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Semaine télé du 11 au 17 juillet 2020
Salut les câblés !
publié le samedi 11 juillet 2020

Jeune Cinéma en ligne directe

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Alfred Hitchcock Presents (1955-1960)

Humeurs de Lucien Logette


 

Samedi 11 juillet 2020

 

20.40 : Marie-Chantal contre le Dr. Kha de Claude Chabrol (1965), OCS Géants
Inépuisable Chabrol… Et infatigable : en 1965, il en était déjà à son dixième long métrage depuis 1957 (+ trois sketches), sans raffiner sur les sujets : l’année précédente, sa parodie de film d’espionnage, Le Tigre aime la chair fraîche, avec Roger Hanin, avait bien marché. Avant de réitérer avec celui qu’on n’appelait pas encore "Mon beauf" (merci Cabu) pour Le Tigre se parfume à la dynamite (1965), Chabrol tourna cette autre parodie, plus réjouissante que les deux autres, Marie Laforêt étant plus plaisante à regarder que son équivalent masculin. Le personnage snob de Marie-Chantal (devenue ici M.-C. Froidevaux des Chatenets) créé par Jacques Chazot (qui s’en souvient ?) était alors très à la mode et Chabrol en avait rajouté dans l’absurde et le ridicule, de façon fort plaisante. La sarabande d’espions était interprétée par Serge Reggiani, Francisco Rabal, Charles Denner et Roger Hanin (inévitable) et l’affreux Docteur Kha par le grand Akim Tamiroff.

20.40 : Les Six Femmes d’Henry VIII de Warris Hussein (1972), Paramount Channel
Apparemment inédit dans les salles françaises. On ne connaît de Hussein que son téléfilm avec Taylor et Burton, Divorce (1973), titre prémonitoire. Même si, dans le rôle principal, Keith Mitchell ne doit pas faire oublier Charles Laughton, Charlotte Rampling interprète Anne Boleyn et Jane Asher Catherine d’Aragon, deux bonnes raisons pour découvrir le film.

20.50 : Opération Dragon de Robert Clouse (1973), TCM
Inédit sur le câble - on peut s’en étonner. Dernier film entièrement tourné par Bruce Lee (il mourut durant le tournage, la même année, du Jeu de la mort, également de Robert Clouse), qui avait atteint en trois ans et quatre films le sommet de la gloire - il avait pourtant déjà une filmographie très nourrie, entre 1941 (il avait trois mois) et 1960 (il quitte alors Hong Kong pour Hollywood). Les fans de la série Batman, programmée sur une des chaînes de l’ORTF en 1967, avaient pu remarquer dans quelques épisodes ce drôle de petit bonhomme bondissant, Kato, mais ce n’est que dans une séquence de combat étourdissante de La Valse des truands de Paul Bogart (1969) qu’il fut vraiment repéré. Autant qu’un grand styliste, Lee fut un chorégraphe inventif - voir son duel avec Chuck Norris dans La Fureur du dragon, qu’il réalisa lui-même en 1972.

22.00 : Retour de flamme, Classic
Un programme Lobster inédit, en plein mois de juillet ! Ce soir, "L’habit ne fait pas le moine", on n’en sait pas plus, mais nul besoin de détails du programme, on regardera de toutes façons.

 

Dimanche 12 juillet 2020

 

20.40 : Le Repos du guerrier de Roger Vadim (1962), OCS Géants
Cf. note du 6 février 2017.

20.40 : Les Sept Cités d’Atlantis de Kevin Connor (1978), Paramount Channel
Lors du passage du Trésor de la montagne sacrée (1979) du même réalisateur, le 22 juin 2020, on regrettait de ne pas avoir revu depuis longtemps le film de ce soir. Merci à Paramount d’exaucer notre prière. Le monde perdu, pour une fois, n’est pas un milieu du désert, mais au fond de l’océan, comme son nom l’indique. C’est un petit régal d’invention kitsch. C’est surtout l’ultime film où apparaît Cyd Charisse, dans le rôle d’Atsil, la Grande Inquisitrice, toujours éblouissante à l’orée de sa soixantaine.

20.50 : Soirée Johnny English, Famiz
Pour les amateurs - et il doit y en avoir, puisque les films de la série sont régulièrement programmés -, la totale de la saga avec Rowan Atkinson. Dans l’ordre chronologique, pour une fois : Johnny English de Peter Howitt (2003), suivie, à 22.15, par Johnny English, le retour d’Oliver Parker (2011) et enfin, à 23.50, par Johnny English contre-attaque de David Kerr (2018).

 

Lundi 13 juillet 2020

 

C’est sans doute une incitation à se coucher de bonne heure afin d’être en forme pour regarder le défilé de demain matin : aucun titre, sur tous les bouquets, qui ne soit passé plusieurs fois et certains tout récemment. Quitte à choisir le moindre mal, autant se fixer sur OCS Choc, qui programme à 20.40 De battre mon cœur s’est arrêté de Jacques Audiard (2005), dont le dernier passage signalé remonte au 14 septembre 2017.

 

Mardi 14 juillet 2020

 

20.40 : Bastille Day de James Watkins (2016), OCS Choc
Film de circonstance, puisqu’il se passe à Paris le jour de la Fêt. Nat. C’est son grand intérêt, ainsi que les bons numéros d’acteur d’Idriss Elba et de Kelly Reilly.

20.40 : Héritage et vieux fantômes de Mario Zampi (1954), Paramount Channel
Première apparition sur le câble du nom de Mario Zampi - malgré sa presque homonymie, aucun rapport avec l’Italien Mario Zampa, l’auteur de Vivre en paix (1947). Le film est quasiment oublié, malgré ses interprètes, David Niven et Yvonne De Carlo, et c’est dommage, et il mérite d’être redécouvert : c’est de la comédie British garantie, avec tout ce qu’il faut d’incongruité et de fantastique (léger).

20.50 : La Totale ! de Claude Zidi (1991), Famiz
Pas de passage relevé depuis le 12 octobre 2015. Il s’agit d’un des bons films de Zidi - il y en a eu quelques-uns tout de même. Avec un scénario si inventif que Hollywood en fit un remake presque immédiatement, True Lies (1994), remake qui, quoique signé James Cameron, fut bien moins réussi, Arnold Schwarzenegger remplaçant Thierry Lhermitte et Jamie Lee Curtis Miou-Miou. France d’abord !

20.50 : Les Implacables de Raoul Walsh (1955), Classic
Cf. note du 30 mai 2018.

22.30 : Belles familles de Jean-Paul Rappeneau (2014), Premier
Inédit. On sait le soin apporté à chacun de ses films par cet artisan - huit titres seulement entre La Vie de château (1965), et celui-ci. Mais le soin n’est pas forcément la garantie de l’excellence du produit, comme on peut le constater là. Tout est en place pourtant : un scénario mitonné (trop longtemps ?), des acteurs plaisants - Mathieu Amalric, Marine Vach, Gilles Lellouche, Karin Viard, Nicole Garcia, André Dussolier -, que manque-t-il ? La grâce peut-être. Nonobstant, le film a fait son plein de spectateurs (plus d’un million et demi).

 

Mercredi 15 juillet 2020

 

20.40 : Soirée blanche (ou noire) sur le bouquet OCS, aucun titre nouveau parmi les douze films proposés - on aime bien Hondo, l’homme du désert de John Farrow (1953), sur Géants à 20.40, mais c’est tout de même la sixième fois qu’il passe depuis 2015.

20.50 : Soirée noire (ou blanche) sur le bouquet Ciné+ : aucun titre nouveau parmi les dix-huit proposés. Mais on peut toujours revoir pour la dixième fois sans l’user La Folle Ingénue de Lubitsch (1947), à 22.25, sur Classic. Dans son Journal, Jean-Patrick Manchette l’évoque ainsi : "Extrêmement drôle, admirable de style et d’esprit, probablement le meilleur Lubitsch que j’aie vu". On l’approuve.

20.50 : Les Rôdeurs de la plaine de Don Siegel (1960), TCM
Curieusement inédit. Curieusement car il s’agit d’un des trois meilleurs films d’Elvis Presley - avec Le Rock du bagne de Richard Thorpe (1957), et de King Creole de Michael Curtiz (1958), qui ne fera ensuite que tomber de Norman Taurog en Boris Sagal. Dans ce western, Elvis chante à peine, mais c’est une image tirée de Flaming Star que Warhol utilisera pour ses sérigraphies fameuses.

22.20 : Zorba le Grec de Michael Cacoyannis (1964), TCM
Inédit ? Incroyable ! Pas de trace pourtant d’une programmation.
Le seul film de Cacoyannis qui ait surnagé, alors que plusieurs autres en valaient la peine, comme Classic nous l’a montré en février dernier. Anthony Quinn a fait beaucoup pour lancer le tourisme vers la Grèce. Alors, en place pour le sirtaki.

 

Jeudi 16 juillet 2020

 

20.40 : L’Insulte de Ziad Doueiri (2017), OCS City
Inédit. À Beyrouth, une algarade entre un Libanais et un Palestinien se termine par une insulte et un procès (l’argument serait, d’après le réalisateur, autobiographique). Les failles entre les communautés chrétienne et musulmane éclatent. Le film, sélectionné à Venise, a concouru pour l’Oscar étranger en 2018, c’est dire. Par ailleurs, Doueiri est l’auteur de la série télé Baron noir (2016).

20.40 : La Ronde de Roger Vadim (1964), OCS Géants
Le cinéaste, après avoir atteint le sommet de la notoriété, dégringolait peu à peu, accumulant les ratés, adaptation de Christiane Rochefort, Le Repos du guerrier (1962), de Sade, Le Vice et la Vertu (1963), de Françoise Sagan, Château en Suède (1964). Ce n’est pas en adaptant Arthur Schnitzler, après Max Ophuls (il fallait oser), qu’il va retrouver son souffle. Le film tient encore parce qu’on y voit passer, le temps d’un sketch, une charrette d’acteurs intéressants. Une visite au musée Grévin est parfois rafraîchissante.

20.50 : Le Château de verre de René Clément (1950), Classic
Passé la quinzaine dernière, lors de l’hommage au réalisateur, le 2 juillet 2020. Mais sa programmation autour de minuit ne lui laissait pas beaucoup de chances d’être vu. Moins bien considéré que d’autres films de Clément, il fait partie de sa période de coproduction franco-italienne (d’où la présence d’Elisa Cegani), et ne démérite pas par rapport à Au-delà des grilles (1949), plus estimé. Michèle Morgan parvient presque à nous faire croire qu’elle peut être une amoureuse passionnée et Jean Marais est bien à l’aise dans son rôle de séducteur virevoltant. Le film est une adaptation du roman de Vicki Baum Sait-on jamais, mais n’a rien à voir avec le film de Vadim de 1957.

22.30 : Jane Fonda in Five Acts de Susan Lacy (2018), Classic
Déjà signalé le 19 octobre 2018, avant de le voir à Lyon-Lumière. C’est un docu remarquable, qui prend son temps (plus de deux heures), très bien construit et monté, dans lequel l’actrice intervient avec son intelligence habituelle. Un modèle de portrait.

 

Vendredi 17 juillet 2020

 

200.40 : Le Fantôme de la liberté de Luis Buñuel (1974), OCS Géants
Pour mémoire, bien entendu, même si ce n’est pas le film de don Luis que l’on préfère, car trop semblable à ce que l’on attendait de lui, à l’inverse du Charme discret… et de Cet obscur objet…

20.50 : A Beautiful Day de Lynne Ramsay (2017), Premier
We Need to Talk About Kevin (2011) est le seul titre de la réalisatrice régulièrement programmé. Celui-ci a dû attendre trois ans pour l’être à son tour, malgré la présence de Joaquin Phoenix dans le rôle principal. Après le drame familial, Ramsay s’essaie au polar, avec la même efficacité. Notons la bêtise des distributeurs, transformant en un titre qui ne signifie rien l’original You Were Never Really Here, du roman de Jonathan Ames.

20.50 : Soirée Jean-Pierre Mocky, Classic
Enfin, Mocky par raccroc. Après un doc de la série Cinéastes de notre temps, La Parallèle Mocky d’Hugues Baudoin (2017), à 19.50, on passe à La Grande Lessive ! (1968) (cf. note du 11 octobre 2019), puis à La Tête contre les murs de Georges Franju (1959), qui devait être le premier film de Mocky (il l’avait écrit et préparé) mais dans lequel il ne fut qu’interprète (excellent d’ailleurs). Mais rien de neuf ici.

00.40 : L’amour est une fête de Cédric Anger (2018), Émotion
Inédit. Anger fait partie du lot de "jeunes" réalisateurs ayant choisi le cinéma de genre, en particulier le polar - son meilleur étant La Prochaine Fois, je viserai le cœur (2014), avec Guillaume Canet, comme ici. Mais il a choisi de changer de sujet, en recréant le milieu du cinéma porno des années 70-80. Gilles Lellouche est très bien, comme toujours, et Michel Fau également.



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