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Semaine télé du 21 au 27 septembre 2019
Salut les câblés !
publié le samedi 21 septembre 2019

Jeune Cinéma en ligne directe

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Humeurs de Lucien Logette


 

Samedi 21 septembre 2019

 

20.40 : Foxy Brown de Jack Hill (1974), OCS Géants
Cf. note du 6 novembre 2016.

20.50 : Ma vie sans lui de Susannah Grant (2006)
Unique film réalisé par l’auteure de Erin Brokovich de Steven Soderbergh (2000) et de In Her Shoes de Curtis Hanson (2005). Pas vu, car sorti seulement en DVD. Mais la présence de Jennifer Garner et de Juliette Lewis incite à vérifier si les qualités de la cinéaste égalent celles de la scénariste.

20.50 : Filles uniques de Pierre Jolivet (2003), Club
Apparemment pas programmé depuis mars 2015, tardivement et sur une chaîne (Numéro 23) disparue depuis. Bonne occasion de rattraper cette jolie comédie, intelligemment concoctée, comme souvent chez Jolivet. La confrontation Sandrine Kiberlain-Sylvie Testud en dit beaucoup sur la distinction et la différence de classes.

20.50 : Que la fête commence de Bertrand Tavernier (1974), Classic
Cf. note du 9 septembre 2016.

22.45 : Sans mobile apparent de Philippe Labro (1972), Classic
Inédit. Labro, à ses débuts. Moins neuf que Tout peut arriver (1969), mais l’adaptation à la française d’un roman de Ed McBain est assez réussie et la transplantation à Nice du 87e District de la ville d’Isola n’est pas ridicule. Pas sûr que Trintignant ait été le meilleur choix pour incarner le commissaire Carella, mais qui d’autre à l’époque ? On peut faire avec.

 

Dimanche 22 septembre 2019

 

20.40 : Bugsy de Barry Levinson (1981), OCS Géants
Ce n’est pas Bugsy Malone, comme dans le film d’Alan Parker, mais Bugsy Siegel, fameux gangster de Brooklyn, un des futurs rois de Las Vegas, et qui vit passer dans sa bande Meyer Lansky, Lepke le Tueur, et autre Dutch Schulz, c’est-à-dire le gratin des tueurs les plus sanguinaires des années 30. Warren Beatty, coproducteur, est parfait dans le rôle et bien entouré par Ben Kingsley, Elliot Gould et Harvey Keitel

20.50 : Stand by Me de Rob Reiner (1986), Club
Inédit (enfin, depuis le 30 mars 2015, c’est tout comme). Reiner n’a jamais été meilleur que dans la seconde moitié des années 80, lorsqu’il enchaîna Spinal Tap (1984), Stand by Me, Princess Bride (1987), When Harry Met Sally (1989) et Misery (1990). La nouvelle de Stephen King qui servit de base au film n’est pas dans sa veine habituelle. Les amateurs de la chanson homonyme de Ben E. King seront comblés (mais on entend aussi Buddy Holly, Jerry Lee Lewis et The Chordettes).

20.50 : Guet-apens de Sam Peckinpah (1972), Classic
Pas trace d’un passage depuis cinq ans. Serait-ce le seul film de Peckinpah dans ce cas ? Raison de plus pour en profiter. Belle adaptation (signée Walter Hill) du roman de Jim Thompson, Le Lien conjugal, avec Steve McQueen et Ali McGraw, en amants traqués – et dans les coins, des vieux de la vieille, Ben Johnson et Slim Pickens.

23.15 : Le Caïman de Nanni Moretti (2005), OCS City
Dernier passage : 2 septembre 2016. La projection de ce soir, juste après Silvio et les autres de Sorrentino (2018) montre comment celui-ci s’est fait piéger par son sujet, fasciné par Berlusconi, alors que Moretti avait pris la bonne distance détournée pour l’atteindre.

 

Lundi 23 septembre 2019

 

20.40 : Le Feu follet de Louis Malle (1963), OCS Géants
Inédit, ce qui est étonnant. Car il s’agit d’un des films les plus renommés, à juste titre, de l’auteur. La nouvelle de Drieu la Rochelle, La Valise vide, est sans doute le seul de ses écrits de fiction qui vaille la peine d’être relu. Enfin, de fiction, à peine, puisqu’il s’était totalement inspiré de l’itinéraire suicidaire de Jacques Rigaut - fin prémonitoire, Drieu ayant franchi le pas comme son ami, mais avec moins de panache, le mal-être existentiel de Rigaut n’ayant que peu à voir avec sa propre crainte de devoir régler ses comptes après la Libération. Maurice Ronet tient là un de ses meilleurs rôles.

20.50 : The Square de Ruben Östlund (2017), Club
Inédit. La description du milieu des décideurs artistiques contemporains était-elle trop grinçante ? Le film d’Östlund a été une des palmes d’or les moins rentables de la décennie (350 000 spectateurs). Ce qui est injuste. Mais qu’y faire ? Le (re)voir, par exemple, afin de le constater.

20.50 : Le commando frappe à l’aube de John Farrow (1942), Classic
La découverte de la semaine, un film de guerre fait à chaud, comme le cinéma US l’a beaucoup pratiqué entre 41 et 45. Paul Muni, Lilian Gish (retour à l’écran après dix ans d’interruption) et des acteurs anglais (Cedric Hardwicke, Anna Lee, Robert Coote) pour la couleur locale. Scénario signé Irwin Shaw (celui du futur Bal des maudits) et C.S. Forester. Et un réalisateur qui nous a rarement déçus. Alors…

23.10 : The Last Face de Sean Penn (2016), OCS Max
Le film a été un accident industriel, après la bronca cannoise, pleinement imméritée, tant d’autres titres, au fil des ans, ayant été accueillis avec une gentillesse injustifiée. Penn a sans doute eu tort de penser, naïvement, que la force de la rencontre entre Javier Bardem et Charlize Theron s’intégrerait au contexte de guerre civile en Afrique. D’où l’accusation de surfer sur un drame de façon honteuse. Le film demande à être revu (malgré Adèle Exarchopoulos) sous un éclairage plus serein.

00.30 : En cas de malheur de Claude Autant-Lara (1958), France 5
À un moment où Brion risque d’être débarqué de France Télévisions, il est plus que jamais nécessaire de suivre son Cinéma de minuit. Même si c’est plus une niche de retrouvailles que de découvertes, la seule émission de patrimoine ciné du service public demande à être respectée.

 

Mardi 24 septembre 2019

 

20.50 : Battle of the Sexes de Jonathan Dayton & Valerie Faris (2017), Émotion
Ce n’est pas un remake du film de Griffith de 1928. Les auteurs de Little Miss Sunshine n’ont pas vraiment profité de leur succès : deus titres seulement depuis 2006. Et on ne les attendait pas là : mettre en scène un événement sportif célèbre - ou qui l’a été en son temps, 1973, la rencontre entre un tennisman, Bobby Riggs, (autoproclamé "Champion of the male chauvinist pigs") et une tenniswoman, Billie Jean King (qui gagna par 3 sets à 0). Emma Stone et Steve Carell sont très bien (lui est toujours parfait en macho), même si on sait qu’ils sont doublés sur le court.

20.50 : West Side Story de Robert Wise & Jerome Robbins (1960), Famiz
Cf. note du 21 juin 2016.

20.50 : Thunder Road de Jim Cummings (2018), Club
Premier film, scénarisé, réalisé et interprété par un acteur inconnu (on ne l’avait pas repéré dans les séries TV dans lesquelles il a figuré), qui pourrait s’intituler "Conte de la folie ordinaire", même s’il n’a que peu à voir avec Bukowski. La dérive d’un flic qui, divorce et décès de sa mère à la clé, a des comportements borderline. Le titre est emprunté à une chanson de Bruce Springsteen, de quoi réjouir ses amateurs.

20.50 : Soirée spéciale Apache sur Classic avec en première partie l’excellent Le Jour des Apaches de Jerry Thorpe (1968) - cf. note du 19 juillet 2017-, suivi, à 22.20, de Les Écumeurs des Monts apaches de Ralph Murphy (1950), nettement moins intéressant, mais beaucoup plus rare.

22.40 : The Salvation de Kristian Levring (2014), OCS Choc
Cf. note du 28 novembre 2016.

 

Mercredi 25 septembre 2019

 

20.40 : Les Combattants de Thomas Cailley (2014), OCS City
Un premier film qui a convaincu, en tout cas les votants des César, qui lui ont décerné trois prix, meilleur premier film, meilleure actrice (Adèle Haenel), meilleur espoir (Kevin Azaïs). Après une multitude de récompenses cannoises, prix Fipresci, de la Quinzaine, etc. On n’est pas certain que ce flot n’ait pas été surabondant et ces débuts surestimés. Et l’esprit général (l’armée comme solution individuelle) n’est pas tout à fait sympathique. L’auteur n’ait rien signé depuis (pardon, une série TV en 2018, Ad vitam).

20.40 : Message from the King de Fabrice Du Welz (2016), OCS Choc
Découvert avec retard, à l’occasion d’un passage sur le câble récemment. Le réalisateur belge s’est glissé dans la peau d’un réalisateur américain avec facilité et son film ne dépare pas ses homologues hollywoodiens. Histoire d’enquête et de vengeance dans les milieux les moins fréquentables de Los Angeles, du côté de South Central. On n’avait pas identifié auparavant Chadwick Boseman, on avait tort.

20.50 : Marvin d’Anne Fontaine (2017), Club
Beau parcours que celui de la réalisatrice, qui, depuis 25 ans et plus, tourne presque sans discontinuer et avec des résultats le plus souvent positifs : on n’est jamais sur les cimes du chef-d’œuvre, mais toujours dans la qualité pro, sur des sujets choisis et rarement répétitifs. Celui-ci est assez banal - un gamin, puis ado, rejeté par son entourage parce qu’il est homosexuel -, mais la manière dont il parvient à s’en sortir l’est moins - grâce au théâtre, en montant à Paris, évidemment. Finnegan Oldfield, en quelques années, s’est imposé comme un acteur représentatif de la jeune génération (avec Swann Arlaud, Cyril Descours, Kevin Azaïs, François Civil). En prime, du beau monde, Charles Berling, Vincent Macaigne, Isabelle Huppert, Catherine Mouchet.

20.50 : Zardoz de John Boorman (1973), Classic
Comme le film est inédit et que Boorman n’est pas n’importe qui, on le signale. Mais pas sûr que la science-fiction soit vraiment son terrain d’expression le mieux adapté (pas plus que la geste du Graal de Excalibur). Et Sean Connery, en tunique à la mode de 2293, était moins à l’aise que, trois ans plus tard, sous la cuirasse de Robin and Marian de Richard Lester.

22.15 : Compte tes blessures de Morgan Simon (2016), OCS City
Second premier film de la soirée et le second avec Kevin Azaïs. On n’était pas très enthousiaste devant son engagement commando dans le film de Cailley, on ne l’est pas vraiment non plus devant ses prestations scéniques - il est vrai que l’univers de la chanson post-hardcore ne nous transporte pas. Mais les rapports œdipiens mal résolus avec Nathan Willcocks, comme le rejet de Monia Chokri, sa nouvelle belle-mère, sont bien posés. On attend Morgan Simon au détour de son second film.

22.30 : Willard de Daniel Mann (1971), Classic
On se souvient d’avoir trouvé le film fort réussi à l’époque, grâce à l’horreur sensible qu’il dégageait, sans recourir à des effets, la prolifération des rats étant largement suffisante. Bruce Davison, en héros solitaire à la tête d’une horde de rongeurs domestiques prêts à tuer les importuns (Ernest Borgnine, par exemple), débutait (juste après Des fraises et du sang) et a fait la carrière que l’on sait (269 apparitions, dont un remake de Willard en 2003).

 

Jeudi 26 septembre 2019

 

20.40 : Sur la piste des Apaches de R.G. Springsteen (1966), Paramount Channel
Simplement pour compléter la semaine placée sous le signe des Apaches, car le réalisateur est plus un exécutant que le porteur d’une vision. En outre, c’est un western tardif, et Rory Calhoun et Corinne Calvet ont du mal à assurer.

20.40 : Le Jeune Karl Marx de Raoul Peck (2016), OCS City
Enfin sur le câble cette biographie (partielle) du Grand Barbu, sur lequel J.C. s’est jadis penché avec pertinence.

20.50 : Escobar de Fernando Leon de Aranoa (2017), Émotion
On est toujours gêné devant des biopics qui finissent par rendre sympathique leur héros, même lorsqu’on est en présence d’un personnage aussi répugnant que le roi des cartels de Medellin. On comprend l’intérêt des auteurs pour les gangsters hors normes, mais… Benicio del Toro avait déjà interprété Escobar dans Paradise Lost d’Andrea Di Stefano (2014). Cette fois, c’est Javier Bardem qui en est chargé, et qui s’en acquitte, évidemment avec brio, sous les yeux de Penélope Cruz.

20.50 : La Corde d’Alfred Hitchcock (1948), Classic
Cf. note du 28 mars 2016.

22.05 : Le Vol du Phœnix de Robert Aldrich (1965), Classic
Cf. note du 15 mai 2015, ultime passage.

 

Vendredi 27 septembre 2019

 

20.40 : No Pain, No Gain de Michael Bay (2013), Paramount Channel
Michael Bay n’est pas un raffiné, ça se saurait. Inutile donc d’attendre ce qu’il ne cherche pas à offrir. Si on aime l’action, avec un regard un peu décalé (enfin, on en prête l’intention à l’auteur), on sera servi. Mark Wahlberg est un acteur tous terrains.

20.40 : The Green Hornet de Michel Gondry (2011), OCS Choc
Gondry au pays des super héros, pourquoi pas, puisqu’on le sait capable de s’adapter à tous les genres et tous les budgets, sans que cette plasticité soit toujours gage de réussite. L’Écume des jours (2013), trop riche et trop lourdement inventif, s’effondrait sous son propre poids, alors que The We and the I (2012) ou Microbe et Gasoil (2015), tournés avec trois bouts de ficelles, étaient des sans faute. Et là, s’il n’y avait pas Cameron Diaz et Christoph Waltz, on ne serait sûrement pas resté jusqu’au bout.

20.50 : Soirée Olivier Marchal, Premier
Le policier retraité-acteur-réalisateur est parvenu à prendre une place solide dans le genre du polar français contemporain, grâce à sa connaissance présumée du milieu et à l’efficacité de sa direction d’acteurs. On n’était pas fanatique de Melville à l’époque, pas sûr qu’on ne le regrette pas aujourd’hui. Mais les films de Marchal ont un avantage : ils se laissent regarder sans ennui, et ils sont si peu différents les uns des autres qu’on les oublie au fur et à mesure, ce qui permet de les revoir. Au programme : Carbone (2017), à 22.30, Les Lyonnais (2011) et à 00.10, MR 73 (2008).

20.50 : Le Sourire de Mona Lisa de Mike Newell (2003), Émotion
Inédit. Un film de Newell doit toujours être regardé, même lorsqu’il n’atteint pas les sommets du Cheval venu de la mer ou les hauteurs de Quatre mariages et un enterrement. Ici, les perspectives d’indépendance que propose l’enseignante Julia Roberts à ses étudiantes vouées au mariage (nous sommes en 1953) évoquent, un ton en-dessous, les étincelles inventées par Robin Williams dans Le Cercle des poètes disparus, et ce n’est pas si mal.

20.50 : Beaucoup de rêves sur les routes de Mario Camerini (1948), Classic
Encore un inédit droit venu des greniers de la chaîne. Le film est peut-être sorti en France en 1948, mais il est certain qu’on ne l’a jamais vu programmé nulle part depuis. Le réalisateur n’a pas encore connu la réhabilitation qu’il mérite pourtant, au vu de ses films des années 30 avec De Sica, Les Hommes, quels mufles !, Grands magasins, ou Il signor Max, tous remarquables. Certes, son ultime titre, Don Camillo et les contestataires (1972), ne vaut pas tripette, mais on est fort curieux de celui de ce soir, avec Anna Magnani et Massimo Girotti.

22.40 : Je vous salue Marielle d’Emmanuel Barnault (2014), Club
Doc inconnu, mais revoir l’acteur est forcément un plaisir.



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