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Semaine télé du 22 au 28 février 2020
Salut les câblés !
publié le samedi 22 février 2020

Jeune Cinéma en ligne directe

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La télévision prise par l’œuvre d’art à l’ère de sa reproduction technique.
©Nejib Bousabbeh

Humeurs de Lucien Logette


 

Samedi 22 février 2020

 

20.40 : Mr. Klein de Joseph Losey (1976), OCS Géants
On a l’impression de l’avoir vu passer maintes fois. En réalité, pas de traces, sauf erreur, depuis le 21 février 2016. La version a été restaurée récemment. De toutes façons, cette soirée sur le bouquet OCS est (comme de plus en plus souvent) presque uniquement consacrée à des séries (d’ailleurs fréquentables, mais c’est une autre histoire).

20.50 : Pourvu que ce soit une fille de Mario Monicelli (1985), Club
Un inédit du grand MM, ça ne se refuse pas. Grosse coproduction multinationale - Liv Ullman, Catherine Deneuve, Stefania Sandrelli, Philippe Noiret, Giuliano Gemma, Bernard Blier, un générique de rêve -, à partir d’un scénario de Tullio Pinelli, Suso Cecchi D’Amico, Monicelli lui-même, fort intéressant : une communauté féminine matriarcale (trois générations) en Toscane. Ça ne peut que se compliquer, évidemment, sinon pas de film, mais la conclusion est une apothéose, avec les huit femmes qui attendent la neuvième.

20.50 : Melinda et Melinda de Woody Allen (2004), TCM
Inédit, si, si, il en reste encore. Dans la filmographie en dents de scie de l’Allen des vingt dernières années, où alternent réussites et films en demi-teintes (mais jamais indifférents), celui-ci surgit entre deux très grands titres, Anything Else (2003) et Match Point (2005). Donc… Manquaient peut-être des acteurs plus convaincants que Will Ferrell et Radha Mitchell, ce qui expliquerait le nombre d’entrées (le plus faible depuis 1987). À revoir.

22.20 : Retour de flamme, saison 16, Classic
On ne connaît pas les détails du programme, mais on ira en confiance, comme d’habitude.

22.35 : Les Aventuriers de l’or noir de James Keach (1995), TCM
Film inconnu d’un réalisateur qui l’est tout autant - aucun titre repéré sur nos côtes. Robert Duvall et Aidan Quinn sont des noms suffisants pour aller y voir d’un peu plus près.

 

Dimanche 23 février 2020

 

20.40 : The Kindness of Strangers de Lone Scherfig (2019), OCS City
Seulement trois films de la seule réalisatrice de Dogma 95 sont passés sur le câble, Italian for Beginers (2000), Un jour (2011) et Une belle rencontre (2016). Celui-ci est inédit dans nos salles ; avec Zoe Kazan (petite-fille de), Tahar Rahim et Bill Nighy, tout un programme.

20.40 : Valmont de Milos Forman (1989), OCS Géants
Cf. note du 17 mars 2018.

20.50 : Bouquet Ciné+, Record : pas un seul inédit parmi les dix-huit films proposés ce soir dans les trois créneaux horaires. Le seul titre passé depuis moins de deux ans (mars 2018), c’est Le Dernier Tournant, l’excellent film de Pierre Chenal.
Quitte à revoir Corinne Luchaire, mieux vaut aller à la Cinémathèque de Bercy pour la rétrospective Léonide Moguy, qui a découvert la fille de Jean L., et l’a fort bien utilisée dans Prison sans barreaux (1937), et Conflit (1938).

22.30 : Les Seigneurs de Dogtown de Catherine Hardwicke (2005), OCS City
Deux films de réalisatrices la même soirée, la chaîne bouscule la parité. L’auteure avait surpris avec son premier film, Thirteen (2003), celui-ci est plutôt destiné aux amateurs de skating, puisqu’il conte la naissance des Z-Boys, jeunes Californiens qui ont bouleversé la pratique de la planche à roulettes. Basé sur des faits réels, mais on est moyennement intéressé. Inédit.

 

Lundi 24 février 2020

 

20.50 : Le Musée des merveilles de Todd Haynes (2017), Famiz
Notre déception devant Wonderstruck était à la hauteur de notre attente aprèsI’m Not There (2007) et Carol (2014). Mais Haynes demeure un des auteurs les mieux doués apparus durant ces trente dernières années. En attendant Dark Waters, qui sort le 26 février 2020 et dont on nous dit grand bien, on peut essayer de changer de point de vue sur son avant-dernier film.

20.50 : The Danish Girl de Tom Hooper (2015), Club
Jusqu’à présent, le seul Discours d’un roi (2010) représentait Hooper sur le câble. Malgré Alicia Vikander et Matthias Schoenaerts, nous n’avons pas vu l’histoire vraie d’Einar Wegener, artiste peintre danois devenu Lili Elbe, après opérations, chose rare en 1930. Bonne occasion pour se rattraper.

20.50 : Tout ou rien de Robert Pirosh (1951), Classic
C’est la soirée des découvertes. On ne sait rien de ce film, sinon qu’il traite un sujet original, celui des Japonais de la seconde génération installée aux USA et qui eurent des problèmes après Pearl Harbor - les "nisei" furent souvent regroupés dans des camps en Californie. Certains s’engagèrent et vinrent combattre en Europe, ainsi que le montre ce Go for Broke ! (en VO). Pirosh est surtout connu en tant que scénariste (René Clair, Wellman) ; après ce premier film, il en tourna quatre autres, dont La Vallée des rois (1954), fort entraînante aventure avec Robert Taylor et Eleanor Parker.

22.05 : Roxane de Mélanie Auffret (2019), OCS Max
Shame on us ! On n’a pas eu envie d’assister aux tribulations de Guillaume de Tonquedec, producteur d’œufs breton en risque de faillite et qui tente de sauver sa ponderie en interprétant des vidéos sur youtube avec sa poule favorite. On avait déjà eu notre dose de paysannerie en désarroi avec Petit paysan (2017) et Au nom de la terre et on recherchait l’air bien pollué de la ville. Erreur, sans doute, qu’on va tenter d’effacer ce soir.

 

Mardi 25 février 2020

 

20.50 : Le Grand Blond avec une chaussure noire d’Yves Robert (1972), Famiz
Cf. note du 21 août 2017.

20.50 : Le Dernier des géants de Don Siegel (1976), Classic
Dernier passage le 10 janvier 2018. Crépusculaire, testamentaire, désespéré, etc. Tous les qualificatifs sont valables : il s’agit de l’ultime film de John Wayne, en miroir puisqu’il interprète un tueur professionnel usé par la maladie, mais qui tient à finir debout, l’arme à la main. Comme dans le très beau roman originel de Glendon Swarthout, Une gâchette (Super Noire n° 32). Tous les anciens sont venus entourer Wayne : James Stewart, Lauren Bacall, Richard Boone, John Carradine.

22.15 : Le Retour du Grand Blond d’Yves Robert (1974), Famiz
Cf. note du 21 août 2017.

22.25 : Astrid de Pernille Fischer Christensen (2018), Club
Les quelques films sortis ici de la réalisatrice danoise l’ont fait de façon confidentielle. On ne se souvient pas que ce biopic d’Astrid Lindgren, la créatrice de Fifi Brindacier ait fait grand bruit lors de sa sortie en mai dernier. Mais les amateurs de la cinématographie scandinave y trouveront plaisir, grâce aux actrices, la peu connue Alba August, et les toujours remarquables Maria Bonnevie - de Insomnia (1997), au prochain film de Vinterberg) et Trine Dyrholm - de Festen (1998), à la série Les Héritiers (2014).

00.50 : Hal d’Amy Scott (2018), OCS Géants
Documentaire inconnu. Retracer la carrière d’Hal Ashby est une excellente chose, d’autant qu’au vu du générique, tous les anciens du Nouvel Hollywood ont tenu à participer à l’hommage. Ashby n’a jamais été considéré comme un grand auteur - trop rugueux peut-être -, il n’empêche que les (seulement) douze films qu’il a signés entre 1970 (The Landlord) et 1986 (8 Millions Way to Die) vaudraient d’être revus, et même découverts pour certains : on ne connaît ni son doc sur les Rolling Stones, Let’s the Night Together (1983), ni Match à deux (1985) sorti en DVD.

 

Mercredi 26 février 2020

 

20.40 : L’Adieu à la nuit d’André Téchiné (2018), OCS City
Dernier Téchiné en date, sur un sujet brûlant, si brûlant qu’on s’étonne de le voir traité par un cinéaste dont l’implication dans l’actualité immédiate n’a pas toujours été perceptible - un ado de bonne famille (le petit-fils de Catherine Deneuve !) qui décide d’aller en Syrie rejoindre les djihadistes. C’est du chaud. Dans le rôle ingrat du converti, Kacey Mottet-Klien, spécialiste à l’écran des jeunes déplaisants.

20.50 : Bienvenue parmi nous de Jean Becker (2012), Émotion
Il faut bien un film français de temps en temps (il y en a un autre sur Club, Gaspard va au mariage d’Antony Cordier, mais il est passé il y a juste un an), surtout s’il s’agit d’un inédit. On a rarement envie de choisir un Jean Becker pour la soirée ; c’est dommage, car il vaut mieux que la réputation d’académisme franchouillard dont il est affublé. Certes, il n’a jamais eu l’élégance de son père (qui a d’ailleurs commis quelques films oubliables, Ali-Baba ou Arsène Lupin), mais il travaille dans le solide, avec des acteurs de haut niveau - ce soir Patrick Chesnais, qui vaut à lui seul de regarder tout film où il apparaît.

20.50 : La Femme de mon frère de Monia Chokri (2019), Club
Très bon premier film canadien, coup de cœur du jury Un Certain Regard à Cannes 2019. La chronologie des médias semble se réduire, puisque le film est sorti fin juin 2019 et est déjà proposé aux câblés, ce qui est un record. 160 000 spectateurs en salles, une performance pour une œuvre sans vedettes.

20.50 : Madame de… de Max Ophuls (1953), Classic
Pour mémoire, évidemment.

22.20 : Les Temps qui changent d’André Téchiné (2004), OCS City
Second film de la soirée Téchiné, encore un inédit. Beaucoup plus classique dans son inspiration (l’amour) et son traitement que le précédent. Mais Catherine Deneuve et Gérard Depardieu s’y promènent à l’aise.

22.25 : Danielle Darrieux, il est poli d’être gai de Pierre-Henri Gibert (2018), Classic
Nous l’avions raté lors de son passage sur Arte l’an dernier. La carrière de DD en 52 minutes, c’est de l’accéléré. Mais si ça permet de la revoir dans ses éblouissants films des années 30, on s’en contentera.

 

Jeudi 27 février 2019

 

20.40 : Guet-apens chez les Sioux de Lewis R. Foster (1956), Paramount Channel
Passé le 2 janvier 2017. Pas plus génial que les autres titres de Foster, mais tout aussi agréable. Un western par semaine permet de supporter bien d’autres films notables. Un des derniers films de Linda Darnell.

20.40 : La Disparue de Lee Chang-hee (2018), OCS Choc
Apparemment pas distribué, même pas en VOD. Énorme succès au box-office coréen, c’est tout ce que l’on en sait.

20.40 : Le Locataire de Roman Polanski (1976), OCS Géants
Cf. note du 28 mai 2017.

20.50 : Jusqu’à la garde de Xavier Legrand (2017), Émotion
Quatre César + celui des lycéens, ce n’est pas trop pour cette plongée, étonnante de maîtrise pour une première œuvre, dans l’enfer des couples qui s’écharpent. Si Léa Drucker est aussi bonne qu’à l’accoutumée, la révélation vient de Denis Ménochet, jusque-là second rôle, impressionnant dans tous les registres.

20.50 : The Third Murder de Hirokazu Kore-Eda (2017), Frisson
On était certain de l’avoir revu sur le câble, mais on n’a pas retrouvé trace d’un passage. Donc, inédit probable. Kore-Eda se frotte au polar, pour bien montrer qu’il n’est pas qu’un spécialiste des affaires de famille, ce dont il parvient sans peine à nous convaincre. Masaharu Fukuyama est extraordinaire.

22.20 : Ne coupez pas ! de Shinichiro Ueda (2017), OCS Choc
Soirée de l’inconnu sur Choc : second film inédit, japonais cette fois, gore et non plus polar. Quelle aventure…

22.30 : La Marge de Walerian Borowczyk (1976), Club
Une rareté : jamais repris depuis plus de quarante ans, absent des quelques coffrets consacrés au cinéaste-plasticien (même du superbe Criterion US). C’est la seconde adaptation d’une œuvre de Pieyre de Mandiargues, après La Marée, un court de 1974, avec Fabrice Luchini. Cette fois-ci, le prix Goncourt 1967, peut-être pas le plus grand roman de l’auteur (indéniablement Le Lis de mer), bien plus puissant dans la nouvelle. Mais la dérive du héros dans Barcelone y était fort bien décrite. Boro a remplacé la ville des ramblas par Paris et la fascination est moins forte. Même si la rencontre de Sylvia Kristel et Joe Dalessandro ne donne pas tout le plaisir escompté, le film est bien représentatif de son temps. Quoiqu’il s’agisse d’un des titres les moins érotiques de Boro (on est loin de Collections privées ou des Héroïnes du mal), il aurait été distribué comme Emmanuelle 77, à cause de Sylvia Kristel.

22.40 : Swing Shift de Jonathan Demme (1984), TCM
Une découverte, car, à notre connaissance, jamais sorti par ici, même en vidéo. Kurt Russell, Goldie Hawn, mais aussi Holly Hunter, débutante, Ed Harris - et même Roger Corman dans un petit rôle (il est vrai que Demme a fait partie de son écurie).

00.20 : Best Friends de Norman Jewison (1982), TCM
Comme le film précédent sur la chaîne, un inédit en France - malgré Burt Reynolds, Goldie Hawn, Jessica Tandy et Keenan Wynn : si tous ne vivent que dans le souvenir des amateurs, ils avaient une réputation certaine dans les années 80. Et Jewison était un réalisateur à succès. Alors ? Réponse cette nuit.

 

Vendredi 28 février 2020

 

20.35 : Le Temps des loups de Sergio Gobbi (1969), OCS géants
Apparemment, c’est le premier film de Gobbi qui passe sur le câble et comme on comprend les programmateurs d’avoir ignoré ce tâcheron. On a cessé de voir ses films dès le milieu des années 70, mais auparavant, on avait eu droit à une série de nanars d’une belle prétention, Le Bluffeur (1964), Pas de panique (1965), etc. jusqu’aux Galets d’Étretat (1972) qui représente le sommet de sa courbe. Ce soir, Robert Hossein, c’est tout dire, et Charles Aznavour, suffisamment talentueux pour s’extraire des rôles qu’on lui proposait.

20.50 : Un beau dimanche de Nicole Garcia (2013), Club
Seul passage, le 23 décembre 2015, à 22.35. Nicole Garcia n’a pas la cote, sinon auprès du public, qui lui reste fidèle depuis Un week-end pour deux (1990). Comme elle réalise un film tous les quatre ans et que Mal de pierres date de 2016, on peut espérer cette année un autre long métrage. Au générique ce soir, Pierre Rochefort, Louise Bourgoin, Dominique Sanda et Déborah François, dans un drame intime comme l’auteure sait les maîtriser.

20.50 : L’Explorateur en folie de Victor Heerman (1930), Classic
Totalement inédit sur le câble et on ne l’a pas revu en copie depuis plusieurs dizaines d’années. Le titre français est explicite, puisque Groucho Marx incarne, revenu d’Afrique, le capitaine Geoffrey T. Spaulding (moins exotique que Rufus T. Firefly, Quincy Adams Wagstaff, Otis B. Driftwood ou Hugo Z. Hackenbush, autres personnages de Groucho). Le titre original, Animal Crackers, n’a pas plus de rapport avec le sujet que Horse Feathers ou Duck Soup. De toutes façons, il n’y a pas de sujet et c’est très bien comme ça. Les frères Marx étaient encore quatre et il y a déjà l’immortelle Margaret Dumont.

22.10 : Darkman de Sam Raimi (1990), OCS Choc
Un Raimi ancien, tourné entre deux Evil Dead et (un peu) plus calme, avec ce qu’il faut tout de même de violence et de sang pour qu’on retrouve la patte de l’auteur. Avec Liam Neeson et Frances McDormand, que Raimi avait déjà employée, quasi débutante, cinq ans plus tôt dans Mort sur le gril.

22.30 : L’Ours de Jean-Jacques Annaud (1988), OCS Max
Un ourson orphelin, un ours adulte qui le recueille et lui apprend à vivre, comment résister ? Surtout lorsque c’est fait avec le soin qu’apporte le cinéaste à toutes ses réalisations. Alors, on ne résiste pas.



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