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Semaine télé du 3 au 9 juillet 2021
Salut les câblés !
publié le samedi 3 juillet 2021

Jeune Cinéma en ligne directe

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État du monde.

Humeurs de Lucien Logette


 

Samedi 3 juillet 2021

 

20.50 : Soirée Shaft, TCM
Retour aux origines. Le Shaft de John Singleton (2000) a été programmée plusieurs fois depuis six ans. Il s’agit ici des deux films historiques signés Gordon Parks. Le premier, Les Nuits rouges de Harlem (1971) connut un tel succès que la suite, à 22.30, Les Nouveaux Exploits de Shaft (1972), fut rapidement tournée, avec le même Richard Roundtree dans le rôle de l’inspecteur noir. Ernest Tidyman, le scénariste, en tira un roman, puis un autre, puis un troisième, tous publiés dans la Série Noire : Les Nuits rouges de Harlem (1971), Shaft ! Shaft ! Shaft ! (1973), et Le Carnaval des paumés (1976). Ce fut le début de la blaxploitation.

22.20 : Imitation Game de Morten Tyldum (2014), OCS Max
Pas inédit, mais les propositions sur OCS sont si creuses… Cf. note du 30 novembre 2016.

22.30 : La Voleuse de livres de Brian Percival (2013), Famiz
Déjà passé durant une absence de Salut les câblés ! Seul film d’un réalisateur de TV de qualité - ll a tourné plusieurs épisodes de Downton Abbey, c’est dire - et qui vaut la peine d’être regardé, car l’interprétation (Sophie Nélisse, la gamine héroïne, Geoffrey Rush) transcende ce que pouvait avoir de prévisible l’argument : l’Allemagne en 1938, la Nuit de cristal, un jeune Juif caché dans la cave, toutes choses déjà traitées. Mais l’ensemble fonctionne très bien.

 

Dimanche 4 juillet 2021

 

Permission de sortir - le cinéma en salles, ça vaut encore la peine - ou de vérifier les DVD pas encore regardés. Sinon, parmi les 22 titres proposés, le seul inédit : à 20.50 : La Ligne verte de Frank Darabont (1999), TCM
Le réalisateur n’a rien tourné qui nous ait beaucoup intéressés. Mais il y a là, tout de même, à la base, un roman de Stephen King (malgré des relents un peu christiques) et un numéro de Tom Hanks - sans oublier Michael Clarke Duncan qui occupe l’écran (196 cm, 140 kg).

 

Lundi 5 juillet 2021

 

20.40 : Soirée Dino Risi, OCS Géants
Les films de la trilogie des "pauvres" sont tous passés plusieurs fois, le seul avantage ce soir : ils sont présentés dans l’ordre de leur réalisation, ce qui n’est pas souvent le cas. À 20.40, Pauvres mais beaux (1957), à 22.20, Beaux mais pauvres (1957) et à 23.55, Pauvres millionnaires (1959). Dans les trois, les mêmes acteurs, Maurizio Arena, Renato Salvatori, Lionella Di Luca. Et Marisa Allasio, mais seulement dans les deux premiers.

20.50 : Le Promeneur d’oiseau de Philippe Muyl (2013), Famiz
Cf. note du 11 octobre 2017.

22.40 : Amour frénétique d’Hal Kanter (1957), Paramount Channel
Un Elvis Presley inédit, quelle fête ! D’autant qu’il s’agit de son deuxième film, le premier dans lequel il incarne un chanteur, et non, comme dans Love Me Tender, l’année précédente, un cow-boy qui chantait pour son plaisir. On sait que ses meilleurs films sont les six premiers, entre Le Cavalier du crépuscule de Robert D. Webb (1956) et Les Rôdeurs de la plaine de Don Siegel (1960). L’argument est basique, mais on peut signaler trois choses. D’abord les chansons sont excellentes, Loving You fut un slow ravageur. Ensuite son personnage ici se nomme Deke Rivers, ce qui inspira son pseudonyme à Hervé Forneri. Enfin, et surtout, c’est l’avant-dernière apparition de Lizabeth Scott et qu’il importe de ne pas la manquer. On peut rester éveillé ensuite pour, à 00.30, Paradis hawaïen de Michael D. Moore (1966), bien qu’il soit à peu près nul, et alors ?

 

Mardi 5 juillet 2021

 

20.40 : Black Widow de Diederik van Rooijen (2019), OCS Choc
Inconnu au bataillon. Pas de sortie relevée, pas de vidéo. Imdb répertorie le film sous le titre Penoza : The Final Chapter, sans autre renseignement. Une découverte, assurément.

20.40 : Les Imposteurs de Nicholas Meyer (1988), OCD Géants
Inédit. Un film d’aventures à l’ancienne - les Indes au 19e siècle, les Thugs, la déesse Kali (comme dans Help !) -, produit par James Ivory & Ismaïl Merchant qu’on ne présumait pas autant amateurs d’action. Avec Pierce Brosnan, pas encore Jamesbondisé. Et Meyer, on l’aime bien, à cause de son charmant C’était demain (1979).

20.50 : Radioactive de Marjane Satrapi (2019), Émotion
Inédit. Biopic de Marie Curie (on comprend le titre) tout à fait respectueux, pédagogique, impeccable, panthéonisable. Rien qui dépasse - mais avec un tel sujet, pas question de tirer des bords. Pourquoi l’auteure a-t-elle dû aller tourner son film ailleurs (coproduction GB / Hongrie) ? Mystère.

20.50 : Nous, le peuple de Claudine Bories & Patrice Chagnard (2019), Club
Déjà passé, mais ne souffre pas d’être revu. Cf. note du 8 septembre 2020.

22.30 : Tiger de Matthew Heinemann & Matthew Hamachek (2021), OCS Max
Doc inédit et inconnu. Trois heures et plus pour tracer le portrait de Tiger Woods le golfeur, the best in the world. Pourquoi pas ?

22.40 : Les Ardennes de Robin Pront (2016), OCS Choc
Inédit. Un premier film belge d’une tristesse rare, descente au bout de la nuit de deux frères assassins d’occasion et qui viennent échouer dans les Ardennes du titre. Kevin Janssens est un acteur étonnant et il y a Veerle Baetens, que l’on commence à voir dans des productions françaises et c’est tant mieux. Pront a tourné depuis The Silencing (2020), sorti seulement en VOD.

23.30 : La Cité disparue d’Henry Hathaway (1957), Paramount Channel
Seul passage repéré : le 1er décembre 2014, quasiment avant le déluge. Hathaway, dans les années 50, a signé quelques bons films d’aventures, La Sorcière blanche (1953), Le Jardin du Diable (1954) et cette Legend of the Lost, pour laquelle Ben Hecht, scénariste, n’a pas été chercher trop loin ses archétypes, l’explorateur à la recherche de la cité découverte par son père, le guide, la prostituée au grand cœur - dans l’ordre, Rossano Brazzi, John Wayne et Sophja Loren. Du cousu main. Voir John et Sophia embarquer ensemble pour Cythère à la fin fait un peu mal à l’âme, mais Wayne était producteur et pouvait tout se permettre.

 

Mercredi 7 juillet 2021

 

20.40 : Mary Stuart, reine d’Écosse de Josie Rourke (2018), OCS Max
Inédit. Décidément inépuisable, la rivalité Mary - Elizabeth. Au moins, elle a permis à de grandes actrices de se couler dans le moule du personnage : Katharine Hepburn dans Mary Stuart de John Ford (1936), Vanessa Redgrave dans Mary Stuart, reine d’Écosse de Charles Jarrott (1971), Camille Rutherford dans Mary, reine d’Écosse de Thomas Imbach (2013). Ce soir, c’est Saoirse Ronan qui s’y colle.

20.40 : Soirée Leos Carax, OCS City
Sans doute pour accompagner la présentation de Annette, dernier titre de LC, à Cannes. À 20.40, Mauvais sang (1986), pas programmé depuis le 4 janvier 2015, suivi par Boy Meets Girl (1984), dernier passage le 22 mai 2017. Pas de découverte, donc, mais la confirmation que Carax tient une place à part dans le cinéma français, ce qui ne signifie pas que tous ses films soient réussis.

20.50 : Fanny et Alexandre d’Ingmar Bergman (1982), Classic
Dernier passage le 20 juillet 2015. Et ce Bergman-là fait partie des films que l’on peut revoir chaque année sans que le plaisir s’éteigne. Quoiqu’on en dise, l’auteur n’a pas toujours côtoyé de telles cimes. En parallèle, passera à Cannes dans quelques jours Bergman’s Island de Mia Hansen-Love, belle évocation du souvenir du cinéaste, dans le cadre de son île de Farö.

22.45 : Sartana dans la vallée des vautours de Roberto Mauri (1970), OCS Géants
On ne peut pas dire que Sartana soit un héros aussi brillant que Ringo et Django, et Mauri n’est ni Tessari ni Corbucci. Mais le film est inédit et puisque la chaîne persiste à offrir des westerns italiens peu fréquentés, autant en profiter.

 

Jeudi 8 juillet 2021

 

20.40 : Holy Motors de Leos Carax (2012), OCS City
Carax toujours. Pas programmé depuis le 21 octobre 2014. À l’époque, on avait écrit "son film le plus convaincant". Faux depuis Annette, un très grand morceau.

20.40 : Happy Birthdead 2 You de Christopher Landon (2019), OCS Choc
Après Happy Birthdead le 1er juillet 2021, la suite, avec la même Jessica Rothe. Encore supportable, mais craignons le numéro 3.

20.50 : Docteur ? de Tristan Séguéla (2019), Premier
Inédit. Séguéla n’est pas vraiment un maître-artisan horloger de la comédie à la française, comme l’avait montré 16 ans ou presque (2013). Heureusement Michel Blanc est de la partie, qui permet de donner un peu de crédibilité à l’histoire : un médecin de nuit usé se fait remplacer chez les patients par le livreur qu’il vient de rencontrer. Donc suite de saynètes pour affirmer que le faux (Hakim Jemill) est aussi bon soignant que le vrai. Paris la nuit - mais moins bien filmé que par Elie Wajeman dans Médecin de nuit (2020), en ce moment dans les salles.

23.50 : Les Copains d’Eddie Coyle de Peter Yates (1973), Paramount Channel
Déjà vu, certes, le 21 novembre 2017, mais on peut achever la soirée avec cet excellent polar, avec Mitchum en majesté - et relire ensuite l’excellent roman de George V. Higgins qui l’a inspiré.

 

Vendredi 9 juillet 2021

 

20.40 : Les Profs de Pierre-François Martin-Laval (2013), OCS Max
Malgré son prénom, PFLM n’a rien à voir avec Lacenaire, l’assassin anarchiste des Enfants du paradis. C’est au contraire un gentil garçon, dont les films ne sont pas toxiques, bien au contraire, cf. Essaye-moi (2005) ou Fahim (2019), régulièrement programmés. Pas beaucoup d’ambition dans cette histoire d’un lycée de cancres dans lequel les enseignants sont pires que les élèves. Kev Adams, Christian Clavier, Arnaud Ducret dans les rôles principaux (avec l’auteur), on devine que ça ne vole pas très haut. Mais c’est inédit, réjouissons-nous, en ces temps de vaches efflanquées.

20.40 : La dolce vita de Federico Fellini (1959), OCS Géants
On le connaît par cœur, mais il y a toujours des détails à savourer dans l’odyssée immobile de Marcello dans la belle société romaine de 1960. Ne serait-ce que pour revoir le visage de Valeria Ciangottini, sur la plage finale, seule lueur d’espoir dans ce tunnel.

20.50 : Soirée Jean Yanne, Classic
Encore une soirée amorphe sur le bouquet Ciné+. Si on peut se priver de revoir une nouvelle fois Les Chinois à Paris (1973), passé plusieurs fois récemment, en revanche, à 22.40, Je te tiens, tu me tiens par la barbichette (1979) est inédit. Ce n’est pas le sommet de la filmographie de l’auteur, puisque la courbe de celle-ci est régulièrement descendante depuis Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil (1972) jusqu’à Liberté, Égalité, Choucroute (1984). Mais Yanne avait le talent pour rassembler tous les acteurs du moment dans ses délires.

20.50 : La Couleur pourpre de Steven Spielberg (1985), TCM
Et si le retour à la désespérance fellinienne manque d’attrait, on peut reprendre une bonne pinte de mélo à l’ancienne. Ce n’est pas neuf non plus, mais le résultat est assuré.

01.20 : L’Enfer des hommes de Jesse Hibbs (1955), TCM
Inédit. Un brin tardif et c’est dommage, car, même si le réalisateur était un homme à tout faire, le film raconte l’histoire (vraie) d’Audie Murphy, recordman des décorations de la Seconde Guerre mondiale (16 médailles), reconverti en acteur en 1948. Il n’a quasiment tourné que des westerns, dont La Charge victorieuse de John Huston (1951) et peu de films de guerre (peut-être en avait-il eu sa dose jadis). D’où l’intérêt de celui de ce soir, qu’on se souvient d’avoir vu sous un autre titre, Je reviens de l’enfer, nettement mieux adapté. Son talent était certes limité, mais quelques grands réalisateurs l’ont utilisé : outre Huston, une seconde fois dans Le Vent de la plaine (1960), Joseph Mankiewicz en a fait son Américain bien tranquille (1957) et Don Siegel et Budd Boetticher lui ont donné plusieurs fois le rôle principal. Il était très bien dans Une balle signée X de Jack Arnold (1958).



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