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Semaine télé du 2 au 8 novembre 2019
Salut les câblés !
publié le samedi 2 novembre 2019

Jeune Cinéma en ligne directe

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Les Abeilles de l’invisible, exposition au Mac’S, Grand Hornu (29 septembre 2019-12 janvier 2020).

Humeurs de Lucien Logette


 

Samedi 2 novembre 2019

 

20.50 : Le miroir se brisa de Guy Hamilton (1980), Famiz
Inédit. Adaptation sans surprises du roman d’Agatha Christie, sans Hercule Poirot mais avec Miss Marple, non plus interprétée par Margaret Rutherford (morte en 1972), mais, pour la seule et unique fois, par Angela Lansbury. Du cousu main, Hamilton, au repos après ses quatre James Bond, prenant un plaisir manifeste à diriger sa troupe richissime – Elizabeth Taylor, Kim Novak, Tony Curtis, Edward Fox, Rock Hudson, Geraldine Chaplin.

20.50 : Les Garçons de Mauro Bolognini (1959), Classic
La rétrospective Bolognini de la Cinémathèque incite les chaînes à chercher ailleurs que dans les quelques grands titres à passage régulier. Ce soir, un inédit (mais programmé, il y a longtemps, chez Brion), le deuxième de la trilogie scénarisée par Pasolini (après Les Jeunes Maris, 1957, et avant Ça s’est passé à Rome, 1960), trilogie qui demeure peut-être la meilleure trace que PPP ait laissé dans le cinéma italien. Grosse participation française (il faut dire que le coscénariste était Jacques-Laurent Bost), Mylène Demongeot, Laurent Terzieff, Brialy, mêlés à Elsa Martinelli, Franco Interlenghi, Antonella Lualdi. Un noir & blanc magnifique, signé Armando Nanuzzi, un des plus beaux films de la première période de Bolognini.

22.10 : Frangins malgré eux d’Adam McKay (2008), OCS Max
Le titre français est plus racoleur que l’original (Step Brothers), mais il faut admettre que le réalisateur n’a pas hésité à la jouer un peu vulgaire. Mais avec une belle habileté : à chaque fois qu’on sent que la scatologie (modérée, c’est plutôt des plaisanteries "pipi-caca") va l’emporter, McKay change de registre et rend émouvants ses deux beaufs. Will Ferrell et surtout John C. Reilly, toujours expert pour interpréter les buses à plusieurs tiroirs, sont parfaits dans le genre.

22.20 : Honky Tonk Freeway de John Schlesinger (1981), Classic
Deux inédits le même soir sur la même chaîne, c’est fête. Doublement inédit, car le film, seul de son espèce dans la filmo de JS, ne semble même pas être sorti chez nous. Le bide avait été tel aux USA (le film n’est resté qu’une semaine en salle) et en GB, que les distributeurs français n’ont pas voulu prendre de risques, d’autant que le générique ne comportait aucune vedette, à l’inverse des précédents, Marathon Man (1978) et Yanks (1979). Schlesinger n’ayant jamais tourné quelque chose sans intérêt, on est donc fort curieux de découvrir ce mouton noir.

22.35 : Driver de Walter Hill (1978), TCM
Cf. note du 29 janvier 2017.

 

Dimanche 3 novembre 2019

 

20.40 : Légendes vivantes d’Adam McKay (2013), Paramount Channel
Deuxième film de McKay de la semaine. Si l’on a aimé Présentateur vedette : La légende de Ron Burgondy (2004), pas de raisons de ne pas aimer celui-ci. Treize ans après, même cinéaste, mêmes scénaristes (McKay & Ferrell), même producteur (Judd Apatow), même acteurs (Will Ferrell et Steve Carell).

20.50 : Gerry de Gus Van Sant (2002), Club
Cf. note du 27 mai 2016. Conseillé derechef le 6 décembre 2016, avec un ajout : "déjà passé, mais il n’y a presque rien à voir ce soir." Rebelote : le paysage alentour sur Ciné+ ressemble à la Beauce en décembre.

22.15 : The Charmer de Milad Alami (2017), OCS City
Premier film d’un Iranien vivant en Suède, tourné au Danemark, histoire d’un Iranien clandestin à Copenhague, qui tente de jouer (et y réussit) de son charme pour se trouver une épouse, donc un titre de séjour. Échappant au cliché du réfugié irréprochable, le film décrit un personnage ambigu, fort bien joué par l’inconnu Ardalan Esmail. Sorti en plein été (fin juillet 2018), le film a tout de même recueilli 17 000 spectateurs. Peut mieux faire ce soir.

00.10 : Very Bad Cops d’Adam McKay (2010), OCS Max
Déjà indiqué le 22 août 2019. C’est juste pour rajouter un point au réalisateur, pour son troisième film programmé cette semaine.

 

Lundi 4 novembre 2019

 

20.40 : Meurtre à Hollywood de Blake Edwards (1988), OCS Géants
Le film fait partie des Edwards tardifs, moins bien considérés que ceux de ses années 60 et 70, et qui sont pourtant tous intéressants (Boires et déboires, L’amour est une grande aventure). L’auteur (et scénariste) a situé son histoire à la charnière muet-parlant, bien avant Hazanavicius. Le titre original, Sunset, définit mieux l’ambiance : on est au crépuscule d’une époque. Malcolm McDowell, en réalisateur qui veut tourner le dernier des grands westerns muets, engage Bruce Willis et James Garner pour être Tom Mix et Wyatt Earp, curieuse cohabitation.

20.50 : La Cible étoilée de John Hough (1978), Classic
À vue de mémoire, aucune réédition depuis l’année de sortie. Ce qui nous avait marqués alors, c’était la crédibilité très courte de l’histoire - un complot pour empêcher le général Patton de récupérer l’or du Reichstag, mais pourquoi pas - ajoutée à une distribution qui mariait la carpe et le lapin : George Kennedy, John Cassavetes, Sophia Loren, Max von Sydow, Robert Vaughn + Patrick McGoohan, échappé du Village du Prisonnier. À vérifier, avec plaisir, bonifié par quatre décennies en cave.

22.20 : 5x2 de François Ozon (2004), Club
Un film un peu oublié (Ozon en a tant signé depuis). Des situations ultra classiques - rencontre, mariage, installation, etc. jusqu’au divorce - mais racontées selon une chronologie inversée : on commence par la séparation pour finir par le coup de foudre. Une simple astuce suffit à transformer une histoire banale, sans pour autant que la contrainte adoptée fasse passer le film pour une expérience avant-gardiste.

00.25 : Les Fantastiques Années 20 de Raoul Walsh (1939), France 5
La case de Brion est renvoyée après minuit (mais c’est à cause de Lawrence d’Arabie). Quant au film, cf. note du 24 octobre 2016.

 

Mardi 5 novembre 2019

 

20.40 : El bar : pris au piège d’Alex de la Iglesia (2017), OCS Choc
Le titre ne nous évoquait rien, malgré notre appétit pour les films de l’auteur. Solution du mystère : il ne serait visible, depuis septembre 2017, que sur Netflix. Bonne raison pour en profiter.

20.45 : The Door d’Istvan Szabo (2012), Sundance TV
Un film rare de Szabo. Cf. note du 18 avril 2018.

20.50 : L’Échange des princesses de Marc Dugain (2017), Émotion
Apparemment, Une exécution ordinaire (2010) est le seul parmi les films de Dugain à avoir été jusqu’à présent programmé. Le problème avec celui-ci ? Attiré par les deux principaux acteurs, Lambert Wilson et Olivier Gourmet, on les a trouvés remarquables, comme d’habitude, sans éprouver une once d’intérêt pour l’histoire racontée, pourtant dans notre patrimoine. Rien à reprocher au film, ses costumes, ses décors, sa construction, son originalité - personne n’avait encore songé à mettre en scène ces mariages monstrueux entre enfants décidés par raison d’État. Mais c’est moins attractif que les recoins de Staline.

22.50 : Family Film d’Olmo Omerzu (2015), Club
Film inconnu tout autant que son réalisateur. C’est donc un devoir de le regarder.

 

Mercredi 6 novembre 2019

 

20.40 : Nos vies formidables de Fabienne Godet (2018), OCS City
Doc ou fiction ? On se pose souvent la question, au long des discussions collectives et des séances de thérapie pour ces toxicomanes de tous âges. Car la véracité est constante, même lorsque l’on a repéré quelques visages un peu connus, Johan Libéreau ou Bruno Lochet. On plonge avec les participants dans les exercices de théâtre inspirés de Grotowski ou du Living, cri primal et Cie. C’est un peu long (près de deux heures) mais, si on tient la distance, passionnant.

20.45 : An Accidental Studio de Bill Jones, Ben Timlett & Kim Leggatt (2019), Sundance TV
Doc inconnu. Mais comment ne pas s’intéresser au sujet, le tournage de La Vie de Brian avec les Monty Python et ses problèmes de financement ? On y annonce George Harrison, Terry Gilliam et toute la bande génial, John Cleese, Michael Palin, Eric Idle et les autres. Pour saluer le cinquantenaire de la formation d’un groupe jamais égalé.

20.50 : Au revoir là-haut d’Albert Dupontel (2017), Premier
Enfin sur le câble, plus de deux ans après sa sortie en salle. Ce n’est pas parce que le film a récolté cinq César qu’il faut le voir, mais parce que chaque film de Dupontel est un régal, qu’il soit acteur ou réalisateur. Six films signés en deux décennies (un septième serait en chantier), on ne peut pas dire qu’on soit saturé. Outre Maître Albert, un wagon d’acteurs réjouissants : Laurent Lafitte, Nahuel Pérez Biscayart, Niels Arestrup, Émilie Dequenne, Mélanie Thierry.

20.50 : Nos années folles d’André Téchiné (2017), Émotion
Même si l’histoire est inspirée de faits réels (durant la guerre de 14, un déserteur se déguise en femme, et la guerre terminée, continue, acceptant progressivement sa transformation), son développement coince un peu. Sans doute parce qu’on sent un peu trop la volonté de démonstration. Mais Pierre Deladonchamps est très juste dans son ambiguïté et Céline Sallette est une épouse complice étonnante.

22.30 : My Name Is Elia Kazan d’André S. Labarthe & Danièle Anezin (2018), Classic
Pas vu. Le doc est composé de documents retrouvés par ASL en 2016, entretiens tournés avec Kazan en 1971, à l’heureuse époque de l’émission TV Cinéastes / Cinéma de notre temps, mais jamais montés. Il s’agit du dernier travail effectué par Labarthe, qui a disparu en mars 2018. Forcément intéressant, même si on persiste à ne pas pardonner à Kazan son attitude révoltante lors de la chasse aux sorcières.

22.35 : Ayka de Serguei Dvortsevoy (2018), OCS City
Deux films éprouvants à la suite sur la chaîne : après les toxicomanes, les clandestins sans papiers, aussi démunis et en danger partout, particulièrement ici, à Moscou, où la jeune Kirghize du titre cherche désespérément du travail pour échapper à ses créanciers. Et récupérer l’enfant qu’elle a dû abandonner. Ce n’est pas très joyeux, il fait froid et le monde est terrifiant.

 

Jeudi 7 novembre 2019

 

20.40 : Utoya, 22 juillet d’Erik Poppe (2018), OCS City
Les films basés sur un fait divers sanglant presque immédiatement retranscrit prêtent le flanc au soupçon de profiter de façon éhontée d’un événement douloureux. Ce soir, les 77 morts de l’île norvégienne, assassinés par un militant d’extrême droite. Que la reconstitution soit réussie (Elephant) ou non (Le 15h17 pour Paris), la question de l’exemplarité se pose : quelle leçon tirer de la mise en spectacle ? À quand le Bataclan ?

20.45 : Ema de Kadri Kousaar (2017), Sundance TV
Pour les curieux. Le cinéma des pays baltes, on n’y connaît pas grand-chose. La Lituanie, un peu, grâce à Sharunas Bartas, la Lettonie, également, merci à Leila Pakalnina. Mais l’Estonie ? Un peu d’exotisme ne fait pas de mal.

20.50 : Cadavres exquis de Francesco Rosi (1976), Classic
Encore un chef-d’œuvre inédit, on se demande bien pourquoi. Peut-être l’apogée de la filmographie du cinéaste, après L’Affaire Mattei (1971) et Lucky Luciano (1973), et avant Eboli (1979), avec ce roman de Leonardo Sciascia, adapté par Tonino Guerra, photographié par Pasqualino De Santis et interprété par Lino Ventura et quelques autres - Renato Salvatori, Alain Cuny, Max von Sydow, Charles Vanel, Fernando Rey. Le fameux travelling latéral initial, face aux momies des catacombes de Palerme, est inoubliable.

22.15 : Au-delà de Clint Eastwood (2010), OCS City
On le signale, il se pourrait qu’il y ait encore des amateurs qui persistent à attendre quelque chose de l’auteur des lointains Honky Tonk Man, Bird ou Mystic River. Ou comment savoir s’arrêter à temps. Comme écrivait le poète, "il y a des vieillards si respectables qu’ils demandent à être bouillis".

22.45 : Un taxi pour Tobrouk de Denys de La Patellière (1961), Classic
Après la réhabilitation de Grangier et celle, récente, de Cayatte, si l’on sortait La Patellière de son purgatoire ? Il n’a jamais prétendu être un auteur, ce qui est déjà positif. Certes, il fut le yes-man de Gabin dans sa pire période, du Tonnerre de Dieu (1964) au Tueur (1972). Mais il sut l’utiliser à son meilleur, dans Les Grandes Familles (1958) et surtout Rue des Prairies (1959), qui garde, soixante ans après, une étonnante fraîcheur. Un taxi eut le tort, aux yeux de la critique du moment, d’être dialogué par Audiard, alors infréquentable, et de rassembler cinq millions de spectateurs. On peut aujourd’hui goûter en toute tranquillité aux aventures libyennes de ces quatre (+ un) bidasses perdus.

 

Vendredi 8 novembre 2019

 

20.40 : Double jeu de Bruce Beresford (1999), Paramount Channel
Ce n’est pas génial, mais tout à fait au niveau des autres films de Beresford, Tender Mercies (1980) ou Driving Miss Daisy (1989) : classique, bien scénarisé, du bon ouvrage qui ne bouleverse pas mais qu’on suit avec intérêt. Et ici, il y a Ashley Judd et notre cher Tommy Lee Jones.

20.40 : Nid de guêpes de Florent-Emilio Siri (2001), OCS Choc
Pas passé depuis le 30 septembre 2015, sur cette même chaîne. À la sortie, on avait été surpris par l’efficacité et l’intensité de la réalisation, qui faisait passer aisément la banalité du scénario. Il y avait là un cinéaste à surveiller. Ensuite, après un film remarquable situé pendant la guerre d’Algérie, L’Ennemi intime (2007), l’auteur n’a pas confirmé notre attente, ni avec Cloclo (2012), ni avec Pension complète (2015), pesant remake (avec Frank Dubosc !) de La Cuisine au beurre de Grangier.

20.40 : Les Bostoniennes de James Ivory (1984), OCS Géants
La case du vendredi sur Géants semble réservée à James Ivory, ce qui est bien, mais surtout à des titres moins fréquentés que Chambre avec vue ou Retour à Howard’s End, ce qui est mieux. Ce soir, une adaptation d’Henry James, scénarisée avec le soin habituel par Ruth Prawer Jhabvala, réalisée avec toute l’ampleur ivorienne. Au générique, Vanessa Redgrave, Jessica Tandy, mais aussi, surprise, Christopher Reeve, qui venait de déposer sa cape de Superman (avant de la réendosser trois ans plus tard).

20.50 : Capitaine Conan de Bertrand Tavernier (1996), Club
Cf. note du 19 octobre 2017.

20.45 : Le Grand Chef d’Henri Verneuil (1958), Classic
La nouvelle d’O’Henry avait déjà été adaptée par Hawks en 1952, sous forme de sketch dans La Sarabande des pantins (O’Henry’s Full House). Il a donc fallu meubler le scénario pour atteindre une durée normale. Le fait d’utiliser don Camillo et Peppone, Fernandel et Gino Cervi, (à la place de Fred Allen et Oscar Levant chez Hawks) n’a pas suffi pour remporter le succès attendu. Le film n’est pourtant pas indifférent pour les amateurs du cinéma des années 50.

22.35 : Le Journal intime de Georgia Nicholson de Gurinder Chadha (2008), Famiz
Inconnu. Il s’agit d’un téléfilm inédit. En souvenir des quelques titres de la réalisatrice qu’on aime bien, Joue-là comme Beckham (2002) ou Le Dernier Vice-roi des Indes (2017), on y posera un œil.



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