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Semaine télé du 1er au 7 février 2020
Salut les câblés !
publié le samedi 1er février 2020

Jeune Cinéma en ligne directe

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The Circle, mais lequel et de qui donc ?

Parmi les quelque 200 occurrences de IMDB, impossible de retrouver.
Récompense : un abonnement PDF à Jeune Cinéma papier à qui saura nous renseigner.

Il s’agit Le Cercle (The Ring) de Gore Verbinski (2002).
Un des nombteux remakes de Ring (Ringu) de Hideo Nakata (1998).
Merci à Damien Aubanton.

Humeurs de Lucien Logette


 

Samedi 1er février 2020

 

20.40 : Un secret de Claude Miller (2007), OCS Max
Dernier (et unique) passage : 14 février 2016. En quatre ans, le charme du film ne s’est pas évaporé et Cécile de France porte toujours aussi bien les tenues d’avant-guerre. Pas seulement elle, d’ailleurs, mais aussi Julie Depardieu (César du second rôle), Ludivine Sagnier et Nathalie Boutefeu, rayon dames, Mathieu Amalric et Patrick Bruel, rayon hommes. Miller s’est beaucoup investi dans cette adaptation du roman de Patrick Grimbert et le résultat est là.

20.40 : Ne réveillez pas un flic qui dort de José Pinheiro (1988), OCS Géants
Intéressant pour vérifier le narcissisme et la suffisance d’Alain Delon, à la fois producteur, coscénariste et interprète. Dans le roman de Frédéric H. Fajardie (Clause de style), le commissaire Eugène Grindel (nom véritable d’Éluard) était un anti-héros à bout de course, ce qui lui donnait sa dimension. Delon en a fait un super-flic, divisionnaire de choc, sans aucun arrière-monde. Et comme Pinheiro était un yes-man de l’acteur (on l’avait déjà vu à l’œuvre dans Parole de flic, 1985), on se trouve là devant un des pires produits Delon, presque plus mauvais que ses propres réalisations.

20.50 : Fin de crédit de Michael Cacoyannis (1957), Classic
Séance de rattrapage pour ceux qui, à cause de l’heure de programmation (00.10), l’auraient raté lors de la soirée du samedi 25 janvier 2020. Pas génial, mais la peinture de la bourgeoisie en voie de déclassement est juste et le cynisme des comportements sociaux bien observé.

22.25 : La Main du cauchemar d’Oliver Stone (1981), TCM
La découverte de la soirée, puisque, sauf erreur, il s’agit d’un inédit, de l’époque où Stone faisait ses gammes : un premier long, La Reine du mal (1974), thriller d’épouvante, suivi sept ans plus tard, de ce remake de La Bête aux cinq doigts de Robert Florey (1949), qui pillait sans le dire le roman de Maurice Renard, Les Mains d’Orlac, maintes fois adapté au cinéma, par Robert Wiene (1924), Karl Freund (1935) et E.T. Gréville (1960). Ce n’est donc pas l’originalité qui importe dans cette histoire de dessinateur amputé dont la main fait des siennes. Mais il permet d’aborder la préhistoire du futur réalisateur de Platoon.

22.30 : Les Conspirateurs de Luigi Magni (1969), Classic
Film inconnu, comme la plupart signés par Magni, à l’exception de Au nom du pape roi (1977) et Au nom du peuple souverain (1990), qui ont bénéficié d’une sortie française en leur temps. Celui-ci également, sans doute, puisqu’il s’agissait d’une coproduction. Les acteurs français, Robert Hossein et Renaud Verley, n’étaient pas du niveau des Italiens – Manfredi, Tognazzi, Sordi + Claudia Cardinale… On est curieux de voir la confrontation.

 

Dimanche 2 février 2020

 

20.40 : Furyo de Nagisa Oshima (1982), Paramount Channel
Est-ce pour saluer l’anniversaire de la disparition de Bowie il y a quatre ans et vingt-trois jours ? Le film n’est passé qu’une fois, le 3 mars 2015, c’est donc presque un inédit.

20.45 : Django : sangre de mi sangre d’Aldo Salvini (2018), Sundance TV
Heureusement qu’il reste Sundance, jusqu’à la fin de la semaine, pour proposer des titres sans réputation. Ce n’est pas un western italien des années 60, mais un film de gangsters péruvien, totalement inédit, comme les deux autres longs métrages déjà réalisés par ce cinéaste qui a beaucoup travaillé à la télé nationale, pour des séries d’action. La révélation du dimanche ?

20.50 : Ciné+ Même symptôme que la semaine dernière : après un samedi soir riche en inédits et qui nous contraint à devoir choisir, un électrocinématogramme plat sur toutes les chaînes du bouquet, à toutes les heures. Pas de recours possible à TCM, elle aussi apathique.

Marc Saffar complète les choix de Lucien Logette :
20.55 : Fenêtre sur cour de Alfred Hitchcock (1954), Arte
Parce qu’il est suivi par un documentaire alléchant :
22.50 : Dans l’ombre d’Hitchcock : Alma et Hitch de Laurent Herbiet (2019).

22.30 : The Charmer de Milad Alami (2017), OCS City
Premier long d’un cinéaste iranien installé au Danemark. Autobiographique, ce portrait d’un émigré qui ne pense qu’à draguer des Danoises pour obtenir un certificat de concubinage autorisant le séjour à Copenhague ? Dans ce cas, peu flatteur. Mais le film se laisse voir, grâce au charme, comme l’indique le titre, de l’acteur, Ardalan Ismaili, inconnu par chez nous. Sorti en juillet 2018, le film a attiré 17 000 spectateurs et en mérite un peu plus.

 

Lundi 3 février 2020

 

20.45 : Dolls de Stuart Gordon (1986), Sundance TV
De ce réalisateur spécialisé dans le fantastique et l’épouvante, on ne connaît que Re-Animator (1985), passé sur Arte en 2016, et ce film, parfois programmé la nuit sur Sundance TV. C’est un petit bijou, cauchemardesque de bout en bout, avec des poupées maléfiques tout à fait inquiétantes, bien avant Chucky.

20.50 : Encore une soirée éprouvante sur Ciné+, avec des titres râbachés, et, lorsqu’ils ne le sont pas, sont à éviter. Tel Marines, en avant ! (1960, Classic), avant-dernier film de Raoul Walsh, totalement vide d’intérêt - comment, trois ans après Les Nus et les Morts, pondre une telle daube ?. Ou, chez les modernes, Madame Hyde de Serge Bozon (2017) sur Club, réalisateur chéri de la critique branchée dont on s’étonne, à chaque nouveau film, qu’il puisse trouver des spectateurs - même Isabelle Huppert, la Madame Géquil de l’histoire (on voit la colossale finesse), n’a réussi qu’à en convaincre 90 000 de venir voir ses aventures

22.20 : I Love Isabelle Huppert de Stéphane Bergouhnioux & Jean-Marie Nizan (2017), Classic
Doc inédit, qui, lors de cette soirée Huppert, fait la jonction entre le film de Bozon et celui de Téchiné, Les Sœurs Brontë (1979) à 23.20, c’est-à-dire deux produits sans goût ni saveur. Espérons que les deux auteurs ont su utiliser les matériaux rassemblés : bientôt cinquante ans de carrière, cent quarante titres, il y a de quoi faire.

 

Mardi 4 février 2020

 

20.40 : It Comes at Night de Trey Edward Shults (2017), OCS Choc
Passé le 27 mai 2019 sur Frisson (cf. note du jour). Mais c’est ça, sur le bouquet OCS ou des séries. Et le reste du programme est du même calibre : Selma, La Traversée de Paris, Le Vénérable W. Il n’y a donc plus de films à découvrir dans les stocks ?

20.45 : Abraham’s Point de Wyndham Price (2008), Sundance TV
Titre inconnu, réalisateur inconnu, acteurs inconnus. Au moins, c’est l’aventure. Qua va-t-on faire lorsque Sundance aura cessé d’émettre, dans quatre jours ?

20.50 : La malédiction a encore frappé le bouquet Ciné+ : rien à signaler, que de l’archi-vu : trois épisodes de La Panthère rose de Blake Edwards sur Famiz, leur dixième passage en six mois, trois Nicholas Ray (Classic), transparents à force d’être projetés (Johnny Guitar, Le Violent, Traquenard). TCM propose Klute suivi de Full Metal Jacket. Et Paramount Channel, Chinatown et Marathon Man. On en serait presque réduit à aller au cinéma.

 

Mercredi 5 février 2020

 

20.40 : Long Way Home de Jordana Spiro (2018), OCS City
Les distributeurs ont traduit Night Comes On par un titre anglais assez lourdement explicatif, qui insiste sur l’aspect road-movie de ce premier film. Une ado et sa jeune sœur partant sur les routes à la recherche de leur père meurtrier de leur mère, on voit à peu près l’allure. C’est une découverte du festival de Sundance, qui a connu bien d’autres sélections ensuite.

20.40 : Big Jake de George Sherman (1971), OCS Géants
Cf. note du 11 février 2016.

20.50 : Hugo Cabret de Martin Scorsese (2011), Famiz
Le film a été accueilli avec modération. C’est pourtant une des réussites les plus évidentes d’un réalisateur pas très familier de l’univers enfantin - c’était plutôt un sujet pour Spielberg. Mais ce gamin squatteur de la grande horloge de la gare Montparnasse, qui n’a pourtant rien à voir avec les héros habituels de Scorsese, est joliment attachant et la reconstitution du Paris des années 30 superbe. Ben Kingsley fait un Méliès complice et la paire d’enfants, Asa Butterfield et Chloé Grace Moretz (pas vraiment des débutants : 14 ans chacun et déjà 5 films pour lui et 18 pour elle), est charmante.

22.10 : Share de Pippa Bianco (2019), OCS City
La chaîne s’apprêterait-elle à suppléer l’absence prochaine de Sundance TV ? Second film de la soirée issu du festival créé par Redford, de nouveau un premier film réalisé par une femme. Encore un film bien de son temps : une ado se retrouve héroïne d’une vidéo qui la montre violée par ses copains de fac. L’impression de déjà-vu est assez forte, mais le film n’est pas négligeable.

23.00 : Le Milliardaire de George Cukor (1960), TCM
Encore ? Toujours ! Cf. note du 9 décembre 2018.

00.25 : Diane a les épaules de Fabien Gorgeart (2017), Premier
Il faut attendre cette heure bien trop tardive pour trouver un brin de nouveauté française. Le titre n’est sans doute pas très incitatif et le film n’a eu qu’une audience restreinte. Mais c’est un sujet intéressant et les mères porteuses ne sont pas encore très nombreuses dans le cinéma français. Les fanatiques de Clotilde Hesme seront servis.

 

Jeudi 6 février 2020

 

20.40 : Terreur à Silver City de Byron Haskin (1951), Paramount Channel
Avouons un plaisir certain à revoir les films de BH. Aucun d’entre eux n’est inoubliable, qu’il travaille dans la science-fiction, le polar ou le western. Mais aucun n’est à rejeter, si l’on s’intéresse aux genres qu’il a illustrés. Ce soir, Edmond O’Brien (qui n’a jamais été mauvais) et Yvonne de Carlo, sur un scénario de Frank Gruber (encore un écrivain de polars à relire). Nous l’avions vu jadis sous le titre La Ville d’argent, mais avec un peu de terreur en plus, ce doit être encore mieux.

20.40 : Come As You Are de Desiree Akhavan (2018), OCS City
Encore une découverte du Sundance Festival, un second film cette fois-ci. L’action se déroule en 1993 mais pourrait se situer encore aujourd’hui, puisque les camps de thérapie pour guérir l’homosexualité existent toujours aux USA. Chloë Grace Moretz prouve, une fois de plus, comme dans ses 59 films précédents, la variété de son registre : à 21 ans, elle peut interpréter une ado sans se forcer.

20.50 : Burning de Lee Chang-dong (2018), Frisson
Drôle d’idée de passer sur Frisson un film dont le projet n’est pas vraiment de faire frissonner ses spectateurs. Huit ans que l’on attendait un nouveau signe de Lee, après ce chef-d’œuvre qu’est Poetry (2010). La critique lui a offert un accueil dithyrambique, mais reconnaissons que le film nous a laissés un peu sur notre faim, tant le souvenir des anciens, Peppermint Candy (1998) et Secret Sunshine (2007), reste fort.

20.50 : Wonder de Stephen Chbosky (2017), Émotion
Cette fois, l’intitulé de la chaîne est justifié : le film est fait pour nous émouvoir, profondément. Qu’on imagine : un enfant atteint par une maladie déformante, sorte de neurofibromatose, entre tardivement à l’école. Comment va-t-il être considéré ? Tout est dans l’exposé : on sait que ça va être difficile mais que le monde n’est pas si méchant, etc. C’est un peu dégoulinant de bonté, mais il y a Julia Roberts et Owen Wilson.

20.50 : Rendez-vous de juillet de Jacques Becker (1949), Classic
On a bien vérifié : aucun passage sur le câble depuis 2014, alors que presque tous les autres titres de Becker - sauf Arsène Lupin (1956), ce qui n’est pas grave, et Antoine et Antoinette (1946), ce qui l’est plus - ont été proposés. Rendez-vous est un film important car générationnel : aucun n’a rendu de façon aussi juste ce que fut la vie à St-Germain-des-Prés dans l’immédiate après-guerre, attitudes, mode, rêves et espoirs. Une pleine charrette de comédiens d’avenir y débutaient (Brigitte Auber, Maurice Ronet, Pierre Trabaud) ou presque (Daniel Gélin, Nicole Courcel).

22.50 : Justine et Juliette de Mac Ahlberg (1975), Club
Ahlberg avait fait un tabac avec son premier film, Moi, une femme (1965), préfigurant la vague d’érotisme suédois qui fit florès ensuite, via Vilgot Sjöman. Vu le succès, il se cantonna dans le genre, pendant dix ans. Si l’on en croit les annuaires, le film sortit sous le titre Flossie, Justine et les autres, ce qui gommait la référence à Sade. On est curieux de le découvrir, histoire de voir comment les sept volumes des aventures de Justine et les six de celles de Juliette ont été réduites à 90 minutes.

00.10 : Trois chambres à Manhattan de Marcel Carné (1965), Classic
Toute cette partie de la carrière de Carné - les années 60 - a été expédiée aux oubliettes. Si certains titres le méritent - Les Jeunes Loups (1967), d’autres doivent être revus et vérifiés, comme celui-ci. Simenon, adapté par Jacques Sigurd, pourquoi pas ? Maurice Ronet, perdu dans Greenwich Village, pourquoi pas ? Mais on est moins sûr que la prestation d’Annie Girardot tient encore. Il paraît qu’un figurant s’appelle Robert De Niro : on regardera dans les coins.

 

Vendredi 7 février 2020

 

20.35 : Soirée Sam Raimi, OCS Choc
Pour mémoire, car les deux titres proposés, Evil Dead (1981) et Evil Dead 2 (1987) sont passés sur TCM le 30 septembre 2017. Mais ils sont toujours aussi agréables à revoir.

20.40 : 55 Steps de Bille August (2017), OCS Max
Inconnu, sorti uniquement en DVD il y a quelques mois. La critique n’a jamais pardonné à August d’avoir décroché deux palmes d’or à Cannes, sous prétexte qu’il n’avait pas la griffe "auteur". Or Pelle le conquérant (1987), revu récemment, tient admirablement la distance et on attend avec plaisir de revoir un jour Les Meilleures Intentions (1992). Ensuite, ni La Maison aux esprits (1994) ni Les Misérables (1998) n’ont été reçus comme ils méritaient de l’être. D’où cet ostracisme : un film avec Hillary Swank et Helena Bonham Carter, sur un sujet aussi peu racoleur que la défense des malades mentaux, se voit privé d’une distribution normale. Découverte obligatoire.

20.50 : Five Minutes of Heaven d’Oliver Hirschbiegel (2009), Frisson
Derechef, pourquoi Frisson, alors qu’il n’y a aucune raison de s’effrayer devant cette confrontation, sur fond de guerre civile irlandaise, entre un assassin protestant et le frère catholique de la victime, trente ans plus tard. Ce pourrait être lourd - pardon, rédemption, etc. - et donner lieu à des débats post-projection, à l’ancienne. Mais Liam Neeson et James Nesbitt permettent d’esquiver les clichés.

20.50 : Quelques jours avec moi de Claude Sautet (1987), Club
Même surprise que devant Rendez-vous de juillet : tous les derniers films de l’auteur, ceux de sa magnifique ultime période, ont été programmés, sauf celui-ci. Daniel Auteuil n’a jamais été aussi bien dirigé que par Sautet, ici et dans Un cœur en hiver (1992) et sa rencontre avec Sandrine Bonnaire, également remarquable, fait date.

22.35 : The Lost Soldier de Bille August (2017), OCS Max
Second volet de la soirée de rattrapage Bille August, avec un film lui aussi sorti en DVD, dont on ne connaît que le sujet - un aviateur US, après avoir bombardé Tokyo, se réfugie en Chine où il est sauvé et soigné par une jeune veuve (titre original : The Chinese Widow) ; l’histoire d’amour est inévitable. De l’acteur principal, Emile Hirsch, on connaît simplement Into the Wild de Sean Penn (2007). Mais qu’il ait tenté un soir d’étrangler un cadre de Paramount le rend sympathique.



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