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Semaine télé du 12 au 18 septembre 2020
Salut les câblés !
publié le samedi 12 septembre 2020

Jeune Cinéma en ligne directe

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San Francisco, été 2020

Humeurs de Lucien Logette


 

Samedi 12 septembre 2020

 

20.40 : Comme un oiseau sur la branche de John Badham (1990), OCS Géants
Cf. note du 13 juin 2018 (il n’y a pas si longtemps, mais le reste des propositions sur OCS est composé de séries).

20.50 : Gaspard et Robinson de Tony Gatlif (1990), Club
On ne peut pas dire que l’auteur soit très choyé par les programmateurs, car depuis six ans, ils ne nous ont proposé que trois de ses titres (Les Princes, Geronimo, Djam) sur la presque vingtaine de sa filmographie. Ce soir, une première, avec cette belle histoire où il ne se passe presque rien - trois personnages perdus sur une route au bord d’une plage. Avec Gérard Darmon, toujours fidèle à Gatlif depuis ses débuts, Vincent Lindon et Suzanne Flon, superbe, comme toujours.

20.50 : Les Onze Fioretti de François d’Assise de Roberto Rosselini (1950), Classic
Comme il s’agit d’un inédit, on se doit de le signaler. Mais tous ceux qui ne regarderont pas cette imagerie sulpicienne auront notre bénédiction.

20.50 : Soirée John McTiernan, TCM
Soirée de bonne allure, car Last Action Hero (1993) n’est pas passé depuis trois ans et qu’il s’agit de la première tentative de destruction interne de la mythologie de Schwarzenegger (réalisée avec la complicité de la star). À 23.00, un inédit, Nomads (1986), premier film de l’auteur (car McT est bien un auteur), avec Pierce Brosnan pour sa première apparition au cinéma. On ne comprend toujours pas pourquoi la filmographie du cinéaste s’arrête en 2003.

22.10 : Pasolini Motore ! de Valentino Misino (2017), Classic
Encore un doc sur Pasolini, pas vu. On a du mal à croire que le tour du sujet sera fait en 52 mn, mais il y a certainement des documents et des témoignages intéressants, comme souvent. Préfiguration du proche centenaire de PPP (2022), qui verra fleurir hommages, études et rééditions.

23.15 : Le Dernier Testament de Lynne Littman (1983), Paramount Channel
L’inconnue du soir. On ne sait rien de cette réalisatrice, sinon son Oscar du documentaire pour Number Our Days (1976), et que ce Testament, situé en pleine apocalypse post-nucléaire, semble être son seul film pour le grand écran.

 

Dimanche 13 septembre 2020

 

20.40 : La Loi des seigneurs de Franc Roddam (1983), Paramount Channel
Le film est sorti ici le 16 avril 1986, mais il nous a échappé, sans doute parce que le souvenir du précédent film de Roddam, Quadrophenia (1979), malgré The Who, n’était pas inoubliable. Passant de l’Angleterre aux États-Unis, où il a continué sa carrière de réalisateur (un peu) et de scénaristes de séries (beaucoup), a-t-il trouvé une dimension nouvelle ? À voir.

20.50 : Soirée Enfants, Famiz
Est-ce un gag des programmateurs ? D’abord, Les Enfants du marais de Jean Becker (2013), inédit sympathique dont on n’a pas grand-chose à dire, suivie, à 22.40, par Les Enfants de la chance de Malik Chibane (2016), plus sérieux, mais passé relativement récemment. Cf. note du 3 novembre 2018.

20.50 : Le Coup de l’escalier de Robert Wise (1959), Classic
Film admirable. Irait-on jusqu’à en posséder une copie 35, comme Melville, et la regarder plusieurs centaines de fois, la nuit ? Peut-être pas. Mais le revoir et le revoir, sans doute. Les distributeurs ont conservé à Odds Against Tomorrow, le titre original, celui de la traduction dans la Série Noire du roman de William P. McGivern, adapté sous pseudonyme par Abraham Polonsky, alors encore sur la Liste noire. Robert Ryan, Harry Belafonte, Shelley Winters, Gloria Grahame : un chef-d’œuvre.

22.25 : La Deuxième Femme de James V. Kern (1950), Classic
Merci à la chaîne d’avoir exhumé ce film de ses caves. Pas de traces d’une sortie française à l’époque - il faut dire que Robert Young et Betsy Drake n’étaient pas vraiment des stars. On ne connaît de Kern que Les Coulisses de Broadway, gentille comédie musicale de 1951, avec Tony Curtis et Janet Leigh (mais surtout Ann Miller), pas de quoi crier à l’auteur maudit, mais on vérifiera.

22.35 : Arctic de Joe Penna (2018), Frisson
Aucune raison pour que film passe sur cette chaîne - sauf que la température qui y règne est de -30°, et que le frisson n’est pas métaphorique. 90 minutes immobiles, sinon le pénible déplacement d’un naufragé sur la banquise, poussant un traîneau sur lequel agonise une rescapée d’un crash d’hélicoptère. Pas d’autres événements que les dangers de la glace, l’épuisement, la lutte pour survivre - l’équivalent arctique du film de J.C. Chandor, All Is Lost (2013), Redford étant remplacé par Madds Mikkelsen, impeccable. Une belle découverte de Cannes 2018.

 

Lundi 14 septembre 2020

 

20.50 : Tel Aviv On Fire de Sameh Zoabi (2018), Club
Bonne pioche de Club ce soir avec ce troisième film de Zoabi, Arabe israélien dont on a pu apprécier, en 2012, Téléphone arabe. De nouveau, une comédie intelligente, avec un regard critique réjouissant sur la société israélienne - et avec Lubna Azabal, notre mascotte.

20.50 : Soirée berlinoise, Classic
Pour mémoire, car les deux films (remarquables) sont passé sur la chaîne, La Scandaleuse de Berlin de Billy Wilder (1948), le 19 février 2017, et le second, C’est arrivé le 20 juillet de G.W. Pabst (1955), le 11 mai 2020. Mais chacun vaut d’être revu.
C’est tout, sauf si l’on aime Sous le soleil de Satan, Rosemary’s Baby, Docteur Jivago, Jeremiah Johnson, Nickelodeon (sur OCS Géants, TCM, Paramount Channel) au point d’en reprendre une goulée.

 

Mardi 15 septembre 2020

 

20.40 : Bienvenue à Zombieland de Ruben Fleischer (2009), OCS Choc
Un succès surprise, qui a rapporté trois fois leur mise aux producteurs (et 275 000 spectateurs en France), premier film que R. Fleischer (aucun lien semble-t-il avec le grand Richard) n’a jamais vraiment confirmé - il a tourné en 2019 une suite, Retour à Zombieland, avec les mêmes acteurs, Woody Harrelson, Jesse Eisenberg, Emma Stone et Abigail Breslin.

20.50 : Voyez comme on danse de Michel Blanc (2018), Premier
L’auteur a reconnu qu’il avait réalisé ce film pour ne pas perdre la main, son dernier, Embrassez qui vous voudrez, remontant à 2002. Il n’a pas été chercher l’inspiration très loin, puisqu’il a repris ses acteurs du précédent, Karin Viard, Carole Bouquet, Charlotte Rampling, Jacques Dutronc (et lui-même), donnant à ses personnages une maturité plus affirmée qu’il y a seize ans. Est-ce suffisant ? Pas sûr. Mais Blanc est sympathique, on lui souhaite de ne pas devoir attendre 2034 pour son prochain film.

20.50 : La Chute de l’empire américain de Denys Arcand (1954), Club
Aucune occurrence sur le câble d’un film d’Arcand autre que Les Invasions barbares (2003), programmé plusieurs fois et c’est heureux. Mais quid de L’Âge des ténèbres (2007), du Règne de la beauté (2014) et pourquoi pas Le Déclin de l’empire américain (1986), qui, couplé avec La Chute, aurait constitué une soirée pertinente ? Enfin, profitons des largesses de la chaîne.

20.50 : Les Femmes de Jesse James de Don ‘Red’ Barry (1954), Classic
Parfait inédit, seul film réalisé par Don ‘Red’ Barry, acteur crédité de 267 rôles entre 1933 et 1981, et qu’on ne connaît que pour l’avoir vu en personnage principal dans les 12 épisodes du serial Adventures of Red Ryder, tourné au galop en 1940 par les princes du genre, William Witney et John English (un DVD chez Bach Films). La découverte du jour.

22.50 : Coming Out de Denis Parrot (2018), Club
Doc inconnu, mais dont le titre révèle le sujet.

 

Mercredi 16 septembre 2020

 

20.40 : J’accuse de Roman Polanski (2019), OCS Max
Enfin accessible sur le câble (mais le film est en DVD depuis plusieurs mois), le César du meilleur film, ou du meilleur réalisateur, on n’a pas envie de vérifier. De toutes façons, c’était le plus grand film de l’année et les spectateurs ne s’y sont pas trompés. Alors, c’est du classique, c’est écrit, bâti, composé, réalisé au millimètre ; on attend que la jeune génération nous procure des plaisirs aussi relevés.

20.40 : Retour à Zombieland de Ruben Fleischer (2019), OCS Choc
La suite du film d’hier, même chaîne, même heure. Même sensation ? Verdict à 22.20.

20.50 : La Mule de Clint Eastwood (2018), Premier
Sauf erreur, premier passage du pénultième film de l’auteur - à moins qu’il n’en ait tourné un autre depuis la sortie l’an dernier du Cas Richard Jewell. Il semble désireux de ravir à Manoel de Oliveira la coupe du plus vieux réalisateur en action. Il assure ici le rôle principal - pour la dernière fois ? Pas sûr.

20.50 : La Sainte Famille de Louis-Do de Lencqueseing (2019), Club
Second film signé par l’acteur, après Au galop, il y a sept ans. En trente ans (il a débuté en 1991, dans La Vie des morts d’Arnaud Desplechin), il est parvenu à se fabriquer un personnage d’homme arrivé, intellectuel ou affairiste, souvent à la tête d’une tribu, comme ici, où il passe de la gestion de sa propre famille à celle de la Famille française, en devenant ministre de ladite. On aimerait que cela soit plus drôle, mieux enlevé, enfin qu’il y ait vraiment un scénariste. Mais ça passe, grâce aux acteurs, Marthe Keller, Thierry Godard, Léa Drucker et surtout Brigitte Auber, 95 ans, qui n’a pas fait la carrière que Rendez-vous de juillet de Jacques Becker, 1949, lui promettait.

22.35 : Police Connection de Howard V. Koch (1973), Paramount Channel
Polar standard, mais tout à fait efficace, titré ainsi car c’était la mode après French Connection, mais qui en VO s’intitule Badge 373, de façon beaucoup plus justifiée. Robert Duvall est très bon, évidemment, et le réalisateur, après son Big House, USA de 1955, s’était fait la main dans les sériés TV des années 60, en particulier The Untouchables.

22.45 : Un homme est passé de John Sturges (1955), TCM
Cf. note du 20 mars 2016.

 

Jeudi 17 septembre 2020

 

20.40 : Rampant de Kim Sung-hoon (2018), OCS Choc
Pas vu, mais comme pour tous les films coréens, historiques ou policiers, on y va en confiance. La déception fait aussi partie du jeu.

20.40 : L’Aigle et le vautour de Lewis R. Foster (1950), Paramount Channel
Ce petit western passe une fois tous les trois ans, à peu près. Mais les amateurs de cinoche ont toujours plaisir à retrouver John Payne, Rhonda Fleming et Dennis O’Keefe, tout un petit monde lointain.

20.50 : Blanche comme neige d’Anne Fontaine (2019), Émotion
Anne Fontaine tourne beaucoup - treize films depuis le début du siècle, il n‘y a guère que François Ozon pour faire plus - et le résultat est variable mais toujours intéressant. Fallait-il adapter une ixième fois le conte des frères Grimm, même avec Pascal Bonitzer comme coscénariste et en lui cherchant des situations équivalentes modernes ? Mais la distribution est de premier choix et Lou de Laâge est une héroïne bien choisie. Isabelle Huppert en marâtre, ça lui va comme un gant. Ajoutons Charles Berling, Benoît Poelvoorde, Damien Bonnard et Vincent Macaigne, qu’on va finir par supporter.

20.50 : La Clé de Carol Reed (1958), Classic
Le cinéaste n’est pas encore sorti du purgatoire, alors qu’il fut un des réalisateurs les plus cotés en son temps. Il n’est pas totalement rejeté, on redécouvre régulièrement Huit heures de sursis (1947) ou Le Troisième Homme (1949), mais on ne réexamine pas l’ensemble. Un ensemble pourtant que les admirateurs de Bank Holiday (1938), Sous le regard des étoiles (1940), L’Héroïque Parade (1944), ou Première désillusion (1948), savent de haute qualité. Certes, ses titres des années 60 - excepté Oliver ! (1968) - sont moins excitants à revoir. Le film de ce soir est entre les deux périodes et souffre un peu d’une distribution un peu classique et classieuse : William Holden, Sophia Loren, Trevor Howard, Kieron Moore, Oscar Homolka, pas beaucoup de surprises là-dedans. Mais c’est du lourd.

 

Vendredi 18 septembre 2020

 

20.40 : Orgueil et préjugés et zombies de Burr Steers (2016). OCS Choc
Après deux expéditions à Zombieland, une soirée dans l’univers de Jane Austen visité par les morts-vivants. On est curieux du résultat et on peut rêver de l’élargissement de cette pratique - pourquoi se limiter à l’auteur de Northanger Abbey ? Madame Bovary et les zombies, La Zombie et le pantin, Les Zombies de Rochefort, etc.

20.40 : Rosalie fait ses courses de Percy Adlon (1989), OCS Géants
Dans la foulée de Bagdad Café, Adlon enchaîne un autre film aux USA (mais production allemande), toujours avec Marianne Sägebrecht, non plus dans un bistrot hors du monde, mais dans l’Arkansas, nantie d’une famille (trop) nombreuse qui l’oblige à manipuler ses comptes bancaires. On a accusé le réalisateur d’exploiter le filon de sa généreuse actrice - alors qu’il l’utilisait bien avant Bagdad Café. C’est le dernier film d’Adlon qui nous soit parvenu, bien qu’il en ait réalisé une dizaine d’autres.

20.40 : Avenging Angelo de Martyn Burke (2002), Paramount Channel
Inédit et inconnu. On n’hésitera pas à reproduire la note de L’Annuel du cinéma 2005 sur Mafia Love, le titre d’exploitation : "Dernier film d’Anthony Quinn, le film brille par l’éclatante nullité de ses interprètes et son absence de scénario". De quoi saliver.

20.50 : Soirée Toto, Classic
Avec la somme des films qu’a tournés Toto, on pourrait lui consacrer une soirée de deux titres par semaine pendant toute l’année sans en venir à bout. Tous ne sont pas évidemment de la qualité du Pigeon de Monicelli (1958), ou de Des oiseaux, petits et gros de Pasolini (1966), mais il y a de quoi faire. Ce soir, un moins connu, Misère et noblesse, signé par Mario Mattoli, son réalisateur habituel dans les années 40 et 50, avec une Sophia Loren qui décollait (son dixième film en deux ans). Suivi à 22.20 par La Loi, c’est la loi de Christian-Jaque (1958), qui n’est pas ce que l’auteur de Fanfan-la-Tulipe a tourné de meilleur, d’autant que Toto est parasité par Fernandel. Et après Fernandel, à 23.50, Louis de Funès, pas encore une star (et c’est la meilleure partie de sa filmographie), devenu partenaire de Toto par le hasard des coproductions, dans Fripouillard et Cie de Steno (1959) (déjà passé le 17 avril 2020).

22.05 : Ne coupez pas ! de Shinichiro Ueda (2017), OCS Choc
Pas vu, mais un film horrifique japonais, c’est comme les films coréens, ça ne se laisse pas passer.

23.05 : Bertrand Tavernier de Valérie Exposito (2016), Club
Après la projection à 20.50 de La Princesse de Montpensier (2010), un documentaire sur son auteur. Pas vu, mais Tavernier sait occuper l’écran : 52 mn, c’est même trop court pour tout ce qu’il a à dire. Pour continuer la soirée Tavernier, à 00.05, Quai d’Orsay (2013), et Des enfants gâtés (1977).



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