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Semaine télé du 31 juillet au 6 août 2021
Salut les câblés !
publié le samedi 31 juillet 2021

Jeune Cinéma en ligne directe

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Chris Marker, Zapping Zone (Proposal for an Imaginary Television),1990.

Humeurs de Lucien Logette


 

Samedi 31 juillet 2021

 

20.40 : Mémoires du sous-développement de Tomas Gutierrez Alea (1968), OCS Géants
Inédit. Belle idée de proposer ce film cubain rare, peu revu depuis sa sortie en 1974. Cuba, juste après la chute de Batista, et le dilemme des intellectuels bourgeois : fuir à Miami ou rester à La Havane et participer à l’organisation de la nouvelle société. Dommage que la chaîne ait choisi une période durant laquelle les spectateurs ne sont pas très nombreux.

 

Dimanche 1er août 2021

 

20.50 : L’Enlèvement de Pieter Jan Brugge (2004), Émotion
Pas passé depuis le 4 février 2017. Pour le plaisir de retrouver Robert Redford et Helen Mirren.

22.40 : A Dark, Dark Man d’Adilkhan Yerzhanov (2019), OCS City
Inédit. Un polar Kazakh, ça ne se néglige pas. Le film est sorti en octobre 2020, entre deux confinements, mais a tout de même accueilli plus de 16 000 spectateurs, appréciable performance. En tout cas, il en mérite d’autres.

 

Lundi 2 août 2021

 

20.40 : Dien Bien Phu de Pierre Schoendoerffer (1992), OCS Géants
Inédit - mais on aurait préféré qu’il le demeurât, ce film à la gloire du corps expéditionnaire en Indochine, qui a pris une sévère pâtée en mai 1954, précipitant la future chute de nos colonies. Ah, c’était le bon temps… "Les capitaines vainqueurs ont une odeur forte", écrivait Léon-Paul Fargue. Mais les vaincus ?

20.40 : Propriété interdite de Sydney Pollack (1966), Paramount Channel
Pas inédit, évidemment, mais le film fait partie de ceux qu’on persiste à rererevoir avec le même plaisir. Et il n’a pas été programmé depuis le 5 janvier 2017.

20. 50 : Soirée découverte, Famiz
Que se passe-t-il ? La chaîne aurait récupéré un lot de titres inconnus et inédits en salles, venus des confins de l’Est ? La lecture des synopsis n’est pas très alléchante, mais sait-on jamais ?
D’abord, à 20.50 : Robo de Sarik Andreasyan (2019) ; à 22.15 : Foxter et Max d’Anatoli Mateshko (2019), dont on ne sait rien, sinon qu’ils semblent évoluer entre fantastique et science-fiction. Comme le reste du programme, Ciné+ ou OCS, est inexistant…

22.40 : Judith de Daniel Mann (1966), Paramount Channel
Inédit. Rarement sorti du placard aux archives, ce film a la particularité d’avoir été scénarisé à partir d’une histoire de Laurence Durrell, ce qui n’est pas si fréquent. À part ça, on en garde le lointain souvenir d’un développement un peu lourd, Sophia Loren arrivant en Palestine avant la création d’Israël, pour y retrouver son mari Peter Finch. Grand sujet pour Hollywood, quelques années après Exodus. Vaut d’être revu, cinq décennies et demie plus tard, pour vérifier le regard de l’époque.

 

Mardi 3 août 2021

 

20.40 : Les Aventures de Pinocchio de Luigi Comencini (1971), OCS Géants
Dernier passage à une heure correcte, le 5 janvier 2016. Un des plus réussis films avec enfants de Comencini (mais pas forcément destinés aux enfants), dont on a pu redécouvrir récemment Un garçon de Calabre (1987). À quand L’Incompris (1967) ou le superbe Casanova (1969) ?

20.50 : Tequila Sunrise de Robert Towne (1988), TCM
Inédit. Plus connu comme scénariste (pour la crème de la crème : Ashby, Polanski, Nicholson, Pollack, Pakula, Penn, Beatty…) que comme réalisateur, avec raison. Mais ce polar en roue libre est sympathique, avec Mel Gibson, Kurt Russell et Michelle Pfeiffer.

22.40 : The Wall Street Project de Kim Nguyen (2018), OCS City
Inédit, seulement accessible en VOD. La mythologie des courtiers affairistes fonctionne-t-elle encore ? Pas sûr. Avec Jesse Eisenberg, comme d’habitude, et tout de même Salma Hayek.

01.10 : Drop Dead Darling de Ken Hughes (1966), Paramount Channel
Curieusement, c’est la chaîne la moins cotée des bouquets (il faut reconnaître que ses interruptions publicitaires au milieu des films sont irritantes) qui est, en ce moment, la plus inventive. En allant par exemple repêcher des films intéressants déjà passés il y a plusieurs années – ainsi, ce soir, à 20.40 : Les Maîtres de l’ombre de Roland Joffé (1989) et à 22.55 : Gonflés à bloc de Ken Annakin (1969) -, et en proposant, tardivement, mais on doit pouvoir le récupérer, cet étrange film de Ken Hughes, par ailleurs signataire d’une belle version du roman de Somerset Maugham, Of Human Bondage, sous le titre français L’Ange pervers, en 1964, dans lequel Tony Curtis assassine des femmes riches, Rossana Schiaffino, Zsa-Zsa Gabor, Nancy Kwan, après les avoir épousées. Ce DDD est sorti jadis sous le titre de Arrivederci, Baby, et jamais repris.

 

Mercredi 4 août 2021

 

20.40 : Le Bonheur des uns… de Daniel Cohen (2020), OCS Max
Inédit. Pas très original - l’amitié de deux couples se lézarde après la publication d’un roman écrit de l’intérieur par une des épouses -, mais intéressant, grâce aux acteurs : Bérénice Bejo, Vincent Cassel, Florence Foresti, François Damiens. On peut imaginer ce qu’aurait pu jadis fabriquer la paire Jaoui-Bacri sur un tel thème.

20.50 : Soirée basket-ball, Famiz
Décidément, Famiz surprend cette semaine. Encore deux films inconnus (mais on n’est pas spécialiste de ce sport), à 20.50 : À la gloire des Celtics de Tom DeCerchio (1996), et à 22.20 : Magic Baskets de John Schultz (2002). Découvertes ou bides ?

22.25 : L’Île mystérieuse de Cy Endfield (1961), TCM
Cf. note 28 décembre 2016.

 

Jeudi 5 août 2021

 

20.40 : Soirée David Cronenberg, OCS Choc
Pour mémoire, mais il est toujours plaisant de revoir l’un ou les deux films annoncés : d’abord Crash (1996), et à 22.20 : Dead Zone (1983). Ça ne vieillit pas.

20.40 : Les Brigands de l’Arizona de Ray Nazarro (1954), Paramount Channel
Inédit. Première occurrence du nom de Nazarro dans un programme. Un des rares réalisateurs qui n’a signé que des westerns, une petite centaine entre 1945 et 1960, qu’il tournait à la chaîne (treize en 1946), tous fauchés et d’un manque d’inventivité criant. Mais ses interprètes n’étaient pas tout le temps des bras cassés, la preuve ici avec George Montgomery et surtout Dorothy Malone.

20.50 : Soirée Federico Fellini, Classic
Pour mémoire, car aucun des titres n’est, évidemment, inédit. Mais il ne s’agit pas des plus courants du Maestro. À 20.50 : Le Cheikh blanc (1952), son premier réalisé seul ; à 22.10 : Juliette des esprits (1965), qui vaut peut-être d’être sauvé ; à 00.30, Il bidone (1956), pour Broderick Crawford ; et enfin à 01.55 : Huit et demi (1963). Fermez le ban.
21.40 : Tamara Drewe de Stephen Frears (2010), OCS Max
Pas passé depuis le 23 mai 2015. Ah, la belle campagne anglaise perturbée par l’arrivée de Gemma Arterton !

22.05 : Naked in the Sun de John Hugh & Byron R. Chudnow (1957), Paramount Channel
Second western de la soirée sur la chaîne, mais les deux signataires de celui-ci nous sont totalement inconnus. Une trouvaille ?

 

Vendredi 6 août 2021

 

20.40 : Soirée Gerard Johnson, OCS Choc
Inédits. L’auteur a une courte filmographie : trois longs entre 2009 et 2019, dont deux ce soir, le premier, Tony, n’est jamais sorti. D’abord, Hyena (2014), polar déprimant avec un flic corrompu digne du Bad Lieutenant de Ferrara ; ensuite, à 22.30 : Muscle (2019), inédit en salle ici. Hyena n’avait connu que 8000 spectateurs. Il paraît que Nicolas Winding Refn considérerait Johnson comme le chef de file de la génération montante dans le film de genre. On le comprend.

20.50 : Soirée Red Riding, Frisson
Aucun des trois volets du triptyque n’est inédit, mais l’avantage est que, comme le 20 juillet 2018, l’ensemble est présenté en bloc et dans l’ordre. À 20.50 : Red Riding en l’an du seigneur 1974 de Julian Jarrold (2009) ; à 22.30 : Red Riding en l’an du seigneur 1980 d’Anand Tucker & James Marsh (2009) ; à 00.05 : Red Riding en l’an du seigneur 1983 d’Anand Tucker (2009). Rappelons qu’il s’agit de téléfilms, non distribués en salles, et que les trois romans de David Peace sont un régal.

23.55 : Mean Streets de Martin Scorsese (1973), TCM
Pour le Plaisir. Si Scorsese avait cessé de tourner après ce film, il aurait tout de même sa place dans l’histoire. Cf. note du 30 novembre 2018.



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