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Semaine télé du 19 au 25 septembre 2020
Salut les câblés !
publié le samedi 19 septembre 2020

Jeune Cinéma en ligne directe

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First or Second Program ? (1985), dans la série Way to a Bright future.
©Stane Jagodič

Humeurs de Lucien Logette


 

Samedi 19 septembre 2020

 

20.50 : Comme une image d’Agnès Jaoui (2004), Club
Pour qui ne l’a pas vu lors de son dernier (et unique) passage, cf. note du 25 mai 2018.

20.50 : La Passe du diable de Pierre Schoendoerffer & Jacques Dupont (1958), Classic
Inédit d’une belle rareté - on ne se souvient pas de l’avoir jamais vu programmé, ni sur le grand ni sur le petit écran. Premier film de fiction pour l’un et l’autre réalisateur, chacun se réclamant à l’époque de la droite active - et même activiste pour Dupont, membre de l’OAS. L’Afghanistan dans les années 50. Une curiosité.

20.50 : L’Ombre de la loi de Christian Alvart (2013), Action
Pour les raffinés : on ne sait quelle mouche à piqué les programmateurs de la chaîne qui les a fait repêché des oubliettes un épisode de la série Tatort, créée en 1970 et qui continue à faire les après-midi de millions de téléspectateurs allemands. Impossible d’en savoir plus sur cet épisode, numéroté 865. En VF, évidemment, ce qui accentue l’exotisme.

22.10 : Retour de flamme, Classic
Thème de la soirée : "Question de chance". On n’en sait pas plus, comme toujours, mais on regardera, comme souvent.

22.35 : Harcelés de Neil Labute (2008), Émotion
Inédit. Le scénario est intéressant - un couple mixte s’installe à "Lakeview Terrace" (le titre original), dans le voisinage d’un policier qui les prend en grippe. Schéma classique, mais le policier est noir et raciste, ce qui l’est moins. Samuel L. Jackson est efficace, comme il sait l’être, et le couple Patrick Wilson - Kerry Washington bien mignon.

23.10 : LBJ de Rob Reiner (2016), Paramount Channel
Curieuse idée que de faire un biopic à la gloire d’un des présidents des USA les plus transparents, dont la seule activité fut de développer grandement la guerre lancée au Vietnam par son prédécesseur John F. Kennedy - le slogan des manifestants américains des années 60 : "Hey, hey, hey, LBJ, how many kids did you kill today ?". Mais Reiner est un cinéaste inventif, et il y a Woody Harrelson et Jennifer Jason Leigh.

00.35 : Ceux qui travaillent d’Antoine Russbach (2018), Premier
Premier film impeccable - le drame d’un cadre supérieur qui se dévoue pour l’entreprise et se voit viré brutalement, d’où recherche d’un emploi équivalent (sans en avertir sa famille). Le seul problème, c’est d’être interprété par Olivier Gourmet, toujours parfait, mais presque trop. On l’a tant vu, depuis Ressources humaines, au siècle dernier, incarner ce personnage, artisan, ouvrier ou cadre qu’on a fini par s’y habituer et n’admirer que la performance, réelle.

 

Dimanche 20 septembre 2020

 

20.40 : Soirée Jacques Demy, OCS Géants
La chaîne a fait fort : après un docu sur George Chakiris (2011), trois comédies musicales de l’auteur de Lola : d’abord Les Demoiselles de Rochefort (1967), suivi à 22.40 par Les Parapluies de Cherbourg (1964), couronné par Peau d’Âne (1970). Méfiance : une fois le premier regard posé sur Les Demoiselles, on a du mal à s’en décoller la rétine. Mais si, à la place de cette guimauve (barbe à papa plutôt) de Peau d’Âne, on avait eu droit à Une chambre en ville (1982), incommensurablement plus puissant, la soirée eût été grandiose.

20.50 : Molière de Laurent Tirard (2007), Famiz
Les scénaristes n’ont pas joué le biopic, mais inventé une fiction, Molière emprisonné pour dettes étant sauvé par M. Jourdain, qui veut l’utiliser pour conquérir Célimène. Si l’on n’est pas trop regardant sur la vérité historique, on peut y prendre un certain plaisir, grâce à Romain Duris et à Fabrice Luchini, qui en fait des tonnes mais en situation. Et dans les coins, il y a des acteurs qu’on aime bien, Édouard Baer, Laura Morante, Fanny Vallette, Annelise Hesme.

20.50 : Un flic sur le toit de Bo Widerberg (1976), Classic.
Cf. aussi l’étude de Gérard Camy en 1984, et ses roboratives relectures de l’œuvre de "l’autre Suédois", dans les deux derniers numéros de Jeune Cinéma, 399-400 et 401.

22.40 : À la recherche du bonheur de Gabriele Muccino (2006), OCS Max
Muccino ne se refuse pas aux histoires édifiantes, on le sait. Ici, il adapte l’autobiographie de Chris Gardner, un Noir sans ressources qui va ramer pour se faire une situation qui lui permettra de voir son fils la tête haute. Il y a de l’humain là-dessous, et ça élève l’âme. Mais il y a Will Smith, avec son vrai fils, Jaden : comment résister ?

 

Lundi 21 septembre 2020

 

20.50 : Bis repetita, Premier
Juste pour noter que c’est la troisième fois en deux semaines que la chaîne propose Sicariode Denis Villeneuve (2015), suivi de Sicario : la guerre des cartels de Sollima (2018), ou en ordre inversé. De quoi nous dégoûter de ces deux bons titres.

20.50 : Amanda de Mikhaël Hers (2018), Club
Dernier film (pour le moment) de l’auteur du Sentiment de l’été (2015), sans doute le meilleur de ses trois longs. Vincent Lacoste est remarquable dans sa relation avec sa nièce, Isaure Multrier, orpheline de 7 ans. Aucun cliché, une émotion juste et une interprétation féminine de haut niveau : Ophelia Kolb, qui disparaît trop vite, Stacy Martin, Marianne Basler et Greta Scacchi.

20.50 : Les Évadés de Jean-Paul Le Chanois (1955), Classic
Coincé entre ses deux Papa, maman, la bonne-ma femme et moi, un film de Le Chanois rarement montré. On ne l’a pas vu depuis sa sortie en salle et le souvenir qu’on en garde est d’une interminable randonnée en noir & blanc qui conduisait les trois évadés d’un camp de la Baltique (en 1943) vers la Suède salvatrice. Pierre Fresnay et François Périer assuraient, mais moins que Marcel André dont c’était la propre aventure. Une révision s’impose.

20.50 : L’Odyssée du Hindenburg de Robert Wise (1975), TCM
Même dans ses grandes machines de la fin (La Mélodie du bonheur, La Canonnière du Yang-tsé, Star Trek), Wise a toujours su maîtriser ses films et ne pas succomber aux seules exigences commerciales. La catastrophe du dirigeable nazi est un spectacle régalant. On n’avait pas vu aussi bel aéronef depuis Madame Satan de Cecil B. DeMille (1930).

22.35 : Il était un petit navire de Marion Hansel (2019), Club
L’ultime doc, pas vu, de la réalisatrice de Dust, Lion d’argent à Venise 1985, disparue au mois de juin 2020. On n’a pas toujours été enthousiasmé par les titres qui ont suivi, mais elle avait un talent certain.

23.00 : La Balançoire de Percy Adlon (1983), OCS Géants
Décidément, OCS a racheté l’ensemble des films du cinéaste allemand - c’est le quatrième programmé en trois semaines. Pourquoi pas, d’autant qu’Adlon est, à l’exception de Bagdad Café, tout à fait méconnu. Découverte conseillée.

 

Mardi 22 septembre 2020

 

20.40 : La Proie d’Éric Valette (2011), OCS Choc
Valette est un bon réalisateur de films d’action. Ici, servi par un Dupontel en pleine forme (il va s’évader de prison pour récupérer sa fille kidnappée), il réussit bien son coup. On n’a guère le temps de penser durant les 105 minutes. Et Alice Taglioni est de la partie.

20.40 : The Lonely Guy d’Arthur Hiller (1984), OCS Géants
Géants persiste à explorer des voies inédites. On ne se souvient pas d’avoir vu passer ce film, même sous le titre français de Manhattan Solo que lui attribuent certaines sources. Steve Martin et Charles Grodin étaient-ils des noms assez attractifs il y a 36 ans ? Pas sûr. Drôle de carrière que celle de Hiller : des hauts - The Americanization of Emily (1964) et L’Hôpital (1971) -, des bas - Love Story (1970), et des films joliment décalés - W.C. Fields and Me (1976), Avec les compliments de l’auteur (1982), on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Donc expérience souhaitable.

20.50 : Soirée seniors, Premier
Simple hasard ou soirée thématique masquée ? Premier propose deux films ayant pour héros des papys : en ouverture, Gentlemen cambrioleurs de James Marsh (2018), comédie de cambriolage standard dont l’intérêt est de bien finir et d’être interprétée par des has been - Michael Caine, Tom Courtenay, Jim Broadbent, Ray Winstone, tous Anglais et tous excellents -, suivi à 22.30 par Les Vieux Fourneaux de Christophe Duthuron (2018), adaptation de la BD du même titre, avec les toujours jeunes Eddy Mitchell, Pierre Richard, Roland Giraud et Henri Guybet. C’est limité mais plus intéressant que les deux Rocky (on a cessé de les compter) qui passent sur Frisson.

20.50 : Un amour impossible de Catherine Corsini (2018), Émotion
La réalisatrice n’a pas toujours tapé juste - on se souvient d’un informe Jeunesse sans dieu (1996) ou de sa Nouvelle Ève (1998) un peu pâteux - et on pouvait craindre de la voir s’attaquer à un roman de Christine Angot, qui ne réussit que rarement à ceux qui les adaptent (pas toujours : on verra bientôt combien Danielle Arbid a sublimé Passion simple). Eh bien, cette fois-ci, c’est dans la poche - sans doute grâce à Virginie Efira, actrice qui ne cesse de nous étonner. Même Niels Schneider est convaincant, c’est dire.

20.50 : Le Masque de fer d’Henri Decoin (1962), Famiz
Inédit sauf erreur. Ce n’est pas la grande période de Decoin, c’est même sa pire - il ne signera plus que Casablanca, nid d’espions (1963) et Nick Carter va tout casser (1964), à savoir le bas de sa gamme. Mais ici la vieille histoire du frère caché du roi fonctionne encore et Jean Marais était encore capable de beaux moments acrobatiques. On est loin de Retour à l’aube (1938) ou de La Vérité sur Bébé Donge (1951), ces chefs-d’œuvre, mais on peut faire avec.

22.30 : La Cordillère des songes de Patricio Guzman (2019), Club
Dernier titre de la trilogie documentaire (plus essais à la Marker que doc à la Wiseman), après La Nostalgie de la lumière (2010) et Le Bouton de nacre (2015).

 

Mercredi 23 septembre 2020

 

20.40 : A Cure for Life de Gore Verbinski (2016), OCS Max
Verbinski s’était laissé entraîner à jongler avec des budgets de blockbusters sans parvenir à les maîtriser, cf. l’échec de Lone Ranger (2013) et la veine des Pirates des Caraïbes étant épuisée, il revient vers des régions plus accessibles ; d’où ce thriller d’épouvante un peu longuet (147 mn, c’est beaucoup), mais fort agréable tout de même. Notons l’inventivité des distributeurs français, traduisant A Cure for Wellness par A Cure for Life. Tout est dans la nuance.

20.40 : Shadowhunter de J.S. Cardone (1993)
Téléfilm inconnu d’un réalisateur tout aussi mystérieux. Même s’il y a Scott Glenn, c’est l’aventure.

20.50 : Sang froid de Hans Petter Moland (2019), Premier
Thriller pas vu, mais ce qu’on connaît de ce cinéaste norvégien - Refroidis (2014) ou Les Enquêtes du département V (2016) - donne envie de découvrir ce premier film tourné hors du pays, en l’occurrence au Canada. Il semblerait qu’il s’agisse d’un remake de Refroidis, avec Liam Neeson, on ne demande qu’à vérifier.

20.50 : Stavisky… d’Alain Resnais (1974), Classic
Cf. note du 17 mai 2018.

22.45 : Un, deux, trois de Billy Wilder (1961), TCM
Cf. note du 19 janvier 2017.

 

Jeudi 24 septembre 2020

 

20.40 : The Villainess de Jung Byung-gil (2017), OCS Choc
Apparemment inédit en salles, excepté sa présentation à Cannes en séance de minuit, ce qui convenait à ce thriller coréen sanglant et féministe - une tueuse entraînée, une cheffe de la police. Cousu main.

20.40 : Pancho Villa de Buzz Kulik (1968), Paramount Channel
Dernier passage : cf. note du 13 novembre 2016, à 01.15, un peu tard quand même.
Pourtant Yul Brynner + Robert Mitchum + Charles Bronson…

20.50 : Le Carrousel fantastique d’Ettore Giannini (1954), Classic
Au cœur d’une programmation incolore sur Ciné+ (que des redites), extrayons cet inédit (il y a une copie en DVD qui circule, pas trop mauvaise). La filmographie de l’auteur se réduit à deux films, celui-ci et un précédent, Le Carrefour des passions, coproduction franco-italienne sortie en 1948, qu’on souhaiterait découvrir car il y avait Viviane Romance et surtout Valentina Cortese. Ce Carrousel napolitain (le titre italien) est ambitieux, traçant trois siècles d’histoire de la cité parthénopéenne (il y a longtemps que l’on tentait de le placer, ce cliché) avec chansons et danses (Leonide Massine et Yvette Chauviré sont de la partie). Au fil des tableaux, on reconnaîtra Paolo Stoppa, Sophia Loren, Folco Lulli, Tina Pica et Vittorio Caprioli. On se souvient de couleurs étincelantes, espérons que la restauration les aura respectées.

 

Vendredi 25 septembre 2020

 

20.50 : L’Enquête de Tom Tykwer (2009), Premier
Avec les films de TT, on s’ennuie rarement. Le succès de son adaptation du roman de Patrick Susskind, Le Parfum (2006), lui a donné une stature internationale. D’où ce thriller paranoïaque à la Pakula, avec des vedettes elles aussi internationales (et le titre de la VO The International), Clive Owen, Naomi Watts, Armin Mueller-Stahl - et même le Danois Ulrich Thomsen, moins célèbre, mais aussi efficace.

20.50 : Photo de famille de Cécilia Rouaud (2018), Émotion
Second film de la réalisatrice après Je me suis fait tout petit (2012) - non, ce n’était pas une adaptation de la chanson de Brassens - et encore avec Vanessa Paradis. Ce qui explique assurément le succès public (plus de 500 000 spectateurs) ; mais le film le méritait, faisant oublier par sa justesse le manque de surprises du scénario - le déclin d’une grand-mère, Chantal Lauby, et les efforts de ses petits-enfants, VP, Camille Cottin et Pierre Deladonchamps.

20.50 : Une nouvelle vie d’Olivier Assayas (1993), Club
Dans la filmographie nombreuse d’Assayas, c’est presque la préhistoire. Quatrième long, juste après Paris s’éveille (1991) et avant L’Eau froide (1994) qui le fit changer de statut. Le tournage connut des misères et le producteur le saborda carrément (aucune sortie en VHS ni en DVD). On a perdu la trace d’une des deux actrices principales, Sophie Aubry, mais Judith Godrèche est toujours active. Et on redécouvrira Bernard Giraudeau et la désormais bien trop rare Christine Boisson.

20.50 : Le Lit conjugal de Marco Ferreri (1963), Classic
Curieusement, on ne retrouve pas de date de passage du film, ce qui semble improbable, Ape Regina étant un des titres les plus célèbres de Ferreri, celui qui le fit vraiment connaître, son précédent, El cochecito (1960) n’ayant eu qu’une distribution confidentielle. Marina Vlady, en mante religieuse plus qu’en reine des abeilles, y est magnifiquement glaciale et Ugo Tognazzi, parfait en mâle prêt à se faire dévorer par amour.

20.50 : The Blind Side de John Lee Hancock (2009), TCM
De Hancock, on n’a vu sur le câble que Le Fondateur (2016), biographie du créateur de Macdonald dont on pouvait se passer. Quelques années auparavant, il avait filmé cette biographie d’un footballeur américain dont le renom ne nous est pas parvenu - le film n’était jusqu’ici accessible qu’en DVD. Donc découverte ce soir de Sandra Bullock, Kathy Bates et de Quinton Aaron, interprète de Michael Oher, le célèbre sportif.

22.25 : Nous trois ou rien de Khairon (2015), Émotion
Saluons la chaîne qui nous offre ce soir deux inédits français, la fête n’est pas si fréquente. Après Vanessa P., pas de stars, mais tout de même Gérard Darmon et Zabou Breitman, en plus de l’auteur-acteur de stand-up, dont c’est le premier film. Qui retrace son parcours, du village iranien de son enfance à Pierrefitte (9-3), de façon tout à fait émouvante, sans attendrissement ni pathos. Du coup, plus de 600 000 entrées, plus que V. Paradis.

23.15 : Les Impures de Torgny Wickman (1973), Club
Lors de sa sortie, le film attira tous les amateurs (n’était-ce pas au Midi-Minuit ?), car les films érotiques suédois étaient considérés comme le summum du genre. C’était avant que, Giscardo regnante, le film X ne soit autorisé. Et donne un sérieux coup de vieux à ces films soft. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Notons que Stellan Skarsgad y faisait ses (presque) débuts.



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