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Semaine télé du 7 au 13 décembre 2019
Salut les câblés !
publié le samedi 7 décembre 2019

Jeune Cinéma en ligne directe

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Berlin 10/90, documentaire vidéo de Robert Kramer (1991).

Humeurs de Lucien Logette


 

Samedi 7 décembre 2019

 

20.40 : OCS
Tous les films proposés ce soir ont fait l’objet d’un passage ces derniers mois. On peut aller chercher ailleurs sa pitance du samedi.

20.50 : La Ligne rouge de Terrence Malick (1998), Premier
Cf. note du 16 septembre 2017.

20.50 : Retour de flamme, Classic
On a oublié à quel numéro nous étions arrivés. Qu’importe. Au programme ce soir, "Paris sera toujours Paris". Comme d’habitude avec Serge Bromberg, on ne connaît rien parmi les courts qu’il propose. Mais on attend beaucoup du Fils du Diable à Paris (1906).

22.20 : Folle à tuer d’Yves Boisset (1975), Classic
Sauf erreur, premier passage depuis 2014. Ce n’est peut-être pas le meilleur film de Boisset, mais c’est avec Nada de Chabrol, la plus réussie des adaptations d’un roman de Manchette. Et la bonne période de Marlène Jobert.

22.40 : What’s My Name : Muhammad Ali d’Antoine Fuqua (2019), OCS City
Première partie d’un documentaire inconnu. Fuqua est un spécialiste des polars ou des thrillers (Training Day, Equalizer), mais pourquoi ne maîtriserait-il pas également les archives ? Ali est assurément le boxeur qui a eu droit au plus grand nombre de biopics ou de fictions, mais un tel sujet n’est jamais épuisé.

 

Dimanche 8 décembre 2019

 

20.40 : Wolves de Bart Freundlich (2016), OCS City
S’il n’y avait pas Michael Shannon, aurait-on eu envie de découvrir cet enième film sur le basket-ball ? Pas sûr. Mais ce soir, c’est ça ou la millième version des Trois Mousquetaires de P.W.S. Anderson (2011) ou L’Arnaque de G.R. Hill, 1973), revu il y a trois mois.

20.50 : Royal Affair de Nikolaj Arcel (2012), Émotion
Cf. note du 22 décembre 2015.

20.50 : Kon-Tiki de Joachim Ronning & Espen Sandberg (2012), Action
Le doc réalisé en 1950 (Oscar 1952) par Thor Heyerdahl, qui avait filmé son expédition, ralliant, sur un radeau en balsa avec cinq compagnons, le Pérou à l’archipel des Touamotou, nous avait tant frappés jadis qu’en regarder une version romancée aurait été trahir notre émotion originelle. Mais c’est sans doute très bien.

22.25 : Le Grand Bal de Laetitia Carton (2018), OCS City
Cf. note du 18 juillet 2019. Certes, c’est récent, mais on est prêt à oublier nos principes pour des films qu’on aime autant.

22.30 : Enemy de Denis Villeneuve (2013), OCS Max
Passé le 13 février 2019, mais très tard, dans le cadre d’une soirée Villeneuve. Chaque film du cinéaste canadien pouvant supporter plusieurs visions, on prendra un plaisir certain à retrouver Jake Gyllenhaal (et Mélanie Laurent) dans un double rôle pas mal fascinant. Faute d’avoir lu le roman de José Saramago à l’origine, on ne sait pas si c’est une adaptation réussie. En tout cas, le film l’est.

3.00 : Brillantissime de Michèle Laroque (2018), Émotion
C’est bien parce que le paysage alentour est désespérément vide de tout inédit qu’on le signale. À vrai dire, le premier film de l’actrice comique n’est pas pire que bien d’autres comédies sentimentales contemporaines ; mais il n’est pas meilleur non plus. On se repose sur les acteurs, Kad Merad, forcément dans son même registre, et Françoise Fabian, qu’on retrouve toujours avec plaisir.

 

Lundi 9 décembre 2019

 

20.50 : Revenge de Coralie Forgeat (2017), Frisson
Premier film dans le genre "rape and revenge" - une jeune fille violée par trois hommes va se venger. Pas de surprise donc dans le déroulement de la chose, mais la réalisatrice utilise bien toutes les règles. Et les acteurs, inconnus, augmentent la crédibilité. Pour prolonger l’ambiance de la soirée, on enchaînera avec Grave de Julia Ducournau (2016) à 22.35), remarquable premier film, celui-là dans le genre "gore".

20.50 : La Maison des sept faucons de Richard Thorpe (1958), Classic
Un inédit (mais eu égard à la carrière du cinéaste, il doit rester une soixantaine de titres jamais programmés). C’est du Thorpe de la fin, un peu fatigué, mais encore efficace, capable de tout filmer, Elvis Presley ou comme ici, Robert Taylor (qu’il avait déjà beaucoup fait tourner dans les années 50, en Ivanhoé, Lancelot ou Quentin Durward). Et surtout Nicola Maurey, actrice plus connue à Hollywood qu’à Paris - elle est une des rares actrices françaises à avoir signé un contrat de sept ans là-bas et à l’avoir respecté jusqu’au bout.

22.45 : Ami-ami de Victor Saint-Macary (2018), Émotion
Encore un premier film, dans le genre plus convenu de la comédie de jeunes à la française. On s’aime, on ne s’aime plus, aimera-t-on encore, mais oui, etc. Tout est dans le ton et la modalité. On marche, grâce à William Lebghil, l’acteur qui monte, et Margot Bancilhon. Qu’en restera-t-il dans un an ?

23.50 : Capitaine sans peur de Raoul Walsh (1951), France 5
Encore un Walsh de bonne cuvée, merci Patrick Brion. Le film d’aventures maritimes n’était pas la spécialité du bonhomme. On n’en a compté que trois, avec Barbe-noire le pirate (1952), et, en partie, La Belle Espionne (1953), mais il s’en sort (presque) aussi bien que Michael Curtiz. Gregory Peck, en Horatio Hornblower, se prépare à incarner le capitaine Achab chez Huston, cinq ans plus tard.

23.55 : Holmes & Watson d’Etan Cohen (2018), OCS Max
On a vainement cherché une date de sortie publique de ce film dont l’auteur n’est pas, malgré les lettres semblables, un des deux frères. En DVD, peut-être ? Quoi qu’il en soit, les amateurs des héros de Conan Doyle n’hésiteront pas. Will Ferrell en Holmes, John C. Reilly en Dr. Watson, mais surtout Ralph Fiennes en Moriarty.

 

Mardi 10 décembre 2019

 

20.40 : Tout là-haut de Serge Hazanivicius (2017), OCS Choc
Pour les amateurs de snowboard free-ride et de glisse extrême, ou comment grimper en haut de l’Éverest et en redescendre le plus vite possible. On peut voir sur youtube des kilomètres de films sur ce type d’exploits, mais là, il y a de vrais acteurs, Kev Adams, Vincent Elbaz. 307 000 spectateurs s’en sont mis plein les yeux.

20.50 : La Révolution silencieuse de Lars Kraume (2018), Club
Pas vu. Mais le sujet - une minute de silence observée par une classe de lycée, dans la RDA de 1956, pour saluer l’insurrection de Budapest et les conséquences pour les lycéens - interpelle. D’autant que Kraume est un réalisateur à suivre, voir son Fritz Bauer (2015) et sa série Die Neue Zeit (2019), six épisodes passés sur Arte il y a quelques mois.

20.50 : La Furieuse Chevauchée de Lesley Selander (1955), Classic
Réservé aux fanatiques du western, capable de tout ingurgiter. Les amateurs se souviennent que son Amour, fleur sauvage (1955) était considéré comme un chef-d’œuvre par Yves Boisset jadis, mais tout ce qu’on a pu voir de Selander depuis (et il y a de quoi faire : 145 films et séries entre 1938 et 1968 !) ne nous a guère émus. Mais c’est du produit standard, avec Randolph Scott, évidemment, et Dorothy Malone, qui vaut toujours le déplacement.

22.20 : La Femme au tableau de Simon Curtis (2015), Émotion
Cf. note du 31 mai 2017.

23.25 : Radiostars de Romain Levy (2012), OCS Max
Premier film (un seul autre depuis, Gangsterdam, 2017) sympathique, histoire d’une bande de potes animateurs d’une émission de radio et qui pour booster l’audience, vont partir sur les routes. C’est sympa, parce que les acteurs, Manu Payet, Clovis Cornillac, Pascal Demoulon, sont sympas. Sinon, le scénario reprend à peu près exactement celui de Nous irons à Paris, excellente comédie de Jean Boyer (1950), avec toute une bande de copains sympas, Henri Genès, Christian Duvalleix, Françoise Arnoul (et en prime Ray Ventura, Henri Salvador et Martine Carol).

 

Mercredi 11 décembre 2019

 

20.40 : Gomorra de Matteo Garrone (2008), OCS Choc
Aucun passage depuis le 27 janvier 2016. A-t-on fait mieux depuis, dans la description d’une ville pourrie ?

20.50 : Le Grand Jeu d’Aaron Sorkin (2017), Premier
Premier film (décidément, quelle semaine) du scénariste célèbre et créateur de À la Maison-Blanche (1996-2006) qui demeure une des plus brillantes séries TV de l’Histoire. Il s’inspire cette fois des mémoires de Molly Bloom (si ce n’est pas un pseudo, ses parents devaient être des fervents lecteurs de Joyce), fondatrice d’un empire de poker clandestin. Une distribution blindée : Jessica Chastain, Kevin Costner, Idris Elba.

20.50 : Mariage à l’anglaise de Dan Mazer (2013), Émotion
Premier film, eh oui. Mazer était le scénariste de Sasha Baron Cohen, ce qui sous-entend que l’on n’est pas chez Antonioni. Pourquoi pas ? Encore faudrait-il que l’humour, et pas seulement le trash, soit mieux perceptible dans cette comédie du divorçage. Mais que ne ferait-on pour voir Simon Baker autrement qu’en "Mentaliste" ?

20.50 : Tarzan, l’homme-singe de Woody S. Van Dyke (1932), Classic
Le premier Tarzan parlant, après lequel tous ne firent que broder autour des figures archétypales. Johnny Weissmuller et Maureen O’Sullivan n’étaient pas encore dotés de Boy, leur enfant d’adoption (pas question de sexe dans leur cabane) et leurs relations sont édéniques : la jungle n’est qu’un grand jardin à leur disposition. Van Dyke, grand cinéaste pas suffisamment étudié, laissa le flambeau de Tarzan dans les mains d’autres réalisateurs moins doués et le héros dégringola lentement, ainsi que Francis Lacassin le décrivit.

22.15 : Une saison en France de Mahamat-Saleh Haroun (2017), Club
Drame de l’émigration, sans pathos : un prof, refugié de République centrafricaine avec ses enfants, travaille sur les marchés de Calais et rencontre une fleuriste, qui l’héberge. Le reste est tristement prévisible, jusqu’à l’expulsion. Tous les acteurs sont inconnus, sauf Sandrine Bonnaire, très crédible. L’émotion créée est peut-être moins forte que dans les précédents films de Haroun (surtout Un homme qui crie, 2010), mais le film est juste.

22.25 : Tarzan, le mythe de la jungle de Priscilla Pizzato (2018), Classic
Doc inconnu, mais comment ne pas s’intéresser au personnage d’Edgar Rice Burroughs ? Souhaitons que les archives soient bien utilisées.

 

Jeudi 12 décembre 2019

 

20.40 : Montagne rouge de William Dieterle (1951), Paramount Channelu
Dieterle s’est toujours accommodé des scénarios qu’on lui donnait (ici, un western, genre qu’il n’avait jamais traité et qu’il ne traitera plus) et des acteurs qu’on lui fournissait (ici, Alan Ladd). Comme d’habitude, il s’en sort bien, grâce à son efficacité, et à la bande d’acteurs de seconds plans rassemblés : Arthur Kennedy, Lizabeth Scott, Jeff Corey.

20.50 : Tully de Jason Reitman (2018), Émotion
L’auteur est-il "le pape de la comédie existentialiste", comme l’écrivent certains ? Encore faudrait-il définir le genre. Sept ans plus tôt, dans Young Adult, Reitman avait montré Charlize Theron en écrivaine à succès revenant au pays pour mettre le désordre dans les ménages. Ici, elle est nantie de trois enfants, qui l’épuisent. Pas facile, la quarantaine et demie. Tully, ce n’est pas elle, mais la nounou qui débarque un jour et va la sauver. CT est capable de tout faire, égérie de Dior, mineure dans le Minnesota (North Country, Niki Caro, 2005), méchante reine (Snow White and the Huntsman, Rupert Sanders, 2012) et les ménagères en burn-out. Chapeau.

20.50 : À perdre la raison de Joachim Lafosse (2012), Club
Cf. note du 2 mars 2016.

22.15 : Under the Skin de Jonathan Glazer (2013), OCS City
Cf. note du 11 octobre 2017.

22.30 : L’Affaire de Trinidad de Vincent Sherman (1952), OCS Géants
Glenn Ford et Rita Hayworth, comme dans Gilda, six ans plus tôt. Si le film de Charles Vidor est un peu trop célébré, celui de Sherman ne l’est pas suffisamment. Tous les ingrédients du polar d’aventures sont là (la chanteuse, les palmiers, le cabaret, le meurtre, l’enquête) et Sherman les manie avec dextérité. Rita est encore en phase éblouissante.

23.20 : 2 Days in Paris de Julie Delpy (2007), OCS Max
Curieux itinéraire de la réalisatrice, multipliant les expériences : cinéma à la première personne sur ses problèmes de couple (ce film et 2 Days in New York, 2012), film gore en costumes (La Comtesse, 2009), film choralo-familial (Le Skylab, 2011), on ne sait jamais où l’attendre. Et c’est toujours intelligent et excitant.

 

Vendredi 13 décembre 2019

 

20.35 : Le Magicien d’Oz de Victor Fleming (1939), OCS Géants
Il suffit d’avoir gardé son cœur et ses yeux d’enfant pour embarquer avec Judy Garland et ses compagnons, the Scarecrow, the Tin-man et the Cowardly Lion, tout au long de la "yellow brick road" qui les mènera au magicien. La Library of Congress l’a classé comme le film le plus vu dans le monde et l’Unesco enregistré dans sa "Mémoire du Monde". Qui dit mieux ?

20.50 : Aimer, boire et chanter d’Alain Resnais (2014), Club
Cf. note du 14 mars 2016.

C’est tout ?
Hélas, oui, on ne peut pas tondre un œuf, ni trouver de l’invention là où il n’y en a pas. Les DVD, ça existe encore et peut-être plus pour très longtemps. Profitons-en.



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