home > Au fil du temps > Salut les câblés ! > Salut les câblés ! (2021) > Semaine télé du 11 au 17 septembre 2021
Semaine télé du 11 au 17 septembre 2021
Salut les câblés !
publié le samedi 11 septembre 2021

Jeune Cinéma en ligne directe

JPEG - 208.2 ko

 

Centenaire de Joseph Beuys (1921-1986).
Videoreihe zu Joseph Beuys de Kalas Liebfried (2001)

Humeurs de Lucien Logette


 

Samedi 11 septembre 2021

 

20.50 : Nos jours heureux d’Éric Nakache & Olivier Toledano (2006), Premier
Inédit. Le deuxième film du tandem, pas encore salué comme les meilleurs spécialistes de la comédie populaire digne. On y trouvait les qualités et l’atmosphère qui étaient déjà, en mineur, celles de Je préfère qu’on reste amis (2005) et qui éclateront dans les titres suivants, pas forcément les plus reconnus mais dans les autres : Le Sens de la fête (2017), est un des films français les mieux écrits et construits depuis longtemps. Ici, sur un thème casse-gueule - les jolies colonies de vacances -, ils sont parvenus à trouver le ton juste pour éviter les embûches de la mièvrerie et de la nostalgie facile. Jean-Paul Rouve, lorsqu’il n’est pas le père Tuche, est un bon comédien.

20.50 : Incendiary de Sharon Maguire (2008), Émotion
Inédit et inconnu, uniquement sorti en VOD - et seulement en 2013 -, malgré le renom de ses interprètes, Ewan McGregor, Michelle Williams et Matthew Macfadyen, et de sa réalisatrice, signataire des deux Bridget Jones (ce qui pourrait nous rendre méfiant).

22.30 : The Two Faces of January de Hossein Amini (2014), Premier
Pas passé depuis le 6 décembre 2017, il y a donc suffisamment longtemps pour qu’on éprouve de nouveau du plaisir devant cette adaptation de Patricia Highsmith, avec Viggo Mortensen, aussi excellent en méchant qu’en Captain Fantastic.

22.30 : La Passion d’Anna Magnani d’Enrico Cerasuolo (2017), Classic
Inédit et inconnu. Mais sur un tel sujet, il faudrait le faire exprès pour rater un tel documentaire.

22.35 : Woody Allen : A Documentary de Robert B. Weide (2011), OCS City
Inédit et inconnu. Mais on peut faire confiance au réalisateur. D’abord parce que son doc ne dure pas 52 mn, mais 85, ce qui en fait un vrai film, ensuite parce qu’il a signé en 2008 un très joli film inventif et drôle, Un Anglais à New York - en VO, How to Lose Friends & Alienate People -, que l’on n’a pu voir que sur le câble, le 28 février 2017. Seul problème : le film sur Woody date de 2011, donc il manque dix films à sa carrière.

 

Dimanche 12 septembre 2021

 

20.40 : Oslo de Bartlett Sher (2021), OCS City
Film et réalisateur inconnus. Il s’agit d’une première présentation en France de ce téléfilm. Sujet intéressant : les négociations en 1992 entre Israël et l’OLP. De quoi en tirer un film ? On vérifiera.

20.40 : True Detective, OCS Choc
Reprise des deux premiers épisodes de la saison 1 de cette série superbe. Les numéros d‘acteurs de Matthew McConaughey et de Woody Harrelson sont inoubliables. La saison 2 n’a pas atteint le même niveau, loin de là. Puis la saison 3 est arrivée en 2019, avec Mahershala Ali, qui nous redonné espoir en cette série. Le site de Jeune Cinéma a offert son Journal 2021 au héros, Wayne Hays.

20.50 : Tueurs de flics d’Harold Becker (1979), Classic
Pas inédit, certes, mais son dernier signalement remonte à mai 2017, et comme la programmation de Ciné+ de ce soir n’est pas aguichante, les aventures de James Woods et John Savage sont un recours. Sauf pour les fanatiques de Little Miss Sunshine, présenté à la même heure sur Club, cf. 13 janvier 2018. Et surtout, ça permet d’enchaîner avec, à 22.50, Le Voyeur, le chef-d’œuvre tous azimuts de Michael Powell, qui depuis 1960, n’a rien perdu de sa géniale perversité.

 

Lundi 13 septembre 2021

 

20.40 : Fini de jouer d’Evan Morgan (2020), OCS Max
Inédit et inconnu (sortie VOD en mars 2020). Une découverte ?

20.40 : Laisse aller, c’est une valse de Georges Lautner (1971), OCS Classic
Dernier passage le 24 août 2015. Moins célèbre que Les Tontons flingueurs, mais plus enlevé et plus drôle grâce au scénario de Bertrand Blier, il fait partie des meilleurs films parodiques de Lautner. Jean Yanne et Mireille Darc sont synchrones, Michel Constantin et Blier père assurent, Rufus interprète un professeur d’anglais anthologique et en regardant bien, on apercevra Coluche, dans une de ses premières apparitions

20.50 : Young Adult de Jason Reitman (2011), Émotion
Seul passage le 2 septembre 2017, et sur Paramount Channel. Bonne occasion de revoir sans les publicités horripilantes qui interrompent les films.

20.50 : Le Traître de Marco Bellocchio (2019), Club
Inédit. De toutes façons, les films de MB n’encombrent pas les soirées du câble, puisque l’on n’a relevé que quatre titres proposés depuis 2014. À quand Le Saut dans le vide, La Nourrice, Buongiorno, notte ou Vincere, tous admirables ? En attendant la sortie de son dernier film, Marx peut attendre, profitons de son avant-dernier, dans lequel il retrouve les accents qui nous l’ont rendu si nécessaire. Pierfrancisco Favino, star en Italie mais peu connu ici, campe un traditore de grande allure.

20.50 : Soirée martiale, Classic
Une soirée pour nous rappeler le bon vieux temps de la World War II. Si le second film, Tarawa, tête de pont de Paul Wendkos (1958) est déjà passé plusieurs fois (ce qu’il ne mérite pas), en revanche le premier, Les Briseurs de barrages de Michael Anderson, (1955), est inédit. Ce n’est pas un grand film, mais un film sérieux, à l’anglaise, pas spectaculaire et qui montre l’entraînement des pilotes de la RAF pour aller démolir les ouvrages allemands de la Ruhr. Michael Redgrave était un acteur à l’aise dans tous les rôles, chez Lang, Powell, Welles ou Losey.

22.05 : Honey Boy d’Alma Har’el (2019), OCS City
Inédit et inconnu - jusque-là visible en VOD seulement. Premier long de fiction d’une réalisatrice qu’on ne connaissait pas avant de découvrir son remarquable travail de mise en espace du concert privé de Dylan, Shadow Kingdom, récemment dévoilé sur Internet. Si ce Honey Boy n’est pas sorti, c’est peut-être parce que la renommée de son acteur principal et scénariste, Shia LaBeouf (plus simple à écrire qu’à prononcer), n’est pas suffisamment assurée pour garantir le succès. On demande à voir.

 

Mardi 14 septembre 2021

 

20.40 : Empire Records d’Allan Moyle (1995), Paramount Channel
De nouveau une rareté sortie des placards de la chaîne. Le film est annoncé comme distribué le 31 juillet 1996, mauvaise période. Moyle avait débuté par un joyeux Pump Up the Volume (1990), avec Christian Slater en animateur d’une radio pirate. Ici, l’action se passe dans un magasin de disques, on n’en sait pas plus. Il y a Anthony LaPaglia, mais surtout des visages que l’on aime bien, Liv Tyler, Renée Zellweger et Robin Tunney, la future Lisbon de la série The Mentalist.

20.50 : Soirée Paul Verhoeven, Frisson
Pour mémoire, car les deux films proposés ne sont pas inédits. Le premier, à 20.50, Starship Troopers (1997), remarquable adaptation de Robert Heinlein, n’a pas été programmé depuis le 16 décembre 2016. Le second, Showgirls (1995), est plus fréquemment accessible, dernier passage le 3 octobre 2019.

20.50 : Scandale de Jay Roach (2019), Émotion
La filmographie de l’auteur, Austin Powers et la série de Mon beau-père et moi, ne donnait pas vraiment confiance pour son traitement de l’affaire Roger Alles, patron de Fox News, contraint de démissionner pour harcèlement sexuel, avant l’affaire Weinstein et #MeToo. Il s’en sort bien cependant, même si l’on peut regretter qu’il ne s’attaque qu’à la pratique personnelle d’Alles et pas à la politique ultra conservatrice de la chaîne. Nicole Kidman et Charlize Theron rivalisent en efficacité et John Lightgow compose un remarquable prédateur.

20.50 : La Captive aux yeux clairs d’Howard Hawks (1952), Classic
Pas inédit mais pas revu depuis le 12 décembre 2016. Comment se priver du plus beau western de HH, du charme de Kirk Douglas et des yeux effectivement transparents d’Elizabeth Threatt, ce météore (un seul titre dans sa filmo) - le titre original, The Big Sky, ne lui rendait pas hommage, merci aux distributeurs français.

22.25 : Air America de Roger Spottiswoode (1990), Paramount Channel
Deux films inédits la même soirée, la chaîne a sorti le grand jeu. À l’exception de Under Fire (1983), on a peu pratiqué Spottiswoode. On se fait donc une fête de découvrir cette dénonciation de la corruption des pilotes de la CIA. Air America était un faux-nez de l’Agence pendant la guerre du Vietnam, même si le film a été tourné au Laos. Avec Mel Gibson et Robert Downey Jr.

22.45 : Hedy Lamarr, l’invention d’une star de Claudia Collao (2018), OCS Géants
On a pu voir il y a peu, le 2 avril 2020, sur Club, un documentaire d’Alexandra Dean, Hedy Lamarr, from Extase to wifi (2017). Claudia Collao va-t-elle apporter de nouveaux documents sur le sujet. On le souhaite, tout en se méfiant un peu de sa mise en coupe réglée de l’histoire d’Hollywood (quatre films en trois ans sur Stroheim, Cimino, Powell, etc.).

 

Mercredi 15 septembre 2021

 

20.40 : Rencontre à Hampstead Park de Joel Hopkins (2017), OCS Max
Inédit. Pourquoi un film avec Diane Keaton, Brendan Gleeson et Lesley Manville (qui est toujours extraordinaire, même ailleurs que chez Mike Leigh) n’a-t-il pas trouvé de distributeur et n’est disponible qu’en DVD ? Mystères de l’exploitation. Rattrapage.

20.40 : Soirée Jeff Nichols, OCS City
Pour mémoire, car les deux films sont familiers. Mais comment ne pas signaler Take Shelter (2011), et à 22.40, Mud (2012) ?

20.50 : The Gentlemen de Guy Ritchie (2019), Premier
Inédit. L’auteur semblait très à l’aise pour filmer les nouvelles et luxueuses aventures de Sherlock Holmes (avec Robert Downey Jr. et Jude Law), loin des petits films de ses débuts Arnaque, crimes et botanique (1998). Il revient à un format moindre, histoire ludique de truands, mais avec un générique blindé : Matthew McConaughey, Colin Farrell, Hugh Grant, Simon Baker, Charlie Hunnam - et Michelle Dockery, la lady Mary de Downton Abbey.

20.50 : Ni juge ni soumise de Jean Libon & Yves Hinant (2017), Club
Inédit. Le seul détail regrettable est le titre, trop allusivement épais. Sinon, le quotidien de la juge d’instruction belge, suivie trois ans durant, est restitué de manière passionnante, comme à chaque fois que l’on peut entrevoir le fonctionnement d’une institution, cf. Raymond Depardon ou Barbet Schroeder.

22.30 : Sorry We Missed You de Ken Loach (2019), Club
Passé la semaine dernière, mais pas signalé. Le dernier film de Loach - on craint toujours qu’il ne s’agisse de son ultime -, aussi désespérant que les précédents - mais pourquoi devrait-il nous fournir du feelgoodmovie ? Chacun de ses films, depuis des décennies, manifeste les progrès de l’exploitation, de l’effondrement des garde-fous, de la déshumanisation des pratiques, de l’esclavagisme comme un des Beaux-Arts. Ici, il (et Paul Laverty, son scénariste) va encore plus loin que dans It’s a Free World (2007). Les jeux sont faits, l’avenir est uberisé et le responsable de l’entrepôt d’objets vendus en ligne est une figure exemplaire de la saloperie moderne consciente. Le tout écrit et filmé sans pathos, avec une précision qui ne s’embarrasse pas de finasseries. Même s’il n’y a plus rien à faire, Loach tient à le dire et c’est bien ainsi.

 

Jeudi 16 septembre 2021

 

20.40 : Soirée grindhouse, OCS Choc
Inédits. Deux productions de Quentin Tarantino, en hommage au cinéma d’exploitation à double programme, films de genre sous-considérés, bons pour les drive-in. Tarantino a réalisé le premier, Boulevard de la mort (2007), constitué de poursuite en voitures et de bagarres, avec Kurt Russell et plein de dames. Robert Rodriguez a réalisé le second, à 22.30, Planète Terreur (2007).

20.50 : César et Cléopâtre de Gabriel Pascal (1946), Classic
Inédit et rare. Malgré son patronyme, l’auteur était né en Hongrie et il fut surtout producteur en Grande-Bretagne, et à l’occasion réalisateur. Admirateur fanatique de G.B. Shaw, il produisit aux USA des adaptations de pièces du dramaturge, Pygmalion de Anthony Asquith (1938), Androclès et le lion de Chester Erskine (1952). Il réalisa Major Barbara (1941) avec Wendy Hiller et Rex Harrison, et le film de ce soir, meilleur que sa réputation. Claude Rains et Vivien Leigh sont certes moins glamour que Burton et Taylor dans le film de Mankiewicz, mais Stewart Granger est un acteur qui nous a toujours ravis. Les amateurs des Forbans de la nuit de Jules Dassin (1950) y retrouveront avec plaisir Francis L. Sullivan, en toge évidemment.

23.25 : Errol Flynn, gentleman bourlingueur de Dominique Bigle (2019), OCS Géants
Inédit. Même motif d’inquiétude que pour les autres docs : 26 ans de carrière, 65 films, le tout expédié en 52 mn chrono. Mais il y a sans doute des extraits savoureux de Robin des Bois, de Gentleman Jim, de L’Aigle des mers et autres Du sang sur la neige…

01.15 : Qui a tué le chat ? de Luigi Comencini (1977), Classic
Bien dommage de programme à une pareille heure un film aussi réussi, remarquablement construit et mis en espace (la terrasse qui sert de terrain d’aventures au chat et les rapports entre voisins qu’elle implique). Plutôt que de veiller, on peut emprunter à la vidéothèque municipale l’édition DVD présentée par Tamasa il y a deux ans.

 

Vendredi 17 septembre 2021

 

On se croirait revenu au cœur du mois d’août : pas un seul film inédit ce soir sur tous les bouquets - sauf peut-être, à 20.50, L’Honneur d’un capitaine (1982) sur Club. Mais comme on se refuse à signaler un film de Pierre Schoendorffer… Quitte à revoir un film, il faudrait choisir entre, à 22.40, Les Compagnons de la Marguerite de Jean-Pierre Mocky (1966) sur Classic, à 22.20, Beetlejuice de Tim Burton (1988) sur OCS Choc, ou, à 20.40, Les Rivaux du rail de Byron Haskin (1952) sur OCS Géants, qui méritent tous une visite supplémentaire.

Les courageux peuvent attendre, pour regarder, à

01.25 : Pleure, ô pays bien-aimé de Zoltan Korda (1952), TCM
Inédit et rare. Adaptation du roman d’Alan Paton, qui dénonçait l’apartheid en Afrique du Sud dès la fin des années 40. Présenté à Cannes en 1952, le film a été peu vu en France - le roman ne sortit en Livre de poche que quelques années plus tard, trop tard pour que le film ressorte. Zoltan est le plus souvent oublié au profit de son frère Alexandre Korda, mais il a réalisé quelques bons films, dont Elephant Boy (1937) avec Robert Flaherty, un bien entraînant Les Quatre Plumes blanches (1939) et une jolie version du Livre de la jungle (1942). On voit ici Sidney Poitier dans son deuxième rôle, après La porte s’ouvre de Mankiewicz (1951).



Revue Jeune Cinéma - Contacts