votre programme.

Cinémathèque de Toulouse, 69 rue du Taur, 31000 Toulouse.


À Bourges, l’association Bandits-Mages invite Olivier Hadouchi et Aliette Guibert, qui invitent Stéphane Gatti, Jacques Kébadian, Jacques Rémy, Jean-Marc Salmon, Daniel Guibert, et quelques autres : Constellation 68, ceci n’est pas une commémoration (1er-3 juin 2018).

JPEG - 316.8 ko

 

Trois jours de projections et de discussions, en entrée libre.

Faites votre programme.

Bandits-Mages, Le Haïdouc, Friche l’Antre-peaux, 24 route de La Chapelle, 18000 Bourges.


À Paris, dans le cadre de Turbulences dans les Balkans (7 septembre 2017-31 juillet 2018), la Halle Saint Pierre et la Gallery of Everything présentent Les movies de Ion Barladeanu (1er-30 juin 2018).

Ion Barladeanu dit Ion B., né en 1946, fut longtemps un clochard anonyme, dans les rues de Bucarest.
Jusqu’à ce que le galériste Dan Popescu le remarque.
À 62 ans, "découvert" comme une starlette, il a exposé ses collages politiques pour la première fois.

JPEG - 563.5 ko

 

JPEG - 517 ko

 

JPEG - 344.8 ko

 

C’est ce curieux destins que raconte le film :

* The World According to Ion B. de Alexander Nanau (2010).


 

Les mondains notent le vernissage, jeudi 7 juin 2018 :

* À partir de 18h00 : Vernissage en entrée libre.

Halle Saint-Pierre, Galerie, 2 rue Ronsard, 75018 Paris.


Communication du gouvernement : On a Rendez-vous aux jardins, en France et en Europe (1-3 juin 2018).

JPEG - 473.2 ko

 

C’est une bonne idée, les plantes, les arbres, le printemps, tout ça, tant qu’il y en a encore. Dommage que certains soient éphémères.

* Le Louvre propose son jardin : Les Tuileries.

* À Auvers-sur-Oise, on est tenté par L’Art au jardin, qui propose de rencontrer des artistes dans leurs jardins, autant dire les sculptures, les photographies, les peintures, les installations "dans leur jus" , avec, aussi, des concerts (1er-5 juin 2018). Entrées libres.

JPEG - 366.6 ko

 

On va voir tout spécialement l’atelier de Jean-François Batellier avant qu’il ne déménage dans les Pyrénées, et ses copains : Xavier Boggio, Beb-Deum, Marianne Le Vexier, Christophe Le François et quelques autres.

JPEG - 396 ko

 

JPEG - 454.1 ko

 

Renseignements.

Faites votre programme Jardins.


À Paris, ce premier week-end de juin 2018, on peut aussi le passer chez les Grands Voisins, où on trouve tout ce dont on a besoin, y compris les grands beaux arbres.

Le bistrot L’Oratoire vient d’ouvrir.

JPEG - 525.6 ko

 

Faites votre programme.

Les Grands Voisins, ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul, 74 avenue Denfert-Rochereau, 75014 Paris.



Revue Jeune Cinéma - Contacts