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Bob Dylan Never Ending Breaking News
Le musicien, le chanteur, l’écrivain, le peintre
publié le mercredi 24 mai 2017

Les brèves Dylan du site de Jeune Cinéma
 

Samedi 24 mai 2014
Mardi 4 novembre 2014
Lundi 2 février 2015
Lundi 2 février 2015 (suite)
Lundi 2 mars 2015
Dimanche 26 avril 2015
Dimanche 6 mars 2016
Dimanche 14 août 2016
Jeudi 13 octobre 2016
Mercredi 26 octobre 2016
Mardi 15 novembre 2016
Dimanche 11 décembre 2016
Mardi 13 décembre 2016
Vendredi 16 décembre 2016
Vendredi 31 mars 2017
Dimanche 2 avril 2017
Vendredi 21 avril 2017
Samedi 22 avril 2017
Vendredi 19 mai 2017
Mercredi 24 mai 2017


Samedi 24 mai 2014

 

Dylan et son anniversaire

Jeune Cinéma en ligne directe
Journal de Ma’ Joad (samedi 24 mai 2014)

Chaque année, la fin du festival de Cannes correspond à l’anniversaire de Bob Dylan.

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Cannes, dernier jour, projos de rattrapage, festival terminé.

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Le soir, cérémonie de clôture. Le jury de Jane Campion offre un palmarès selon notre cœur.
Le Ceylan (Winter Sleep), on le voulait, et la surprise des Merveilles, ça a de la fraicheur.
On s’est marré de voir Xavier Dolan en faire des tonnes sur scène.
Pour compenser la palme, qu’il n’a pas eue malgré son très fort avoué désir ?

Quant à Godard - Ah Godard ! -, il est inévitable.
On a visionné avec intérêt ses deux interventions sur le Net : ses insultes à Tarantino qui ne lui a versé aucun droit sur le nom de sa boite de production (Bande à part, "marque déposée", mais Quentin, en réponse, l’a joué classe), et sa lettre ésotérique à MM. Jacob et Frémaux. Une phrase à en retenir : "Je ne fais plus partie de la distribution". S’il le dit. Bien joué en tout cas : il a économisé le voyage et il a eu plus d’auditeurs.

Sinon, aujourd’hui, comme chaque année à la fin de Cannes, c’est l’anniversaire de Bob Dylan. Il a 73 ans. Déjà en 1971, ça faisait flipper Charlie Brown.

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Merci au Club Skorecki

Mais finalement, il a bien tenu, Bobby.

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Mardi 4 novembre 2014

 

Dylan et ses Basement Tapes

Jeune Cinéma en ligne directe
Journal de Ma’ Joad (mardi 4 novembre 2014).

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C’est donc aujourd’hui, 14 brumaire (jour de l’endive dans le calendrier républicain), que sont dévoilés, pour le public occidental, les Basement Tapes, ces bandes enregistrées en catimini par Bob Dylan et ses copains The Hawks (bientôt The Band) durant l’automne 1967, après son accident de moto.

Enregistrements sauvages, avec un matériel technique primitif, jamais officiellement sortis avant la courte anthologie de 1975, qui reprenait une vingtaine de titres.

Mais sur le marché parallèle, ils donnèrent naissance en 1969 au double album The Great White Wonder, premier disque pirate de l’histoire de la musique.

Depuis, les recueils de ces "bandes du sous-sol" ont fleuri, toujours clandestinement, offrant des versions diverses des sessions de 1967 - la plus complète, A Tree With Roots, rassemblait un peu moins de 120 morceaux.

Autant dire que les 138 chansons annoncées sont attendues comme la révélation suprême par l’internationale des fanatiques.

Bonne occasion pour relire La République invisible (Denoël, 2001) dans lequel Greil Marcus détaille, en 336 pages, l’importance de cet archipel pas totalement exploré.

Bonne occasion aussi pour relire les articles parus dans Jeune Cinéma, sur les rapports de Dylan avec le cinéma. Bernard Nave et Lucien Logette ne sont pas tout à fait d’accord.

Allez donc aussi regarder de plus près The Girl From The North Country, et la jeune fille dont il était question, en 1964.



Lundi 2 février 2015

 

Dylan : Bob & Greg et Sinatra

Jeune Cinéma en ligne directe
Journal de Old Gringo (lundi 2 février 2015)

Divagation sur Bob et Greg.

Aujourd’hui, lundi 2 février 2015, où vont-ils tous, les fans de Dylan ?
Se procurer, avant les Américains qui ne l’auront que demain, son 36e album : Shadows in the Night, hommage à Frank Sinatra, avec dix titres jadis chantés par "the Voice".

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Mais est-ce vraiment un tribut au seul Sinatra ?

Parce que Autumn Leaves, y a pas eu que Frank sur le coup.

Faudrait pas oublier Billie Holiday pour I’m A Fool To Want You.

Pour Some Enchanted Evening, dès 1949, tout le monde le chantait après avoir vu la comédie musicale South Pacific à Broadway (Ezio Pinza, l’original, Bing Crosby, Al Jolson). Le film ne sortira qu’en 1958.

Quant à Full Moon And Empty Arms, ça nous dit quelque chose, du côté des standards classiques (qui n’ont aucune raison d’être sacralisés, d’accord).

Pour Where Are You, on aime bien aussi Gertrude Niessen en 1937.

Enfin, pour What’ll I Do ?, pas de raison d’évacuer Nat King Cole, et pour That Lucky Old Sun, non seulement Ray Charles n’est pas loin, mais Dylan l’a déjà chanté en 2000 (on comparera).

Bon, ne chipotons pas.
On n’a rien contre Sinatra, et, comme tout le monde, on se régale des standards et on a de la tendresse pour les crooners.

Dylan, s’il n’avait pas besoin de référent, a bien le droit de faire crooner, désormais. C’est pas nouveau et ça nous a toujours plu : Let It Be Me en 1969 (pourtant bien mal reçu à l’époque) ou You Belong To Me en 1994.

Et puis, les dylaniens inconditionnels, c’est un puissant lobby, avec qui nous entretenons des liens affectueux et permanents.
On peut même avouer que quand Hugh fait de l’ironie sur Bob, on apprécie moyennement, et on le soupçonne de jalousie pure et simple.
Et tant qu’on y est, RV au Club Skorecki.


 


Tout ça pour en venir au principal.

Saviez-vous que Bob et Greg (alias Old Gringo) s’appréciaient mutuellement ?

Ça a commencé en 1986.

Dylan écrit une chanson avec Sam Shepard : Brownsville Girl (album Knocked Out Loaded). (1)

1st verse :
Well, there was this movie I seen one time / About a man riding ’cross the desert and it starred Gregory Peck./ He was shot down by a hungry kid trying to make a name for himself. / The townspeople wanted to crush that kid down and string him up by the neck.
[…]

10th verse :
Something about that movie, though well I just can’t get it out of my head. / But I can’t remember why I was in it or what part I was supposed to play. / All I remember about it was Gregory Peck and the way people moved. / And a lot of them seemed to be lookin’ my way.
[…]

17th verse (and last one) :
There was a movie I seen one time, I think I sat through it twice. / I don’t remember who I was or where I was bound. / All I remember about it was it starred Gregory Peck, he wore a gun and he was shot in the back. / Seems like a long time ago, long before the stars were torn down.

En 1997, Old Gringo lui a renvoyé l’ascenseur.

Le 7 décembre 1997, à la Maison Blanche - à l’époque, c’était chez les Clinton -, Greg fait un petit discours à Bob, et lui offre le Kennedy Center Honours Lifetime Achievement Award (KCA Award). Parmi les autres artistes récompensés ce soir-là, Lauren Bacall. Dylan a une petite mine parce qu’il avait été très malade le 25 mai 1997. Peut-être aussi parce qu’il était ému. Sinon, il devait être content.

Attention ! La vidéo annonce : "Bob Dylan cries during Gregory Peck’s KCA award 1991". Oups ! Clinton a été élu en 1992. Nos lecteurs auront rectifié d’eux-même

1. Il s’agit de The Gunfighter (La Cible humaine) de Henry King (1950).
Dans le film, Gregory Peck dit quatre fois : "Got my mind made up".
Et c’est le titre de la chanson suivante de Dylan sur l’album.

http://www.dailymotion.com/video/x2tjxc_bob-dylan-cries-during-gregory-peck_news


BOB DYLAN [CRIES DURING GREGORY PECK'S KCA... par mrjyn
 



Lundi 2 février 2015

(suite)
 

À crooner, crooner et demi

En 2015, Dylan chante Sinatra.
Cf. Journal de Old Gringo du lundi 2 février 2015.

À propos de Sinatra, notre préférée, méconnue (que Dylan n’a pas choisie) : It was a pretty good year.
For Now the days are short.

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When I was seventeen, it was a very good year
It was a very good year for small town girls
And soft summer nights
We’d hide from the lights
On the village green
When I was seventeen

 

When I was twenty-one, it was a very good year
It was a very good year for city girls
Who lived up the stairs
With perfumed hair
That came undone
When I was twenty-one

 

When I was thirty-five, it was a very good year
It was a very good year for blue-blooded girls
Of independent means
We’d ride in limousines
Their chauffeurs would drive
When I was thirty-five

 

But now the days are short, I’m in the autumn of my years
And I think of my life as vintage wine
From fine old kegs
From the brim to the dregs
It poured sweet and clear
It was a very good year

 



Lundi 2 mars 2015

 

Jeune Cinéma en ligne directe
Journal de Old Gringo (lundi 2 mars 2015)

bobdylan.com via la Columbia Marketing nous envoie The Night We Call It A Day. On partage volontiers.


 



Dimanche 26 avril 2015

 

Dylan, ce radin

Jeune Cinéma en ligne directe
Journal de Old Gringo (dimanche 26 avril 2015)

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Commentaires dylaniens

Avalanche de messages du fan club de Dylan, qui demande un droit de réponse en Une et de même taille exactement, outré de ce qu’on a pu dire sur leur idole dans le Plaisir des amateurs en ligne n°24. :

[…] Parce que, quand on vous offre ses heart, soul and everything, ça ne se refuse pas. Pas comme ce radin de Dylan, qui fout le camp, parce qu’il avait donné son cœur mais qu’elle voulait son âme. [...]

Même à l’intérieur de la rédaction, on frôle la scission, pour une toute petite ligne.
Déjà, il avait tiqué quand on avait parlé de crooner.
Ce lobby est redoutable.

Pourtant, incurables rêveurs, nous maintenons notre point de vue sur la générosité et la radinerie, le cœur, l’âme et autres everything, nécesaires à l’amour, la vraie amour, la belle amour.

Nous tisserons, un de ces jours, un fil d’Ariane "Dylan", dans le labyrinthe du site de JC. Il a pas à se plaindre, on trouve.
On verra à plus, quand on aura été l’écouter, cet été, à Albi ET à Saint-Malo-du-Bois.

Jeune Cinéma en ligne directe
Journal de Old Gringo (dimanche 26 avril 2015)

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Dimanche 6 mars 2016

 

Dylan et ses archives

Jeune Cinéma en ligne directe
Journal de Hushpuppy->art1041] (dimanche 6 mars 2016)

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L’Université de Tulsa, Oklahoma, a acquis plus de 6000 documents, enregistrements et objets de Bob Dylan qui seront consultables à côté des archives de Woody Guthrie. Prix : entre 15 et 20 millions de dollars.

Des enregistrements de 1959, des vidéos inédites de concerts, des instruments de musique, des photos, son blouson de cuir de 1965, celui qu’il portait à Newport en juillet, quand il s’est fait huer pour la première fois, avec sa nouvelle guitare électrique. (The "Judas incident" a eu lieu, plus tard, le 17 mai 1966, à Manchester).
Et le numéro de téléphone de Johnny Cash.


 

Qui n’a pas, chez lui, quelque relique de Zim, un t.shirt collector, un pirate unique, une trouvaille de brocante improbable ?
Le New York Times publie quelques archives touchantes de ses lecteurs.

Toutes les nouvelles de Dylan, qui devient, lentement, un vieux monsieur, tout en nous laissant croire qu’il est forever young, ça nous concerne. Mais on ne sait pas trop quoi faire de celle-là.

On va pouvoir faire des recherches sur lui, en bibli, comme on en fait au Château de Vincennes sur la Guerre de 14 ou la prison du Cherche-Midi.
L’idée de pouvoir fouiller dans ses archives secrètes, qui doivent couvrir carrément toute l’histoire de la musique des USA, ça nous ravit et nous perturbe à la fois.
So what ?
Peut-être cette idée simple : nous autres, ses plus ou moins congénères, il faut qu’on se mette aussi à quelques rangements.

Quoiqu’il en soit, Bobby, décidément forever young, sortira son 37e album, le 20 mai 2016 : Fallen Angels , juste avant son anniversaire. Il en assure déjà la promotion dans une tournée américaine d’une trentaine de dates, avec en première partie Mavis Staples.

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Dimanche 14 août 2016

 

Dylan et la Beat Generation

Jeune Cinéma en ligne directe
Journal de Hushpuppy (Dimanche 14 août 2016)

À propos de l’exposition Beat Generation, Centre Pompidou (22 juin-3 octobre 2016)

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Bob Dylan connaissait bien Allen Ginsberg (1926-1997), ils étaient amis.

Dans l’expo de Beaubourg, Beat Generation, une vidéo passe en boucle, celle de leur dialogue au cimetière. Ils y devisent sur la tombe de Kerouac, dans l’Edson Cemetery, South Lowell, Mass.

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Ginsberg se souvient de la tombe de Baudelaire à Montparnasse. Il dit y a laissé son poème Howl, l’exemplaire édité chez Ferlinghetti. Quelques années plus tard, nous ne l’y avons pas trouvé.


 

Dans une autre salle, sur tout le mur, passe aussi en boucle, le clip vidéo de Subterranean Homesick Blues première image de Dont Look Back de D. A. Pennebaker (1965) - Album : Bringing It All Back Home (1965).
Ça se passe, dans une ruelle pleine de déchets, derrière l’hôtel Savoy à Londres.
Au fond de l’écran, à gauche, on voit Ginsberg qui discute avec Bob Neuwirth.
Le titre du blues est sans doute un clin d’œil au roman de Kerouac, The Subterraneans (1953).

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On remarquera, à Beaubourg, que la chaise du "gardien" est vide.
Il n’est pas exclu que la personne ait disjoncté, contaminée par le mal du pays, à avoir ce blues lancinant dans les oreilles, toute sa journée de travail. Les voies des souterrains sont impénétrables.

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Bonus Dylan-Ginsberg :


 

Dylan connaissait moins bien William Burroughs (1914-1997) : "I don’t really know him - I just met him once. I think he’s a great man", dit-il.

Selon James Adams qui remercie beaucoup Jed Birmingham, ils se seraient juste rencontrés à Greenwich Village en 1965.

Leurs deux self-portraits, celui de Burroughs exposé à Beaubourg (nd) et celui de Dylan (album, 1970) se font écho.

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Jeudi 13 octobre 2016

 

Et le prix Nobel de littérature 2016 est attribué à…

Mister Bob Dylan !

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Waouah !


 

Sur France Culture.

Et un excellent prétexte pour aller farfouiller dans le site généreux de Open Culture.

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Mercredi 26 octobre 2016

 

Why Try To Change Me Now ?

Jeune Cinéma en ligne directe
Journal de Hushpuppy (mercredi 26 octobre 2016)

La réponse de Bob "The Dumb" Dylan à tous ceux qui ne sont quand même pas de sa bande, même quand ils sont bienveillants.


 



Mardi 15 novembre 2016

 

Dylan par Dylan

Jeune Cinéma en ligne directe
Journal de Hushpuppy (mardi 16 novembre 2016)

La librairie L’écume des pages nous invitent à une rencontre à l’occasion de la réédition de l’ouvrage Dylan par Dylan. Interviews 1962-2004, édition établie par Jonathan Cott, traduit de l’anglais par Denis Griesmar, Éd. Bartillat, Paris, 2007.

* À 19h00 : Bob Dylan revisité. Les enjeux d’un prix Nobel
Avec Charles Ficat.

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Le livre est un basique des bibliothèques de tous les dylanophiles, qu’ils soient durs et purs et de la première heure, ou suivistes et variables, selon les générations ou au gré des vents des snobismes et des jalousies mondaines.

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Il a été réédité à juste titre, depuis l’attribution du prix Nobel (le 13 novembre 2016) et ses innombrables commentaires, légitimes ou non. La seule légitimité d’une de ces opinions émises à grand fracas est la lecture effective des écrits de Dylan, lecture souvent ardue et même hermétique, tout autant que celle des écrits surréalistes ou beatniks. Il faut fermer ses oreilles aux imposteurs qui braillent sous le seul prétexte qu’ils ont un porte-voix, et se faire son idée soi-même.

En attendant la sortie du méga-coffret de 36 CD de cette tournée mémorable (prévue le 11 novembre qui a été retardée) : Bob Dylan. The 1966 Live Recordings.

Il y a 50 ans, en effet, on se souvient, de février à mai 1966, Dylan, devenu électrique, tournait avec The Hawks, qui, du coup, devinrent The Band. C’était le Bob Dylan World Tour 1966, ancêtre du Never Ending Tour (depuis juin 1988).

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Cf. aussi :

* La rubrique Bob Dylan

* Le Never Ending Breaking News.

Librairie L’Écume des Pages, 174 boulevard Saint-Germain, 75006 Paris.



Dimanche 11 décembre 2016

 

Stockholm, le 10 décembre 2016, cérémonie des Nobel.

Patti Smith, so nervous, qui chante au délicieux blueeyed son qu’une Hard Rain’s A-Gonna Fall.

Patti Smith qui vieillit, comme Bob Dylan, comme nous tous qui habitons sur la Terre, qui elle-même se fait vieille.

C’est bien comme ça.


 

Lire quand même le discours de Bob D.

On peut lire aussi l’article pertinent de David Caviglioli dans L’Obs : "Bonsoir tout le monde."



Mardi 13 décembre 2016

 

Notre ami préféré, Gilles T. Lacombe, nous envoie une photo de derrière les fagots : Cassius Nobel.

Vu le maquillage de Bob, elle doit dater de 1976.

On ne résiste pas à vous la faire passer.

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Vendredi 16 décembre 2016

 

À Paris, à la Mairie du 14e, dans la belle salle des mariages, on parle du Prix Nobel en général et de Bob Dylan en particulier.
Pour bien se préparer, relire les réflexions de Charles Ficat.

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* À 19h30 : Bob Dylan, prix Nobel de littérature 2016.
Présentation de Horace Engdahl (de l’Académie Nobel de Suède).
Lecture des poèmes de Bob Dylan par Anny Romand.
Avec le concours des élèves de la classe de chant de Amaya Dominguez.

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En partenariat avec les centres culturels Vercingétorix et Marc-Sangnier qui vont mettre en scène leurs ateliers de musique avec les chansons de Bob Dylan.

Mairie du 14e, salle des mariages, 2 place Ferdinand-Brunot, 75014 Paris.



Vendredi 31 mars 2017

 

Après Fallen Angels en 2016, c’est aujourd’hui que sort, partout dans le monde, le Triplicate (en écriture gothique personnalisée) de Dylan : 30 nouveaux enregistrements de chansons clasiques, des reprises de titres de Frank Sinatra, Lee Adams, Charles Strouse, Cy Coleman ou Harold Hupfield… Chaque volume porte son propre titre : ‘Til The Sun Goes Down, Devil Dolls, Comin’ Home Late.
On a le choix entre 3 formules : Digipak à 8 panneaux de 3 CD ; un ensemble de vinyls 3 LP et une édition limitée de vinyls de 3 LP emballés dans un boîtier numéroté. Ceci n’est pas de la pub, juste de l’info.

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La pub dit : "Bob Dylan’ First 3-Disc Album". Mais c’est rien que de la pub.

En effet, on connaît au moins trois précédents :

* Biograph en 1985.

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* Bootleg Serie vol 3 en 1991.

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* Bootleg Serie vol 8 en 2008.

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Sans compter les autres coffrets des bootlegs series qui comptent de 4 à 6 CD.
Et les centaines de bootlegs pirates.
On se souvient même d’un bootleg pirate, dans les années 70, qui comptait déjà 3 vinyls.


 

Comme Dylan commence sa tournée européenne par Stockholm, avec des concerts les 1er et 2 avril 2017 (suivis de ceux de Oslo le 4 et de Copenhague, le 6 et le 7 avril 2017), ça tombe bien, il pourra tirer un bord chez les Nobel, pour recevoir son Prix, son diplôme et sa médaille dans l’intimité et sans discours.

Mais il ne poura récupérer les huit millions de couronnes qui vont avec que quand il aura donné sa "Leçon Nobel" - en clair, son discours, apparemment le petit discours lu par Patti ne suffit pas. Il a six mois après la cérémonie pour le produire. C’est ce que nous confirme Sara Danius, la secrétaire perpétuelle de l’Académie.

Rappel des faits :

Quand il avait appris la nouvelle de son Prix Nobel, le 13 octobre 2016, Dylan, qui était en tournée, était resté silencieux un long moment.
Naturellement, cette attrribution du Nobel à un chanteur avait fait polémique, et son silence avait été traité d’arrogant et de mal poli.
Les gens "normaux" - "les croquantes z-et les croquants, tous les gens bien intentionnés" aurait dit Brassens - ne peuvent pas comprendre qu’on puisse être indifférent (voire rétif) aux honneurs, aux décorations, au fric, aux statues, aux académismes. Alors même qu’on a 75 ans, qu’on a passé sa vie sur des routes parallèles et qu’on est devenu un déchirant crooner crépusculaire. Dylan avait fini par envoyer une lettre de remerciements polis et étonnés, on ne saura jamais ce qu’il en aura vraiment pensé.

Cf. Dylan. Les enjeux d’un Nobel par Charles Ficat.

En fait, cette histoire, c’est tout bénéf pour les Nobel - deux pour le prix d’un - qui ont eu droit, le 10 décembre 2016, à une super Patti Smith très émue comme éclaireuse.



Dimanche 2 avril 2017

 

Dernières nouvelles de Stokholm, via Sara Danius :

Ce samedi 1er avril 2017, les douze membres de l’Académie suédoise ont rencontré Bob Dylan dans une cérémonie privée, au cours de laquelle il a reçu sa médaille d’or et son diplôme.

Il y avait du champagne.
Ils ont longuement contemplé la médaille (en or), surtout le verso, magnifiquement travaillé, représentant un jeune homme assis sous un laurier qui écoute la Muse, avec une inscription tirée de l’Énéide de Virgile : Inventas vitam iuvat excoluisse per artes (à peu près : À ceux qui ont amélioré la vie sur Terre par leurs arts et leurs inventions).

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À la fin du jour, ils ont eu droit, rien que pour eux, à un concert au bord de l’eau.

Ce dimanche 2 avril 2017, a eu lieu "l’extraordinaire concert" que Dylan a donné au Waterfront Congress Centre pour les gens normaux.

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Vendredi 21 avril 2017

 

Bob Dylan était hier au Zénith à Paris.

Alors, il a commencé comme à Stockholm, les deux concerts, par Things Have Changed.

Il a continué avec Don’t Think Twice, It’s All Right, Highway 61 Revisited, Beyond Here Lies Nothin’, I Could Have Told You, Pay In Blood, Melancholy Mood, Duquesne Whistle, Stormy Weather…

Pas très différent de Amsterdam (16-18 avril 2017).


 

Voir la liste des chansons du Zénith 2017 en bon ordre.

Tout savoir sur le Never Ending Tour 2016-2017.

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Qu’il chante ses tubes à lui ou ceux des autres, qu’il devienne doucement un crooner quasi-tradi au long des années, on aime ça, on aime toujours cette voix familière, toujours recommencée. Vieillir avec qui on aime, c’est le vieux rêve de la fraternité.

Ce qui nous plaît bien, aujourd’hui, c’est que ce soit lui, à l’Île Séguin, à Billancourt, attentif à ne pas la désespérer...

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... qui inaugure le vieux bastion dans ses nouveaux habits, ceux de La Seine nationale, 6000 spectateurs.

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Que les usines deviennent des musées ou des salles de concert, que les douleurs du mouvement ouvrier engendrent une descendance de plaisirs et de visions, c’est la justice immanente de l’histoire en mouvement. Nous nous obstinons à y croire.

La Seine musicale, 1 cours de l’Île-Seguin, 92100 Boulogne-Billancourt.



Samedi 22 avril 2017

 

Et ce matin, le concert de Bob au Zénith (20 avril 2017) est en ligne.


 



Vendredi 19 mai 2017

 

On peut aussi avoir envie de ne pas bouger, et d’économiser son sens de la vue, le sens le plus sollicité dans nos civilisations urbaines.
Et de s’occuper un peu plus de son sens de l’ouïe, tellement et si souvent grossièrement accablé, dans les mêmes.

On ferme les yeux et les écoutilles, on ouvre les esgourdes, on se concentre.
Par exemple sur notre Prix Nobel 2016.

* Bob Dylan, un hommage poétique et musical.

Réalisé par Alexandre Plank, et préparé par Barbara Carlotti & Jean-Pierre Petit.
Une émission enregistrée en public le 17 mars 2017 à la Maison de la Poésie.

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Mercredi 24 mai 2017

 

Lundi 22 mai 2017, 22h30, Manchester, un concert se termine, la dernière chanson. Explosion. 22 morts, une soixantaine de blessés, des gosses, à partir de 8 ans.

Minutes de silence, drapeaux en berne, hommages divers, tous ensemble, on va pas se laisser abattre, car c’est ça qu’ils veulent, analyses stratégiques, coopération anti-terroriste, contre-attaques erratiques, etc.
Chagrin et compassion surtout.

Depuis le 11 septembre 2001, insensiblement, ces scènes d’horreurs sont entrées dans nos habitudes.

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Bon anniversaire, Bob Dylan.

Tu appartiens à cette génération qui aura tout connu, y compris la Seconde guerre mondiale de loin.

Tu auras entrevu le progrès et la paix, connu le climax d’une immense civilisation terrestre.
Désormais, à l’entrée de vieillesse, tu aperçois le déclin, une chute probablement inexorable.
Tes concerts crépusculaires, à leur façon, en témoignent.

Ne meurs jamais, Bob.

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